Rocco et ses frères

Luchino Visconti

FR3H121961


Cycle #28 : Faire Famille(s)Version restaurée


Quittant leur province pauvre de Lucanie en Italie du Sud, la famille Parondi – Rosaria, la mère veuve, et ses cinq fils, Vincenzo, Simone, Rocco, Ciro et Luca – vient s’établir à Milan. Vincenzo se marie. Simone s’entraîne pour devenir boxeur. Rocco est employé dans une teinturerie. Ciro suit des cours du soir tout en travaillant pour devenir ouvrier spécialisé. L’harmonie de la famille va être perturbée par l’entrée en scène de Nadia, une jeune prostituée dont Simone et Rocco tombent tour à tour amoureux…

Visconti a conçu cette chronique comme une enquête réaliste et grouillante de vie, sur laquelle se greffe un drame lyrique qui frôle parfois le mélodrame et parfois aussi, réussit à atteindre le ton de la tragédie. À travers les méandres de ce film-fleuve, il expose toute une conception de la condition humaine, dure, cruelle, absurde, mais belle aussi et exaltante. Visconti est lucide et pessimiste mais non désespéré. Dans l’univers qu’il nous présente, la souffrance et la joie, l’amour et la haine coexistent et s’entremêlent. 

-Marcel Huret, Télérama, 26  mars 1961

Version restaurée en 4K !

Fuyant la misère, Rosaria et ses quatre fils quittent l’Italie du Sud pour Milan où vit déjà l’aîné Vincenzo. Chacun tente de s’en sortir à sa façon. Mais l’harmonie familiale est rapidement brisée : Rocco et Simone sont tous les deux amoureux d’une jeune prostituée, Nadia.

The Florida Project

Sean Baker

US1H552017


Cycle #28 : Faire Famille(s)


Moonee a 6 ans et un sacré caractère. Lâchée en toute liberté dans un motel de la banlieue de Disney world, elle y fait les 400 coups avec sa petite bande de gamins insolents. Ses incartades ne semblent pas trop inquiéter Halley, sa très jeune mère. En situation précaire comme tous les habitants du motel, celle-ci est en effet trop concentrée sur des plans plus ou moins honnêtes pour assurer leur quotidien…

"S’il a bien été présenté à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes, The Florida Project est assez caractéristique du Sundance festival duquel a émergé Sean Baker. Le film coche toutes les cases : mise en lumière d’une communauté américaine marginale, omniprésence d’une naïveté constamment contre-balancée par la dureté sociale du tableau dressé. The Florida Project est un film à charge sur les ruines désolantes d’une crise des subprimes qui a poussé bon nombres de foyers vers la sortie (ici, vers des motels où s’entassent les plus fragiles). Ruines que les enfants de Baker n’attendront pas, d’ailleurs, à enflammer, histoire de foutre le feu aux conneries des parents."
-Il était une fois le cinéma

Moonee a 6 ans et un sacré caractère. Lâchée en toute liberté dans un motel de la banlieue de Disney world, elle y fait les 400 coups avec sa petite bande de gamins insolents. Ses incartades ne semblent pas trop inquiéter Halley, sa très jeune mère. En situation précaire comme tous les habitants du motel, celle-ci est en effet trop concentrée sur des plans plus ou moins honnêtes pour assurer leur quotidien…

Levures indigènes

Justine Saint-Lo

FR1H032025


L'anniversaire du Cosmos !Bardu x CosmosSéance spécialeSéance uniqueSéance présentée

RÉSERVATION (Cliquez sur la date pour réserver)


Chaque année, le Bardu propose son salon des vigneronnes. À force, on a collectivement appris une chose : proposer un film après un salon des vigneron·nes n’est pas une très bonne idée… Le lever des coudes est en concurrence sévère avec le cinéma. C’est triste mais c’est une réalité. On commence donc pour cet anniversaire par se cultiver avant de déguster.

