L’Ame des Guerriers

Lee Tamahori

NZ1H381995


Cycle #28 : Faire Famille(s)Version restaurée


La famille de Jake et Beth Heke vit dans une banlieue pauvre de Auckland, en Nouvelle-Zélande. La perte de son travail a rendu Jake alcoolique et brutal. Il fait peur à ses 5 enfants et sa femme, en fière descendante Maori, s’oppose à ses crises. Mais l’unité de la famille va bientôt voler en éclats dans une escalade de violence dont personne ne sortira indemne.

25 ans après la sortie de L'Âme des guerriers, film-choc alors présenté comme le "premier film entièrement réalisé et joué par des Maoris", Lee Tamahori indique : "Je crois que ce film a changé des choses. Bien sûr, cela paraît toujours exagéré - les films ne changent pas vraiment la vie des gens - mais disons qu’il a eu un réel impact sur une génération de Maoris. Mais une autre génération a suivi, répétant les erreurs de ses parents. Le fossé se creuse : des riches de plus en plus riches, des pauvres de plus en plus pauvres. La drogue a remplacé l’alcool (…). Et puis le racisme anti-Maoris n’a pas cessé (…). Mais que vous soyez Latino ou Irlandais, les problèmes de violence domestique sont les mêmes partout. Et le film a donné aux spectateurs la possibilité de découvrir la communauté maorie et de s’identifier aux personnages au-delà des questions d’origine et de nationalité.
-Le Cinématographe

En version restaurée !

Beth et Jake Heke vivent avec leurs cinq enfants dans la banlieue māori pauvre d’Auckland, en Nouvelle-Zélande. Jake vient de perdre son travail. Alcoolique et brutal, il frappe souvent Beth, femme énergique et fière mais toujours amoureuse. Un soir, particulièrement ivre, il bat son épouse si violemment que Beth, le visage terriblement contusionné, ne peut accompagner son fils Boogie, un jeune délinquant, au tribunal. Le jeune garçon se retrouve placé dans un foyer. L’unité familiale vole en éclat. Nig, l’aîné, s’agrège à un gang de jeunes révulsés par la décadence de leurs ainés et qui tentent de retrouver l’âme de guerriers de leurs ancêtres à travers la violence, éprouvant le courage des postulants.

Braguino

Clément Cogitore

FR50 min2017


Cycle #28 : Faire Famille(s)Documentaire


Au milieu de la taïga sibérienne, à 700 km du moindre village, se sont installées deux familles, les Braguine et les Kiline. Aucune route ne mène là-bas. Seul un long voyage sur le fleuve Ienissei en bateau, puis en hélicoptère, permet de rejoindre Braguino. Elles y vivent en autarcie, selon leurs propres règles et principes. Au milieu du village : une barrière. Les deux familles refusent de se parler. Sur une île du fleuve, une autre communauté se construit : celle des enfants. Libre, imprévisible, farouche. Entre la crainte de l’autre, des bêtes sauvages, et la joie offerte par l’immensité de la forêt, se joue ici un conte cruel dans lequel la tension et la peur dessinent la géographie d’un conflit ancestral.

Clément Cogitore s'est enfoncé loin en Sibérie pour trouver ses personnages — la famille Braguine, qui vit depuis des décennies au fin fond de la taïga, en autarcie complète. Avec eux et le paysage, il met en scène les éléments dramaturgiques de son film : un camp choisi, celui de ceux qui vivent une vie présentée comme sobre et respectueuse de son milieu. Une frontière, la rivière, qui les sépare d'ennemis jurés, complices des "corrompus" qui viennent braconner la forêt en hélicoptères chargés de fusils. Et au milieu, une sorte d'innocence où les enfants des deux camps osent se côtoyer, faute de fraterniser. C'est un film de tranchées, d'aventure, c'est un western, et c'est la découverte d'un endroit spectaculaire et fou, où il est parfois nécessaire de dépecer un ours.
-Jérémie Jorrand Responsable de l'éditorial et de la programmation de Tënk

