Le Journal d’une femme de chambre

Luis Buñuel

FR1H371964


Jeanne MoreauVersion restaurée

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Dans les années 30, Célestine, une jeune femme de chambre de 32 ans, arrive de Paris pour entrer au service d'une famille de notables résidant au Prieuré, leur vaste domaine provincial. La maîtresse de maison, hautaine et dédaigneuse avec sa domesticité, est une puritaine frigide, maniaque et obsédée par la propreté.

Réalisé en 1964, Le Journal d’une femme de chambre inaugure la dernière période de Luis Buñuel – quasi exclusivement située en France – et marque le début de la collaboration entre le cinéaste et son coscénariste Jean-Claude Carrière. Les deux comparses transposent l’intrigue du roman éponyme d’Octave Mirbeau (1900) trente ans plus tard, à la charnière des années 1920 et 1930. Loin de s’être calmé, le contexte politique est devenu encore plus sombre avec la montée de l’extrême droite en Europe. Autre différence notable entre le livre et son adaptation, le point de vue adopté chez Buñuel n’est pas celui de Célestine. La caméra suit ses mouvements mais le spectateur ne pénètre jamais à l’intérieur de la psyché du personnage, qui reste du début à la fin très mystérieux. -La Cinémathèque Française

Dans les années 1930, Célestine, une femme de chambre de 32 ans, arrive de Paris pour entrer au service d’une famille de notables résidant au Prieuré, leur vaste domaine provincial. La maîtresse de maison, hautaine et dédaigneuse avec sa domesticité, est une puritaine frigide, maniaque du rangement et obsédée par la propreté. Célestine doit affronter les avances du mari sexuellement frustré, et elle gère avec toute la sérénité possible le fétichisme étrange du patriarche, un ancien cordonnier qui lui demande fréquemment de porter des bottines qu’il tient jalousement enfermées dans un placard…

Ascenseur pour l’échafaud

Louis Malle

FR1H281958


Jeanne MoreauVersion restaurée

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Julien Tavernier et sa maîtresse, Florence Carala, la femme de son patron, ont imaginé un plan diabolique pour supprimer le mari gênant. Une fois le meurtre commis, Julien, revenu sur ses pas pour faire disparaître une pièce à conviction malencontreusement oubliée, se retrouve bloqué dans l'ascenseur par une coupure de courant. Au dehors, un blouson noir, Louis, vole la voiture de Julien et y fait monter sa petite amie Véronique. Florence reconnaît la voiture mais ne distingue pas le conducteur.

En 1957, Louis Malle a 25 ans. Après avoir obtenu la récompense suprême à Cannes pour Le monde du silence, coréalisé avec le commandant Cousteau, il reçoit le prix Louis-Delluc pour ce premier long métrage de fiction qu’il voit comme un "exercice de style". Sur la base d’un polar classique, le film rend hommage au cinéma américain, et surtout à Hitchcock. Dans la scène de l’ascenseur, l’attention portée aux objets (le briquet, le paquet de cigarettes, le couteau…) évoque Robert Bresson – dont Louis Malle a été l’assistant. En même temps, Ascenseur pour l’échafaud annonce une rupture avec la production de l’époque. Construction abstraite du récit, parti pris de ne jamais montrer les amants ensemble (sauf en photo), arabesques nerveuses improvisées par Miles Davis à la trompette : un style est en train de naître, elliptique, incisif, dépouillé, brûlant de l’intérieur. Louis Malle révèle aussi ses qualités de directeur d’acteurs avec Jeanne Moreau, émouvante, magnétique, déambulant dans une ville scintillante de lumières, et Maurice Ronet, sobre et convaincant.
-ARTE

Un homme assassine son patron avec l’aide de sa femme dont il est l’amant. Voulant supprimer un indice compromettant, il se retrouve bloqué dans l’ascenseur qui l’emporte sur les lieux du crime.

