Parade

Jacques Tati

FR1H251974


Jacques TatiVersion restaurée

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À travers un spectacle de cirque participatif et délirant, Tati redonne vie à ses célèbres mimes sportifs et assure la transition des numéros de musiciens, jongleurs, magiciens et acrobates, devenant le Monsieur Loyal de Stockholm Circus.

Commandé par la télévision suédoise et majoritairement tourné en vidéo, c’est pourtant bien pour la salle que le film Parade a été conçu. Tati passe ainsi le témoin à de nombreux jeunes artistes, auprès de qui il aimait transmettre son expérience. Plus le spectacle avance et moins sont manifestes les frontières qui séparent l’avant et l’après, les artistes, les techniciens et les spectateurs. Ce dernier film de Jacques Tati résonne comme un hommage vibrant au spectacle vivant évoquant ses débuts au music-hall.

L’histoire d’une grande fête au cours de laquelle Jacques Tati organise une rencontre entre spectateurs, artistes, clowns, enfants et lui-même. Tout au long du film, adultes et jeunes forment une seule masse enthousiaste et unie par le spectacle. Dès le début, une petite fille et un petit garçon symbolisent, en un seul regard échangé, la joie d’être ensemble. Le public participe directement au spectacle qui tient à la fois du music-hall et du cirque, et Jacques Tati, en Monsieur Loyal, dirige et anime la représentation.

Trafic

Jacques Tati

FR1H321971


Jacques TatiVersion restaurée

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Monsieur Hulot, dessinateur d’un camping-car expérimental, accompagne celui-ci sur les autoroutes de France et de Belgique en direction du salon de l’automobile d’Amsterdam où le modèle doit être exposé. Mais entre les nombreuses pannes, les problèmes mécaniques, la fouille à la douane, l’accident, la route est longue et semée d’embûches, qui mettent en péril la réussite commerciale de l’opération, menaçant Hulot et son camping car de ne pas arriver à temps pour l’ouverture du salon…

Quatre ans après l’entreprise colossale qu’était PlayTime, Jacques Tati endosse une nouvelle et dernière fois le personnage de M. Hulot dans ce long-métrage réalisé en 1971, Trafic. L’acteur-réalisateur prend ici pour thème l’explosion de l’automobile qui a lieu au tournant des années 1970, avec l’essor spectaculaire de ce moyen de transport chez les classes moyennes occidentales. Les autoroutes deviennent, dans l’univers de Jacques Tati, des jungles modernes où les hommes se transforment en véritables bêtes de foire, enfermés dans leur voiture. Le réalisateur de Mon Oncle poursuit une nouvelle fois son expérimentation sur l’image et le son – le film est ici tourné en décors naturels -, en recourant à un genre cinématographique encore peu exploité à l’époque : le road movie. À l’instar d’un Jean-Luc Godard avec Week-end (1967), Tati traque le quotidien sur les routes – déjà bien encombrées – d’Europe de l’Ouest, annonçant la société globalisée de demain.

Dessinateur chez Altra, une petite entreprise parisienne en pleine expansion, monsieur Hulot a inventé une voiture de camping révolutionnaire, équipée d’une tente et de multiples gadgets. Ses employeurs tiennent absolument à présenter cette merveille d’ingéniosité au Salon de l’automobile qui se tiendra bientôt à Amsterdam. Après avoir chargé le prototype sur un camion, monsieur Hulot prend la direction des Pays-Bas, accompagné d’une attachée de presse. Dès la sortie de Paris, le convoi s’engage sur une autoroute surchargée. Embouteillages, crevaison, panne d’essence, accident, contrôle des douanes : la fatalité n’épargnera rien au génial inventeur…

Mon Oncle

Jacques Tati

FR1H562014


Jacques TatiVersion restaurée


Un groupe de touristes américaines débarque à Paris pour visiter la capitale. Pendant ce temps, M. Hulot se rend dans les bureaux d’une grande entreprise pour y passer un entretien, mais finit par se perdre dans l’immensité du bâtiment. Au gré de ses déambulations et de ses rencontres, M. Hulot va se trouver embarqué dans ce Paris ultramoderne où sa route croisera immanquablement celle des Américaines…