Au milieu de la taïga sibérienne, à 700 km du moindre village, se sont installées 2 familles, les Braguine et les Kiline. Aucune route ne mène là-bas. Seul un long voyage sur le fleuve Ienissei en bateau, puis en hélicoptère, permet de rejoindre Braguino. Elles y vivent en autarcie, selon leurs propres règles et principes. Au milieu du village : une barrière. Les deux familles refusent de se parler. Sur une île du fleuve, une autre communauté se construit : celle des enfants. Libre, imprévisible, farouche. Entre la crainte de l’autre, des bêtes sauvages, et la joie offerte par l’immensité de la forêt, se joue ici un conte cruel dans lequel la tension et la peur dessinent la géographie d’un conflit ancestral.

Shâd Bâsh

Hélène Rastegar

FR1H192024


Cycle #28 : Faire Famille(s)DocumentaireProduction strasbourgeoise


Bâbâdjoun, mon cher papa, ça ressemble à quoi l’Iran maintenant ? Et si j’y allais ? La grande Histoire a redistribué les cartes de notre histoire personnelle ; créé des nœuds et des carences. Aller en Iran est un élan vers toi qui a tant manqué à ma vie. Mais suis-je capable d’aller dans ce pays que tu as fui ?

Dans la mémoire de mon cœur, les vers d’un poème persan que tu m’as appris : “Rien ne reste, tout passe, tout change, alors vis dans la joie”. Bâbâdjoun, saurons-nous rattraper le temps perdu avant de disparaître ?

Quelques mots sur la réalisatrice : Berlinale Talents 2026 et membres de l'IDFAcademy 2024, Hélène Rastegar est scénariste et réalisatrice de cinéma de fiction, documentaire et expérimental. Après avoir co-dirigé le festival « Chacun son Court », elle s'est formée à la résidence d'écriture d'Ardèche Images à Lussas ainsi qu'au tournage et au développement de films en pellicule. Ses films sont influencés par une double culture iranienne en perpétuelle construction, animés par des personnages féminins dont les corps portent les marques d'une lutte intérieure pour survivre et trouver leur place. Ancienne lauréate de l'Institut de l'engagement, engagée et passionnée, elle est coprésidente de la Safire, au sein de laquelle elle supervise l'atelier documentaire. Son engagement citoyen est récompensé du Prix Copernic pour le dialogue, la fraternité et la paix. Consultante pour des projets de documentaires, elle intervient également dans des classes de cinéma au lycée et à l'université, et participe en tant que lectrice à des commission de fond de soutien.

Bâbâdjoun, mon cher papa, à quoi ressemble l’Iran maintenant ? Et si j’y allais ? La grande Histoire a redistribué les cartes de notre histoire personnelle, créant des nœuds et des lacunes. Aller en Iran serait un retour vers toi, tant absent de ma vie. Mais suis-je capable de me rendre dans ce pays que tu as quitté ? Dans la mémoire de mon cœur, résonnent les vers d’un poème persan que tu m’as enseigné : “Rien ne reste, tout passe, tout change, alors vis dans la joie”. Bâbâdjoun, saurons-nous rattraper le temps perdu avant de disparaître ?

Le Ruban blanc

Michael Haneke

FR2H242009


Cycle #28 : Faire Famille(s)


Un village de l’Allemagne du Nord protestante. 1913/1914. À la veille de la première guerre mondiale. L’histoire des enfants et adolescents d’une chorale dirigée par l’instituteur du village, leurs familles : le baron, le régisseur, le pasteur, le médecin, la sage-femme, les paysans. D’étranges accidents surviennent et prennent peu à peu le caractère d’un rituel punitif. Qui se cache derrière tout cela ?

