SWAGGER

Swagger nous transporte dans la tête de onze enfants et adolescent·es aux personnalités surprenantes, qui grandissent au cœur des cités les plus défavorisées de France. Rêves, réalités, regards sur notre société, c’est aussi un portrait de la France qui se dessine.

Adolescentes

Emma et Anaïs sont inséparables et pourtant, tout les oppose. Adolescentes suit leur parcours depuis leur 13 ans jusqu’à leur majorité, cinq ans de vie où se bousculent les transformations et les premières fois. Le film dresse aussi le portrait de la France de ces cinq dernières années.

Lynch/Oz

Alexandre O. Philippe a invité six critiques de cinéma et cinéastes américains et leur a donné carte blanche pour explorer leur propre théorie sur la relation entre Lynch et Oz. Les participants incluent Karyn Kusama, John Waters, Amy Nicholson. Sept nouvelles perspectives et sept nouvelles façons de considérer comment l’influence et l’inspiration affectent le processus créatif.

SCHWAARZE MANN

À l’occasion de la journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, venez découvrir ce film documentaire poignant, retraçant la vie de Jacques Leurs, premier citoyen noir du Grand-Duché du Luxembourg.

En 1912, Jacques, un petit garçon noir, est déposé par son père chez ses grands-parents au Luxembourg. Le père luxembourgeois retourne au Congo auprès de la mère indigène du petit. Jacques ne les reverra plus jamais. Sans l’avoir cherché, il grandira ainsi en tant que premier citoyen noir de cet État européen.
En 2011, le réalisateur rencontre la veuve de Jacques Leurs. Elle est alors âgée de 95 ans. Comme il n’y a pas d’enfants qui auraient pu transmettre l’histoire de ce couple mixte et ainsi la préserver de l’oubli, c’est lui qui en devient l’héritier.
Le film nous emmène ainsi sur les traces d’une vie dont les origines se jouent sur fond de pillages africains et qui prend son envol dans l’Europe industrialisée,
mais fragile, des années 30. C’est une vie profondément marquée par les conflits et les idéologies du 20ᵉ siècle. Cheminot, syndicaliste, politicien et anticolonialiste, Jacques Leurs mène plusieurs combats, mais se révèle surtout comme un être humain à la recherche de lui-même. Si son identité complexe lui fait subir les pires revers, elle est aussi à la source de sa sensibilité pour la souffrance d’autrui et devient ainsi le formidable moteur de son engagement pour le changement politique et social.

Évènement gratuit, sur inscription à l’adresse dédiée.

Un évènement organisé par la représentation permanente du Luxembourg auprès du Conseil de l’Europe.

Maman déchire

Emilie fait un film pour tenter de saisir le plus grand mystère de l’univers : sa mère, Meaud. Enfant brisée, mère punk, grand-mère géniale, féministe spontanée, elle fascine autant qu’elle rend dingue. Une odyssée intime, un voyage dans le labyrinthe de la psyché.

DAHOMEY

Novembre 2021, vingt-six trésors royaux du Dahomey s’apprêtent à quitter Paris pour être rapatriés vers leur terre d’origine, devenue le Bénin. Avec plusieurs milliers d’autres, ces œuvres furent pillées lors de l’invasion des troupes coloniales françaises en 1892. Mais comment vivre le retour de ces ancêtres dans un pays qui a dû se construire et composer avec leur absence ? Tandis que l’âme des œuvres se libère, le débat fait rage parmi les étudiants de l’université d’Abomey Calavi.

Avec ses éclats sombres et sa poésie stoïque, le documentaire de la cinéaste franco-sénégalaise sur la restitution de 26 œuvres d’art au Bénin est un tour de force.
– Libération

The Wild One

En présence de la réalisatrice.

Enfant des Carpates rescapé de la Shoah, déraciné à New York, metteur en scène à succès, poumon de l’Actors Studio, directeur d’acteurs visionnaire, protégé d’Hollywood mais aussi exilé, conspué, oublié, Jack Garfein à vécu plusieurs vies. La vision du monde d’un homme tournée vers l’idée que la création artistique est un acte de survie.

Derniers jours à Shibati

En présence du réalisateur.

Shibati, le dernier vieux quartier de la plus grande ville de Chine Chongqing, est sur le point de disparaître. Zhou Hong, le petit prince des ruelles animées du quartier, et Mme Xue Lian, extraordinaire marraine des travailleurs migrants, vivent depuis toujours à Shibati. Ils doivent partir vers l’une des milliers de tours anonymes de la banlieue lointaine.

LE PLUS GRAND LAVOMATIC DU MONDE, BERWYN, USA

En présence de la réalisatrice.