Avec ce quatrième long-métrage sorti sur les écrans en 1967, Jacques Tati signe son oeuvre la plus ambitieuse. C’est lors de la tournée de son précédent film, Mon Oncle, que le cinéaste a l’idée de réaliser cette satire joyeuse et incisive dépeignant une société globalisée et superficielle où particularismes culturels et rapports humains se font de plus en plus rares. Pour mener à bien ce projet hors normes, le réalisateur choisit de tourner en 70 mm dans un studio qu’il fait spécialement construire pour ce film, le célèbre « Tativille », repoudisant à merveille l’architecture ultramoderne de la capitale. Mais la réalisation du projet PlayTime s’avère extrêmement longu – sept années de production en tout – et beaucoup plus coûteuse que prévu, contraignant Tati à hyopthéquer sa maison et les droits de l’ensemble de ses oeuvres. Malgré l’échec commercial et critique que le film subit à sa sortie, PlayTime est aujourd’hui considéré comme le grand chef-d’œuvre d’avant-garde du maître du burlesque français, loué tant par l’Américain David Lynch que par le Finlandais Aki Kaurismäki.

Monsieur Arpel est féru de modernisme. Directeur d’une fabrique de tuyaux en plastique, il a doté sa maison de tous les perfectionnements techniques possibles à ce jour. Pourtant, cette maison pourvue de robots est loin d’apporter une atmosphère détendue à son fils, Gérard, 10 ans. Le beau-frère de monsieur Arpel, monsieur Hulot, fantasque et bohème, occupe un modeste deux pièces dans un quartier populaire. Il invite de temps à autre son jeune neveu, dressé à l’ordre rigoureux qui règne chez lui, à découvrir son domaine de fantaisie et de liberté. Sa sœur, maintenant madame Arpel, espère secrètement qu’il épousera sa voisine, mais c’est compter sans l’esprit discrètement récalcitrant et frondeur de Hulot, résolument épris de liberté…

Playtime

Jacques Tati

FR2H061967


Jacques TatiVersion restaurée


Monsieur et Madame Arpel habitent une maison remarquablement moderne dans un quartier aseptisé. Dans cet univers trop bien agencé, jeu, hasard et humour n’ont aucune place et leur fils Gérard s’y ennuie. Mais voilà que fait irruption son oncle, Monsieur Hulot, le frère de Madame, personnage décalé et inadapté. Sa fantaisie est mal vécue par son entourage, d’autant plus qu’il devient un modèle pour Gérard…

Troisième long-métrage de Tati sorti en 1958, Mon Oncle est l’un des chefs-d’oeuvre burlesques du cinéma français. Cinq ans après Les Vacances de Monsieur Hulot, le cinéaste campe à nouveau le personnage du fantasque M. Hulot et, à travers lui, dénonce avec humour et subtilité les mutations de la société française des Trente Glorieuses, ou plutôt l’usage que certains en font. Avec d’un côté le monde moderne incarné par les Arpel, et de l’autre le monde « ancien » représenté par M. Hulot et son voisinage, Mon Oncle témoigne de la modernité grandissante et de l’artificialité des relations qui en découle, à travers une mise en scène d’une précision quasi géométrique et une utilisation habile du son. Plus d’un demi-siècle plus tard, Mon Oncle reste toujours aussi drôle et percutant : sa réédition en version numérique restaurée en 2K sera un spectacle qui ravira petits et grands !

Comme de nombreux autres Parisiens, Monsieur Hulot a du mal à s’adapter à la modernité de la capitale, à y trouver sa place et à entretenir des rapports humains.

