Premières lunes

Mélanie Melot

FR1H022026


Événement tiersSéance unique

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Alors que certaines jeunes filles marquent le passage de leurs premières règles par des célébrations, d’autres le taisent ou le redoutent. Moment charnière, ce film explore comment ce vécu redéfinit leur lien avec leur mère, entre traditions, quête d’émancipation et libération des non-dits. Une plongée sensible dans une diversité culturelle et émotionnelle.

Projection suivie d’un temps d’échanges animé par Mélanie Mélot Réalisatrice de documentaires et photographe, Mélanie Melot explore des thématiques liées aux rites de passage, à l’intimité, à la liberté et aux tabous.

L'initiative de ce ciné-échanges est portée par Jocelyne Bicler, qui a eu à cœur de partager le message de ce film. Son souhait : briser les tabous et ouvrir un dialogue complice entre les générations autour des règles.

Tarif unique 5€

Premières Règles, entre rituels et tabous, l’histoire d’un passage. Du silence à la célébration : comment mères et filles vivent-elles cette étape charnière ? Voyage au cœur de ces intimités.

Freddy – Chapitre 3 : les griffes du cauchemar

Chuck Russell

US1H361987


Séance unique

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Une épidemie de suicides se répand à Springwood. Kristen, qui s'est ouvert les veines, a été admise à l'hôpital où six autres adolescents souffrents des mêmes pulsions et avouent partager le même cauchemar. Le Dr. Nancy Thompson, spécialiste des rêves, connaît l'origine du mal : Freddy Krueger, le redoutable tueur aux griffes acérées qui hante les nuits pour assouvir une bien cruelle vengeance…

Interdit aux moins de 12 ans

Une épidemie de suicides se répand à Springwood. Kristen, qui s’est ouvert les veines, a été admise à l’hôpital où six autres adolescents souffrents des mêmes pulsions et avouent partager le même cauchemar. Le Dr. Nancy Thompson, spécialiste des rêves, connaît l’origine du mal : Freddy Krueger, le redoutable tueur aux griffes acérées qui hante les nuits pour assouvir une bien cruelle vengeance…

La Revanche de Freddy

Jack Sholder

US1H271986


Séance unique

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La famille Walsh emmenage dans une maison restée abandonnée depuis quelques temps à Elm Street. Les adolescents de la rue recommencent à faire d'effrayants cauchemars dans lequel Freddy Krueger tue des enfants, des cauchemars qui malheureusement trouvent leurs repercussions dans la réalité.Ron est l'un de ses adolescents possédés dans ses rêves par Freddy. Sa petite amie est la seule à pouvoir l'aider, et empêcher l'ignoble serial killer d'utiliser les cauchemars de Ron afin de commetre d'autres crimes…

Interdit aux moins de 12 ans

La famille Walsh emmenage dans une maison restée abandonnée depuis quelques temps à Elm Street. Les adolescents de la rue recommencent à faire d’effrayants cauchemars dans lequel Freddy Krueger tue des enfants, des cauchemars qui malheureusement trouvent leurs repercussions dans la réalité.Ron est l’un de ses adolescents possédés dans ses rêves par Freddy. Sa petite amie est la seule à pouvoir l’aider, et empêcher l’ignoble serial killer d’utiliser les cauchemars de Ron afin de commetre d’autres crimes…

FLY OR DIE

GWENAEL GIARD BARBERIN, DAVID ZOUARI, JEROME FAURE

1H102026


Avant-premièreSéance uniqueSéance présentéeProduction strasbourgeoise

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« FLY OR DIE » nous plonge dans une communauté très particulière, au côté de quatre des meilleurs français d’une discipline en plein développement : le pilotage de drone en FPV ! L’acronyme de First Person View. Piloter ces petits engins volants nécessite un masque spécifique afin d’utiliser la caméra embarquée sur le drone pour avoir un retour visuel en temps réel. L’expérience donne l’impression d’être à l’intérieur de la machine et de voler avec elle, comme un oiseau. C’est à travers le quotidien de quatre pilotes que nous explorons les différentes disciplines du drone FPV : la course, le vol en long-range, le freestyle et la cinématographie professionnelle. Chaque portrait met en lumière une pratique unique et révèle la richesse technique et créative de cette activité qui mêle sport, art et technologie.

