A sa sortie de prison, Marie, une ancienne terroriste, rencontre par hasard Baptiste, une étrange jeune fille avec qui elle se lie d'amitié. Toutes deux arpentent Paris et se retrouvent plongées dans une ténébreuse affaire, a laquelle est mêlé Julien, l'ancien petit ami de Marie.
Le Pont du Nord apparaît aujourd’hui, sans doute, comme le dernier film resté invariablement fidèle à un certain esprit ou idéal de la Nouvelle Vague, à savoir celui d’un cinéma « descendu » dans la rue, rendu disponible aux hasards et à l’aventure qui, dit-on, guettent à chacun de ses coins. Mieux encore : la rue donne sa forme, à la fois réelle et secrète, à ce film intégralement tourné en extérieurs, avec une équipe et du matériel légers. Reste inscrit au fronton de sa légende d’avoir également rassemblé en un duo merveilleux Bulle et Pascale Ogier, mère et fille à la ville, comédiennes uniques et prodigieuses, la première dans son registre lunaire d’absence à elle-même, la seconde (comète du cinéma français du début 1980, morte à 25 ans en 1984) pour son invention d’un jeu « hors-sol » et quasi extraterrestre.
-Le Monde