« C’est un film sur les origines du Mal, mais pas dans un sens mécanique, immédiat. Je voulais montrer comment l’être humain se prépare à suivre une idéologie. Quelles sont les conditions sociales, psychologiques, matérielles… d’un tel processus ? À mon sens, ça vient toujours d’une situation de malaise, d’oppression, d’humiliation. Et c’est universel, ce n’est pas réductible au cas de l’Allemagne et du nazisme. Quand il existe de telles situations étouffantes, l’être humain saisit la première possibilité de s’en sortir. En général, c’est toujours une idée qui devient une idéologie. Une idée, c’est souvent très beau à l’origine. Et dès que ça se transforme en idéologie, ça devient meurtrier. »
-Michael Haneke

Un village protestant de l’Allemagne du Nord à la veille de la Première Guerre mondiale (1913/1914). L’histoire d’enfants et d’adolescents d’une chorale dirigée par l’instituteur du village et celle de leurs familles : le baron, le régisseur du domaine, le pasteur, le médecin, la sage-femme, les paysans… D’étranges accidents surviennent et prennent peu à peu le caractère d’un rituel punitif. Qui se cache derrière tout cela ?

Petite maman

Céline Sciamma

FR1H132021


Cycle #28 : Faire Famille(s)À partir de 9 ans


Nelly a huit ans et vient de perdre sa grand-mère. Elle part avec ses parents vider la maison d’enfance de sa mère, Marion. Nelly est heureuse d’explorer cette maison et les bois qui l’entourent où sa mère construisait une cabane. Un matin la tristesse pousse sa mère à partir. C’est là que Nelly rencontre une petite fille dans les bois…

Petite maman est un film qui fait la part belle à l’interprétation, que ce soit celle de Nelly ou celle du spectateur. Comme l’explique la réalisatrice, il s’agit d’ « un voyage intime où l’enjeu n’est ni le futur, ni le passé, mais le temps partagé. Un voyage sans machine ou véhicule. C’est le film qui serait la machine et plus précisément le montage. C’est la coupe qui télé-transporte les personnages et les réunit. » Les enfants, à l’imaginaire souvent sans limites, adhèreront à ce voyage dans le temps hors du commun, qui provoquera peut-être des questionnements sur leurs propres parents qui, comme eux, ont un jour été petits.
-Benshi

Nelly a huit ans et vient de perdre sa grand-mère. Elle part avec ses parents vider la maison d’enfance de sa mère, Marion. Nelly est heureuse d’explorer cette maison et les bois qui l’entourent où sa mère construisait une cabane. Un matin la tristesse pousse sa mère à partir. C’est là que Nelly rencontre une petite fille dans les bois. Elle construit une cabane, elle a son âge et elle s’appelle Marion. C’est sa petite maman.

Bird

Andrea Arnold

FR1H582026


Cycle #28 : Faire Famille(s)Focus : Andrea Arnold


À 12 ans, Bailey vit avec son frère Hunter et son père Bug, qui les élève seul dans un squat au nord du Kent. Bug n’a pas beaucoup de temps à leur consacrer et Bailey, qui approche de la puberté, cherche de l’attention et de l’aventure ailleurs.

Comment prendre son envol alors que tout vous en empêche ? Entre fable sociale et conte fantastique, une ode à la jeunesse et à la nature. Explosif et euphorisant.
-Télérama

À 12 ans, Bailey vit avec son frère Hunter et son père Bug, qui les élève seul dans un squat au nord du Kent. Bug n’a pas beaucoup de temps à leur consacrer et Bailey, qui approche de la puberté, cherche de l’attention et de l’aventure ailleurs.

The Florida Project

Sean Baker

US1H552017


Cycle #28 : Faire Famille(s)


Moonee a 6 ans et un sacré caractère. Lâchée en toute liberté dans un motel de la banlieue de Disney world, elle y fait les 400 coups avec sa petite bande de gamins insolents. Ses incartades ne semblent pas trop inquiéter Halley, sa très jeune mère. En situation précaire comme tous les habitants du motel, celle-ci est en effet trop concentrée sur des plans plus ou moins honnêtes pour assurer leur quotidien…

