Rocco et ses frères

Luchino Visconti

FR3H121961


Cycle #28 : Faire Famille(s)Version restaurée


Quittant leur province pauvre de Lucanie en Italie du Sud, la famille Parondi – Rosaria, la mère veuve, et ses cinq fils, Vincenzo, Simone, Rocco, Ciro et Luca – vient s’établir à Milan. Vincenzo se marie. Simone s’entraîne pour devenir boxeur. Rocco est employé dans une teinturerie. Ciro suit des cours du soir tout en travaillant pour devenir ouvrier spécialisé. L’harmonie de la famille va être perturbée par l’entrée en scène de Nadia, une jeune prostituée dont Simone et Rocco tombent tour à tour amoureux…

Visconti a conçu cette chronique comme une enquête réaliste et grouillante de vie, sur laquelle se greffe un drame lyrique qui frôle parfois le mélodrame et parfois aussi, réussit à atteindre le ton de la tragédie. À travers les méandres de ce film-fleuve, il expose toute une conception de la condition humaine, dure, cruelle, absurde, mais belle aussi et exaltante. Visconti est lucide et pessimiste mais non désespéré. Dans l’univers qu’il nous présente, la souffrance et la joie, l’amour et la haine coexistent et s’entremêlent. 

-Marcel Huret, Télérama, 26  mars 1961

Version restaurée en 4K !

Fuyant la misère, Rosaria et ses quatre fils quittent l’Italie du Sud pour Milan où vit déjà l’aîné Vincenzo. Chacun tente de s’en sortir à sa façon. Mais l’harmonie familiale est rapidement brisée : Rocco et Simone sont tous les deux amoureux d’une jeune prostituée, Nadia.

L’Ame des Guerriers

Lee Tamahori

NZ1H381995


Cycle #28 : Faire Famille(s)Version restaurée


La famille de Jake et Beth Heke vit dans une banlieue pauvre de Auckland, en Nouvelle-Zélande. La perte de son travail a rendu Jake alcoolique et brutal. Il fait peur à ses 5 enfants et sa femme, en fière descendante Maori, s’oppose à ses crises. Mais l’unité de la famille va bientôt voler en éclats dans une escalade de violence dont personne ne sortira indemne.

25 ans après la sortie de L'Âme des guerriers, film-choc alors présenté comme le "premier film entièrement réalisé et joué par des Maoris", Lee Tamahori indique : "Je crois que ce film a changé des choses. Bien sûr, cela paraît toujours exagéré - les films ne changent pas vraiment la vie des gens - mais disons qu’il a eu un réel impact sur une génération de Maoris. Mais une autre génération a suivi, répétant les erreurs de ses parents. Le fossé se creuse : des riches de plus en plus riches, des pauvres de plus en plus pauvres. La drogue a remplacé l’alcool (…). Et puis le racisme anti-Maoris n’a pas cessé (…). Mais que vous soyez Latino ou Irlandais, les problèmes de violence domestique sont les mêmes partout. Et le film a donné aux spectateurs la possibilité de découvrir la communauté maorie et de s’identifier aux personnages au-delà des questions d’origine et de nationalité.
-Le Cinématographe

En version restaurée !

Beth et Jake Heke vivent avec leurs cinq enfants dans la banlieue māori pauvre d’Auckland, en Nouvelle-Zélande. Jake vient de perdre son travail. Alcoolique et brutal, il frappe souvent Beth, femme énergique et fière mais toujours amoureuse. Un soir, particulièrement ivre, il bat son épouse si violemment que Beth, le visage terriblement contusionné, ne peut accompagner son fils Boogie, un jeune délinquant, au tribunal. Le jeune garçon se retrouve placé dans un foyer. L’unité familiale vole en éclat. Nig, l’aîné, s’agrège à un gang de jeunes révulsés par la décadence de leurs ainés et qui tentent de retrouver l’âme de guerriers de leurs ancêtres à travers la violence, éprouvant le courage des postulants.

