Mon Oncle

Un groupe de touristes américaines débarque à Paris pour visiter la capitale. Pendant ce temps, M. Hulot se rend dans les bureaux d’une grande entreprise pour y passer un entretien, mais finit par se perdre dans l’immensité du bâtiment. Au gré de ses déambulations et de ses rencontres, M. Hulot va se trouver embarqué dans ce Paris ultramoderne où sa route croisera immanquablement celle des Américaines…

Avec ce quatrième long-métrage sorti sur les écrans en 1967, Jacques Tati signe son oeuvre la plus ambitieuse. C’est lors de la tournée de son précédent film, Mon Oncle, que le cinéaste a l’idée de réaliser cette satire joyeuse et incisive dépeignant une société globalisée et superficielle où particularismes culturels et rapports humains se font de plus en plus rares. Pour mener à bien ce projet hors normes, le réalisateur choisit de tourner en 70 mm dans un studio qu’il fait spécialement construire pour ce film, le célèbre « Tativille », repoudisant à merveille l’architecture ultramoderne de la capitale. Mais la réalisation du projet PlayTime s’avère extrêmement longu – sept années de production en tout – et beaucoup plus coûteuse que prévu, contraignant Tati à hyopthéquer sa maison et les droits de l’ensemble de ses oeuvres. Malgré l’échec commercial et critique que le film subit à sa sortie, PlayTime est aujourd’hui considéré comme le grand chef-d’œuvre d’avant-garde du maître du burlesque français, loué tant par l’Américain David Lynch que par le Finlandais Aki Kaurismäki.

Trafic

Monsieur Hulot, dessinateur d’un camping-car expérimental, accompagne celui-ci sur les autoroutes de France et de Belgique en direction du salon de l’automobile d’Amsterdam où le modèle doit être exposé. Mais entre les nombreuses pannes, les problèmes mécaniques, la fouille à la douane, l’accident, la route est longue et semée d’embûches, qui mettent en péril la réussite commerciale de l’opération, menaçant Hulot et son camping car de ne pas arriver à temps pour l’ouverture du salon…

Quatre ans après l’entreprise colossale qu’était PlayTime, Jacques Tati endosse une nouvelle et dernière fois le personnage de M. Hulot dans ce long-métrage réalisé en 1971, Trafic. L’acteur-réalisateur prend ici pour thème l’explosion de l’automobile qui a lieu au tournant des années 1970, avec l’essor spectaculaire de ce moyen de transport chez les classes moyennes occidentales. Les autoroutes deviennent, dans l’univers de Jacques Tati, des jungles modernes où les hommes se transforment en véritables bêtes de foire, enfermés dans leur voiture. Le réalisateur de Mon Oncle poursuit une nouvelle fois son expérimentation sur l’image et le son – le film est ici tourné en décors naturels -, en recourant à un genre cinématographique encore peu exploité à l’époque : le road movie. À l’instar d’un Jean-Luc Godard avec Week-end (1967), Tati traque le quotidien sur les routes – déjà bien encombrées – d’Europe de l’Ouest, annonçant la société globalisée de demain.

Parade

À travers un spectacle de cirque participatif et délirant, Tati redonne vie à ses célèbres mimes sportifs et assure la transition des numéros de musiciens, jongleurs, magiciens et acrobates, devenant le Monsieur Loyal de Stockholm Circus.

Commandé par la télévision suédoise et majoritairement tourné en vidéo, c’est pourtant bien pour la salle que le film Parade a été conçu. Tati passe ainsi le témoin à de nombreux jeunes artistes, auprès de qui il aimait transmettre son expérience. Plus le spectacle avance et moins sont manifestes les frontières qui séparent l’avant et l’après, les artistes, les techniciens et les spectateurs. Ce dernier film de Jacques Tati résonne comme un hommage vibrant au spectacle vivant évoquant ses débuts au music-hall.

Johnny Guitare

Nicholas Ray

US1H471954


Cycle #29 : Duels au soleilVersion restaurée


Tenancière d'un saloon, Vienna embauche Johnny Logan comme musicien, un homme qu'elle a connu autrefois. Ils vont être en proie à la haine d'Emma Small, jalouse de Vienna et de sa relation avec le héros local.