Béa, Colombienne installée à Chinon, fait du vin nature seule dans sa cave. Entourée des levures indigènes, ces micro-organismes invisibles naturellement présents sur la peau du raisin et dans son environnement et qui transforment le sucre en alcool, elle expérimente, goûte, transforme. Étrangère, femme, et vigneronne hors normes, elle défie les codes d’un milieu traditionnellement masculin et prouve qu’elle peut être là où on ne l’attend pas. À travers le vin vivant, elle explore sa liberté, ses doutes, et affirme peu à peu son nom, son style, sa place.

Tarifs habituels

Tokyo Sonata

Kiyoshi Kurosawa

JP2H002009


Cycle #28 : Faire Famille(s)


Tokyo Sonata dresse le portrait d’une famille japonaise ordinaire. Le père, licencié sans préavis, le cache à sa famille. Le fils ainé est de plus en plus absent. Le plus jeune prend des leçons de piano en secret. Et la mère, impuissante, ne peut que constater qu’une faille invisible est en train de détruire sa famille.

Le grand maître Kiyoshi Kurosawa nous livre avec Tokyo Sonata ce qui reste sans doute un de ses plus beaux films, renouvelant au passage certains aspects de son œuvre. Il y traite chaque personnage avec attention et délicatesse, explorant d’autant plus profondément la solitude des êtres, et l’épreuve de leurs sentiments respectifs.
-Maxime Martinot pour le fesitval des 3 Continents

Tokyo Sonata dresse le portrait d’une famille japonaise ordinaire. Le père, licencié sans préavis, le cache à sa famille. Le fils ainé est de plus en plus absent. Le plus jeune prend des leçons de piano en secret. Et la mère, impuissante, ne peut que constater qu’une faille invisible est en train de détruire sa famille.

Voyage à Tokyo

Yasujiro Ozu

JP2H061978


Cycle #28 : Faire Famille(s)Version restaurée


Un couple âgé entreprend un voyage pour rendre visite à ses enfants. D’abord accueillis avec les égards qui leur sont dus, les parents s’avèrent bientôt dérangeants. Seule Noriko, la veuve de leur fils mort à la guerre, trouve du temps à leur consacrer. Les enfants, quant à eux, se cotisent pour leur offrir un séjour dans la station thermale d’Atami, loin de Tokyo…

Ozu bâtit ses histoires et ses personnages avec minutie et parvient à toucher profondément le spectateur. Réunissant au sein d’une même famille l’ensemble de ses acteurs fidèles, le maître japonais livre là la quintessence de son oeuvre. Plan après plan, le cinéaste prend le temps nécessaire pour faire ressentir l’inexorable : la vieillesse, l’éloignement, l’abandon des moeurs traditionnelles, la mort. La reconstitution admirable de la réalité à l’écran nous force à l’accepter comme s’il s’agissait de la vie elle-même. Bouleversant, Voyage à Tokyo reste l’une des oeuvres les plus accessibles, les plus fascinantes et les plus abouties d’Ozu.
-Carlotta Films

Version restaurée en 4K !

Un vieux couple se fait une joie de rendre visite à ses enfants à Tokyo. Surmenés et préoccupés par leurs seuls problèmes, ces derniers les reçoivent avec froideur et indifférence.

Tout sur ma mère

Pedro Almodóvar

FR1H411999


Cycle #28 : Faire Famille(s)


Esteban vit seul avec sa mère Manuela à Madrid. La seule chose qu'il sache de son père, c'est qu'il a joué le rôle de Kowalsky face à sa mère dans le rôle de Stella dans "Un Tramway Nommé Désir". A la mort accidentelle de son fils, Manuela part pour Barcelone, à la recherche de ce "père" qui s'appelait aussi Esteban avant de devenir Lola.

