Persona

Ingmar Bergman

SE1H251967


Cycle #29 : Duels au soleilVersion restaurée


En plein milieu d’une représentation, la comédienne Elisabet Vogler perd l’usage de la parole. Après un séjour dans une clinique, elle s’installe quelque temps sur l’île de Fårö avec son infirmière, Alma. Les deux jeunes femmes vont alors nouer une grande complicité qui va pousser Alma à se confier. Mais cette relation fusionnelle va très vite se détériorer…

Écrit puis filmé comme en transe, après que le cinéaste a été cloué au lit par une double pneumonie qui faillit le laisser pour mort, Persona est le chef-d’œuvre absolu de Bergman. Un exutoire fiévreux qui lui « sauva la vie », et un jalon dans une carrière que lui-même pense alors dans l’impasse – « Que puis-je dire moi, avec mes tours de clown quand le monde brûle ? Je ne sais plus quoi faire de ces images » écrit-il quelques mois avant le tournage. Surtout, Persona est une date dans l’histoire du cinéma moderne, qui depuis L’Avventura d’Antonioni (1951), semble devoir s’écrire au féminin et sur une île déserte. Prisonniers volontaires de Farö, Ingmar Bergman, Liv Ullmann et Bibi Andersson vont dynamiter le cinéma de l’intérieur, avec Sven Nykvist en chef (op) artificier : désinhibé par sa soudaine fièvre créatrice, Bergman l’écrit, il est déterminé à « ne plus prendre de gants avec le public ».
-La Cinémathèque Française

Une actrice muette est confiée à une infirmière qui constate que leurs personnalités se confondent.