La projection sera suivie d’un échange avec l’équipe du film et Aymeric Robert, délégué aux antennes et contenus de France 3 Grand Est.

Une coproduction France TV – Seppia  Avec le soutien à la production du Centre national du cinéma et de l’image animée, de la Région Grand Est, de la Ville de Reims et du Grand Reims, dans le cadre du réseau Plato, en partenariat avec le CNC, avec l’appui du Bureau des Images Grand Est.

Séance gratuite sur réservation exclusivement en cliquant ici !

Rêver sous le capitalisme

Sophie Bruneau

BE1H032018


Cycle #27 : Rêve éveilléSéance uniqueDocumentaire

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Douze personnes racontent puis interprètent le souvenir d’un rêve de travail. Ces âmes que l’on malmène décrivent, de façon poétique et politique, leur souffrance subjective au travail. Petit à petit, les rêveurs et leurs rêves font le portrait d’un monde dominé par le capitalisme néolibéral.

A-t-on rêvé quand le bruit de la pluie se mue en pluie de pas et de voix, quand le brouhaha de la cantine laisse place au bruissement du vent dans la cour, quand un faisceau de veilleurs de nuit suggère une chorégraphie, ou quand un motif rythmique de cris des mouettes s'estompe pour laisser entendre une trace d'humanité ? Par de longues pauses entre les témoignages des rêveurs, Sophie Bruneau nous fait aussi sentir un "rêver sous le capitalisme" éveillé, au travail : une façon de dominer ses propres sens pour échapper aux pressions omniprésentes de l'ordre hiérarchique avant les cauchemars de la nuit.
- François Waledisch, Ingénieur du son

Douze personnes racontent oui interprètent le souvenir d’un rêve de travail. Ces âmes que l’on malmène décrivent, de façon poétique et politique, leur souffrance subjective au travail. Petit à petit, les rêveurs et leurs rêves font le portrait d’un monde dominé par le capitalisme néolibéral.

Titicut Follies

Frederick Wiseman

US1H242017


Séance unique

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Bridgewater (Massachusetts), 1967. Frederick Wiseman tourne Titicut Follies, son premier film, dans une prison d’État psychiatrique et atteste de la façon dont les détenus sont traités par les gardiens, les assistants sociaux et les médecins à l’époque. Ce qu’il révèle a valu au film d’être interdit de projections publiques aux États-Unis pendant plus de 20 ans.

"Témoin discret et vigilant des institutions, Frederick Wiseman pose, avec Titicut Follies, les bases de ce qui fait son cinéma depuis 50 ans." Météore Films

Bridgewater (Massachusetts), 1967. Frederick Wiseman tourne Titicut Follies, son premier film, dans une prison d’État psychiatrique et atteste de la façon dont les détenus sont traités par les gardiens, les assistants sociaux et les médecins à l’époque. Ce qu’il révèle a valu au film d’être interdit de projections publiques aux États-Unis pendant plus de 20 ans. Témoin discret et vigilant des institutions, Frederick Wiseman pose, avec Titicut Follies, les bases de ce qui fait son cinéma depuis 50 ans.

Les Maitres de l’Univers

Gary Goddard

US1H501987


Nanar du dimancheSéance uniqueSéance présentée

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Si vous avez grandi dans les années 80, les noms de Musclor et Skeletor vous évoquent probablement une époque révolue faite de dessins animés un poil Kitsch et de rayons jouets pleins de figurines bariolées qu'il fallait absolument glisser discrètement dans le caddie en espérant que ça passe.
Et comme chacun sait, quand quelque chose se vend bien, il faut se dépêcher de faire un film pour faire encore plus d'argent. C'est à peu près l'origin story de cette adaptation toute pourrie des Maîtres de l'univers, vendue avec le délicieux kit nanar habituel, entre costumes douteux, scénario écrit la tête en bas par un dauphin et effets spéciaux réalisés avec passion (et probablement avec les coudes). La nostalgie a bon dos
!

