Les Sentinelles de l’oubli

En présence du réalisateur

Les monuments aux morts de 1914-1918 sont devenus si familiers qu’on ne les voit plus. C’est un musée invisible qui a fini par se confondre avec les paysages de France. Et puis un beau jour, une sculpture arrête le regard. Une autre histoire apparaît, le plus gigantesque chantier artistique peut-être depuis les cathédrales. Ces statues font entrer dans un monde parallèle, là où continuent de vivre les fantômes de la Grande Guerre.

Ailleurs partout

En présence des réalisatrices

Un jeune homme, dans une chambre quelque part en Angleterre. Un écran d’ordinateur, des images des quatre coins du monde. On traverse les frontières en un clic, tandis que le récit d’un autre voyage nous parvient, celui de Shahin, Iranien de 20 ans qui a fui son pays, débarquant en Grèce, puis finalement en Angleterre où il demande l’asile.

David Lynch : The Art Life

Un portrait inédit de l’un des cinéastes les plus énigmatiques de sa génération. De son enfance idyllique dans une petite ville d’Amérique aux rues sombres de Philadelphie, David Lynch nous entraîne dans un voyage intime rythmé par le récit hypnotique qu’il fait de ses jeunes années. En associant les œuvres plastiques et musicales de David Lynch à ses expériences marquantes, le film lève le voile sur les zones inexplorées d’un univers de création totale.

Lynch/Oz

Alexandre O. Philippe a invité six critiques de cinéma et cinéastes américains et leur a donné carte blanche pour explorer leur propre théorie sur la relation entre Lynch et Oz. Les participants incluent Karyn Kusama, John Waters, Amy Nicholson. Sept nouvelles perspectives et sept nouvelles façons de considérer comment l’influence et l’inspiration affectent le processus créatif.

Atlantic Bar

À l’Atlantic Bar, Nathalie, la patronne, est le centre de l’attention. Ici, on chante, on danse, on se tient les uns aux autres. Après la mise en vente du bar, Nathalie et les habitués se confrontent à la fin de leur monde et d’un lieu à la fois destructeur et vital.

Voyage à Gaza

« À Gaza, il faut arriver le soir au printemps, s’enfermer dans sa chambre et écouter les sons qui entrent par les fenêtres ouvertes… Nous sommes en 2018. J’ai 25 ans et je suis un voyageur étranger. »
-Piero Usberti

« Assemblé à partir d’images anciennes juste avant les attentats perpétrés par le Hamas le 7 octobre et les attaques menées en retour par l’armée israélienne, le récit de Piero Usberti ne se prétend pas neutre : les rencontres du cinéaste avec les Gazaouis informent nécessairement sa vision. Mais son point de vue reste celui d’un étranger, qui fait de sa distance avec la situation une force. Il nous invite à tout reprendre à zéro, posant les données de base constitutives de Gaza : la Naqba, l’état de siège, le manque d’emplois et d’électricité, l’instrumentalisation du terrorisme de quelques-uns pour soumettre tout un peuple, le poids des traditions. Si Piero Usberti dénonce les violences d’Israël envers les civils palestiniens, les privations de droits qu’ils doivent endurer, transparaissent surtout au fil de son voyage des aspirations universelles, que la situation particulière de la région ne fait qu’exacerber. À rebours des comptes-rendus médiatiques qui généralisent à l’excès, le film égrène des rencontres avec des jeunes gens dont il sait mettre en avant la singularité : Sara, humanitaire, Mohanad, communiste convaincu, Jumana, aspirante avocate… Le texte sensible mais sans emphase qui guide le récit revient toujours à l’émotion du narrateur, modeste humain parmi les humains. C’est à cette hauteur qu’apparaît avec le plus de clarté une vérité incontestable et pourtant trop facilement oblitérée : le respect dû à toute vie humaine. »
(Olivia Cooper-Hadjian – Cinéma du réel)

The Store

DANS LE CADRE DU MOMENT WISEMAN CONÇU ET PORTÉ PAR LE LIEU DOCUMENTAIRE // projection présentée et suivie d’une rencontre avec Arnaud Hée, programmateur du cycle « Frederick Wiseman : nos humanités » à la Bpi à Paris.

1982. Entre les fêtes de Thanksgiving et les préparatifs de Noël, le personnel et les dirigeants du grand magasin Neiman-Marcus à Dallas s’organisent pour accueillir chaque jour une clientèle fortunée, à qui ils proposent bijoux, porcelaine, parfums, chaussures, fourrures, vêtements et produits d’exception. Dans ce temple de la consommation, institution « créée pour vendre », chacun joue sa partition.

En écho à la rétrospective organisée à Paris par la Cinémathèque du documentaire depuis septembre dernier et jusqu’en mars 2025, « Frederick Wiseman, nos humanités » Le Lieu Documentaire propose un aperçu de l’œuvre de cet immense cinéaste du réel, qui a fêté le 1er janvier ses 95 ans. Avec 46 films réalisés à ce jour, Wiseman a exploré pendant plus de cinquante ans le fonctionnement des institutions de la société américaine. Ces dernières années, il a tourné en France, comme dans Menus-Plaisirs. Les Troisgros, son tout dernier film au sein des restaurants de la famille Troisgros, dans la Loire.

PROJECTION PRÉSENTÉE ET SUIVIE D’UNE RENCONTRE AVEC ARNAUD HÉE
Tarifs habituels

Central Park

DANS LE CADRE DU MOMENT WISEMAN CONÇU ET PORTÉ PAR LE LIEU DOCUMENTAIRE

1989. Le parc emblématique situé au cœur de Manhattan est l’écrin des mille occupations partagées par les millions d’habitants de la Ville de New-York : course à pied, patinage, musique, théâtre, sports, pique-niques, parades, manifestations et concerts. Mais il est aussi l’objet des questions complexes qu’affronte le Service des parcs pour le maintenir ouvert : qu’est-ce qu’un lieu public, et qu’est-ce qu’un bien commun ?