Jules et Jim

François Truffaut

FR1H451962


Jeanne MoreauVersion restaurée

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Les journées insouciantes avant la Première Guerre mondiale laissaient la chance à un auteur autrichien introverti nommé Jules de devenir ami avec un Français exubérant au nom de Jim. Les deux hommes tombent amoureux de la belle et impulsive Catherine, mais c'est Jules qui la marie.

Deux étudiants – Jules l'Autrichien et Jim le Français – se lient d'une amitié profonde. Lorsqu'ils s'éprennent de Catherine, la jeune femme ne peut choisir entre les deux. Après s'être chargé des repérages, Robert Bober assiste François Truffaut (aux côtés de Florence Malraux) dans l'adaptation du roman d'Henri-Pierre Roché, transformé en une éblouissante histoire de passion mortifère. Tour à tour joyeux et tragique, et porté par une Jeanne Moreau aussi moderne que mystérieuse, l'un des triangles amoureux les plus célèbres du cinéma. -La Cinémathèque Française

Paris, dans les années 1900 : Jules, allemand et Jim, français, deux amis artistes, sont épris de la même femme, Catherine. C’est Jules qui épouse Catherine. La guerre les sépare. Ils se retrouvent en 1918. Catherine n’aime plus Jules et tombe amoureuse de Jim.

La Rumeur

William Wyler

US1H431962


Audrey Hepburn

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Karen Wright et Martha Dobie, amies d'enfance, gèrent à elles deux une école privée très sélect, exclusivement réservée aux filles. Après une banale altercation suite à une punition, Mary, une jeune élève mythomane, se met à répandre une terrible rumeur : Karen et Martha auraient des relations lesbiennes. Une rumeur aux conséquences dévastatrices pour les deux femmes.

À travers les machinations et mensonges d’une fillette, William Wyler pointe l’hypocrisie d’une société conservatrice, incapable de départ entre le bien et le mal et crispée sur des conceptions naturalistes infondées. Si la première heure appartient aux enfants, les adultes sont bel et bien responsables du crédit qu’ils accordent à leurs paroles irréfléchies, qu’ils reprennent et amplifient, conjuguant le goût du scandale et le souci de la respectabilité. En faisant se télescoper l’innocence et la culpabilité, la bonté et la malveillance, la morale et le ressentiment, La Rumeur nous invite surtout à sonder la notion d’absolu amoureux, dans lequel réside une part de pureté et d’espoir.

Dans une région huppée des États-Unis, Karen et Martha, deux amies de longue date (elles se sont connues lors de leurs études), réussissent, après des débuts difficiles, à rentabiliser leur pensionnat privé pour filles. Karen est fiancée au docteur Joe Cardin dont Martha est un peu jalouse. Les deux directrices surprennent fréquemment une de leurs petites pensionnaires, Mary Tilford, en train de mentir effrontément. Punie, et irritée contre ses professeurs, la fillette, soutenue par l’une de ses compagnes de chambrée, Rosalie, sur laquelle elle exerce un chantage après avoir découvert la kleptomanie de celle-ci, raconte à sa richissime grand-mère Amelia Tilford qu’elle a vu les deux directrices avoir des rapports inavouables. Comme une traînée de poudre, tous les parents retirent leurs enfants du pensionnat aussitôt déserté. Après un procès perdu, les deux jeunes femmes, dont la réputation est désormais détruite, sont encore confrontées à d’autres épreuves…

Dao

Alain Gomis

FR3H052026


Aux rattrapages!


Aujourd’hui, Gloria marie sa fille en banlieue parisienne. Il y a peu, en Guinée Bissau, elle assistait à la cérémonie qui consacre son père décédé en ancêtre. D’une cérémonie à l’autre, entre passé et présent, vie et mort, réalité et fiction, Gloria se réconcilie avec son histoire, trouve sa place et connaît un moment de paix.