"S’il a bien été présenté à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes, The Florida Project est assez caractéristique du Sundance festival duquel a émergé Sean Baker. Le film coche toutes les cases : mise en lumière d’une communauté américaine marginale, omniprésence d’une naïveté constamment contre-balancée par la dureté sociale du tableau dressé. The Florida Project est un film à charge sur les ruines désolantes d’une crise des subprimes qui a poussé bon nombres de foyers vers la sortie (ici, vers des motels où s’entassent les plus fragiles). Ruines que les enfants de Baker n’attendront pas, d’ailleurs, à enflammer, histoire de foutre le feu aux conneries des parents."
-Il était une fois le cinéma

Moonee a 6 ans et un sacré caractère. Lâchée en toute liberté dans un motel de la banlieue de Disney world, elle y fait les 400 coups avec sa petite bande de gamins insolents. Ses incartades ne semblent pas trop inquiéter Halley, sa très jeune mère. En situation précaire comme tous les habitants du motel, celle-ci est en effet trop concentrée sur des plans plus ou moins honnêtes pour assurer leur quotidien…

Massacre à la tronçonneuse

Tobe Hooper

US1H232014


Cycle #28 : Faire Famille(s)Version restaurée


Un groupe de cinq amis se rend dans la campagne texane. En chemin, ils tombent sur ce qui semble être une maison abandonnée, et deviennent la proie d'une famille meurtrière.

« Mon film montre la face sombre des États-Unis », expliquait Tobe Hooper. Le premier opus de la franchise qui met en scène les atrocités de Leatherface distille un malaise diffus. Dans un tourbillon de violence, un groupe d'amis devient la proie d'une famille de cannibales. La censure se déchaîne, et Marilyn Burns entre dans la légende, première Scream Queen d'une longue lignée.

En version restaurée !

Au fin fond du Texas, des habitants font une découverte macabre : leur cimetière vient d’être profané et les cadavres exposés sous forme de trophées. Pendant ce temps, cinq amis traversent la région à bord d’un minibus. Ils croisent en chemin la route d’un auto-stoppeur et décident de le prendre à bord. Mais lorsque les jeunes gens s’aperçoivent que l’individu a un comportement inquiétant et menaçant, ils finissent par s’en débarrasser. Bientôt à court d’essence, le groupe décide d’aller visiter une vieille maison abandonnée, appartenant aux grands-parents de deux d’entre eux. Chacun leur tour, les cinq amis vont être attirés par la maison voisine. La rencontre avec ses étranges habitants va leur être fatale…

Toni Erdmann

Maren Ade

DE2H422016


Cycle #28 : Faire Famille(s)


Quand Ines, femme d’affaire d’une grande société allemande basée à Bucarest, voit son père débarquer sans prévenir, elle ne cache pas son exaspération. Sa vie parfaitement organisée ne souffre pas le moindre désordre mais lorsque son père lui pose la question « es-tu heureuse? », son incapacité à répondre est le début d'un bouleversement profond. Ce père encombrant et dont elle a honte fait tout pour l'aider à retrouver un sens à sa vie en s’inventant un personnage : le facétieux Toni Erdmann…

Une femme d’affaires psychorigide, installée à Bucarest, voit son guignol de père bouleverser sa vie. Une comédie hautement déconcertante, où le grotesque soutien l’émotion.
-Télérama

Lorsque Winfried, 65 ans, rend une visite surprise à sa fille Ines, 37 ans, en Roumanie, il pense que cette dernière a perdu le sens de l’humour et décide de l’aider à le retrouver, en multipliant les farces.

Tout sur ma mère

Pedro Almodóvar

FR1H411999


Cycle #28 : Faire Famille(s)


Esteban vit seul avec sa mère Manuela à Madrid. La seule chose qu'il sache de son père, c'est qu'il a joué le rôle de Kowalsky face à sa mère dans le rôle de Stella dans "Un Tramway Nommé Désir". A la mort accidentelle de son fils, Manuela part pour Barcelone, à la recherche de ce "père" qui s'appelait aussi Esteban avant de devenir Lola.

