Le Chant du Missouri

Vincente Minnelli

US1H531946


Cycle #28 : Faire Famille(s)À partir de 9 ans


Les Smith, monsieur et madame, leurs quatre filles et leur fils, coulent une existence heureuse dans leur belle maison de Saint-Louis, dans le Missouri, en 1903. La plus petite, Tootie, multiplie les espiègleries. La plus grande, Rose, attend le coup de fil du garçon qu'elle n'ose pas encore présenter comme son fiancé. La plus jolie, Esther, coule de longs regards curieux par sa fenêtre vers le jeune voisin qui vient d'emménager. Tout en découpant une dinde, le père jette la consternation sur la tablée dominicale lorsqu'il annonce avoir accepté une promotion qui l'emmènera, avec toute la famille, à New York.

Splendeur visuelle, la première réalisation majeure de Vincente Minnelli est l'adaptation de courtes histoires autobiographiques de Sally Benson, scénariste de L'Ombre d'un doute d'Alfred Hitchcock, parues dans le New Yorker. Chronique familiale qui s'étend sur quatre saisons, Le Chant du Missouri restitue le regard idéalisé d'une petite fille sur le monde de son enfance. Celui d'une Amérique d'avant la Grande Dépression, d'avant les guerres, d'avant l'entrée violente dans le XXe siècle. La chatoyance des couleurs, le soin maniaque apporté aux décors et aux costumes, et le parti pris, pour une des premières fois au cinéma, d'inclure totalement les moments chantés au récit, confèrent au film l'essence d'un rêve. « There's no place like home », disait Judy Garland dans Le Magicien d'Oz en 1939. Répétée comme un mantra, cette phrase permettait dans le film de Victor Fleming de rentrer au pays natal. Cinq ans plus tard, alors que la guerre fait toujours rage au moment de la sortie du Chant du Missouri, l'heure n'est plus au voyage initiatique. On ne rentre plus, changé, au pays natal, c'est le monde qui change, et vient jusqu'au pays natal : « C'est ici, à l'endroit même où nous vivons, juste ici à Saint-Louis », dit Esther (Judy Garland) en découvrant l'exposition universelle. Comme la jeune Tootie obsédée par la mort, le film regarde avec fascination brûler les derniers feux d'un monde rattrapé par la modernité. Le Chant du Missouri, c'est celui, funèbre, d'une Amérique de Cocagne perdue, au sein de laquelle le public, qui fit un triomphe au film, avait, en 1944, besoin de se blottir à nouveau. There's no place like home was.
- Olivier Gonord pour La Cinémathèque française

À Saint-Louis en 1903, alors que la ville prépare l’Exposition universelle, la famille Smith vit un bonheur sans histoire. Mais un soir, le père de famille annonce qu’il a obtenu un travail plus avantageux à New York et qu’il faudra bientôt quitter le Missouri. La mère et les trois filles sont en émoi…

Kisapmata

Mike de Leon

PH1H382023


Cycle #28 : Faire Famille(s)Version restaurée


Dadong, policier à la retraite, apprend que sa fille unique, Mila, est enceinte et va se marier. Face à l’insistance du jeune couple, le père autoritaire accepte le mariage, à condition que son futur gendre paie une dot ridiculement chère. Commence alors une série de demandes de la part de Dadong, qui entend exercer sa domination de patriarche à tout prix…

Kisapmata s’inspire d’un reportage du journaliste Nick Joaquin, publié sous le titre The House on Zapote Street, contant l’obsession incestueuse d’un policier retraité pour sa fille, aboutissant à la tragédie la plus sanglante. Le réalisateur Mike De Leon garde cette approche journalistique, minée sporadiquement par les lectures en voix off du journal de Mila et par les inserts en noir et blanc de ses cauchemars. Kisapmata est une critiqua à peine voilée du régime dictatorial de Ferdinand Marcos, à travers le personnage du père qui règne d’une main de fer sur sa famille soumise et terrorisée. Remarquablement interprété par Vic Silayan, cette figure terrifiante incarne à elle seule toute la violence du patriarcat. Film d’une audace déconcertante, Kisapmata déroule le récit quasi clinique d’un cauchemar sans fin, d’un piège en train de se refermer inexorablement sur ses personnages.
-Carlotta Films

Version restaurée en 4K !