Sur la planète Eternia, à la tête d'une armée, Skeletor s'est emparé du Château des Ombres et rêve de conquérir l'univers tout entier. Musclor, un guerrier dont la force n'a d'égale que le courage, utilise une clé cosmique pour se rendre sur Terre avec sa fille Teela et Gwildor, le maître d'armes. Mais ils égarent au passage le précieux objet, retrouvé par Julie Winston et son petit ami Kevin Corrigan. En tentant d'en découvrir le fonctionnement, ils envoient un signal aux sbires de Skeletor, qui viennent sur place récupérer l'artefact…

Une séance présentée par Félix, chargé de communication du Cosmos.
En version française si on arrive à la trouver (on croise les doigts).

Tarifs habituels.

Comment Musclor, grâce à une clé magique qui ouvre des passages dans le temps et malgré les poursuites acharnées du très méchant Skeletor, devient Maître de l’Univers.

Pédale Rurale

Antoine Vazquez

FR1H242026


Sortie nationale

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Benoît vit en Dordogne, à quelques kilomètres du village où il a grandi. Il a construit son paradis à l’abri des regards, s’est émancipé à sa manière, seul, dans la nature, avec ses couleurs. Il a trouvé ses manières de résister, de s’affranchir des stigmates du passé pour continuer à habiter le territoire de son enfance. Sur le chemin qu’il est parvenu à ouvrir, il reste des ronces qui continuent à le blesser. Alors ensemble on avance, on défriche parce que nos histoires résonnent, parce qu’on s’est trouvé. Et puis, avec les autres queers du coin, on décide d’organiser une Pride, parce qu’il est temps de sortir du bois, de prendre l’espace qu’on n’a jamais eu, pour se célébrer, se réparer et enfin ouvrir une voie.

Il se dégage de ce documentaire deux sentiments. La joie — celle qu’on éprouve en étant niché·e dans un refuge — et l’admiration : devant la beauté des confidences, comme devant le parcours de Benoît, qui, d’abord isolé et terrifié par la politisation de son homosexualité, devient peu à peu moteur. Du refuge, on retient celui de la maison de Benoît, ceinturée de verdure, et l’autre — celui qu’il se recrée au sein d’une communauté choisie. Cette communauté regroupe les queers du coin, les pédales rurales et lesbiennes des champs, que l’on suit tout au long du film œuvrer à l’organisation de la première Pride de Dordogne. Avec tout ce que cela implique : convaincre les élu·es, dépasser sa peur — et les peurs — dans des territoires où l’homosexualité reste bien souvent au placard.
Un documentaire très émouvant, mais aussi passionnant par sa forme. Son réalisateur, Antoine Vazquez, personne concernée, se met en scène pour raconter, en toile de fond, l’amitié qui le lie à Benoît, mais aussi pour faire écho à son propre parcours : lui-même a grandi dans le Béarn. Quand faire un film devient aussi une manière de réparer.
-Cécile Becker, membre du Conseil de programmation

Benoît a construit son paradis à l’abris des regards, s’est émancipé à sa manière, résolu à faire face aux contraintes d’un espace qui, dans les imaginaires, entre en confit avec son identité. La campagne. Un jour, lui et d’autres queers du coin décident d’organiser la première Pride du Périgord vert, parce ce qu’il est temps de sortir du bois, de prendre l’espace pour se célébrer, se réparer et enfin ouvrir une voie.

Tout va bien

Thomas Ellis

FR1H262026


Séance uniqueSéance présentéeCiné-débat

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Âgés de 14 à 19 ans, cinq adolescents ont traversé des déserts et des mers, seuls. Arrivés à Marseille, ces filles et garçons portent en eux l’espoir brûlant d’une nouvelle vie. Ils apprennent un métier, un pays, des habitudes et pour certains une langue. « Tout va bien » répètent-ils obstinément à leurs familles. Mais le véritable voyage ne fait que commencer…