Dans la carrière d'Almodóvar, Tout sur ma mère est le film de l'équilibre, de la maturité. Le cinéaste effectue ici une synthèse de son œuvre, peuplée de femmes "au bord de la crise de nerfs" et de créatures de la nuit, ce qui nous vaut quelques échappées comiques. Néanmoins, Almodóvar opte pour une mise en scène sobre et parfois distanciée, marquée par des scènes bouleversantes comme celle, brutale et singulière, de la mort du fils à la sortie du théâtre (hommage à Opening Night de John Cassavetes). Tout sur ma mère décrit le parcours de plusieurs femmes en mal d'amour : une mère en deuil à la recherche de la [mère] transgenre de son enfant, une actrice lesbienne en plein désarroi face à son amante accro à l'héroïne, une religieuse séropositive enceinte d'une personne transgenre… L'univers d'Almodóvar, tout sauf conformiste, est empreint de tendresse et de bonté. L'humanité qu'il montre est profondément blessée par la vie, mais au bout du compte, elle est toujours capable d'amour vrai et garde sa dignité. Si ses héroïnes souffrent de la solitude, elles sont aussi fortes, actives et indépendantes. Un grand film, tout en finesse, porté par des actrices merveilleuses.
-ARTE

Manuela, qui travaille dans un service de transplantation cardiaque, partage avec son fils Esteban une admiration sans borne pour la comédienne Huma Rojo. Le jour de ses 17 ans, Esteban meurt tragiquement. Manuela va partir à la recherche du père d’Esteban, à Barcelone. En chemin, elle connaîtra mieux Huma et retrouvera le père… qui se nomme Lola.

Fish Tank

Andrea Arnold

GB2H022009


Cycle #28 : Faire Famille(s)Focus : Andrea Arnold


Mia, 15 ans, a été exclue du collège et est rejetée par ses amis. Un jour d’été, sa mère rentre à la maison en compagnie d’un inconnu, Connor, qui promet de faire leur bonheur…

D’une acuité rare, ce deuxième long métrage d’Andrea Arnold (après Red road, qui avait déjà obtenu le prix du jury à Cannes en 2006) suit à la trace les errements d’une jeune prolo anglaise à la dérive. Dans un environnement ravagé, ses seules fenêtres sur l’extérieur sont les séries de téléréalité mettant en scène de jeunes starlettes américaines écervelées, glamour de pacotille qui renforce encore la haine que voue Mia à ce et ceux qui l'entourent. Sa rage ne s'apaise que lorsqu’elle danse seule dans un appartement abandonné, hip-hop dans les oreilles. Transbahutée d’une émotion à l’autre, entre révolte et besoin de reconnaissance, elle émerge du marasme grâce à la main tendue de l’amant de sa mère (Michael Fassbender, d'une savante et troublante ambiguïté), mais reste prête à commettre le pire dès qu’elle se sent abandonnée. L’hyperréalisme de Fish tank, dans la lignée sociale du meilleur cinéma anglais, est aussi transfiguré par la caméra d’Andrea Arnold, qui rend son héroïne profondément touchante et attachante. Actrice non professionnelle découverte par la réalisatrice, Katie Jarvis apporte au film sa fraîcheur et son humanité brute. On rêve de salut, mais le chemin est semé d’embûches.
-ARTE

A 15 ans, Mia est une adolescente rebelle avec une unique passion: la danse hip hop. Un jour d’été, sa mère rentre à la maison avec un nouvel amant, Connor, qui s’installe chez elles. Est-ce enfin une promesse de bonheur ou bien un leurre ?

Voyage à Tokyo

Yasujiro Ozu

JP2H061978


Cycle #28 : Faire Famille(s)Version restaurée


Un couple âgé entreprend un voyage pour rendre visite à ses enfants. D’abord accueillis avec les égards qui leur sont dus, les parents s’avèrent bientôt dérangeants. Seule Noriko, la veuve de leur fils mort à la guerre, trouve du temps à leur consacrer. Les enfants, quant à eux, se cotisent pour leur offrir un séjour dans la station thermale d’Atami, loin de Tokyo…

Ozu bâtit ses histoires et ses personnages avec minutie et parvient à toucher profondément le spectateur. Réunissant au sein d’une même famille l’ensemble de ses acteurs fidèles, le maître japonais livre là la quintessence de son oeuvre. Plan après plan, le cinéaste prend le temps nécessaire pour faire ressentir l’inexorable : la vieillesse, l’éloignement, l’abandon des moeurs traditionnelles, la mort. La reconstitution admirable de la réalité à l’écran nous force à l’accepter comme s’il s’agissait de la vie elle-même. Bouleversant, Voyage à Tokyo reste l’une des oeuvres les plus accessibles, les plus fascinantes et les plus abouties d’Ozu.
-Carlotta Films

Version restaurée en 4K !