Dadong apprend que sa fille unique est enceinte et va se marier. Il accepte le mariage, à condition que son futur gendre paie une dot ridiculement chère. Commence alors une série de demandes de la part de ce père autoritaire qui entend exercer sa domination de patriarche à tout prix.

Les enfants loups, Ame et Yuki

Mamoru Hosoda

JP1H572012


Cycle #28 : Faire Famille(s)Jeunes publicsÀ partir de 7 ansAnimation

RÉSERVATION (Cliquez sur la date pour réserver)


Hana, une jeune étudiante de Tokyo, tombe amoureuse d'un mystérieux garçon, Ookami… Qui se révèle en réalité être un homme loup, le dernier de son espèce. Portée par son amour, Hana ne s'effraie pas pour autant. Quelques années plus tard, elle donne deux enfants à Ookami : Yuki, puis Ame. Mais à la naissance d'Ame, Ookami meurt dans des circonstances tragiques. Pleine de chagrin, mais surtout incapable de continuer à cacher ses enfants à Tokyo, Hana décide de s'installer à la montagne. Les enfants grandissent, jusqu'à, eux aussi, devoir faire un choix.

En suivant le destin – car c'est bien de destin qu'il s'agit – de Hana, la mère de Ame et Yuki – sur plusieurs années, Mamoru Hosoda livre une partition à la fois subtile et pleine de souffle. Si le mythe de l'homme loup a souvent été exploité au cinéma, ce film le traite avec un regard nouveau, que seul l'animation permet : les enfants loups, comme leur père, sont tour à tour séduisants et menaçants, en conflit avec leur nature même. Ils ne se transforment pas la nuit mais en permanence, en fonction de leurs émotions – peur, faim, colère, etc…, parfois jusqu'au bout, parfois non : ils ont alors une apparence hybride.
Une des réussites de l'animation est de parfaitement rendre cet aller-retour constant entre deux natures, qui suggère qu'elle n'est pas fracturée mais au contraire linéaire, fragile, oscillante. Par ailleurs, le film intègre le merveilleux dans un univers absolument réaliste, rendu dans ses moindres détails, des lumières de la ville jusqu'au frémissement des feuilles dans la forêt. La maîtrise technique du réalisateur est impressionnante, et le rendu de certaines séquences, notamment dans la nature, est impressionnante de précision et de justesse. Pour autant, cette maîtrise n'empêche jamais l'émotion de cette fresque intimiste. Le destin poignant des enfants et surtout de leur mère, que l'amour ne quitte jamais, est bouleversant. ----L'avis de Benshi

Hana et ses deux enfants, Ame et Yuki, vivent discrètement dans un coin tranquille de la ville. Leur vie est simple et joyeuse, mais ils cachent un secret : leur père est un homme‐loup. Quand celui‐ci disparaît brutalement, Hana décide de quitter la ville pour élever ses enfants à l’abri des regards. Ils emménagent dans un village proche d’une forêt luxuriante…

Dounia et la Princesse d’Alep

André Kadi, Marya Zarif

CA1H132023


Cycle #28 : Faire Famille(s)Jeunes publicsÀ partir de 6 ansAnimation

RÉSERVATION (Cliquez sur la date pour réserver)


Âgée de six ans, Dounia a passé toute son enfance à Alep, ville syrienne où elle est née. Un jour, la fillette s'inquiète quand elle apprend des rumeurs sur un prétendu conflit. Très vite, ses craintes se révèlent fondées. En effet, peu après, elle prend précipitamment la route avec sa famille après la chute d'une bombe sur leur maison...

