The Master

Freddie, un vétéran, revient en Californie après s’être battu dans le Pacifique. Alcoolique, il distille sa propre gnôle et contient difficilement la violence qu’il a en lui… Quand Freddie rencontre Lancaster Dodd « le Maître », charismatique meneur d’un mouvement nommé la Cause, il tombe rapidement sous sa coupe…

Avec There Will Be Blood, Paul Thomas Anderson s’est imposé comme un cinéaste de la démesure, en quête de son « grand film américain » : une œuvre somme qui parviendrait à exprimer la quintessence de l’imaginaire national. Les quarante premières minutes, à la mise en scène époustouflante, de The Master semblent animées par la même ambition : analyser la psyché des États-Unis à un moment charnière de leur histoire. -Télérama

Inherent Vice

L’ex-petite amie du détective privé Doc Sportello surgit un beau jour, en lui racontant qu’elle est tombée amoureuse d’un promoteur immobilier milliardaire : elle craint que l’épouse de ce dernier et son amant ne conspirent tous les deux pour faire interner le milliardaire… Mais ce n’est pas si simple… C’est la toute fin des psychédéliques années 60, et la paranoïa règne en maître. Doc sait bien que, tout comme « trip » ou « démentiel », « amour » est l’un de ces mots galvaudés à force d’être utilisés – sauf que celui-là n’attire que les ennuis.

What’s up, Doc ? » Jamais on n’aurait cru que la phrase culte de Bugs Bunny devienne un jour la réplique-leitmotiv d’un film de Paul Thomas Anderson. Des surprises de ce genre, Inherent Vice les enchaîne jusqu’à l’ultime carton du générique de fin. Le réalisateur de There will be blood a repris un roman touffu de Thomas Pynchon pour signer le chaînon manquant entre Le Grand Sommeil et The Big Lebowski : un brillant pastiche des polars de Chandler.
-Télérama

Licorice Pizza

1973, dans la région de Los Angeles. Alana Kane et Gary Valentine font connaissance le jour de la photo de classe au lycée du garçon. Alana n’est plus lycéenne, mais tente de trouver sa voie tout en travaillant comme assistante du photographe. Gary, lui, a déjà une expérience d’acteur, ce qu’il s’empresse de dire à la jeune fille pour l’impressionner. Amusée et intriguée par son assurance hors normes, elle accepte de l’accompagner à New York pour une émission de télévision. Mais rien ne se passe comme prévu…

Une comédie romantique insolite, savoureux portrait de la Californie post-hippie.
-Télérama

There Will Be Blood

Lorsque Daniel Plainview entend parler d’une petite ville de Californie où l’on dit qu’un océan de pétrole coulerait littéralement du sol, il décide d’aller tenter sa chance et part avec son fils H.W. à Little Boston. Dans cet endroit perdu où chacun lutte pour survivre et où l’unique distraction est l’église animée par le charismatique prêtre Eli Sunday, Plainview et son fils voient le sort leur sourire. Même si le pétrole comble leurs attentes et fait leur fortune, plus rien ne sera comme avant : les tensions s’intensifient, les conflits éclatent et les valeurs humaines comme l’amour, l’espoir, le sens de la communauté, les croyances, l’ambition et même les liens entre père et fils sont mis en péril par la corruption, la trahison… Et le pétrole.

Au début du XXᵉ siècle, l’ascension et la chute d’un magnat du pétrole. Grand film romanesque et satire féroce du pouvoir à l’américaine : le fric contre la foi.
-Télérama

Hard Eight

Un homme qui ne peut pas payer l’enterrement de sa mère rencontre un joueur expérimenté qui va lui apprendre à gagner beaucoup d’argent au casino. Dans cet univers, et accompagné de son mentor, il va rencontrer un ami puis tomber amoureux.

Paul Thomas Anderson réalisait en 1996 “Hard Eight” (“Double mise” en français), un premier film virtuose et cruel sur le monde trouble des casinos. On y retrouve déjà ses talents de metteur en scène et directeur d’acteur (ici Gwyneth Paltrow, Philip Baker Hall, John C. Reilly…).
-Télérama

Phantom Thread

Dans le Londres des années 50, juste après la guerre, le couturier de renom Reynolds Woodcock et sa sœur Cyril règnent sur le monde de la mode anglaise. Ils habillent aussi bien les familles royales que les stars de cinéma, les riches héritières ou le gratin de la haute société avec le style inimitable de la maison Woodcock. Les femmes vont et viennent dans la vie de ce célibataire aussi célèbre qu’endurci, lui servant à la fois de muses et de compagnes jusqu’au jour où la jeune et très déterminée Alma ne les supplante toutes pour y prendre une place centrale. Mais cet amour va bouleverser une routine jusque-là ordonnée et organisée au millimètre près.

Dans l’Angleterre corsetée des années 50, un génie de la mode, aussi maniaque qu’intransigeant, voit sa vie bouleversée lorsqu’il tombe sous le charme d’une jeune serveuse dont il fait sa muse. Un monument de raffinement et de perversion.
– La Cinémathèque Française