Jour de fête

Jacques Tati

FR1H272014


Jacques TatiVersion restaurée


C’est jour de fête à Sainte-Sévère : les forains débarquent avec des roulottes, un manège et même un cinéma ambulant pour montrer aux villageois impressionnés un documentaire sur les méthodes modernes de la Poste en Amérique. Avec son vieux vélo et sa simple détermination, François le facteur va tout faire pour imiter ses homologues américains.

Premier long-métrage de Jacques Tati, Jour de fête est un chef d’œuvre incontournable du septième art qui a su renouveler le genre du burlesque dans le paysage cinématographique français. Ce film au rythme trépidant regorge de gags aussi bien visuels que sonores, tous plus hilarants les uns que les autres, et devant en grande partie leur force au personnage de François le facteur, interprété avec humour et grâce par Tati. Le réalisateur des Vacances de Monsieur Hulot nous fait ici pénétrer dans son univers personnel empreint de poésie et de réalisme, de logique et d’absurde, teinté ça et là d’un soupçon de nostalgie face à un monde rural aujourd’hui disparu. Sainte-Sévère reste ce village joyeux qui bat à son rythme, loin de la fureur de la ville et de l’influence croissante de l’Amérique. Jour de fête est une oeuvre magique et atemporelle à découvrir d’urgence !

Un petit village de province prépare sa fête patronale. Les enfants se réjouissent et les adultes s’affairent, tandis que les forains installent leurs attractions. Gentil mais maladroit, François, le facteur, offre à tout le monde une aide embarrassante. Sa contribution à l’élévation du mât de cocagne l’emplit de fierté et de commentaires pour le reste de la journée. Le grand jour venu, François voit dans une baraque foraine un documentaire sur la poste aérienne aux États-Unis. Piqué au vif par les quolibets, il annonce son intention de faire une tournée «à l’américaine» et s’élance aussitôt sur son vélo. Le résultat tient plus de la comédie burlesque que de l’exploit technologique…

Les Vacances de Mr Hulot

Jacques Tati

FR1H281953


Jacques TatiVersion restaurée


Dans une station balnéaire de la côte Atlantique, les citadins en vacances reproduisent leurs habitudes de la ville. Monsieur Hulot, personnage naïf et gaffeur, arrivé dans sa vieille voiture pétaradante, bouleverse, sans s’en apercevoir, la quiétude des clients de l’hôtel, en essayant simplement de profiter au maximum de ses vacances.

« Vous savez, dans les films comiques, en dehors de l’effet purement comique, le gag visuel, le dialogue, la bonne réplique ou l’effet sonore qui est fait pour distraire et amuser les spectateurs, je crois qu’il se cache toujours un petit peu de drame. Chaque construction dramatique d’un film comique est tout de même basée sur un effet dramatique. Monsieur Hulot a envie de passer de bonnes vacances et malgré tout l’homme d’affaires continue à faire ses affaires, l’intellectuel veut toujours réorganiser l’Europe et l’ancien commandant continue à raconter ses faits de guerre. Hulot, lui, est venu là pour passer des vacances. Eh bien ! malgré tout il n’est pas accepté par l’ensemble de la société. Faut bien le dire ! » Jacques Tati

Les vacances, tout le monde le sait, ne sont pas faites pour s’amuser. Tout le monde le sait, sauf monsieur Hulot qui, pipe en l’air et silhouette en éventail, prend la vie comme elle vient, bouleversant scandaleusement au volant de sa vieille voiture Salmson pétaradante la quiétude estivale des vacanciers qui s’installent avec leurs habitudes de citadins dans cette petite station balnéaire de la côte atlantique.

Le Bon, la brute et le cinglé

Kim Jee-woon

KR2H082008


Cycle #29 : Duels au soleilRessortie nationaleVersion restaurée


Mandchourie, années 30. Deux hors la loi et un chasseur de primes sont à la recherche d’une carte au trésor. À travers les dangers d'une région en proie à de multiple conflits — l'armée japonaise, les bandits chinois et les gangsters coréens — ils réalisent que la vraie bataille se livrera entre eux. Un seul homme en sortira vainqueur.