Dans Dounia et la princesse d’Alep, nous découvrons les expériences de guerre et d’exil à travers les yeux d’une enfant de six ans. Malgré le contexte, ses peurs sont celles de nombreux enfants, la peur de perdre sa maison, de déménager, d’être victime d’injustice et bien sûr, la peur de la mort. Ce premier long métrage écrit et réalisé par Marya Zarif, avec André Kadi, est une manière pour la réalisatrice, elle-même syrienne et originaire d'Alep, de se réapproprier une partie de son enfance et de raconter la guerre à hauteur d’enfant. Réalisé entièrement sur ordinateur, le film mêle des traits et contrastes francs pour les personnages à un travail impressionniste sur le décor. La musique, inspirée des musiques traditionnelles syriennes, accompagne le récit avec grâce et Dounia, chevelure généreuse et langue bien pendue, nous entraîne dans une aventure où l’amour et l’espoir l’emportent sur toute forme de noirceur.
-L'avis de Benshi

Dounia a 6 ans, elle quitte Alep avec quelques graines de nigelle au creux de la main et avec l’aide de la princesse d’Alep, Dounia fait le voyage vers un nouveau monde.

Pompoko

Isao Takahata

JP1H592006


Cycle #28 : Faire Famille(s)Jeunes publicsÀ partir de 7 ansAnimation

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Jusqu'au milieu du XXe siècle, les Tanuki, gentils petits rongeurs, partageaient leur habitat avec les paysans. La croissance économique, l'urbanisation massive et la déforestation ont fini par bouleverser leur vie douce et paisible. À présent, il leur faut élaborer un plan pour freiner l'expansionnisme des êtres humains : ils décident de réveiller leur pouvoir de transformation afin d'effrayer les humains par des peurs et des superstitions.

Pompoko est sans aucun doute un chef-d’œuvre dans lequel Isao Takahata manifeste pleinement diverses expérimentations ambitieuses en matière d’art de l’animation tout en gardant une grande profondeur humoristique, thématique et rhétorique, ce qui captivera autant les jeunes spectateurs que les adultes.
-Benshi

Dans les années 1960, le Japon connaît une forte croissance et les logements font défaut. De vastes programmes de construction sont lancés, destinés à transformer les campagnes en villes nouvelles, en particulier la haute vallée de la Tama, à l’ouest de Tokyo. Dans les bois à la périphérie de Tokyo vivent les tanuki. Ce sont à la fois des animaux réels et des animaux mythiques assimilés aux kitsune. La destruction quotidienne de leur espace vital inquiète les tanuki. Ils décident de s’unir et d’enrayer la progression nuisible des travaux en se transformant en divers objets pour garder leur campagne dans laquelle ils vivent…

Le Parrain

Francis Ford Coppola

US2H551972


Cycle #28 : Faire Famille(s)Marathon Le ParrainSéance unique

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En 1945, à New York, les Corleone sont une des cinq familles de la mafia. Don Vito Corleone, « parrain » de cette famille, marie sa fille à un bookmaker. Sollozzo, « parrain » de la famille Tattaglia, propose à Don Vito une association dans le trafic de drogue, mais celui-ci refuse. Sonny, un de ses fils, y est quant à lui favorable. Afin de traiter avec Sonny, Sollozzo tente de faire tuer Don Vito, mais celui-ci en réchappe.

La fresque monumentale de Coppola : à travers l'histoire d'une famille, l'illustration de l'évolution de la mafia américaine et de ses luttes de pouvoir. Découpage millimétré, mise en scène fiévreuse et interprétation grandiose (dont un duo Brando/Pacino sidérant) composent un bal funèbre où se heurtent honneur et trahison. L'un des plus grands films du monde.
- La Cinémathèque Française

La Seconde Guerre mondiale vient de s’achever. À New York, le « parrain » Don Corleone, l’un des chefs respectés de la mafia, se sent vieillir. Il refuse de s’adapter à son temps et de se lancer, comme ses pairs, dans le trafic de drogue. Une frilosité qui entrave la bonne marche des affaires des autres « familles » et qui lui vaut d’être la cible d’un attentat. Don Corleone survit à ses blessures, mais reste très diminué. Mike, son plus jeune fils, qui jusque-là se tenait à l’écart des affaires de son père, devient le plus dévoué de ses héritiers. Plus efficace que ses frères, Sonny et Fredo, il venge son père et organise l’élimination de ses adversaires…

Le Parrain, 2e partie

Francis Ford Coppola

US3H221975


Cycle #28 : Faire Famille(s)Marathon Le Parrain

RÉSERVATION (Cliquez sur la date pour réserver)


Depuis la mort de Don Vito Corleone, son fils Michael règne sur la famille. Amené à négocier avec la mafia juive, il perd alors le soutien d'un de ses lieutenants, Frankie Pentageli. Échappant de justesse à un attentat, Michael tente de retrouver le coupable, soupçonnant Hyman Roth, le chef de la mafia juive.