Des preuves d’amour

Alice Douard

FR1H362025


Cycle #28 : Faire Famille(s)

RÉSERVATION (Cliquez sur la date pour réserver)


Céline attend l’arrivée de son premier enfant. Mais elle n’est pas enceinte. Dans trois mois, c’est Nadia, sa femme, qui donnera naissance à leur fille. Sous le regard de ses amis, de sa mère, et aux yeux de la loi, elle cherche sa place et sa légitimité.

"C’est ma première fois avec deux femmes. » Rien de scabreux dans cet aveu, seulement une explication à la maladresse du toubib, qui note les antécédents médicaux de sa patiente enceinte mais aussi ceux de son épouse, comme il le ferait, en somme, avec un père biologique. Inconscient de l’absurdité génétique de ses questions, le praticien, de bonne volonté, rassure le couple sur la largeur de ses idées : on voit de tout à l’hôpital, « même des alcooliques ». La scène, traitée sous un jour comique, donne une idée assez juste de ce que traversent Céline (Ella Rumpf) et Nadia (Monia Chokri) au moment d’accueillir leur enfant"

Céline attend l’arrivée de son premier enfant. Mais elle n’est pas enceinte. Dans trois mois, c’est Nadia, sa femme, qui donnera naissance à leur fille. Sous le regard de ses amis, de sa mère, et aux yeux de la loi, elle cherche sa place et sa légitimité.

Sonate d’automne

Ingmar Bergman

SE1H391978


Cycle #28 : Faire Famille(s)Version restaurée


Charlotte, ancienne pianiste de renommée internationale, est invitée à passer quelques jours chez sa fille Eva, qu’elle n’a pas vue depuis sept ans. Cette dernière est mariée à un pasteur de campagne et passe ses journées à s’occuper de sa sœur, handicapée mentale, que leur mère avait placée dans une institution. Les retrouvailles entre Charlotte et Eva vont vite tourner au règlement de comptes…

En 1976, Ingmar Bergman se trouve – à tort – accusé de fraude fiscale et se voit menacé de deux ans de prison. Malgré une première disculpation, et face à l’acharnement de l’administration suédoise, il décide de s’exiler à Munich où il tourne L’Œuf du serpent en 1977. Sonate d’automne est son dernier film réalisé hors de Suède – le tournage s’effectue l’année suivante à Oslo – puisque le cinéaste est officiellement disculpé en 1979. C’est la première fois qu’il fait jouer sa compatriote, l’immense actrice Ingrid Bergman, alors âgée de 63 ans, laquelle lui avait fait part de son souhait de travailler à ses côtés dans sa langue maternelle. Malgré un tournage assez difficile – les relations entre les deux Bergman sont plutôt tendues –, Sonate d’automne est une formidable confrontation en huis-clos entre une mère et sa fille, une déconstruction bouleversante de la traditionnelle dévotion maternelle. La froideur des sentiments est en constante opposition avec la chaleur des couleurs automnales du film, et son éclairage à la Vermeer. Ingrid Bergman et Liv Ullmann livrent toutes deux une incroyable performance d’actrice, la première pouvant d’ailleurs être comparée au héros des Fraises sauvages, Isaac Borg, dans leur rapport aux autres. Sonate d’automne, récompensé par le Golden Globe du Meilleur film étranger en 1979, sera le chant du cygne d’Ingrid Bergman, qui s’éteindra 4 ans plus tard d’un cancer.
-Carlotta Films

En version restaurée !

Eva, épouse d’un pasteur, écrit à sa mère Charlotte, une pianiste de talent qu’elle n’a pas revue depuis sept ans. Charlotte, qui porte le deuil de son compagnon, accepte de se rendre chez sa fille. Les retrouvailles sont chaleureuses et émouvantes jusqu’à ce qu’Eva apprenne à sa mère que son autre fille, Hélène, infirme incurable, vit recluse au presbytère. Charlotte semble contrariée ; en fait, elle est responsable du malheur d’Hélène. Petit à petit, la tension monte. Pendant toute une nuit, les deux femmes vont s’affronter…

Tokyo Sonata

Kiyoshi Kurosawa

JP2H002009


Cycle #28 : Faire Famille(s)


Tokyo Sonata dresse le portrait d’une famille japonaise ordinaire. Le père, licencié sans préavis, le cache à sa famille. Le fils ainé est de plus en plus absent. Le plus jeune prend des leçons de piano en secret. Et la mère, impuissante, ne peut que constater qu’une faille invisible est en train de détruire sa famille.