Âgés de 14 à 19 ans, cinq adolescents ont traversé des déserts et des mers, seuls. Arrivés à Marseille, ces filles et garçons portent en eux l’espoir brûlant d’une nouvelle vie. Ils apprennent un métier, un pays, des habitudes et pour certains une langue. « Tout va bien » répètent-ils obstinément à leurs familles. Mais le véritable voyage ne fait que commencer…

Les Griffes de la nuit

Wes Craven

US1H301985


Séance unique

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Un inquiétant croque-mitaine tourmente les rêves d'adolescents. À travers l'incarnation cauchemardesque de Freddy Krueger, Wes Craven entrelace suspense et action pour mieux transformer des peurs universelles en réalité monstrueuse. Un monument de terreur, considéré comme l'un des piliers du cinéma d'horreur.

Interdit aux moins de 12 ans

Avec son gant aux griffes aiguisées, un assassin défiguré du nom de Freddy Krueger rôde dans la nuit, et transforme les pires cauchemars de ses victimes en réalité. Pour rester en vie, il faut rester éveillé…

Le Mépris

Jean-Luc Godard

FR1H431963


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Le scénariste Paul Javal mène une vie heureuse avec sa femme Camille. Un jour, le célèbre producteur américain Jeremy Prokosch lui propose de travailler à une adaptation de l’Odyssée, réalisée par Fritz Lang à Cinecittà. Le couple se rend alors sur les lieux du tournage et rencontre l’équipe. Prokosch fait bientôt des avances à Camille sous les yeux de Paul. Cette tentative de séduction va sonner le glas de leur couple…

Koyaanisqatsi

Godfrey Reggio

US1H261983


Cycle #27 : Rêve éveilléCinéma expérimentalDocumentaireVersion restaurée

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Sur une musique de Philip Glass se succèdent des images de nature, de vies sociales, d'individus, de paysages somptueux arrachés à la paix de la Création par des bulldozers, des brouillards de pollution...

Fruit de la collaboration entre Godfrey Reggio et Philip Glass Koyaanisqatsi: Life out of Balance (« la vie en déséquilibre », en hopi) aura été, en 1982, un véritable événement dans l'histoire des rapports entre musique et cinéma : le montage des images danse au rythme lancinant des formules mélodiques répétitives, dans l'alternance entre les visions d'une nature imposante et la folie des flux urbains.

Sur une musique de Philip Glass se succèdent des images de nature, de vies sociales, d’individus, de paysages somptueux arrachés à la paix de la Création par des bulldozers, des brouillards de pollution… Ce film nous emmène dans des lieux situés aux quatre coins des États-Unis et nous montre le lourd tribut que la technologie moderne fait payer aux humains et à la planète. Ce poème visuel ne contient ni dialogue ni narration vocale : son ton est donné par la juxtaposition d’images et la musique exceptionnelle de Philip Glass.

La Règle du jeu

Jean Renoir

FR1H521939


Projection compliceSéance uniqueSéance présentéeVersion restaurée

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Considéré comme l’un des plus grands films de l’histoire du cinéma français, La Règle du jeu de Jean Renoir dresse, à l’aube de la Seconde Guerre mondiale, le tableau au vitriol de la grande bourgeoisie, et notamment de ses relations avec les domestiques à son service. Une satire sociale dont les mécanismes font écho à ceux qui sont à l’œuvre dans Les Noces de Figaro de Mozart.

Le marquis de la Chesnaye organise une partie de chasse sur son domaine de Sologne. Une pléiade d'invités arrive au château, dont André Jurieu, héros national depuis sa traversée de l'Atlantique en 23 heures. Un exploit réalisé pour les beaux yeux de la marquise Christine La Chesnaye, en vain.

En rebond à l’opéra Les Noces de Figaro, présenté à l’OnR du 28 avril au 31 mai 2026

Tarifs habituels, tarif réduit sur présentation d’un billet pour Les Noces de Figaro à l’OnR.

Le marquis de la Chesnaye organise une partie de chasse sur son domaine de Sologne. Un pléiade d’invités arrive au château dont André Jurieu, héros national depuis sa traversée de l’Atlantique en 23 heures. Un exploit réalisé pour les beaux yeux de la marquise Christine La Chesnaye, en vain. Dans une société où nobles et domestiques sont soumis à la règle des conventions, Jurieu, par cet amour, bouleverse le jeu.