Dao est un terme philosophique chinois signifiant la voie, le chemin, « l’essence fondamentale qui traverse toutes choses, vivantes ou inertes, et fonde la réalité ». Un titre qui sied parfaitement au nouveau film d’Alain Gomis. En resserrant son intrigue autour de deux moments structurants de la vie d’une famille franco-bissau-guinéenne – un enterrement dans un village de Guinée-Bissau et un mariage en région parisienne –, Gomis révèle en creux un passé qui enveloppe et façonne. Pendant plus de trois heures de fêtes, de danses, d’attente, de retrouvailles, de transe, et grâce à un dispositif brouillant les frontières entre fiction et documentaire, le·a spectateur·ise est happé·e par le même torrent de joie, de peine, de nostalgie que les personnages. À travers cette intensité, Gomis laisse alors entrevoir les traces de l’immigration, chez ceux et celles qui sont parti·es comme chez ceux et celles qui sont resté·es. Il est ici question d’identité, de racines, de ce passé qui pèse mais unit, et qui, surtout, n’est plus à choisir. Dao, fidèle à sa définition chinoise, célèbre ce qui nous lie, nous renforce et fait de nous un tout.
-Élisa Germain-Thomas, chargée de la conquête de nouveaux publics et de la communication, Cinéma le Méliès, Montreuil

Aujourd’hui Gloria marie sa fille en banlieue parisienne. Il y a peu, en Guinée Bissau, elle assistait à la cérémonie qui consacre son père décédé en ancêtre. D’une cérémonie à l’autre, entre passé et présent, vie et mort, réalité et fiction, Gloria se réconcilie avec son histoire, trouve sa place et connaît un moment de paix.

Voyage à deux

Stanley Donen

US1H521967


Audrey Hepburn


En douze ans, Mark Wallace et son épouse Joanna ont effectué trois fois la route qui relie Londres au Midi de la France. Cependant, entre d'une part le joyeux périple où Mark la rencontra, l'aima, la séduisit, et d'autre part le morne voyage d'un couple usé par l'habitude et l'incompréhension, seuls les paysages sont restés les mêmes.

Dans Madame de… de Max Ophuls, le général dit à son épouse, résumant d'un trait leur vie de couple : « Ce n'est que superficiellement que nous sommes superficiels. » On pourrait en dire autant de Voyage à deux tant l'histoire, sans se départir jamais d'une élégance apparemment frivole, n'en énonce pas moins, par mille chemins et sans détour, ses quatre vérités : l'incurable illusion romantique féminine qui culmine dans la sacralisation du mariage, l'homme éternel Narcisse infantile, la tristesse du sexe sans sentiment (l'auteur du scénario original signera celui du Eyes Wide Shut de Kubrick). Et encore l'éternelle sève de l'amour vrai et la beauté irradiante d'un retour de flamme. Mais dans Voyage à deux, c'est modernité à tous les étages, comme on le disait de l'eau et du gaz : la mise en scène se nourrit d'un double principe dynamique, d'un côté en allant de l'avant (la route, l'espace), de l'autre en ne cessant de regarder en arrière (le rétroviseur, le temps), le réalisateur et le spectateur se régalant de l'incessant ballet spatio-temporel des frôlements, évitements, collisions des corps, des images, des matières et des couleurs. Mais comment être surpris que la modernité européenne des années 1960 en passe, pour l'Amérique, par un Stanley Donen dans sa période anglaise, lui qui, dès 1949, à l'heure du néoréalisme, osait une comédie musicale en pleine rue (Un jour à New York) ? Voyage à deux est une leçon de vie doublée d'une leçon de cinéma, à moins que ce ne soit l'inverse.
- Bernard Benoliel pour la Cinémathèque Française

En douze ans, Mark Wallace, un architecte anglais, et son épouse Joanna ont effectué trois fois la route qui conduit de Londres au Midi de la France. Mais entre le joyeux périple où Mark rencontra, aima et séduisit la délicieuse Joanna, étudiante en musique, et le morne voyage où un couple est usé par l’habitude et l’incompréhension, seuls les paysages sont restés les mêmes…

Lost Paradise

Yoshimitsu Morita

JP1H592026


Ressortie nationaleVersion restaurée


Dans un Japon en pleine mutation économique, un rédacteur en chef mis au placard et une calligraphe entretiennent une relation adultère parsemée d’obstacles. Ils vivront jusqu’au bout leur passion torride.