Le grand maître Kiyoshi Kurosawa nous livre avec Tokyo Sonata ce qui reste sans doute un de ses plus beaux films, renouvelant au passage certains aspects de son œuvre. Il y traite chaque personnage avec attention et délicatesse, explorant d’autant plus profondément la solitude des êtres, et l’épreuve de leurs sentiments respectifs.
-Maxime Martinot pour le fesitval des 3 Continents

Tokyo Sonata dresse le portrait d’une famille japonaise ordinaire. Le père, licencié sans préavis, le cache à sa famille. Le fils ainé est de plus en plus absent. Le plus jeune prend des leçons de piano en secret. Et la mère, impuissante, ne peut que constater qu’une faille invisible est en train de détruire sa famille.

Toni Erdmann

Maren Ade

DE2H422016


Cycle #28 : Faire Famille(s)


Quand Ines, femme d’affaire d’une grande société allemande basée à Bucarest, voit son père débarquer sans prévenir, elle ne cache pas son exaspération. Sa vie parfaitement organisée ne souffre pas le moindre désordre mais lorsque son père lui pose la question « es-tu heureuse? », son incapacité à répondre est le début d'un bouleversement profond. Ce père encombrant et dont elle a honte fait tout pour l'aider à retrouver un sens à sa vie en s’inventant un personnage : le facétieux Toni Erdmann…

Une femme d’affaires psychorigide, installée à Bucarest, voit son guignol de père bouleverser sa vie. Une comédie hautement déconcertante, où le grotesque soutien l’émotion.
-Télérama

Lorsque Winfried, 65 ans, rend une visite surprise à sa fille Ines, 37 ans, en Roumanie, il pense que cette dernière a perdu le sens de l’humour et décide de l’aider à le retrouver, en multipliant les farces.

La Famille Addams

Barry Sonnenfeld

US1H391992


Cycle #28 : Faire Famille(s)Jeunes publicsÀ partir de 7 ans


La famille Addams file des jours délicieusement malheureux dans son sinistre manoir. Alors que Gomez et Morticia cultivent leur amour du macabre, leurs deux progénitures, Mercredi et Pugsley, s’adonnent à des jeux plus morbides les uns que les autres. Il ne manque que le frère de Gomez, l’illustre Fétide disparu depuis de longues années, pour que la tribu soit enfin au complet. Le jour où celui-ci réapparaît, l’heure est aux retrouvailles mais aussi à la méfiance…

Maniant l’humour noir avec habileté, Barry Sonnenfeld livre une comédie mortellement drôle et irrévérencieuse. Entre les deux enfants jouant à « Est-ce que Dieu existe ? », en s’électrocutant sous le regard attendri de leur mère, la cuisine anatomique concoctée par la grand-mère et la profanation du cimetière familial le soir d’Halloween, le ton du film décalé et corrosif fait mouche ! A travers cette famille peu commune, c’est à la fois l’éloge de l’originalité et de la différence qui nous est faite, mais également la critique de la société traditionnelle américaine et de sa bien-pensance. En témoigne le spectacle sanglant des enfants, scène irrésistiblement drôle !
-L'avis de Benshi

Rififi chez les Addams, célèbre famille macabre qui vit dans un manoir hanté, lorsque débarque l’oncle Fétide, sosie d’un des membres de la famille disparu vingt-cinq ans plus tôt… Ne serait-il pas un usurpateur qui cherche à les doubler pour faire main-basse sur leur trésor caché ?

Shâd Bâsh

Hélène Rastegar

FR1H192024


Cycle #28 : Faire Famille(s)DocumentaireProduction strasbourgeoise


Bâbâdjoun, mon cher papa, ça ressemble à quoi l’Iran maintenant ? Et si j’y allais ? La grande Histoire a redistribué les cartes de notre histoire personnelle ; créé des nœuds et des carences. Aller en Iran est un élan vers toi qui a tant manqué à ma vie. Mais suis-je capable d’aller dans ce pays que tu as fui ?