Dans la carrière d'Almodóvar, Tout sur ma mère est le film de l'équilibre, de la maturité. Le cinéaste effectue ici une synthèse de son œuvre, peuplée de femmes "au bord de la crise de nerfs" et de créatures de la nuit, ce qui nous vaut quelques échappées comiques. Néanmoins, Almodóvar opte pour une mise en scène sobre et parfois distanciée, marquée par des scènes bouleversantes comme celle, brutale et singulière, de la mort du fils à la sortie du théâtre (hommage à Opening Night de John Cassavetes). Tout sur ma mère décrit le parcours de plusieurs femmes en mal d'amour : une mère en deuil à la recherche de la [mère] transgenre de son enfant, une actrice lesbienne en plein désarroi face à son amante accro à l'héroïne, une religieuse séropositive enceinte d'une personne transgenre… L'univers d'Almodóvar, tout sauf conformiste, est empreint de tendresse et de bonté. L'humanité qu'il montre est profondément blessée par la vie, mais au bout du compte, elle est toujours capable d'amour vrai et garde sa dignité. Si ses héroïnes souffrent de la solitude, elles sont aussi fortes, actives et indépendantes. Un grand film, tout en finesse, porté par des actrices merveilleuses.
-ARTE

Manuela, qui travaille dans un service de transplantation cardiaque, partage avec son fils Esteban une admiration sans borne pour la comédienne Huma Rojo. Le jour de ses 17 ans, Esteban meurt tragiquement. Manuela va partir à la recherche du père d’Esteban, à Barcelone. En chemin, elle connaîtra mieux Huma et retrouvera le père… qui se nomme Lola.

Tel père, tel fils

Hirokazu Kore-eda

JP1H572013


Hirokazu Kore-Eda

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Ryota Nonomiya est un architecte brillant dont la vie est guidée par les notions d’excellence et de réussite sociale. Avec sa femme Midori et son fils de six ans, Keita, il habite un appartement luxueux de Tokyo où règnent l’ordre, la rigueur et la discipline. Un jour, une lettre de la maternité de province où est né Keita annonce brusquement au couple que leur fils a été échangé avec un autre à sa naissance. Bouleversés par cette nouvelle, Ryota et Midori rencontrent la famille Saiki et le petit Ryusei, leur fils génétique. Issus d’un milieu plus modeste, les Saiki, dont le père, Yudai, est un homme fantasque aux antipodes de Ryota, vivent selon des valeurs bien différentes de celles qui régulent la vie guindée des Nonomiya. C’est le début pour Ryota d’une douloureuse crise de paternité, celui-ci ne sachant se situer entre ce fils qu’il ne connaît pas encore et le petit garçon fragile qu’il a élevé durant de nombreuses années.

Deux bébés ont été intervertis à la maternité. Les familles, l'une riche et un peu coincée, l'autre modeste et bohème, l'apprennent six ans après… De ce postulat Etienne Chatiliez avait tiré une comédie satirique bon enfant, La vie est un long fleuve tranquille. Le Japonais Hirokazu Kore-eda chronique, lui, les conséquen­ces psychologiques d'une telle révélation. Avec une grande douceur. Y compris dans les scènes de conflit et de séparation, beaucoup plus violentes qu'elles n'en ont l'air… -Télérama

Ryoata, un architecte obsédé par la réussite professionnelle, forme avec sa jeune épouse et leur fils de 6 ans une famille idéale. Tous ses repères volent en éclats quand la maternité de l’hôpital où est né leur enfant leur apprend que deux nourrissons ont été échangés à la naissance : le garçon qu’il a élevé n’est pas le sien et leur fils biologique a grandi dans un milieu plus modeste…

La Randonnée

Nicolas Roeg

GB1H401972


Ressortie nationale


Deux adolescents Australiens, un frère et une sœur, se retrouvent abandonnés dans le bush. Survivant tant bien que mal dans le désert hostile, ils rencontrent un jeune Aborigène en plein « walkabout », une errance initiatique rituelle.