Après la projection de Johnny Guitar ou de La Fureur de vivre, impossible de ne pas dire : voilà un auteur qui n'existe que par le cinéma, voilà qui serait nul dans un roman, sur une scène, partout ailleurs, mais qui sur l'écran devient fantastiquement beau. 
Jean-Luc Godard

Tenancière d’un saloon, Vienna embauche Johnny Logan comme musicien, un homme qu’elle a connu autrefois. Ils vont être en proie à la haine d’Emma Small, jalouse de Vienna et de sa relation avec le héros local, le « dancing kid », qu’elle croit à l’origine de la mort de son frère lors d’une attaque de diligence.

Le Silence des agneaux

Jonathan Demme

US1H581991


Cycle #29 : Duels au soleilVersion restaurée


Un psychopathe connu sous le nom de `Buffalo Bill' sème la terreur dans le Midwest en kidnappant et en assassinant de jeunes femmes. Clarice Starling, une jeune agent du FBI, est chargée d'interroger l'ex-psychiatre Hannibal Lecter. Psychopathe redoutablement intelligent et porté sur le cannibalisme, Lecter est capable de lui fournir des informations. Entre eux s'établit un lien de fascination et de répulsion.

Avec cinq Oscars à la clé – dont celui du meilleur film –, Le Silence des agneaux transcende le thriller et en fait un duel psychologique hypnotique. Au-delà de l'horreur, Demme joue sur les regards et le silence pour faire monter une tension glaçante, portée par l'alchimie entre Clarice Starling, femme vulnérable mais tenace, et Hannibal Lecter, tueur charismatique et terrifiant. Un classique absolu, aussi intelligent qu'inquiétant. -La Cinémathèque Française

Film interdit aux moins de 16 ans.

Un psychopathe connu sous le nom de Buffalo Bill sème la terreur dans le Middle West en kidnappant et en assassinant de jeunes femmes. Clarice Starling, une jeune stagiaire du FBI, est chargée d’interroger l’ex‐psychiatre Hannibal Lecter. Psychopathe redoutablement intelligent et porté sur le cannibalisme, Lecter est capable de lui fournir des informations concernant Buffalo Bill ainsi que son portrait psychologique. Mais il n’accepte de l’aider qu’en échange d’informations sur la vie privée de la jeune femme. Entre eux s’établit un lien de fascination et de répulsion.

La Double Vie de Véronique

Krzysztof Kieślowski

FR1H371991


Cycle #29 : Duels au soleilVersion restaurée


Le destin de deux femmes, l'une polonaise, l'autre française, qui ont le même âge, le même physique et le même goût pour la musique.

Deux femmes comme deux versants d'une même pièce. Une Véronique en France, une Weronika en Pologne, inconnues l'une de l'autre, mais pourtant semblables à bien des égards. La Double vie de Véronique fait naître la grâce, la beauté absolue, dans un film qui touche à l'indicible. Sur les thématiques de l'alter ego et du destin, Krzysztof Kieślowski refuse les effets faciles et le risque de surinterprétation, pour questionner l'idée d'un autre nous-même, perdu au sein d'un ailleurs lointain. Dans un travail de précision, d'émotions et de sensations, il joue la carte du mystère, d'un monde parallèle où notre double réaliserait nos plus graves erreurs pour nous empêcher de les commettre ici-bas. Soutenu par la musique de Zbigniew Preisner, le long métrage suspend le cœur de son spectateur comme celui de sa nostalgique héroïne (Irène Jacob, magnifique), bientôt obligée de quitter une vie qu'elle ne peut réellement habiter. De ce lien aussi inexplicable que précieux, elle offrira à son autre elle-même la possibilité de s'accomplir, d'avancer dans son existence, malgré l'ombre tenace de la mélancolie. Pour Kieślowski, ce symbole représente un tournant majeur, une manière de choisir enfin l'espoir et le désir de saisir son identité en pleine lumière. -La Cinémathèque Française

Il y a 20 ans dans deux villes différentes (en France et en Pologne) naquirent deux petites filles pareilles. Elles n’ont rien en commun, ni père, ni mère, ni grands parents, et leurs familles ne se sont jamais connues. Pourtant elles sont identiques : toutes deux gauchères, aiment marcher les pieds nus, et le contact d’un anneau d’or sur leurs paupières. Et surtout, toutes deux ont une voix magnifique, sublime, un sens musical absolu, et la même malformation cardiaque difficilement détectable. L’une profitera des expériences et de la sagesse de l’autre sans le savoir. Comme si chaque fois que la première se blessait avec un objet la seconde évitait le contact de ce même objet. C’est une histoire d’amour, simple et émouvante. L’histoire d’une vie qui continue, quittant un être pour se perpétuer dans le corps et l’âme d’un autre être.