Dans la mémoire de mon cœur, les vers d’un poème persan que tu m’as appris : “Rien ne reste, tout passe, tout change, alors vis dans la joie”. Bâbâdjoun, saurons-nous rattraper le temps perdu avant de disparaître ?

Quelques mots sur la réalisatrice : Berlinale Talents 2026 et membres de l'IDFAcademy 2024, Hélène Rastegar est scénariste et réalisatrice de cinéma de fiction, documentaire et expérimental. Après avoir co-dirigé le festival « Chacun son Court », elle s'est formée à la résidence d'écriture d'Ardèche Images à Lussas ainsi qu'au tournage et au développement de films en pellicule. Ses films sont influencés par une double culture iranienne en perpétuelle construction, animés par des personnages féminins dont les corps portent les marques d'une lutte intérieure pour survivre et trouver leur place. Ancienne lauréate de l'Institut de l'engagement, engagée et passionnée, elle est coprésidente de la Safire, au sein de laquelle elle supervise l'atelier documentaire. Son engagement citoyen est récompensé du Prix Copernic pour le dialogue, la fraternité et la paix. Consultante pour des projets de documentaires, elle intervient également dans des classes de cinéma au lycée et à l'université, et participe en tant que lectrice à des commission de fond de soutien.

Bâbâdjoun, mon cher papa, à quoi ressemble l’Iran maintenant ? Et si j’y allais ? La grande Histoire a redistribué les cartes de notre histoire personnelle, créant des nœuds et des lacunes. Aller en Iran serait un retour vers toi, tant absent de ma vie. Mais suis-je capable de me rendre dans ce pays que tu as quitté ? Dans la mémoire de mon cœur, résonnent les vers d’un poème persan que tu m’as enseigné : “Rien ne reste, tout passe, tout change, alors vis dans la joie”. Bâbâdjoun, saurons-nous rattraper le temps perdu avant de disparaître ?

LITTLE MISS SUNSHINE

Faris Dayton

1H432006


Cycle #28 : Faire Famille(s)Séance unique

RÉSERVATION (Cliquez sur la date pour réserver)


Du haut de ses sept ans, la jeune Olive ne rêve que d’une chose : devenir la prochaine reine de beauté. Lorsqu’elle décroche une invitation pour participer au prestigieux concours de Little Miss Sunshine en Californie, c’est toute la famille qui décide de s’envoler avec elle. Unis par leur folie, les membres de la famille vont vivre un road-trip farfelu sur les grandes routes californiennes. C’est le début d’une incroyable aventure humaine pour les Hoover !

Entre tendresse et pur vitriol, la formidable aventure d’une famille savoureusement dysfonctionnelle.
- La Cinémathèque de Toulouse

Fish Tank

Andrea Arnold

GB2H022009


Cycle #28 : Faire Famille(s)Focus : Andrea Arnold


Mia, 15 ans, a été exclue du collège et est rejetée par ses amis. Un jour d’été, sa mère rentre à la maison en compagnie d’un inconnu, Connor, qui promet de faire leur bonheur…

D’une acuité rare, ce deuxième long métrage d’Andrea Arnold (après Red road, qui avait déjà obtenu le prix du jury à Cannes en 2006) suit à la trace les errements d’une jeune prolo anglaise à la dérive. Dans un environnement ravagé, ses seules fenêtres sur l’extérieur sont les séries de téléréalité mettant en scène de jeunes starlettes américaines écervelées, glamour de pacotille qui renforce encore la haine que voue Mia à ce et ceux qui l'entourent. Sa rage ne s'apaise que lorsqu’elle danse seule dans un appartement abandonné, hip-hop dans les oreilles. Transbahutée d’une émotion à l’autre, entre révolte et besoin de reconnaissance, elle émerge du marasme grâce à la main tendue de l’amant de sa mère (Michael Fassbender, d'une savante et troublante ambiguïté), mais reste prête à commettre le pire dès qu’elle se sent abandonnée. L’hyperréalisme de Fish tank, dans la lignée sociale du meilleur cinéma anglais, est aussi transfiguré par la caméra d’Andrea Arnold, qui rend son héroïne profondément touchante et attachante. Actrice non professionnelle découverte par la réalisatrice, Katie Jarvis apporte au film sa fraîcheur et son humanité brute. On rêve de salut, mais le chemin est semé d’embûches.
-ARTE

A 15 ans, Mia est une adolescente rebelle avec une unique passion: la danse hip hop. Un jour d’été, sa mère rentre à la maison avec un nouvel amant, Connor, qui s’installe chez elles. Est-ce enfin une promesse de bonheur ou bien un leurre ?