Yoshimitsu Morita (1950-2011), cinéaste extrêmement populaire et acclamé au pays du soleil levant, mais incroyablement insoupçonné en Occident. Un cinéaste majeur du cinéma japonais des années 1980-2000, mais dont aucun film n’a été distribué en France. Et pourtant… Ses films saisissent quelque chose de la société nippone de leur époque, dessinée par la bulle économique, de l’euphorie à la désillusion, à la fois source d’émancipation et d’asservissement de toute une société vivant sous la pression d’une industrie triomphante : l’ère des salarymen qui donnent leur vie à l’entreprise à laquelle ils sont salariés. Mais ses films seront également, comme par contamination, saisis par leur époque. Touchés dans leur forme, dans leur narration : un système narratif classique, tissé d’élégants travellings, qui petit à petit se dérègle, se fissure en un montage fragmentaire de plus en plus chaotique ou subissant l’intrusion d’une texture différente de l’image venue parasiter l’esthétique de départ.
- Franck Lubet, responsable de la programmation de la Cinémathèque de Toulouse

The Black House

Yoshimitsu Morita

JP1H582026


Ressortie nationaleVersion restaurée

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Un agent d’assurance de la compagnie Showa reçoit un appel d’une cliente qui projette de se suicider et qui aimerait savoir si son contrat couvre ce cas de figure. Ne pouvant se résigner à la laisser commettre pareil acte, il décide de lui rendre visite…

Yoshimitsu Morita (1950-2011), cinéaste extrêmement populaire et acclamé au pays du soleil levant, mais incroyablement insoupçonné en Occident. Un cinéaste majeur du cinéma japonais des années 1980-2000, mais dont aucun film n’a été distribué en France. Et pourtant… Ses films saisissent quelque chose de la société nippone de leur époque, dessinée par la bulle économique, de l’euphorie à la désillusion, à la fois source d’émancipation et d’asservissement de toute une société vivant sous la pression d’une industrie triomphante : l’ère des salarymen qui donnent leur vie à l’entreprise à laquelle ils sont salariés. Mais ses films seront également, comme par contamination, saisis par leur époque. Touchés dans leur forme, dans leur narration : un système narratif classique, tissé d’élégants travellings, qui petit à petit se dérègle, se fissure en un montage fragmentaire de plus en plus chaotique ou subissant l’intrusion d’une texture différente de l’image venue parasiter l’esthétique de départ.
- Franck Lubet, responsable de la programmation de la Cinémathèque de Toulouse

Un agent d’assurance de la compagnie Showa reçoit un appel d’une cliente qui projette de se suicider et qui aimerait savoir si sa police couvre ce cas de figure. Ne pouvant se résigner à la laisser commettre pareil acte, il décide de lui rendre visite…

Eat the Night

Caroline Poggi, Jonathan Vinel

FR1H452026


Cycle #30 : Le Grand Jeu


Pablo et sa sœur Apolline s’évadent de leur quotidien en jouant à Darknoon, un jeu vidéo qui les a vus grandir. Un jour, Pablo rencontre Night, qu’il initie à ses petits trafics, et s’éloigne d'Apolline. Alors que la fin du jeu s’annonce, les deux garçons provoquent la colère d’une bande rivale…

Le romantisme noir gorgé de spleen des enfants maudit d’un premier film injustement mal-aimé (Jessica Forever) est ici canalisé au profit d’un polar aussi rugueux que minimaliste, dont la stylisation, entre classicisme épuré et expérimentation formelle, éblouit. (…) Eat the Night est un thriller d’une maîtrise magistrale qui saisit à la gorge et aux tripes.
-Ludovic Béot, Les Inrockuptibles

Film interdit aux moins de 12 ans.