Le Pays où rêvent les fourmis vertes

Werner Herzog

DE1H402022


Werner HerzogVersion restaurée


Dans une contrée désolée de l'Australie, deux tribus vivent a l'abri de la civilisation industrielle. Leur existence paisible se trouve brusquement menacée lorsqu'une société s'implante dans un de leurs lieux sacrés : le pays où rêvent les fourmis vertes…

Dans une contrée désolée de l’Australie, deux tribus vivent à l’abri de la civilisation industrielle. Leur existence paisible se trouve brusquement menacée lorsqu’une société s’implante dans un de leurs lieux sacrés : le pays où rêvent les fourmis vertes…

Oncle Boonmee (celui qui se souvient de ses vies antérieures)

Apichatpong Weerasethakul

FR1H542010


Cycle #27 : Rêve éveilléFocus : Apichatpong Weerasethakul

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Les apparitions magiques de sa femme défunte et de son fils disparu depuis des années confirment à Oncle Boonmee que sa fin est proche. Dans son domaine apicole, entouré des siens, il se souvient alors de ses vies antérieures. Accompagné de sa famille, il traverse la jungle jusqu’à une grotte au sommet d’une colline, lieu de naissance de sa première vie. De cette première vie, Oncle Boonmee ne se souvient de rien, s’il était animal ou végétal, homme ou femme ; mais il sait à présent qu’il est prêt à aborder la mort avec apaisement.

« Ce qui rend Oncle Boonmee si singulier, c’est que son sens de l’amalgame et de la relance sert un jeu d’échos entre le proche et le lointain, entre l’intime et le public, entre murmures secrets et rumeur du monde. Pour passer par de tels relais sensoriels, le film a besoin d’éprouver sa propre extinction, de prendre le risque d’une sous-fictionnalisation, qui incite les spectateurs à tendre l’oreille et ouvrir les yeux. En témoigne cette attention pour les lueurs, les lucioles et les « infras-sons », autant d’éléments porteurs d’une émotion inversement proportionnelle à leur intensité sonore ou lumineuse. L’épisode de l’excursion dans la grotte, temple où Boonmee vient déposer son dernier souffle, est à ce titre un sommet d’intensité : enfoncement dans le noir, confession murmurée devant l’angoisse d’une possible cécité, heureuse et inattendue découverte d’une voûte scintillante dans les tréfonds de l’obscurité, aménagement de la chambre mortuaire, derniers souffles bercés par l’écoulement du jus de la dialyse du mourant, un son paisible qui évoque celui qu’on recueille à la naissance d’une source. Puis le lendemain, retour d’une lumière tranchante, bourdonnements solaires de la jungle qui viennent se mixer, avec le plus parfait naturel, aux lancinantes prières des obsèques arrangées comme pour un set électro : capables de relier le fil de l’atonalité à l’extase de la transe libératoire. Jamais sans doute depuis le plan-séquence final de Profession : reporter d’Antonioni, une agonie n’aura été accompagnée avec autant de patience, transmettant par son mouvement même un sentiment de compassion purement cinématographique, c’est-à-dire uniquement raccordé aux simples perceptions lumineuses, spatiales et surtout auditives et temporelles. »
– Joachim Lepastier, Cahiers du cinéma, septembre 2010

En Thaïlande, de nos jours. L’oncle Boonmee, un apiculteur d’une soixantaine d’années, souffre d’insuffisance rénale et se prépare à mourir. Il décide de passer les quelques jours qui lui restent dans une ferme située dans les montagnes, entouré de sa belle-sœur et d’un Laotien chargé de lui prodiguer des soins. Un soir, les fantômes de sa femme et de son fils défunts apparaissent à la table du dîner. Ce dernier a pris l’apparence d’un grand singe sombre aux yeux rouges et phosphorescents. Le vieil homme part alors dans la jungle tropicale avec sa famille pour atteindre la mystérieuse grotte qui fut le berceau de sa première existence. Au cours du voyage, ses vies antérieures prennent forme et se rappellent à lui.