The Servant

Joseph Losey

GB1H551964


Cycle #29 : Duels au soleilVersion restaurée


A Londres, Tony, un aristocrate jeune et brillant, vivant dans une luxueuse demeure du XVIIIè siècle, engage Hugo Barrett comme domestique. Ce dernier se révèle être un valet modèle, travailleur et intelligent. Mais Susan, la fiancée de Tony, n'apprécie pas le comportement de Barrett, lui trouvant quelque chose de malsain…

Grâce à The Servant, le premier scénario écrit pour le grand écran par Harold Pinter, Joseph Losey atteint l'apogée d'un cinéma construit autour du rapport dominant/dominé et du questionnement des classes sociales. Sur la dialectique du maître et de l'esclave, le cinéaste imagine une intrigue virtuose où la précision de sa mise en scène et de ses cadrages vient compléter une exigeante direction d'acteurs. Dans cette observation de la destruction morale d'autrui, The Servant interroge la perversité des relations humaines, ainsi que le mélange d'attraction et de répulsion qui peut exister entre un bourreau et sa victime. Avec un humour noir, souvent corrosif, Losey évoque le retournement de l'esprit, mais aussi les desseins les plus sombres de l'homme, hanté par son désir de possession et de toute-puissance. -La Cinémathèque française

À Londres, Tony, un aristocrate jeune et brillant, vivant dans une luxueuse demeure du XVIIIème siècle, engage Hugo Barrett comme domestique. Ce dernier se révèle être un valet modèle, travailleur et intelligent. Mais Susan, la fiancée de Tony, n’apprécie pas le comportement de Barrett, lui trouvant quelque chose de malsain…

Et pour quelques Dollars de plus

Sergio Leone

IT2H102025


Cycle #29 : Duels au soleilVersion restaurée


L'indien , bandit cruel et fou, s'est évadé de prison. Il se prépare à attaquer la banque d'El Paso, la mieux gardée de tout l'Ouest, avec une quinzaine d'autres malfaiteurs. Le " Manchot " et le Colonel Douglas Mortimer, deux chasseurs de primes concurrents, décident, après une confrontation tendue, de faire finalement équipe pour arrêter les bandits. Mais leurs motivations ne sont pas forcément les mêmes…

Un soleil torride baigne une vallée rocailleuse d’Almeria. Un cavalier solitaire se dessine en plein milieu de l’écran. Notre homme, pas plus impressionnant qu’une mouche, semble avalé par l’immensité du paysage. Un bruit sec fait ensuite écho ; une déflagration mortelle qui envoie notre "Lonesome Cowboy" mordre la poussière. Le vide et le calme reprennent possession des lieux, accompagnés par un générique qui sonne comme une épitaphe : « Where life had no values, death sometimes had its price » Le décor est planté, piquant comme un cactus. -DVDClassik

« L’indien », bandit cruel et fou, s’est évadé de prison. Il se prépare à attaquer la banque d’El Paso, la mieux gardée de tout l’Ouest, avec une quinzaine d’autres malfaiteurs. Le « Manchot » et le Colonel Douglas Mortimer, deux chasseurs de primes concurrents, décident, après une confrontation tendue, de faire finalement équipe pour arrêter les bandits. Mais leurs motivations ne sont pas forcément les mêmes…

Sueurs froides

Alfred Hitchcock

US2H081959


Cycle #29 : Duels au soleilVersion restaurée


Scottie est sujet au vertige, ce qui lui porte préjudice dans son métier de policier. Rendu responsable de la mort d'un de ses collègues, il décide de quitter la police. Une ancienne relation le contacte afin qu'il suive sa femme, possédée selon lui par l'esprit de son aïeule. Scottie s'éprend de la jeune femme et se trouve ballotté par des évènements qu'il ne peut contrôler.

Adapté d'un roman écrit pour Hitchcock par Boileau-Narcejac, acheté à peine terminé par la Paramount en 1955, Sueurs froides est d'emblée pensé pour Vera Miles. Mais le tournage, sans cesse retardé, débute finalement en 1957 avec Kim Novak, que le cinéaste se résout à diriger dans le rôle féminin principal. Ses choix techniques, parfaitement maîtrisés, sont faits avec son discernement habituel : il revient au grand format VistaVision et à l'intense palette chromatique du Technicolor, constituée de couleurs douces ou saturées, alors que le procédé, détrôné par Eastmancolor, connaît son chant du cygne. Il exige néanmoins un label « Color by Technicolor », pointant le prestigieux tirage par imbibition qui perdure dans les laboratoires Technicolor, pour son film où la couleur a une importance cruciale. Malgré un accueil critique et public réservé en 1958, Sueurs froides revient régulièrement dans les listes des meilleurs films du monde, tout en étant quasiment invisible avec ses authentiques couleurs et son mixage original.
-Blandine Etienne pour La Cinémathèque Française