Précédé du court métrage Je veux danser
de Lomane de Dietrich | FR | 2025 | 18min
Après cinq ans passés à Paris, Stefan revient en Mayenne pour les vacances et retrouve Benjamin, son ami d'enfance. Comment parler à la fille de ses rêves ? Ensemble, les deux garçons explorent l'art subtil de la séduction, jusqu'à la fille du cerisier.

Pablo et sa sœur Apolline s’évadent de leur quotidien en jouant à Darknoon, un jeu vidéo qui les a vu grandir. Un jour, Pablo rencontre Night, qu’il initie à ses petits trafics, et s’éloigne d’Apolline. Alors que la fin du jeu s’annonce, les deux garçons provoquent la colère d’une bande rivale…

La Grande aventure Légo

Phil Lord, Christopher Miller

US1H402014


Cycle #30 : Le Grand JeuJeunes publicsÀ partir de 8 ansAnimation


Emmet est un petit personnage banal et conventionnel que l'on prend par erreur pour un être extraordinaire, capable de sauver le monde. Il se retrouve entraîné, parmi d'autres, dans un périple des plus mouvementés, dans le but de mettre hors d'état de nuire un redoutable despote. Mais le pauvre Emmet n'est absolument pas prêt à relever un tel défi !

Une véritable lettre d'amour aux petites briques de notre enfance, et de celle de nos enfants, et puis de nos vies d'adultes aussi (on va pas se mentir) avec un univers visuel et un humour foufou très réussi. On salue aussi la chanson principale qui résume plutôt bien l'esprit du film : "Tout est super génial" !
-Félix, chargé de communication au Cosmos

Emmet travaille en tant qu’ouvrier sur un chantier. Un jour, il fait une chute qui le conduit dans un sas pour un monde parallèle. Depuis quelque temps, Lord Business sème la terreur dans cet univers, où l’on croise des créatures étranges, de Zeus à Batman en passant par Wonderwoman. Selon une prophétie, un être venu d’ailleurs et doté de pouvoir surhumains est censé venir sauver la population. Tout le monde pense qu’Emmet est cet élu, capable de mettre le tyran hors d’état de nuire. Sauf qu’Emmet n’a rien d’un héros. Il se retrouve dans l’embarras lorsqu’il s’agit de passer à l’action. Mais il peut compter sur l’aide de la jolie Tag-Cool…

La Guerre des boutons

Yves Robert

FR1H301962


Cycle #30 : Le Grand JeuJeunes publicsÀ partir de 6 ansVersion restaurée

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Comme tous les ans, à chaque rentrée des classes, les enfants de Longeverne se querellent avec ceux de Velrans. Cette année sera différente puisque Lebrac et ses camarades envisagent d'arracher les boutons et les bretelles de leurs ennemis afin de les faire rosser par leurs parents. Eux-mêmes vont combattre entièrement nus et garder les boutons arrachés à leurs ennemis comme trésor de guerre, dans une cabane.

S'inspirant librement du roman éponyme de Louis Pergaud, Yves Robert signe une chronique sur l'enfance truculente et poignante. "Si j'aurais su, j'aurais pas venu". - ARTE

Deux villages, Longeverne et Velrans, sont en guerre. C’est la guerre que mènent chaque année les écoliers des deux communes. Quand la troupe de Longeverne commandée par le grand Lebrac fait un prisonnier, on soustrait à ce dernier tous ses boutons. Cette méthode remporte un franc succès, à tel point que les troupes pour éviter cette extrême humiliation se mettent à combattre nues.

Magellan

Lav Diaz

FR2H362025


Aux rattrapages!


Porté par le rêve de franchir les limites du monde, Magellan défie les rois et les océans. Au bout de son voyage, c’est sa propre démesure qu’il découvre et le prix de la conquête. Derrière le mythe, c’est la vérité de son voyage.

