La foire aux questions


LE PROJET


Ce sera toujours un cinéma ?

_ Affirmatif !

Les films sont au cœur du Cosmos et Le Cosmos sera aussi plus qu’un cinéma : un lieu de vie et de croisements avec d’autres arts et cultures. Notre idée : accompagner les films par d’autres propositions, toujours en lien avec notre programmation : expositions, courts spectacles, concerts, ateliers, rencontres, conférences…

C’est quoi ce nom ?

_ Le Cosmos ? Un nom qui reflète la philosophie du projet.

Le Cosmos dans le Larousse, c’est tout l’univers et ses lois. Le Cosmos, c’est la terre, les satellites, les planètes, l’espace, les gens, le monde végétal, les idées… c’est infini, ça bouge tout le temps et ça ne fait que grandir. Ça évoque bien sûr le voyage et l’imaginaire. Et le nom sonne bien.

Vous continuerez les rétrospectives ?

_ Il y en aura, mais le fonctionnement sera renouvelé.

La programmation du Cosmos (salle Art et Essai) sera déclinée sous forme de cycles thématiques d’une durée de 3 à 4 semaines. Le cinéma comme un art (motifs, techniques, histoire, etc.), ce qui nous laisse la possibilité de nous concentrer sur un·e réalisateur·rice ou une cinématographie particulière, et le cinéma comme témoin des enjeux de société (l’écologie, l’égalité femmes/hommes, les migrations, etc.)

C’est quoi la spécificité du cinéma municipal ?

_ Il y en a plein, mais la principale c’est qu’il est un cinéma de reprise.

Le cinéma municipal de Strasbourg est régi par une clause de non-concurrence avec les autres cinémas de la ville. Nous ne pouvons donc pas diffuser simultanément des films proposés dans les autres salles. Concrètement, nous n’aurons que rarement accès à des films en sortie nationale, notre rôle est donc d’aller piocher dans l’histoire lointaine ou récente pour créer des programmations pertinentes et réjouissantes. Ce qui ne nous empêche absolument pas d’aller chercher des résonances et de construire des événements avec les cinémas voisins… et les autres lieux culturels.

Et il y aura des quinzaines spécifiques à un pays ?

_ C’est possible. Mais nous préférons une programmation ouverte, sans frontières, mêlant des films d’ici et d’ailleurs. On s’intéressera en revanche à des courants cinématographiques singuliers, spécifiques à un pays.

Le Cosmos est un cinéma membre du réseau Europa Cinemas. À ce titre, et parce que nous nous sentons Européen·nes (pourrait-il en être autrement à Strasbourg ?) nous aimons, regardons et programmerons des films européens. À l’image d’une Europe dans laquelle nous sommes libres de circuler, au sein de laquelle chaque pays nourrit sa propre culture influencée par celle de toutes et tous, notre programmation sera européenne, plurielle et… sans frontières.

Vous allez vendre du popcorn et passer des blockbusters ?

_ Vendre du popcorn, mmmh : peu probable. Passer des blockbusters, pourquoi pas, si ceux-ci ont quelque chose à raconter du cinéma tel qu’il s’est fait et se fait aujourd’hui.

En tant que cinéma municipal, Le Cosmos a un rôle de service public. Ce que ça veut dire, c’est que nous avons pour mission (et à cœur) de faire du cinéma un lieu de réflexion, de découverte et d’échange. Les films nous modifient et agrandissent notre cadre et notre regard. L’ambition du Cosmos, c’est de faire pareil… Et puis, Le Cosmos continuera de solliciter le classement Art et Essai délivré par le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), car de toute façon, ce sont les films que nous souhaitons défendre.

Et le bar alors ?

_ Il sera toujours là. On pourra aussi y manger des plats sans chichi et des produits locaux cultivés ou élevés avec soin.

Le Bardu (contraction de « Bar du »… Cosmos) est intimement lié au cinéma : la carte et l’ambiance seront bourrées de clins d’œil à la programmation. Au menu : une alimentation responsable (bio quand c’est possible) et des prix accessibles. Nous voulons faire duCosmos un lieu ouvert à toutes et tous, et à toutes les bourses. On pourra aussi y travailler, venir y échanger avec les équipes de film, apprécier un concert acoustique, etc.

LA GOUVERNANCE


Vous vous transformez en coopérative. C’est quoi ?

_ Un mode de gestion plus démocratique. Nous avons choisi la Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC) qui permet d’intégrer celles et ceux qui le souhaitent à la structure…

Le Troisième Souffle entame sa mue vers un statut coopératif, une Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC) pour être précis. Les personnes sont regroupées au sein de collèges, disposant chacun d’un pourcentage de voix, qui participent à la vie et aux décisions qui régissent le lieu. Nous avons prévu 6 collèges : les salarié·es, les membres initiateur·rices du projet, les spectateur·rices, le bar, les partenaires et enfin, les soutiens.

Comment sera gérée la programmation ?

_ La programmation sera collective et pensée par un conseil de programmation dont les membres seront notamment issu·es des collèges de la coopérative.

Le conseil de programmation est composé de membres élu·es pour un an, issus des 6 collèges, de l’équipe qui met en œuvre la programmation et de personnalités invitées en fonction des thématiques de nos cycles. Les membres de ce conseil regardent des films (ben oui…), suggèrent leurs propositions, les défendent et sont sensibilisé·es aux exigences, règles et contraintes de la programmation d’un cinéma. Ils et elles sont susceptibles d’écrire, de présenter les films en public, etc.

Comment est composée l’équipe ?

_ Les salarié·es de l’ancien délégataire et trois personnes (bientôt quatre) issues du Troisième Souffle.

8 personnes de l’ancienne équipe du précédent délégataire sont toujours salarié·es du cinéma. Leurs avis, retours, compétences et expériences sont précieux. Trois personnes supplémentaires ont rejoint cette équipe : un directeur, une secrétaire générale et une chargée de projets, nous sommes présentement en plein recrutement d’une personne qui sera en charge des scolaires et du jeune public.

LES TRAVAUX EN COURS


C’est quoi tous ces travaux ?

_ Des travaux de rénovation qui concernent certains espaces du cinéma.

C’est la Ville de Strasbourg qui a commandité et gère les « grands » travaux. La grande salle restera intacte à part quelques sièges en moins pour faciliter l’accès aux personnes à mobilité réduite, le système de ventilation sera revu, le hall rénové comme à l’origine du cinéma en 1913 (couleurs, portes et moulures). Le hall accueillera désormais le comptoir du bar (comme à l’époque) et quelques tables. Le bar tel que vous l’avez connu sera transformé en cuisine et disposera encore de quelques tables longeant la baie vitrée qui permet de jeter un œil sur la grande salle.

Et vous, vous touchez à quelque chose ?

_ Nous aimerions mener quelques travaux : notamment sur la petite salle.

Nous souhaitons revoir la petite salle pour la rendre modulable, nous aménagerons le Studio au sous-sol (où auront lieu la plupart des ateliers de fabrication d’images) et la mezzanine qui surplombe le salon à l’étage où sera installé un Labo Média comprenant un studio de radio et de montage vidéo. Il nous faudra aussi un peu de temps pour aménager le lieu et trouver du mobilier éthique, confortable et adapté.