Hypnotique. C'est l'effet que produit la "balade sauvage" à laquelle nous convie Nicolas Roeg dans Walkabout, méditation panthéiste et cruelle sur la société occidentale et les rapports troublés entre l'homme et la nature. Après quelques plans furtifs d'une métropole bruissante, où l'activité humaine semble incessante, le cinéaste arrache à la "civilisation" une adolescente et son petit frère pour les projeter, seuls, dans une vaste étendue désertique. C'est alors que leur trajectoire de survie commence – ou plutôt, leur réapprentissage de la vie. Car il s'agit bien du parcours initiatique de deux enfants qui, à travers leur odyssée sauvage et leur rencontre avec un jeune Aborigène, vont peu à peu se réapproprier le monde. Les images de ces hommes affairés, au début du film, puis, bien plus tard, de ce boucher qui coupe mécaniquement la viande ou de ces scientifiques lorgnant une jeune femme d'un œil concupiscent sont comme annonciatrices de l'inexorable aliénation à laquelle la soi-disant modernité destine nos deux jeunes protagonistes : tels Robinson Crusoé face à Vendredi, l'adolescente et le petit garçon abandonnent leurs réflexes occidentaux, se débarrassent de leur uniforme d'écolier et finissent même par se défaire de leur radio, ultime lien qui les rattachait encore à la société contemporaine. La séquence où la jeune fille, qu'on a découverte corsetée dans sa jupe et son costume, s'ébat, nue, dans un lac d'eau claire est emblématique de sa libération physique et mentale. Mais Walkabout n'est pas un hymne pastoral et candide à la Nature. Malgré la majesté des paysages et la chaude lumière qui vient caresser les personnages, Nicolas Roeg filme les dangers qui guettent les enfants à leur insu, à l'instar de Charles Laughton dans La nuit du chasseur : ici un python, là un scorpion, plus loin encore un étrange animal qui en dévore un autre et, bien entendu, l'omniprésence d'un soleil implacable brûlant tout sur son passage. Face à cette nature parfois hostile, le jeune Aborigène se révèle un guide bienveillant avec les deux Occidentaux. Et surtout, le cinéaste montre qu'entre êtres humains, la communication peut s'établir, en dépit de la barrière de la langue. Dans cette magnifique relation qui se tisse entre les trois protagonistes, le petit garçon est un médiateur poétique, dans la grande tradition du cinéma fantastique où les enfants assurent le lien entre le monde réel et le fantasmagorique. Décidément, Walkabout n'en finit pas de dévoiler ses merveilles…

Après avoir assisté à la folie meurtrière et suicidaire de leur père, deux adolescents australiens, un frère et une sœur, s’enfuient dans le désert. La, ils rencontrent un jeune garçon originaire d’une tribu voisine qui leur apprend a survivre dans le désert…

LA CLASSE AMERICAINE

MICHEL HAZANAVICIUS

1H101993


L'anniversaire du Cosmos !Séance spécialeSéance animéeSéance uniqueSéance présentée

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SÉANCE INAUGURALE ET PRÉSENTÉE PAR LES SPECTATEUR·RICES DU COSMOS : LA CLASSE AMÉRICAINE de Michel Hazanavicius (FR | 1993 | 1H10)

Au programme de cette soirée de lancement concoctée par le collège des usager·ères du Cosmos, collège de la coopérative Le Troisième Souffle composé de spectateur·ices engagé·es dans la vie du cinéma, un programme qui comptera parmi d’autres surprises sur le thème de l’absurde :

· Une tombola cosmique avec des lots de zinzin

· Une partie de doublages participatifs sur des extraits de film soigneusement sélectionnés

· Une projection du film La Classe américaine de Michel Hazanavicius

Réservation sur le site du Cosmos ou directement en billetterie !