Récit de l’expédition menée par le Portugais jusqu’aux Philippines, dénonciation de la violence coloniale… Un périple de cinéma fascinant mené par le cinéaste philippin Lav Diaz. -Télérama

Film tout publics avec avertissement : "Certaines punitions et exécutions de marins sont susceptibles de heurter un jeune public."

Magellan, navigateur portugais épris de liberté, se rebelle contre l’autorité du Roi qui refuse de soutenir ses rêves d’exploration. Porté par une soif insatiable de découvrir les confins du monde, il convainc la Couronne espagnole de financer une expédition audacieuse vers les terres mythiques de l’Est. Mais le voyage se transforme en un périple éprouvant : la faim, les tempêtes et les mutineries mettent l’équipage à genoux. Lorsque Magellan atteint enfin les îles de l’archipel malais, l’explorateur idéaliste s’efface pour laisser place à un conquérant obsédé par la domination et la conversion, provoquant des soulèvements violents qui commencent à lui échapper… Ce n’est pas le mythe de Magellan, mais la vérité de son voyage.

Level Five

Chris Marker

FR1H501997


Cycle #30 : Le Grand Jeu


Laura termine l'écriture d'un jeu vidéo consacré à la bataille d'Okinawa (île du Japon où les civils à l'annonce de la défaite se sont jetés par milliers du haut des falaises). En rencontrant par l'intermédiaire d'un mystérieux réseau parallèle à Internet des informateurs et même des témoins de la bataille, dont Nagisa Oshima, Laura accumule les pièces de la tragédie, jusqu'au moment où elles commencent à interférer avec sa propre vie.

Un film qui ressemble à un puzzle, mais qui va droit à l'essentiel, sans dévier d'un pouce. C'est une réflexion sur la mort que l'on se donne, mais aussi sur celle que l'image peut donner, parfois. On pense en particulier à une séquence terrible dans laquelle, avant de sauter dans le vide, une femme aperçoit, au loin, une caméra américaine qui la filme. A lui seul, ce moment donne la mesure de la profondeur et de l'originalité des questions qu'un jeune cinéaste de 76 ans continue à se poser sur l'image. « Est-ce qu'on est sûr, dit Laura, qu'elle aurait sauté si elle n'avait pas compris qu'elle était vue ? La femme de Saipan [îles Mariannes] a compris que ces démons étrangers non seulement la traquaient, mais qu'ils étaient capables de montrer à tout le monde qu'elle n'avait pas eu le courage de sauter. Elle a sauté, et celui qui tenait la caméra et qui la visait, comme un chasseur à travers une lunette de visée, l'a abattue comme un chasseur. » C'est un film essentiel. Sur la morale du regard et sur la morale tout court, encore un mot bien dévalué et bien incompris, comme la compassion. Film terrible et, par moments, drôle, parce que l'horreur et l'humour se côtoient toujours. Film sur la mémoire et le refus de l'oubli. Film inoubliable
-Pierre Murat

Dans la pièce d’un appartement transformée en studio, une femme et un ordinateur. Elle s’adresse à un interlocuteur invisible qui est peut-être l’homme qu’elle aime et qui est disparu. De lui, elle a hérité cette tâche : terminer l’écriture d’un jeu vidéo consacré à la bataille d’Okinawa, à la fin de la Seconde Guerre mondiale. En travaillant sur ce projet, la jeune femme découvre les vérités et l’horreur de cette grande bataille…

Le Pont du Nord

Jacques Rivette

FR2H091982


Cycle #30 : Le Grand Jeu


A sa sortie de prison, Marie, une ancienne terroriste, rencontre par hasard Baptiste, une étrange jeune fille avec qui elle se lie d'amitié. Toutes deux arpentent Paris et se retrouvent plongées dans une ténébreuse affaire, a laquelle est mêlé Julien, l'ancien petit ami de Marie.