Le Ruban blanc

Michael Haneke

FR2H242009


Cycle #28 : Faire Famille(s)


Un village de l’Allemagne du Nord protestante. 1913/1914. À la veille de la première guerre mondiale. L’histoire des enfants et adolescents d’une chorale dirigée par l’instituteur du village, leurs familles : le baron, le régisseur, le pasteur, le médecin, la sage-femme, les paysans. D’étranges accidents surviennent et prennent peu à peu le caractère d’un rituel punitif. Qui se cache derrière tout cela ?

« C’est un film sur les origines du Mal, mais pas dans un sens mécanique, immédiat. Je voulais montrer comment l’être humain se prépare à suivre une idéologie. Quelles sont les conditions sociales, psychologiques, matérielles… d’un tel processus ? À mon sens, ça vient toujours d’une situation de malaise, d’oppression, d’humiliation. Et c’est universel, ce n’est pas réductible au cas de l’Allemagne et du nazisme. Quand il existe de telles situations étouffantes, l’être humain saisit la première possibilité de s’en sortir. En général, c’est toujours une idée qui devient une idéologie. Une idée, c’est souvent très beau à l’origine. Et dès que ça se transforme en idéologie, ça devient meurtrier. »
-Michael Haneke

Un village protestant de l’Allemagne du Nord à la veille de la Première Guerre mondiale (1913/1914). L’histoire d’enfants et d’adolescents d’une chorale dirigée par l’instituteur du village et celle de leurs familles : le baron, le régisseur du domaine, le pasteur, le médecin, la sage-femme, les paysans… D’étranges accidents surviennent et prennent peu à peu le caractère d’un rituel punitif. Qui se cache derrière tout cela ?

Kisapmata

Mike de Leon

PH1H382023


Cycle #28 : Faire Famille(s)Version restaurée


Dadong, policier à la retraite, apprend que sa fille unique, Mila, est enceinte et va se marier. Face à l’insistance du jeune couple, le père autoritaire accepte le mariage, à condition que son futur gendre paie une dot ridiculement chère. Commence alors une série de demandes de la part de Dadong, qui entend exercer sa domination de patriarche à tout prix…

Kisapmata s’inspire d’un reportage du journaliste Nick Joaquin, publié sous le titre The House on Zapote Street, contant l’obsession incestueuse d’un policier retraité pour sa fille, aboutissant à la tragédie la plus sanglante. Le réalisateur Mike De Leon garde cette approche journalistique, minée sporadiquement par les lectures en voix off du journal de Mila et par les inserts en noir et blanc de ses cauchemars. Kisapmata est une critiqua à peine voilée du régime dictatorial de Ferdinand Marcos, à travers le personnage du père qui règne d’une main de fer sur sa famille soumise et terrorisée. Remarquablement interprété par Vic Silayan, cette figure terrifiante incarne à elle seule toute la violence du patriarcat. Film d’une audace déconcertante, Kisapmata déroule le récit quasi clinique d’un cauchemar sans fin, d’un piège en train de se refermer inexorablement sur ses personnages.
-Carlotta Films

Version restaurée en 4K !

Dadong apprend que sa fille unique est enceinte et va se marier. Il accepte le mariage, à condition que son futur gendre paie une dot ridiculement chère. Commence alors une série de demandes de la part de ce père autoritaire qui entend exercer sa domination de patriarche à tout prix.