Séance gratuite, réservation en caisse et sur le site du Cosmos

La Famille Addams

Barry Sonnenfeld

US1H391992


Cycle #28 : Faire Famille(s)Jeunes publicsÀ partir de 7 ans

RÉSERVATION (Cliquez sur la date pour réserver)


La famille Addams file des jours délicieusement malheureux dans son sinistre manoir. Alors que Gomez et Morticia cultivent leur amour du macabre, leurs deux progénitures, Mercredi et Pugsley, s’adonnent à des jeux plus morbides les uns que les autres. Il ne manque que le frère de Gomez, l’illustre Fétide disparu depuis de longues années, pour que la tribu soit enfin au complet. Le jour où celui-ci réapparaît, l’heure est aux retrouvailles mais aussi à la méfiance…

Maniant l’humour noir avec habileté, Barry Sonnenfeld livre une comédie mortellement drôle et irrévérencieuse. Entre les deux enfants jouant à « Est-ce que Dieu existe ? », en s’électrocutant sous le regard attendri de leur mère, la cuisine anatomique concoctée par la grand-mère et la profanation du cimetière familial le soir d’Halloween, le ton du film décalé et corrosif fait mouche ! A travers cette famille peu commune, c’est à la fois l’éloge de l’originalité et de la différence qui nous est faite, mais également la critique de la société traditionnelle américaine et de sa bien-pensance. En témoigne le spectacle sanglant des enfants, scène irrésistiblement drôle !
-L'avis de Benshi

Rififi chez les Addams, célèbre famille macabre qui vit dans un manoir hanté, lorsque débarque l’oncle Fétide, sosie d’un des membres de la famille disparu vingt-cinq ans plus tôt… Ne serait-il pas un usurpateur qui cherche à les doubler pour faire main-basse sur leur trésor caché ?

Pompoko

Isao Takahata

JP1H592006


Cycle #28 : Faire Famille(s)Jeunes publicsÀ partir de 7 ansAnimation

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Jusqu'au milieu du XXe siècle, les Tanuki, gentils petits rongeurs, partageaient leur habitat avec les paysans. La croissance économique, l'urbanisation massive et la déforestation ont fini par bouleverser leur vie douce et paisible. À présent, il leur faut élaborer un plan pour freiner l'expansionnisme des êtres humains : ils décident de réveiller leur pouvoir de transformation afin d'effrayer les humains par des peurs et des superstitions.

Pompoko est sans aucun doute un chef-d’œuvre dans lequel Isao Takahata manifeste pleinement diverses expérimentations ambitieuses en matière d’art de l’animation tout en gardant une grande profondeur humoristique, thématique et rhétorique, ce qui captivera autant les jeunes spectateurs que les adultes.
-Benshi

Dans les années 1960, le Japon connaît une forte croissance et les logements font défaut. De vastes programmes de construction sont lancés, destinés à transformer les campagnes en villes nouvelles, en particulier la haute vallée de la Tama, à l’ouest de Tokyo. Dans les bois à la périphérie de Tokyo vivent les tanuki. Ce sont à la fois des animaux réels et des animaux mythiques assimilés aux kitsune. La destruction quotidienne de leur espace vital inquiète les tanuki. Ils décident de s’unir et d’enrayer la progression nuisible des travaux en se transformant en divers objets pour garder leur campagne dans laquelle ils vivent…

Shâd Bâsh

Hélène Rastegar

FR1H192024


Cycle #28 : Faire Famille(s)DocumentaireProduction strasbourgeoise


Bâbâdjoun, mon cher papa, ça ressemble à quoi l’Iran maintenant ? Et si j’y allais ? La grande Histoire a redistribué les cartes de notre histoire personnelle ; créé des nœuds et des carences. Aller en Iran est un élan vers toi qui a tant manqué à ma vie. Mais suis-je capable d’aller dans ce pays que tu as fui ?

Dans la mémoire de mon cœur, les vers d’un poème persan que tu m’as appris : “Rien ne reste, tout passe, tout change, alors vis dans la joie”. Bâbâdjoun, saurons-nous rattraper le temps perdu avant de disparaître ?