    « Le cœur vert de Manhattan n’est ni un havre de paix, ni une oasis de sérénité. Non, c’est un théâtre de guerre, un champ de bataille. Les individus qui le convoitent et se le disputent appartiennent à des espèces d’une extraordinaire variété. Wiseman en dresse la savante nomenclature. » (Laetitia Mikles – Positif)

    En écho à la rétrospective organisée à Paris par la Cinémathèque du documentaire depuis septembre dernier et jusqu’en mars 2025, « Frederick Wiseman, nos humanités » Le Lieu Documentaire propose un aperçu de l’œuvre de cet immense cinéaste du réel, qui a fêté le 1er janvier ses 95 ans. Avec 46 films réalisés à ce jour, Wiseman a exploré pendant plus de cinquante ans le fonctionnement des institutions de la société américaine. Ces dernières années, il a tourné en France, comme dans Menus-Plaisirs. Les Troisgros, son tout dernier film au sein des restaurants de la famille Troisgros, dans la Loire.

    Une autre projection dans le cadre du moment Wiseman a lieu le lundi 3 février à 18h30, de The Store.

    Tarifs habituels

    Reas

    Projection complice avec le Théâtre national de Strasbourg, autour du spectacle Los días afuera de Lola Arias.

    Devant le succès de la première projection et vos envies de voir le film après avoir vu le spectacle, nous organisons une seconde projection du film !

    Des femmes cis et personnes trans rejouent des moments de leur incarcération, dans une prison désaffectée de Buenos Aires. Incarnant plusieurs rôles à l’écran, iels se réapproprient, en musique et chorégraphies, leurs histoires et la violence subie. Comédie musicale documentaire où voix et corps, d’une sincérité désarmante, expriment toute la solidarité et la détermination du collectif.

    Avant de créer Los dias afuera, présenté au TNS du 3 au 7 février, l’aventure artistique de Lola Arias avec Jocelyn, Nacho, Estefania, Noelia, Carla et Paula a commencé avec le film REAS, tourné par la metteuse en scène/réalisatrice dans une prison désaffectée de Buenos Aires. Entre documentaire, fiction et comédie musicale, REAS fait revivre les souvenirs de leur vécu en prison transformés par le pouvoir de leur fantaisie et de leur imagination.

    Paris Is Burning

    Dans le cadre des projections complices avec Pole-sud autour du festival L’année commence avec elles.

    Une déclaration d’amour à l’underground new-yorkais des années 1980 : à la culture queer, aux drags aux trans, au voguing.

    Interceptés

    PROJECTION GRATUITE SUR INSCRIPTION – DANS LE CADRE DU PRIX LUX DU PUBLIC 2025 PORTÉ PAR LE PARLEMENT EUROPÉEN
    En présence de la réalisatrice

    Superposant aux images de l’Ukraine dévastée des conversations entre les soldats russes et leurs proches interceptées par Kiev, ce film met à nu l’impérialisme de la Russie et la déshumanisation engendrée par la guerre.

    Les 5 films qui concourent au Prix Lux 2025 ont été annoncés en septembre 2024 : Animal, de la réalisatrice grecque Sofia Exarchou, Dahomey, de la réalisatrice française Mati Diop, Flow, du réalisateur letton Gints Zilbalodis, Intercepted, de la réalisatrice canado-ukrainienne Oksana Karpovych et Julie se tait (Julie Keeps Quiet) du réalisateur belge Leonardo van Dijl. Ces 5 films passeront au cinéma Le Cosmos dans le cadre d’un partenariat avec le Parlement européen à Strasbourg et Bruxelles.

    La séance sera présentée et suivie d’une rencontre avec Oksana Karpovych !

    Projection gratuite sur réservation, attention : places limitées.
    La séance n’est exceptionnellement pas réservable sur le site Internet, ni en billetterie, du Cosmos mais sur celui du Parlement européen juste ici.

    Innocence

    PROJECTION PARTENAIRE / Culture de Palestine.
    Ciné-débat en présence du réalisateur.

    Innocence raconte l’histoire d’enfants qui ont résisté à leur enrôlement dans l’armée israélienne, mais qui ont aussi capitulé. Le film montre comment les enfants et les jeunes sont suivis et soumis à des pressions, étape par étape, depuis la petite enfance jusqu’à l’enrôlement dans l’armée et l’éloignement de leurs parents.

    Leurs histoires n’ont jamais été racontées, car iels sont mort·es pendant leur service. À travers une narration basée sur leurs journaux intimes, le film dépeint leur tourment intérieur. Il entremêle des images militaires, des moments clés de l’enfance jusqu’à l’enrôlement et des vidéos personnelles des soldats dont les histoires sont passées sous silence et considérées comme une menace nationale.

    En parallèle, le film met en garde contre le coût social et individuel de la militarisation croissante du monde.

    Le film a été sélectionné à la Mostra de Venise 2022.

    En présence du réalisateur, Guy Davidi
    Tarif unique : 5 €

    Avec le soutien de : Abyssinie, AFPS Alsace, Alsace Syrie, Amis de Sabeel France, CALIMA – Coordination Alsacienne de l’Immigration Maghrébine, CIMADE Strasbourg, Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Palestine – CJACP, Collectif Strasbourg Palestine, Femmes d’Ici et d’Ailleurs, Femmes Egalités – Comité Louise Michel, MRAP Strasbourg Scribest Éditions, TSEDEK!, UJFP Strasbourg – Union Juive Française pour la Paix