John Ferguson, surnommé « Scottie », est pris de vertige tandis qu’il poursuit un malfaiteur avec un collègue policier. L’incident vaut la mort de ce dernier et la démission de Ferguson des services de police. Peu après, une ancienne connaissance de Scottie le contacte afin de lui demander de suivre sa femme, Madeleine Elster, qui semble hantée par l’esprit d’une morte, en l’occurrence sa grand-mère, qui se suicida après avoir sombré dans la folie. Scottie s’éprend de la jeune femme et se trouve ballotté par des événements qu’il ne peut contrôler.

Persona

Ingmar Bergman

SE1H251967


Cycle #29 : Duels au soleilVersion restaurée


En plein milieu d’une représentation, la comédienne Elisabet Vogler perd l’usage de la parole. Après un séjour dans une clinique, elle s’installe quelque temps sur l’île de Fårö avec son infirmière, Alma. Les deux jeunes femmes vont alors nouer une grande complicité qui va pousser Alma à se confier. Mais cette relation fusionnelle va très vite se détériorer…

Écrit puis filmé comme en transe, après que le cinéaste a été cloué au lit par une double pneumonie qui faillit le laisser pour mort, Persona est le chef-d’œuvre absolu de Bergman. Un exutoire fiévreux qui lui « sauva la vie », et un jalon dans une carrière que lui-même pense alors dans l’impasse – « Que puis-je dire moi, avec mes tours de clown quand le monde brûle ? Je ne sais plus quoi faire de ces images » écrit-il quelques mois avant le tournage. Surtout, Persona est une date dans l’histoire du cinéma moderne, qui depuis L’Avventura d’Antonioni (1951), semble devoir s’écrire au féminin et sur une île déserte. Prisonniers volontaires de Farö, Ingmar Bergman, Liv Ullmann et Bibi Andersson vont dynamiter le cinéma de l’intérieur, avec Sven Nykvist en chef (op) artificier : désinhibé par sa soudaine fièvre créatrice, Bergman l’écrit, il est déterminé à « ne plus prendre de gants avec le public ».
-La Cinémathèque Française

Une actrice muette est confiée à une infirmière qui constate que leurs personnalités se confondent.

Dr. Jekyll et Mr. Hyde

Rouben Mamoulian

US1H361932


Cycle #29 : Duels au soleilVersion restaurée


Estimé de la bonne société victorienne, le Dr Jekyll, médecin londonien est convaincu qu'il est possible de dissocier chimiquement le bien du mal au sein du psychisme humain. Un soir, Jekyll expérimente sur lui-même la substance qu'il a mise au point: il se dédouble en un Mr Hyde sadique.

Cette première adaptation parlante de DOCTEUR JEKYLL ET MISTER HYDE est une des grandes réussites de l'âge d'or du cinéma fantastique américain. Réalisé et interprété avec une fougue entraînante, il poursuit la mise en place d'une mythologie qui va être abondamment exploitée par le cinéma.
-DeVilDead

Londres, fin du XIXe siècle. Henry Jekyll est un jeune, brillant et charismatique médecin dont les théories iconoclastes fascinent ses étudiants, même si ses confrères plus âgés (au premier rang desquels son ami le docteur Lanyon) déplorent ses excentricités. C’est ainsi qu’il fait sensation le jour où il annonce, au cours d’une conférence à l’université, qu’il a découvert le moyen de séparer l’une de l’autre les deux tendances antagonistes présentes en tout être humain : celle qui l’attire vers les aspirations les plus nobles et les plus élevées, et celle qui le pousse à satisfaire les pulsions les plus basses et les plus terrestres. Jekyll n’en reste pas moins un homme unanimement respecté pour son dévouement envers les indigents et tendrement aimé par sa fiancée, Muriel. Mais le père de celle-ci, le général Carew, voit d’un mauvais œil l’empressement de Jekyll à épouser sa fille, impatience qu’il juge inconvenante.