Un vieux couple se fait une joie de rendre visite à ses enfants à Tokyo. Surmenés et préoccupés par leurs seuls problèmes, ces derniers les reçoivent avec froideur et indifférence.

La Famille Addams

Barry Sonnenfeld

US1H391992


Cycle #28 : Faire Famille(s)Jeunes publicsÀ partir de 7 ans

RÉSERVATION (Cliquez sur la date pour réserver)


La famille Addams file des jours délicieusement malheureux dans son sinistre manoir. Alors que Gomez et Morticia cultivent leur amour du macabre, leurs deux progénitures, Mercredi et Pugsley, s’adonnent à des jeux plus morbides les uns que les autres. Il ne manque que le frère de Gomez, l’illustre Fétide disparu depuis de longues années, pour que la tribu soit enfin au complet. Le jour où celui-ci réapparaît, l’heure est aux retrouvailles mais aussi à la méfiance…

Maniant l’humour noir avec habileté, Barry Sonnenfeld livre une comédie mortellement drôle et irrévérencieuse. Entre les deux enfants jouant à « Est-ce que Dieu existe ? », en s’électrocutant sous le regard attendri de leur mère, la cuisine anatomique concoctée par la grand-mère et la profanation du cimetière familial le soir d’Halloween, le ton du film décalé et corrosif fait mouche ! A travers cette famille peu commune, c’est à la fois l’éloge de l’originalité et de la différence qui nous est faite, mais également la critique de la société traditionnelle américaine et de sa bien-pensance. En témoigne le spectacle sanglant des enfants, scène irrésistiblement drôle !
-L'avis de Benshi

Rififi chez les Addams, célèbre famille macabre qui vit dans un manoir hanté, lorsque débarque l’oncle Fétide, sosie d’un des membres de la famille disparu vingt-cinq ans plus tôt… Ne serait-il pas un usurpateur qui cherche à les doubler pour faire main-basse sur leur trésor caché ?

Des preuves d’amour

Alice Douard

FR1H362025


Cycle #28 : Faire Famille(s)

RÉSERVATION (Cliquez sur la date pour réserver)


Céline attend l’arrivée de son premier enfant. Mais elle n’est pas enceinte. Dans trois mois, c’est Nadia, sa femme, qui donnera naissance à leur fille. Sous le regard de ses amis, de sa mère, et aux yeux de la loi, elle cherche sa place et sa légitimité.

"C’est ma première fois avec deux femmes. » Rien de scabreux dans cet aveu, seulement une explication à la maladresse du toubib, qui note les antécédents médicaux de sa patiente enceinte mais aussi ceux de son épouse, comme il le ferait, en somme, avec un père biologique. Inconscient de l’absurdité génétique de ses questions, le praticien, de bonne volonté, rassure le couple sur la largeur de ses idées : on voit de tout à l’hôpital, « même des alcooliques ». La scène, traitée sous un jour comique, donne une idée assez juste de ce que traversent Céline (Ella Rumpf) et Nadia (Monia Chokri) au moment d’accueillir leur enfant"

Céline attend l’arrivée de son premier enfant. Mais elle n’est pas enceinte. Dans trois mois, c’est Nadia, sa femme, qui donnera naissance à leur fille. Sous le regard de ses amis, de sa mère, et aux yeux de la loi, elle cherche sa place et sa légitimité.