Le Pont du Nord apparaît aujourd’hui, sans doute, comme le dernier film resté invariablement fidèle à un certain esprit ou idéal de la Nouvelle Vague, à ­savoir celui d’un cinéma « descendu » dans la rue, rendu disponible aux hasards et à l’aventure qui, dit-on, guettent à chacun de ses coins. Mieux encore : la rue donne sa forme, à la fois réelle et secrète, à ce film intégralement tourné en extérieurs, avec une équipe et du matériel légers. Reste inscrit au fronton de sa légende d’avoir également rassemblé en un duo merveilleux Bulle et Pascale Ogier, mère et fille à la ville, comédiennes uniques et prodigieuses, la première dans son ­registre lunaire d’absence à elle-même, la seconde (comète du ­cinéma français du début 1980, morte à 25 ans en 1984) pour son invention d’un jeu « hors-sol » et quasi extraterrestre.
-Le Monde

Marie, qui sort d’un an de prison et soufre encore de claustrophobie rencontre Baptiste qui s’accroche à elle, alors qu’elle recherche Julien, un homme qu’elle a connu en prison. Celui doit ramener sous trois jour une serviette à un mystérieux homme qui lui a laissé en gage contre quarante millions de francs.

Battle Royale

Kinji Fukasuku

JP1H542001


Cycle #30 : Le Grand JeuVersion restaurée


Dans un avenir proche, les élèves de la classe B de 3ème du collège Shiroiwa ont été amenés sur une île déserte par une armée mystérieuse. Un adulte surgit tout à coup devant eux : leur ancien professeur Kitano. Il leur annonce qu'ils vont participer à un jeu de massacre dont la règle consiste à s'entretuer. Seul le dernier des survivants pourra regagner son foyer.

Un jeu où des ados s’entretuent sur une île déserte : le gagnant est le dernier survivant. Réalisé par le vétéran Kinji Fukasaku, Battle Royale est une satire de la real television parfaitement en phase avec les préoccupations adolescentes contemporaines.
-Les Inrockuptibles

Film interdit aux moins de 16 ans.

Dans un avenir proche, les élèves de la classe B de 3ème du collège Shiroiwa ont été amenés sur une île déserte par une armée mystérieuse. Un adulte surgit tout à coup devant eux : leur ancien professeur Kitano. Il leur annonce qu’ils vont participer à un jeu de massacre dont la règle consiste à s’entretuer. Seul le dernier des survivants pourra regagner son foyer. Kitano leur présente deux nouveaux élèves très inquiétants. Des coups de feu retentissent pour convaincre les incrédules. Selon la loi de réforme de l’éducation pour le nouveau siècle, ce sacrifice permettra de former des adultes sains. Abandonnés chacun à son sort avec de la nourriture et une arme, les adolescents disposent d’un délai de trois jours pour s’entretuer.

Sabrina

Billy Wilder

US1H531955


Audrey Hepburn

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Sabrina, fille du chauffeur des Larrabee, est amoureuse du plus jeune des fils Larrabee, David, aimable bon à rien. Linus, l'aîné, mène les affaires avec sa mère, Maude. Après un séjour parisien, Sabrina revient métamorphosée, ravissante. David la remarque enfin. Mais il est à la veille de faire un mariage qui arrange les affaires familiales : pas question que Sabrina dérange les plans. Linus se charge alors d'évincer la jeune femme…

«La transformation la plus flagrante est celle de Sabrina incarnée par Audrey Hepburn, fraîche de son succès dans Vacances romaines, le film qui l’a révélée au grand public un an auparavant […]. Elle est à l’époque la nouvelle coqueluche de Hollywood, canon de beauté très différent des habituelles femmes fatales blondes et bien en chair. Elle inaugure dans ce film une série de rôles dans lesquels elle subit une transformation physique. Frêle et fragile, elle revient transformée en une superbe femme, parangon de l’élégance et du style.  -Eva Markovits, critikat.com, 18 octobre 2016

Fille de chauffeur, Sabrina est amoureuse du fils du patron de son père, David, un riche oisif coureur de jupons. Mais il n’est pas fils unique, son frère Linus semble être plus intéressé par les affaires…