Raging Bull

Martin Scorsese

US2H101981


Cycle #29 : Duels au soleilFocus : Martin ScorseseVersion restaurée


Raging Bull retrace les moments forts de la carrière flamboyante de Jake La Motta, champion de boxe poids moyen. Issu d'un milieu modeste, il fut le héros de combats mythiques, notamment contre Robinson et Cerdan. Autodestructeur, paranoïaque, déchiré entre le désir du salut personnel et la damnation, il termine son existence, bouffi, en tant que gérant de boîte de nuit et entertainer. Quand l'ascension et le déclin d'une vie deviennent épopée…

Sur une musique de Pietro Mascagni, Cavalliera rusticana, sorte de valse triste, un homme, seul sur un ring, se « chauffe » en sautillant, vêtu d’un peignoir à capuchon. Ses mouvements, décomposés par le ralenti, atteignent une grâce et une gravité aériennes. Ce si joli ballet, irréaliste et funèbre, sert de prélude paradoxal à une histoire terriblement violente, celle du boxeur Jake La Motta, champion du monde des poids moyens de 1949 à 1951, surnommé « le taureau du Bronx ». Issu d’un milieu d’immigrés pauvre, il connaîtra la gloire sur le ring, puis après un mariage raté et un match truqué par la Mafia, la jalousie sexuelle, la décadence et la prison. C’est Robert De Niro qui apporte à Martin Scorsese, à bout de souffle après le tournage de New York, New York, et hospitalisé suite à une overdose de médicaments, le récit autobiographique du boxeur, publié en 1970, que l’acteur a déjà proposé en vain au cinéaste. Cette fois-ci, il le convainc de l’adapter au cinéma. Raging Bull va réunir à nouveau l’équipe de Taxi Driver : Martin Scorsese, Robert De Niro, dans le rôle principal, et Paul Schrader pour le scénario. Le film est tourné en pellicule couleur mais en noir et blanc. Il sort en France le 25 février 1981. L’ensemble de la presse reçoit le film très positivement.
-Véronique Doduik pour La Cinémathèque Française

Toutes les séance du film sont précédées de l’avant-programme
Les joutes nautiques
de Pierre Schmidt, fonds Schimdt, issu des collections de MIRA (FR | 1956 | 2min).

Raging Bull retrace les moments forts de la carrière flamboyante de Jack La Motta, champion de boxe poids moyen. Issu d’un milieu modeste, il fut le héros de combats mythiques, notamment contre Robinson et Cerdan. Autodestructeur, paranoïaque, déchiré entre le désir du salut personnel et la damnation, il termine son existence, bouffi, en tant que gérant de boîte de nuit et amuseur. Quand l’ascension et le déclin d’une vie deviennent une épopée…

Princess Bride

Rob Reiner

US1H381988


Cycle #29 : Duels au soleilJeunes publicsÀ partir de 6 ansVersion restaurée


Pour divertir son petit-fils, alité pour une mauvaise grippe, un homme commence à lui raconter une histoire qu'il a entendue souvent au cours de son enfance : celle de la princesse Bouton d'or. Après la mort de son fiancé Westley, assassiné par des bandits, la belle jure de ne plus jamais aimer personne. Jusqu'au jour où, cinq ans après cette tragédie, elle finit par accepter d'épouser le prince Humperdinck. Trois hommes organisent alors l'enlèvement de Bouton d'or : un bretteur espagnol en quête de vengeance et un géant, menés par un nain astucieux. Mais un homme masqué les met en échet et s'enfuit avec la princesse.

Enlèvement, traque en mer, duel à l'épée… Les aventures de la princesse Bouton d'or, une histoire de chevalerie qu'un grand-père raconte avec tendresse à son petit-fils. Ou quand le conte de fées et ses clichés s'invitent dans un film de cape et d'épée, bourré de malice et d'humour parodique. Un grand classique des années 80.
- La Cinémathèque Française

Que peut bien faire un petit garçon cloué au lit par la grippe, condamné à écouter les conseils des grands et même de subir un grand-père rabat-joie, au lieu d’aller faire les quatre cents coups avec ses copains ? Et voilà en plus que le papy se met en tête de lire à haute voix un conte de fée aux antipodes de Superman et de Rambo ! Au Moyen-Age, dans le pays imaginaire de Florin, la belle Bouton d’Or se languit après le départ de son bien-aimé Westley, parti chercher fortune et qu’elle croit mort. Cinq ans plus tard, elle accepte d’épouser le prince Humperdinck pour qui elle n’éprouve aucun amour. Mais peu avant son mariage, elle est enlevée par trois bandits et entraînée dans une aventure mouvementée au cours de laquelle elle retrouvera sa raison de vivre…

Jubilee

Derek Jarman

GB1H461980


Derek JarmanVersion restaurée

RÉSERVATION (Cliquez sur la date pour réserver)


La reine Elisabeth est envoyée dans le futur par l'occultiste John Dee. Elle débarque dans une Angleterre tumultueuse, celle de la fin des années 1970, évoluant dans le décor d'une ville en pleine décadence sociale et matérielle. Elle observe les agissements d'une bande de nihilistes, Amyl Nitrate, Bod, Chaos, Crabs et Mad.