La suite du Parrain est notoirement l'élément déclencheur d'un débat perpétuel pour élire le meilleur des films de la trilogie (le troisième coltinant malheureusement une réputation assez déplorable et pas forcément méritée). Et il faut dire que ce second épisode se défend bien par rapport à son aîné : Entre une première partie tout en retour dans le passé où les origines du clan Corleone reposent sur les jeunes épaules de Robert de Niro et la continuation de la fresque du premier film portée par Al Pacino dans ce qui est probablement son meilleur rôle, tous les ingrédients d'un chef-d'œuvre sont là.

Depuis la mort de Don Vito Corleone, son fils Michael règne sur la famille. Amené à négocier avec la mafia juive, il perd alors le soutien d’un de ses lieutenants, Frankie Pentageli. Échappant de justesse à un attentat, Michael tente de retrouver le coupable, soupçonnant Hyman Roth, le chef de la mafia juive. Vito Corleone, immigrant italien, arrive à New York au début du siècle ; très vite, il devient un des caïds du quartier, utilisant la violence comme moyen de régler toutes les affaires. Seul au départ, il bâtit peu à peu un véritable empire, origine de la fortune de la famille des Corleone.

Boyhood

Richard Linklater

US2H452014


Cycle #28 : Faire Famille(s)


Chaque année, durant 12 ans, le réalisateur Richard Linklater a réuni les mêmes comédiens pour un film unique sur la famille et le temps qui passe. On y suit le jeune Mason de l’âge de six ans jusqu’ à sa majorité, vivant avec sa sœur et sa mère, séparée de son père. Les déménagements, les amis, les rentrées des classes, les premiers émois, les petits riens et les grandes décisions qui rythment sa jeunesse et le préparent à devenir adulte…

Montrer le passage des années sur les visages : un défi contre lequel butent une majorité de biopics et de fresques romanesques, malgré les progrès du maquillage numérique. Richard Linklater, lui, met en œuvre une solution simple mais chronophage : filmer les mêmes acteurs pendant douze ans. Boyhood est le résultat de cette expérience, la saga d’une famille d’Américains, au Texas, depuis le début des années 2000.
-Télérama

Précédé du court-métrage Au fil du temps des collections de MIRA de René Arnold
Des images touchantes des passe-temps de l'enfance dans les années 60.

Chaque année, durant 12 ans, le réalisateur Richard Linklater a réuni les mêmes comédiens pour un film unique sur la famille et le temps qui passe. On y suit le jeune Mason de l’âge de six ans jusqu’ à sa majorité, vivant avec sa sœur et sa mère, séparée de son père. Les déménagements, les amis, les rentrées des classes, les premiers émois, les petits riens et les grandes décisions qui rythment sa jeunesse et le préparent à devenir adulte…

Sonate d’automne

Ingmar Bergman

SE1H391978


Cycle #28 : Faire Famille(s)Version restaurée


Charlotte, ancienne pianiste de renommée internationale, est invitée à passer quelques jours chez sa fille Eva, qu’elle n’a pas vue depuis sept ans. Cette dernière est mariée à un pasteur de campagne et passe ses journées à s’occuper de sa sœur, handicapée mentale, que leur mère avait placée dans une institution. Les retrouvailles entre Charlotte et Eva vont vite tourner au règlement de comptes…