Dernières nouvelles du cosmos

Julie Bertuccelli

FR1H252016


Cycle #28 : Faire Famille(s)Documentaire

RÉSERVATION (Cliquez sur la date pour réserver)


SÉANCE SPÉCIALE LE 27 MAI À 19H30 : ciné-débat avec la Maison de la Santé mentale de l’Eurométropole de Starsbourg
– Cette séance spéciale ne sera pas précédée par le court métrage

À bientôt 30 ans, Hélène a toujours l’air d’une adolescente. Elle est l'auteure de textes puissants à l’humour corrosif. Elle fait partie, comme elle le dit elle-même, d’un «lot mal calibré, ne rentrant nulle part». Visionnaire, sa poésie télépathe nous parle de son monde et du nôtre. Elle accompagne un metteur en scène qui adapte son œuvre au théâtre, elle dialogue avec un mathématicien… Pourtant Hélène ne peut pas parler ni tenir un stylo, elle n’a jamais appris à lire ni à écrire. C’est à ses 20 ans que sa mère découvre qu'elle peut communiquer en agençant des lettres plastifiées sur une feuille de papier. Un des nombreux mystères de celle qui se surnomme Babouillec…

Qui imaginerait une personne autiste suivre l'adaptation pour le prestigieux Festival d'Avignon de ses poèmes au plateau par un metteur en scène (Pierre Meunier), ou converser avec un mathématicien et chercheur au CNRS (Laurent Derobert) sur l'algèbre ? C'est pourtant ce que vit la poétesse Babouillec, alias Hélène Nicolas. Ne maîtrisant pas la parole – ou n'ayant pas encore trouvé, selon sa mère, la clef pour y accéder –, écrivant et lisant sans que cela lui ait été enseigné, Hélène bouscule les certitudes sur l'autisme, le handicap et nos capacités psychiques. Sa présence brute, malhabile, contraste avec la puissance radicale de sa langue, où s'exprime avec lyrisme et pointes d'humour sa propre métaphysique. Bouleversant – dans tous les sens du terme – et ponctué de ses écrits, le film dessine au plus près, en cinéma direct, le portrait émouvant d'une jeune femme, de sa présence singulière au monde à sa relation à sa mère.
-Caroline Châtelet Journaliste, critique dramatique

Précédé du court-métrage Jolie Petite histoire
de Elodie Beaumont Tarillon | FR | 2025 | 26 min

Un soir d'hiver 95, Carole fait comme Cendrillon dans la chanson : elle part, laissant derrière elle un mari violent et trois enfants. Il faut se méfier des princes charmants.

A bientôt 30 ans, Hélène a toujours l’air d’une adolescente. Elle est l’auteure de textes puissants à l’humour corrosif. Elle fait partie, comme elle le dit elle-même, d’un «lot mal calibré, ne rentrant nulle part». Visionnaire, sa poésie télépathe nous parle de son monde et du nôtre. Elle accompagne un metteur en scène qui adapte son œuvre au théâtre, elle dialogue avec un mathématicien… Pourtant Hélène ne peut pas parler ni tenir un stylo, elle n’a jamais appris à lire ni à écrire. C’est à ses 20 ans que sa mère découvre qu’elle peut communiquer en agençant des lettres plastifiées sur une feuille de papier. Un des nombreux mystères de celle qui se surnomme Babouillec…

Le Parrain, 2e partie

Depuis la mort de Don Vito Corleone, son fils Michael règne sur la famille. Amené à négocier avec la mafia juive, il perd alors le soutien d’un de ses lieutenants, Frankie Pentageli. Échappant de justesse à un attentat, Michael tente de retrouver le coupable, soupçonnant Hyman Roth, le chef de la mafia juive.

La suite du Parrain est notoirement l’élément déclencheur d’un débat perpétuel pour élire le meilleur des films de la trilogie (le troisième coltinant malheureusement une réputation assez déplorable et pas forcément méritée). Et il faut dire que ce second épisode se défend bien par rapport à son aîné : Entre une première partie tout en retour dans le passé où les origines du clan Corleone reposent sur les jeunes épaules de Robert de Niro et la continuation de la fresque du premier film portée par Al Pacino dans ce qui est probablement son meilleur rôle, tous les ingrédients d’un chef-d’œuvre sont là.