Quelques mots sur la réalisatrice : Berlinale Talents 2026 et membres de l'IDFAcademy 2024, Hélène Rastegar est scénariste et réalisatrice de cinéma de fiction, documentaire et expérimental. Après avoir co-dirigé le festival « Chacun son Court », elle s'est formée à la résidence d'écriture d'Ardèche Images à Lussas ainsi qu'au tournage et au développement de films en pellicule. Ses films sont influencés par une double culture iranienne en perpétuelle construction, animés par des personnages féminins dont les corps portent les marques d'une lutte intérieure pour survivre et trouver leur place. Ancienne lauréate de l'Institut de l'engagement, engagée et passionnée, elle est coprésidente de la Safire, au sein de laquelle elle supervise l'atelier documentaire. Son engagement citoyen est récompensé du Prix Copernic pour le dialogue, la fraternité et la paix. Consultante pour des projets de documentaires, elle intervient également dans des classes de cinéma au lycée et à l'université, et participe en tant que lectrice à des commission de fond de soutien.

Bâbâdjoun, mon cher papa, à quoi ressemble l’Iran maintenant ? Et si j’y allais ? La grande Histoire a redistribué les cartes de notre histoire personnelle, créant des nœuds et des lacunes. Aller en Iran serait un retour vers toi, tant absent de ma vie. Mais suis-je capable de me rendre dans ce pays que tu as quitté ? Dans la mémoire de mon cœur, résonnent les vers d’un poème persan que tu m’as enseigné : “Rien ne reste, tout passe, tout change, alors vis dans la joie”. Bâbâdjoun, saurons-nous rattraper le temps perdu avant de disparaître ?

Le Viol (le cas Anders)

Anja Breien

NO1H362026


Ressortie nationale

RÉSERVATION (Cliquez sur la date pour réserver)


Une banlieue banale couverte de neige. Au petit matin, un viol est commis, bientôt suivi d’une autre tentative. Anders a été remarqué non loin de la scène du crime. La police l’arrête et se livre à une enquête pour savoir quelles pourraient être les raisons qui auraient poussé ce jeune homme ordinaire à commettre deux crimes. Anders ne peut se reconnaître dans le portrait que l’on fait de lui. Mais les rouages implacables de la machine judiciaire se sont enclenchés.

« Au début des années 70, les grands mouvements féministes émergeaient et Anja Breien posait déjà les vraies questions qui gênaient. Paradoxalement dans son premier long métrage, Le Viol, elle s’intéressait plus à l’auteur présumé qu’à la victime. Par une approche quasi documentaire, voulant être au plus près de la réalité – en prenant même comme acteur, un avocat socialement engagé –, elle critique le système pénal norvégien en insistant sur ses carences. […] Film sobre, rigoureux, posant les motivations éventuelles du viol, mais aussi s’interrogeant sur la culpabilité, le processus de la mise en cause d’un inculpé. »
-Marceau Aidan, Jeune Cinéma n°289, mai-juin 2004

Deux viols sont commis dans une banlieue sinistre. Anders a été remarqué sur les lieux des crimes. La police l’arrête et enquête… Émouvant film social aux accents documentaires sur la justice norvégienne.

Le Ruban blanc

Michael Haneke

FR2H242009


Cycle #28 : Faire Famille(s)


Un village de l’Allemagne du Nord protestante. 1913/1914. À la veille de la première guerre mondiale. L’histoire des enfants et adolescents d’une chorale dirigée par l’instituteur du village, leurs familles : le baron, le régisseur, le pasteur, le médecin, la sage-femme, les paysans. D’étranges accidents surviennent et prennent peu à peu le caractère d’un rituel punitif. Qui se cache derrière tout cela ?