Pompoko

Isao Takahata

JP1H592006


Cycle #28 : Faire Famille(s)Jeunes publicsÀ partir de 7 ansAnimation


Jusqu'au milieu du XXe siècle, les Tanuki, gentils petits rongeurs, partageaient leur habitat avec les paysans. La croissance économique, l'urbanisation massive et la déforestation ont fini par bouleverser leur vie douce et paisible. À présent, il leur faut élaborer un plan pour freiner l'expansionnisme des êtres humains : ils décident de réveiller leur pouvoir de transformation afin d'effrayer les humains par des peurs et des superstitions.

Pompoko est sans aucun doute un chef-d’œuvre dans lequel Isao Takahata manifeste pleinement diverses expérimentations ambitieuses en matière d’art de l’animation tout en gardant une grande profondeur humoristique, thématique et rhétorique, ce qui captivera autant les jeunes spectateurs que les adultes.
-Benshi

Dans les années 1960, le Japon connaît une forte croissance et les logements font défaut. De vastes programmes de construction sont lancés, destinés à transformer les campagnes en villes nouvelles, en particulier la haute vallée de la Tama, à l’ouest de Tokyo. Dans les bois à la périphérie de Tokyo vivent les tanuki. Ce sont à la fois des animaux réels et des animaux mythiques assimilés aux kitsune. La destruction quotidienne de leur espace vital inquiète les tanuki. Ils décident de s’unir et d’enrayer la progression nuisible des travaux en se transformant en divers objets pour garder leur campagne dans laquelle ils vivent…

Petite maman

Céline Sciamma

FR1H132021


Cycle #28 : Faire Famille(s)À partir de 9 ans


Nelly a huit ans et vient de perdre sa grand-mère. Elle part avec ses parents vider la maison d’enfance de sa mère, Marion. Nelly est heureuse d’explorer cette maison et les bois qui l’entourent où sa mère construisait une cabane. Un matin la tristesse pousse sa mère à partir. C’est là que Nelly rencontre une petite fille dans les bois…

Petite maman est un film qui fait la part belle à l’interprétation, que ce soit celle de Nelly ou celle du spectateur. Comme l’explique la réalisatrice, il s’agit d’ « un voyage intime où l’enjeu n’est ni le futur, ni le passé, mais le temps partagé. Un voyage sans machine ou véhicule. C’est le film qui serait la machine et plus précisément le montage. C’est la coupe qui télé-transporte les personnages et les réunit. » Les enfants, à l’imaginaire souvent sans limites, adhèreront à ce voyage dans le temps hors du commun, qui provoquera peut-être des questionnements sur leurs propres parents qui, comme eux, ont un jour été petits.
-Benshi

Nelly a huit ans et vient de perdre sa grand-mère. Elle part avec ses parents vider la maison d’enfance de sa mère, Marion. Nelly est heureuse d’explorer cette maison et les bois qui l’entourent où sa mère construisait une cabane. Un matin la tristesse pousse sa mère à partir. C’est là que Nelly rencontre une petite fille dans les bois. Elle construit une cabane, elle a son âge et elle s’appelle Marion. C’est sa petite maman.

Dernières nouvelles du cosmos

Julie Bertuccelli

FR1H252016


Cycle #28 : Faire Famille(s)Documentaire


SÉANCE SPÉCIALE LE 27 MAI À 19H30 : ciné-débat avec la Maison de la Santé mentale de l’Eurométropole de Starsbourg et le GEM Aspies & cie
– Cette séance spéciale ne sera pas précédée par le court métrage

À bientôt 30 ans, Hélène a toujours l’air d’une adolescente. Elle est l'auteure de textes puissants à l’humour corrosif. Elle fait partie, comme elle le dit elle-même, d’un «lot mal calibré, ne rentrant nulle part». Visionnaire, sa poésie télépathe nous parle de son monde et du nôtre. Elle accompagne un metteur en scène qui adapte son œuvre au théâtre, elle dialogue avec un mathématicien… Pourtant Hélène ne peut pas parler ni tenir un stylo, elle n’a jamais appris à lire ni à écrire. C’est à ses 20 ans que sa mère découvre qu'elle peut communiquer en agençant des lettres plastifiées sur une feuille de papier. Un des nombreux mystères de celle qui se surnomme Babouillec…