Jubilee réunit des icônes du mouvement punk - Jordan, la première Sex Pistols, Toyah Willcox, Wayne County ou les rebelles de Slits - qui déambulent dans une Angleterre en pleine ébullition au rythme débridé de la BO de Brian Eno ou de Siouxsie. Film visionnaire des évolutions politiques de l'Angleterre des années 80, Jubilee est le meilleur film punk jamais réalisé, un film incontournable -Malavida Films

Film interdit aux moins de 16 ans.

La reine Élisabeth 1ère est envoyée dans le futur par l’occultiste John Dee. Elle débarque dans l’Angleterre tumultueuse de la fin des années 1970. Elle évolue dans le décor d’une ville en pleine décadence sociale et matérielle, en observant les agissements d’une bande de nihilistes, Amyl Nitrate, Bod, Chaos, Crabs et Mad.

Harakiri

Masaki Kobayashi

JP2H151963


Cycle #29 : Duels au soleil35mmVersion restaurée


Au XVIIe siècle, le Japon n'est plus en guerre et le pays est dirigé avec fermeté. Hanshirô Tsugumo, un rônin sans travail parmi tant d'autres, décide de frapper à la porte du puissant clan des Ii. Reçu par Kageyu Saitô, l'intendant du clan, il lui demande la permission d'accomplir le suicide par harakiri dans la résidence. Tentant de l'en dissuader, Saitô commence alors à lui raconter l'histoire de Motome Chijiwa, un ancien rônin qui souhaitait accomplir, lui aussi, le même rituel.

Avant d’être un remake réalisé par Takashi Miike en 2011, Harakiri est un magnifique film de sabre de Masaki Kobayashi primé au Festival de Cannes en 1963. Un chambara qui s’appuie sur le bushido (le code d’honneur des samouraïs) pour interroger le sens de l’honneur : un esprit ou une règle ? Pour cela, dans le Japon pacifié du XVIIe siècle, un ronin (samouraï sans maître) demande à un seigneur la permission de se faire harakiri dans la cour de son clan. Mais avant de s’ouvrir le ventre selon le rituel, il a une histoire à raconter… Un film qui a marqué l’histoire du genre, notamment pour son duel final, mais surtout pour sa scène d’harakiri avec un sabre en bambou.
-La Cinémathèque de Toulouse

Ce film vous est proposé en version pellicule 35mm !

Au XVIIe siècle, le Japon n’est plus en guerre et le pays est dirigé avec fermeté. Hanshirô Tsugumo, un rônin (samouraï errant) sans travail parmi tant d’autres, décide de frapper à la porte du puissant clan des Ii. Reçu par Kageyu Saitô, l’intendant du clan, il lui demande la permission d’accomplir le suicide par harakiri dans la résidence. Tentant de l’en dissuader, Saitô commence alors à lui raconter l’histoire de Motome Chijiwa, un ancien rônin qui souhaitait accomplir, lui aussi, le même rituel.

La Tempête

Derek Jarman

GB1H351991


Derek JarmanVersion restaurée

RÉSERVATION (Cliquez sur la date pour réserver)


La tempête se déchaîne, vengeance de l'ancien duc de Milan, Prospero, miraculeusement échoué sur une île magique douze ans auparavant avec sa fille Miranda, après avoir été exilé par son frère usurpateur, Antonio…

Dans cette adaptation très personnelle, Derek Jarman inscrit dans l'intrigue shakespearienne ses sortilèges et son univers sulfureux, visuellement somptueux et flamboyant. Illusion et réalité, visible et invisible se mêlent sur cette île à la population fellinienne, métaphore d'une Angleterre contemporaine déboussolée, créant un univers empreint d'onirisme et de poésie. Un film au charme pervers, envoûtant et inoubliable, résultat de la rencontre du génie créatif de deux artistes visionnaires et libres.

La tempête se déchaîne, vengeance de l’ancien duc de Milan, Prospero, miraculeusement échoué dans une île magique douze ans auparavant avec sa fille Miranda, après avoir été exilé par son frère usurpateur, Antonio.