En 1976, Ingmar Bergman se trouve – à tort – accusé de fraude fiscale et se voit menacé de deux ans de prison. Malgré une première disculpation, et face à l’acharnement de l’administration suédoise, il décide de s’exiler à Munich où il tourne L’Œuf du serpent en 1977. Sonate d’automne est son dernier film réalisé hors de Suède – le tournage s’effectue l’année suivante à Oslo – puisque le cinéaste est officiellement disculpé en 1979. C’est la première fois qu’il fait jouer sa compatriote, l’immense actrice Ingrid Bergman, alors âgée de 63 ans, laquelle lui avait fait part de son souhait de travailler à ses côtés dans sa langue maternelle. Malgré un tournage assez difficile – les relations entre les deux Bergman sont plutôt tendues –, Sonate d’automne est une formidable confrontation en huis-clos entre une mère et sa fille, une déconstruction bouleversante de la traditionnelle dévotion maternelle. La froideur des sentiments est en constante opposition avec la chaleur des couleurs automnales du film, et son éclairage à la Vermeer. Ingrid Bergman et Liv Ullmann livrent toutes deux une incroyable performance d’actrice, la première pouvant d’ailleurs être comparée au héros des Fraises sauvages, Isaac Borg, dans leur rapport aux autres. Sonate d’automne, récompensé par le Golden Globe du Meilleur film étranger en 1979, sera le chant du cygne d’Ingrid Bergman, qui s’éteindra 4 ans plus tard d’un cancer.
-Carlotta Films

En version restaurée !

Eva, épouse d’un pasteur, écrit à sa mère Charlotte, une pianiste de talent qu’elle n’a pas revue depuis sept ans. Charlotte, qui porte le deuil de son compagnon, accepte de se rendre chez sa fille. Les retrouvailles sont chaleureuses et émouvantes jusqu’à ce qu’Eva apprenne à sa mère que son autre fille, Hélène, infirme incurable, vit recluse au presbytère. Charlotte semble contrariée ; en fait, elle est responsable du malheur d’Hélène. Petit à petit, la tension monte. Pendant toute une nuit, les deux femmes vont s’affronter…

La Chambre du fils

Nanni Moretti

FR1H392001


Cycle #28 : Faire Famille(s)


Dans une petite ville du nord de l’Italie, Giovanni mène une vie paisible, entouré de sa femme, Paola, et de ses deux enfants déjà adolescents : Irene, l’aînée, et Andréa le cadet. Giovanni est psychanalyste. Dans son cabinet qui jouxte son appartement, ses patients lui confient leurs névroses, tandis que sa vie privée est réglée par un tissu d’habitudes : lire, écouter de la musique et s’épuiser dans de longue courses à travers la ville. Un dimanche matin, Giovanni est appelé en urgence par un patient. Il ne peut aller courir avec son fils, comme il le lui avait proposé. Andréa part plonger avec ses amis. Ils ne reviendra pas ..

Le séisme provoqué par la mort brutale d’un enfant. Moretti filme le deuil avec une pudeur et une justesse magnifiques. Bouleversant mais sans pathos.
-Télérama

Précédé du court-métrage Borekas
de Saleh Saadi | PAL | 2020 | 15 min
Un père emmène son fils à l'aéroport. La voiture tombe en panne en cours de route.

Dans une petite ville du Nord de l’Italie, Giovanni mène une vie paisible, entouré de sa femme, Paola, et de ses deux enfants déjà adolescents : Irene, l’aînée, et Andrea, le cadet. Giovanni est psychanalyste. Dans son cabinet qui jouxte son appartement, ses patients lui confient leurs névroses, tandis que sa vie privée est réglée par un tissu d’habitudes : lire, écouter de la musique et s’épuiser dans de longues courses à travers la ville. Un dimanche matin, Giovanni est appelé en urgence par un patient. Il ne peut aller courir avec son fils, comme il le lui avait proposé. Andrea part plonger avec ses amis. Il ne reviendra pas…
Palme d’Or à Cannes en 2001

Tokyo Sonata

Kiyoshi Kurosawa

JP2H002009


Cycle #28 : Faire Famille(s)


Tokyo Sonata dresse le portrait d’une famille japonaise ordinaire. Le père, licencié sans préavis, le cache à sa famille. Le fils ainé est de plus en plus absent. Le plus jeune prend des leçons de piano en secret. Et la mère, impuissante, ne peut que constater qu’une faille invisible est en train de détruire sa famille.