Le Lavomatic de Berwyn est le plus grand du monde. 1300 mètres carrés de machines qui tournent nuit et jour. Dans cette banlieue pauvre de Chicago, à majorité hispanique, le Lavomatic est un petit bout d’Amérique. Au milieu du linge, des familles entières s’y retrouvent.

Les Sentinelles de l’oubli

En présence du réalisateur

Les monuments aux morts de 1914-1918 sont devenus si familiers qu’on ne les voit plus. C’est un musée invisible qui a fini par se confondre avec les paysages de France. Et puis un beau jour, une sculpture arrête le regard. Une autre histoire apparaît, le plus gigantesque chantier artistique peut-être depuis les cathédrales. Ces statues font entrer dans un monde parallèle, là où continuent de vivre les fantômes de la Grande Guerre.

Ailleurs partout

En présence des réalisatrices

Un jeune homme, dans une chambre quelque part en Angleterre. Un écran d’ordinateur, des images des quatre coins du monde. On traverse les frontières en un clic, tandis que le récit d’un autre voyage nous parvient, celui de Shahin, Iranien de 20 ans qui a fui son pays, débarquant en Grèce, puis finalement en Angleterre où il demande l’asile.

JE TAILLE DES SOURIRES DANS LES PLAIES DES MONTAGNES

La séance en grande salle du Mercredi 5 mars à 20h sera présentée par Nelly Massera, réalisatrice du film et membre du conseil de programmation du Cosmos, et sera suivie d’un échange avec le public.

Achour a 30 ans. De jour comme de nuit, il marche, inlassablement. L’âme rebelle, il sillonne Alger et ses périphéries, squatte chez des amis et régulièrement quitte le centre ville pour retrouver la proche montagne en Kabylie, son alter ego. C’est dans ce paysage, marqué dans sa chair par la guerre et le terrorisme, que se poursuit une part de sa résistance, mobile. Musicien algérien de punk-hardcore, Achour a un temps crié sa colère contre le régime de son pays et chanté « Anarchytecture ». Mais le mouvement s’est essoufflé, les amis se sont séparés. Son mur Facebook est devenu son carnet de notes, sa fenêtre ouverte sur le monde. C’est un cri lancé à l’écho des montagnes, entre mur virtuel, façades infinies des grands ensembles et les strates des falaises minérales. Un cri qui nous revient.

David Lynch : The Art Life

Un portrait inédit de l’un des cinéastes les plus énigmatiques de sa génération. De son enfance idyllique dans une petite ville d’Amérique aux rues sombres de Philadelphie, David Lynch nous entraîne dans un voyage intime rythmé par le récit hypnotique qu’il fait de ses jeunes années. En associant les œuvres plastiques et musicales de David Lynch à ses expériences marquantes, le film lève le voile sur les zones inexplorées d’un univers de création totale.

Atlantic Bar

À l’Atlantic Bar, Nathalie, la patronne, est le centre de l’attention. Ici, on chante, on danse, on se tient les uns aux autres. Après la mise en vente du bar, Nathalie et les habitués se confrontent à la fin de leur monde et d’un lieu à la fois destructeur et vital.

Voyage à Gaza

« À Gaza, il faut arriver le soir au printemps, s’enfermer dans sa chambre et écouter les sons qui entrent par les fenêtres ouvertes… Nous sommes en 2018. J’ai 25 ans et je suis un voyageur étranger. »
-Piero Usberti

« Assemblé à partir d’images anciennes juste avant les attentats perpétrés par le Hamas le 7 octobre et les attaques menées en retour par l’armée israélienne, le récit de Piero Usberti ne se prétend pas neutre : les rencontres du cinéaste avec les Gazaouis informent nécessairement sa vision. Mais son point de vue reste celui d’un étranger, qui fait de sa distance avec la situation une force. Il nous invite à tout reprendre à zéro, posant les données de base constitutives de Gaza : la Naqba, l’état de siège, le manque d’emplois et d’électricité, l’instrumentalisation du terrorisme de quelques-uns pour soumettre tout un peuple, le poids des traditions. Si Piero Usberti dénonce les violences d’Israël envers les civils palestiniens, les privations de droits qu’ils doivent endurer, transparaissent surtout au fil de son voyage des aspirations universelles, que la situation particulière de la région ne fait qu’exacerber. À rebours des comptes-rendus médiatiques qui généralisent à l’excès, le film égrène des rencontres avec des jeunes gens dont il sait mettre en avant la singularité : Sara, humanitaire, Mohanad, communiste convaincu, Jumana, aspirante avocate… Le texte sensible mais sans emphase qui guide le récit revient toujours à l’émotion du narrateur, modeste humain parmi les humains. C’est à cette hauteur qu’apparaît avec le plus de clarté une vérité incontestable et pourtant trop facilement oblitérée : le respect dû à toute vie humaine. »
(Olivia Cooper-Hadjian – Cinéma du réel)