Décidé à ne jamais occuper deux fois le même terrain, et biberonné à John Ford, Fred Zinnemann ou John Sturges, Kim Jee-woon décide de s’approprier un genre associé pourtant aux grands espaces américains : le western. D’ailleurs, il fi nit par moins aimer le western classique que sa subversion italienne par Sergio Leone. Avec LE BON, LA BRUTE ET LE CINGLÉ, il remet ainsi au goût du jour un genre inconnu à l’étranger, vaguement oublié jusque dans son pays, qui fi t pourtant les beaux jours du cinéma coréen entre le milieu des années 60 et le milieu des années 70 : le “western kimchi”, autrement appelé “western mandchou”, pendant oriental du western spaghetti. Metteur en scène d’un cinéma d’auteur résolument tourné vers le public, il devient celui sur qui l’industrie n’a pas peur de miser et son cinquième long-métrage, le premier western produit en Corée depuis 35 ans, devient alors le fi lm le plus cher jamais tourné dans le pays.-The Jokers Films

Les années 30 en Mandchourie. Le Cinglé vole une carte aux trésors à un haut dignitaire japonais. La Brute, tueur à gages réputé, est payé pour récupérer cette carte. Le Bon veut retrouver le détenteur de la carte pour empocher la prime. Un seul parviendra à ses fins, s’il réussit à anéantir l’armée japonaise, les voyous chinois, les gangsters coréens… et ses deux adversaires.

Macho Dancer

Lino Brocka

PH2H162026


Ressortie nationaleVersion restaurée

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Après le départ de son amant américain, le jeune Pol décide de suivre son ami Greg à Manille, afin de subvenir aux besoins de sa famille. Là-bas, il fait rapidement la connaissance de Noel, un call-boy adepte du macho dancing, qui le prend sous son aile et lui trouve une place dans un club gay de la capitale. Pol va alors découvrir le monde interlope du strip-tease masculin, entre prostitution, drogue et corruption policière…

Réalisé en 1988, peu après la chute de la dictature de Ferdinand Marcos, Macho Dancer s’affirme comme l’un des longs-métrages les plus audacieux et controversés de Lino Brocka. Le cinéaste y déploie en effet un double regard : filmant avec une sensualité assumée de longues séquences de strip-tease masculin, tout en déconstruisant méthodiquement l’érotisme de ces images et la mécanique – notamment coloniale – qui les produit. Au-delà de cette puissance formelle, le film double thématiquement son mélodrame social d’un authentique acte de résistance politique : le réalisateur d’Insiang et Bona expose ici sans fard l’étendue de la corruption des institutions de son pays, la pauvreté structurelle du peuple philippin et son exploitation sexuelle, alimentée par le tourisme occidental et l’occupation américaine. Lino Brocka, lui-même ouvertement homosexuel dans une société conservatrice, signe avec Macho Dancer un témoignage brut, loin de tout misérabilisme, qui évoque par moments les premiers films de Martin Scorsese (en particulier Mean Streets) et demeure un jalon du cinéma queer asiatique. -Carlotta Films

Film interdit aux moins de 16 ans.

Après le départ de son amant américain, Paul, adolescent séduisant, quitte sa province natale pour rejoindre Manille afin de pourvoir aux besoins de sa famille. Noel, call-boy populaire, le prend bientôt sous son aile et lui fait pénétrer l’univers du strip-tease masculin, entre prostitution, drogue et corruption policière.

Hanami

Denise Fernandes

CH1H362026


Sortie nationale


Sur une île volcanique isolée que tout le monde veut quitter, Nana apprend à rester. Sa mère Nia a émigré peu après sa naissance et Nana grandit dans la famille de son père. Lorsqu’elle est prise de fortes fièvres, on l’envoie se faire soigner au pied d’un volcan, où elle découvre un monde suspendu entre rêves et réalité. Des années plus tard, alors que Nana est adolescente, Nia revient et fait face aux conséquences de son long exil.