« C’est un film sur les origines du Mal, mais pas dans un sens mécanique, immédiat. Je voulais montrer comment l’être humain se prépare à suivre une idéologie. Quelles sont les conditions sociales, psychologiques, matérielles… d’un tel processus ? À mon sens, ça vient toujours d’une situation de malaise, d’oppression, d’humiliation. Et c’est universel, ce n’est pas réductible au cas de l’Allemagne et du nazisme. Quand il existe de telles situations étouffantes, l’être humain saisit la première possibilité de s’en sortir. En général, c’est toujours une idée qui devient une idéologie. Une idée, c’est souvent très beau à l’origine. Et dès que ça se transforme en idéologie, ça devient meurtrier. »
-Michael Haneke

Un village protestant de l’Allemagne du Nord à la veille de la Première Guerre mondiale (1913/1914). L’histoire d’enfants et d’adolescents d’une chorale dirigée par l’instituteur du village et celle de leurs familles : le baron, le régisseur du domaine, le pasteur, le médecin, la sage-femme, les paysans… D’étranges accidents surviennent et prennent peu à peu le caractère d’un rituel punitif. Qui se cache derrière tout cela ?

Massacre à la tronçonneuse

Tobe Hooper

US1H232014


Cycle #28 : Faire Famille(s)Version restaurée


Un groupe de cinq amis se rend dans la campagne texane. En chemin, ils tombent sur ce qui semble être une maison abandonnée, et deviennent la proie d'une famille meurtrière.

« Mon film montre la face sombre des États-Unis », expliquait Tobe Hooper. Le premier opus de la franchise qui met en scène les atrocités de Leatherface distille un malaise diffus. Dans un tourbillon de violence, un groupe d'amis devient la proie d'une famille de cannibales. La censure se déchaîne, et Marilyn Burns entre dans la légende, première Scream Queen d'une longue lignée.

En version restaurée !

Au fin fond du Texas, des habitants font une découverte macabre : leur cimetière vient d’être profané et les cadavres exposés sous forme de trophées. Pendant ce temps, cinq amis traversent la région à bord d’un minibus. Ils croisent en chemin la route d’un auto-stoppeur et décident de le prendre à bord. Mais lorsque les jeunes gens s’aperçoivent que l’individu a un comportement inquiétant et menaçant, ils finissent par s’en débarrasser. Bientôt à court d’essence, le groupe décide d’aller visiter une vieille maison abandonnée, appartenant aux grands-parents de deux d’entre eux. Chacun leur tour, les cinq amis vont être attirés par la maison voisine. La rencontre avec ses étranges habitants va leur être fatale…

La Vie après Siham

Namir Abdel Messeeh

FR1H162026


Sortie nationale

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Namir et sa mère s’étaient jurés de refaire un film ensemble, mais la mort de Siham vient briser cette promesse. Pour tenir parole, Namir plonge dans l’histoire romanesque de sa famille. Cette enquête faite de souvenirs intimes et de grands films égyptiens se transforme en un récit de transmission joyeux et lumineux, prouvant que l’amour ne meurt jamais.

La scène n'est pas dans le film, mais Namir Abdel Messeeh la raconte comme point de départ. Il offre un chat à ses enfants. Sa première pensée ? « Un jour, ils pleureront sa perte. » Ce n'est pas un programme mais un pressentiment : celui d'un film qui affronte la disparition — celle de sa mère, la fin de vie de son père — avec douceur et pudeur. La Vie après Siham cherche ainsi à réparer à travers le geste même de filmer. Il y a dans ce travail artisanal, bricoleur, une beauté fragile, faite de trouvailles, de silences, d'humour jusqu'au burlesque. « Quand j'ai choisi ce chat, j'ai aussi choisi d'accueillir la tristesse de la séparation. C'est un paquet. On ne peut pas avoir la joie sans la tristesse. » S'il n'y a pas de chat dans La Vie après Siham, il y a une renaissance, des sourires, de la chaleur humaine, un amour tenace à profusion et beaucoup de cinéma.
- Benoît Sabatier, Idir Serghine et Nicolas Peduzzi, cinéastes de l'ACID

Namir et sa mère s’étaient jurés de refaire un film ensemble, mais la mort de Siham vient briser cette promesse. Pour tenir parole, Namir plonge dans l’histoire romanesque de sa famille. Cette enquête faite de souvenirs intimes et de grands films égyptiens se transforme en un récit de transmission joyeux et lumineux, prouvant que l’amour ne meurt jamais.