Le grand maître Kiyoshi Kurosawa nous livre avec Tokyo Sonata ce qui reste sans doute un de ses plus beaux films, renouvelant au passage certains aspects de son œuvre. Il y traite chaque personnage avec attention et délicatesse, explorant d’autant plus profondément la solitude des êtres, et l’épreuve de leurs sentiments respectifs.
-Maxime Martinot pour le fesitval des 3 Continents

Tokyo Sonata dresse le portrait d’une famille japonaise ordinaire. Le père, licencié sans préavis, le cache à sa famille. Le fils ainé est de plus en plus absent. Le plus jeune prend des leçons de piano en secret. Et la mère, impuissante, ne peut que constater qu’une faille invisible est en train de détruire sa famille.

Rocco et ses frères

Luchino Visconti

FR3H121961


Cycle #28 : Faire Famille(s)Version restaurée


Quittant leur province pauvre de Lucanie en Italie du Sud, la famille Parondi – Rosaria, la mère veuve, et ses cinq fils, Vincenzo, Simone, Rocco, Ciro et Luca – vient s’établir à Milan. Vincenzo se marie. Simone s’entraîne pour devenir boxeur. Rocco est employé dans une teinturerie. Ciro suit des cours du soir tout en travaillant pour devenir ouvrier spécialisé. L’harmonie de la famille va être perturbée par l’entrée en scène de Nadia, une jeune prostituée dont Simone et Rocco tombent tour à tour amoureux…

Visconti a conçu cette chronique comme une enquête réaliste et grouillante de vie, sur laquelle se greffe un drame lyrique qui frôle parfois le mélodrame et parfois aussi, réussit à atteindre le ton de la tragédie. À travers les méandres de ce film-fleuve, il expose toute une conception de la condition humaine, dure, cruelle, absurde, mais belle aussi et exaltante. Visconti est lucide et pessimiste mais non désespéré. Dans l’univers qu’il nous présente, la souffrance et la joie, l’amour et la haine coexistent et s’entremêlent. 

-Marcel Huret, Télérama, 26  mars 1961

Version restaurée en 4K !

Fuyant la misère, Rosaria et ses quatre fils quittent l’Italie du Sud pour Milan où vit déjà l’aîné Vincenzo. Chacun tente de s’en sortir à sa façon. Mais l’harmonie familiale est rapidement brisée : Rocco et Simone sont tous les deux amoureux d’une jeune prostituée, Nadia.

Nénette et Boni

Claire Denis

FR1H432022


Cycle #28 : Faire Famille(s)Claire Denis35mm


Boniface est pizzaiolo sur le port de Marseille. Il a rompu avec son père, Félix, depuis la mort de sa mère. Félix, marchand de luminaires, s'est occupé de sa fille, Nénette, qui a quinze ans. Un jour, celle-ci enjambe le mur du collège et débarque chez son frère qui ne veut pas la reconnaître. Elle bouscule ses mauvaises habitudes.

Il y a dans Nénette et Boni une tension qui est le vrai moteur de la fiction. Tension de l'indicible dont le moteur est une question : qui a mis enceinte Nénette ? Tension qui révèle la complexité des rapports de Boni qui a fait sienne cette déclaration de Gide "famille je vous hais", et qui est prêt à tout pour en fabriquer une avec sa soeur quand il apprend qu'elle est enceinte. Tension la détermination de Nénette, à taire son histoire. Tension le triangle composé du père, de la fille et du fils. Triangle qui ne pourra survivre que par la mort du père et sa substitution par l'enfant (le sien ?). Cette tension traverse tout le film, du cadre, aux corps des acteurs. La beauté du film tient à la capacité de Claire Denis, d'inscrire cette histoire chez des personnages en attente. Attente d'un corps sexuel et du plaisir pour Boni (la belle boulangère), attente de la libération de l'indicible pour Nénette (l'avortement), attente de retour impossible pour le père (l'effacement de la rupture avec ses enfants). Boni n'est ni pauvre ni riche et vit la liberté de la démerde. Celle chaleureuse du temps où les copains font office de famille. Il y a chez Claire Denis une jubilation d'inscrire dans le réel (la succulente scène avec l'assistante social). Marseille jamais filmée comme un décor, mais dont la présence dans le cadre raconte beaucoup de la nonchalance de Boni et de ses amis, et sur la beauté des boulangères. La présence de Marseille rajoute de la force et de la véracité à cette histoire, filmée par un regard tendu et généreux.
-Jean-Henri Roger, Cinéaste