Qui imaginerait une personne autiste suivre l'adaptation pour le prestigieux Festival d'Avignon de ses poèmes au plateau par un metteur en scène (Pierre Meunier), ou converser avec un mathématicien et chercheur au CNRS (Laurent Derobert) sur l'algèbre ? C'est pourtant ce que vit la poétesse Babouillec, alias Hélène Nicolas. Ne maîtrisant pas la parole – ou n'ayant pas encore trouvé, selon sa mère, la clef pour y accéder –, écrivant et lisant sans que cela lui ait été enseigné, Hélène bouscule les certitudes sur l'autisme, le handicap et nos capacités psychiques. Sa présence brute, malhabile, contraste avec la puissance radicale de sa langue, où s'exprime avec lyrisme et pointes d'humour sa propre métaphysique. Bouleversant – dans tous les sens du terme – et ponctué de ses écrits, le film dessine au plus près, en cinéma direct, le portrait émouvant d'une jeune femme, de sa présence singulière au monde à sa relation à sa mère.
-Caroline Châtelet Journaliste, critique dramatique

Précédé du court-métrage Jolie Petite histoire
de Elodie Beaumont Tarillon | FR | 2025 | 26 min

Un soir d'hiver 95, Carole fait comme Cendrillon dans la chanson : elle part, laissant derrière elle un mari violent et trois enfants. Il faut se méfier des princes charmants.

A bientôt 30 ans, Hélène a toujours l’air d’une adolescente. Elle est l’auteure de textes puissants à l’humour corrosif. Elle fait partie, comme elle le dit elle-même, d’un «lot mal calibré, ne rentrant nulle part». Visionnaire, sa poésie télépathe nous parle de son monde et du nôtre. Elle accompagne un metteur en scène qui adapte son œuvre au théâtre, elle dialogue avec un mathématicien… Pourtant Hélène ne peut pas parler ni tenir un stylo, elle n’a jamais appris à lire ni à écrire. C’est à ses 20 ans que sa mère découvre qu’elle peut communiquer en agençant des lettres plastifiées sur une feuille de papier. Un des nombreux mystères de celle qui se surnomme Babouillec…

Tout sur ma mère

Pedro Almodóvar

FR1H411999


Cycle #28 : Faire Famille(s)


Esteban vit seul avec sa mère Manuela à Madrid. La seule chose qu'il sache de son père, c'est qu'il a joué le rôle de Kowalsky face à sa mère dans le rôle de Stella dans "Un Tramway Nommé Désir". A la mort accidentelle de son fils, Manuela part pour Barcelone, à la recherche de ce "père" qui s'appelait aussi Esteban avant de devenir Lola.

Dans la carrière d'Almodóvar, Tout sur ma mère est le film de l'équilibre, de la maturité. Le cinéaste effectue ici une synthèse de son œuvre, peuplée de femmes "au bord de la crise de nerfs" et de créatures de la nuit, ce qui nous vaut quelques échappées comiques. Néanmoins, Almodóvar opte pour une mise en scène sobre et parfois distanciée, marquée par des scènes bouleversantes comme celle, brutale et singulière, de la mort du fils à la sortie du théâtre (hommage à Opening Night de John Cassavetes). Tout sur ma mère décrit le parcours de plusieurs femmes en mal d'amour : une mère en deuil à la recherche de la [mère] transgenre de son enfant, une actrice lesbienne en plein désarroi face à son amante accro à l'héroïne, une religieuse séropositive enceinte d'une personne transgenre… L'univers d'Almodóvar, tout sauf conformiste, est empreint de tendresse et de bonté. L'humanité qu'il montre est profondément blessée par la vie, mais au bout du compte, elle est toujours capable d'amour vrai et garde sa dignité. Si ses héroïnes souffrent de la solitude, elles sont aussi fortes, actives et indépendantes. Un grand film, tout en finesse, porté par des actrices merveilleuses.
-ARTE

Manuela, qui travaille dans un service de transplantation cardiaque, partage avec son fils Esteban une admiration sans borne pour la comédienne Huma Rojo. Le jour de ses 17 ans, Esteban meurt tragiquement. Manuela va partir à la recherche du père d’Esteban, à Barcelone. En chemin, elle connaîtra mieux Huma et retrouvera le père… qui se nomme Lola.