Boniface est pizzaiolo sur le port de Marseille. Il a rompu avec son père, Félix, depuis la mort de sa mère. Félix, marchand de luminaires, s’est occupé de sa fille, Nénette, qui a quinze ans. Un jour, celle-ci enjambe le mur du collège et débarque chez son frère qui ne veut pas la reconnaître. Elle bouscule ses mauvaises habitudes.

Tokyo Sonata

Tokyo Sonata dresse le portrait d’une famille japonaise ordinaire. Le père, licencié sans préavis, le cache à sa famille. Le fils ainé est de plus en plus absent. Le plus jeune prend des leçons de piano en secret. Et la mère, impuissante, ne peut que constater qu’une faille invisible est en train de détruire sa famille.

Le grand maître Kiyoshi Kurosawa nous livre avec Tokyo Sonata ce qui reste sans doute un de ses plus beaux films, renouvelant au passage certains aspects de son œuvre. Il y traite chaque personnage avec attention et délicatesse, explorant d’autant plus profondément la solitude des êtres, et l’épreuve de leurs sentiments respectifs.
-Maxime Martinot pour le fesitval des 3 Continents

Nénette et Boni

Boniface est pizzaiolo sur le port de Marseille. Il a rompu avec son père, Félix, depuis la mort de sa mère. Félix, marchand de luminaires, s’est occupé de sa fille, Nénette, qui a quinze ans. Un jour, celle-ci enjambe le mur du collège et débarque chez son frère qui ne veut pas la reconnaître. Elle bouscule ses mauvaises habitudes.

Il y a dans Nénette et Boni une tension qui est le vrai moteur de la fiction. Tension de l’indicible dont le moteur est une question : qui a mis enceinte Nénette ? Tension qui révèle la complexité des rapports de Boni qui a fait sienne cette déclaration de Gide « famille je vous hais », et qui est prêt à tout pour en fabriquer une avec sa soeur quand il apprend qu’elle est enceinte. Tension la détermination de Nénette, à taire son histoire. Tension le triangle composé du père, de la fille et du fils. Triangle qui ne pourra survivre que par la mort du père et sa substitution par l’enfant (le sien ?). Cette tension traverse tout le film, du cadre, aux corps des acteurs. La beauté du film tient à la capacité de Claire Denis, d’inscrire cette histoire chez des personnages en attente. Attente d’un corps sexuel et du plaisir pour Boni (la belle boulangère), attente de la libération de l’indicible pour Nénette (l’avortement), attente de retour impossible pour le père (l’effacement de la rupture avec ses enfants). Boni n’est ni pauvre ni riche et vit la liberté de la démerde. Celle chaleureuse du temps où les copains font office de famille. Il y a chez Claire Denis une jubilation d’inscrire dans le réel (la succulente scène avec l’assistante social). Marseille jamais filmée comme un décor, mais dont la présence dans le cadre raconte beaucoup de la nonchalance de Boni et de ses amis, et sur la beauté des boulangères. La présence de Marseille rajoute de la force et de la véracité à cette histoire, filmée par un regard tendu et généreux.
-Jean-Henri Roger, Cinéaste

Pompoko

Jusqu’au milieu du XXe siècle, les Tanuki, gentils petits rongeurs, partageaient leur habitat avec les paysans. La croissance économique, l’urbanisation massive et la déforestation ont fini par bouleverser leur vie douce et paisible. À présent, il leur faut élaborer un plan pour freiner l’expansionnisme des êtres humains : ils décident de réveiller leur pouvoir de transformation afin d’effrayer les humains par des peurs et des superstitions.

Pompoko est sans aucun doute un chef-d’œuvre dans lequel Isao Takahata manifeste pleinement diverses expérimentations ambitieuses en matière d’art de l’animation tout en gardant une grande profondeur humoristique, thématique et rhétorique, ce qui captivera autant les jeunes spectateurs que les adultes.
-Benshi