Un vent qui souffle, des mains qui se frôlent puis se touchent, un vase brisé… L’ouverture du film donne le ton : comme un recueil de poésies, Hanami est construit en plusieurs parties, aux tonalités, lumières et couleurs distinctes, avec toutefois une grande cohérence. Depuis le ventre de sa mère, jusqu’à leur véritable rencontre des années plus tard, nous suivons Nana, qui grandit entourée d’une communauté solide, mais au sein de laquelle les absences sont omniprésentes. Portée par la douceur et le rythme d’une langue magnifique, au milieu de paysages impressionnants, Denise Fernandes parle avec force et sensibilité de l’exil, mais du point de vue des personnes qui restent, et ce sans regard surplombant. Alors qu’on force toujours plus les personnes exilées à « s’intégrer » en reniant les racines qui les constituent, le film est d’autant plus bouleversant. Loïc Rieunier, délégué général de l’ACOR – Association des cinémas de l’ouest pour la recherche

Sur une île volcanique isolée que tout le monde veut quitter, la petite Nana apprend à rester. Sa mère, Nia, s’est exilée juste après sa naissance et Nana grandit dans la famille de son père. Un jour, la famille apprend que Nia est malade. Nana commence à avoir de fortes fièvres et est envoyée au pied d’un volcan pour y être soignée. Elle y découvre un monde imprégné de réalisme magique, entre rêve et réalité. Plus tard, alors que Nana est adolescente, sa mère Nia retourne enfin sur l’île.

One, Two, Three, Viva l’Algérie !

Samuel Ab, Amine Kouti

FR1H152022


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« One, Two, Three, Viva l’Algérie ! », c’est le fil rouge de notre film. Mais c’est d’abord un slogan, un lien qui agit dans l’espace et le temps : quelques mots scandés, indissociables de l’histoire du foot algérien et donc de la relation entre la France et l’Algérie. Ces encouragements nés avec l’équipe du FLN pendant la guerre d’Indépendance et repris plus tard lors de l’épopée algérienne en Coupe du monde 2010 sont sortis des stades en 2019 pour appeler au changement.

The Last of England

Derek Jarman

GB1H321989


Derek JarmanVersion restaurée

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Composé majoritairement d'archives familiales du cinéaste, complétées d'images de ruines et de décadence, The Last of England, d'une actualité stupéfiante, dénonce la médiocrité d'une société, l'Angleterre ultra-libérale de Thatcher, dans une vision futuriste et altruiste où violences politiques, sociales et psychologiques sont intimement mêlées.

Tourné en super-8 gonflé, par moments filmé en vidéo, The Last of England est un superbe journal intime underground, avant-gardiste, époustouflant de poésie et de beauté plastique. Utilisant l'Histoire comme métaphore de la société de son époque avec un esprit frondeur, anarchiste et lyrique, The Last of England, majestueux requiem à la bande son rageuse, célèbre le romantisme de la violence comme pure révolte. Ce film phare, visionnaire, pierre angulaire de la post-modernité a notamment révélé Tilda Swinton, meilleure amie et muse de Derek Jarman.

Composé majoritairement d’archives familiales du cinéaste, complétées d’images de ruines et de décadence, The Last of England, d’une actualité stupéfiante, dénonce la médiocrité d’une société, l’Angleterre ultra-libérale de Thatcher, dans une vision futuriste et altruiste où violences politiques, sociales et psychologiques sont intimement mêlées.

War Requiem

Derek Jarman

GB1H322026


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Réflexion sur les horreurs de la guerre, celles de la Première Guerre mondiale en particulier, ce film expérimental mêle images d’archives, visions cauchemardesques et réminiscences d’un ancien soldat, dernière apparition de Laurence Olivier à l’écran. En adaptant le célèbre oratorio de Benjamin Britten, Derek Jarman signe un film profondément humaniste, une œuvre poétique, lyrique à la beauté formelle foudroyante alternant épure de la mise en scène et images allégoriques pour offrir au spectateur une expérience unique.

Wilfred Owen, poète anglais très connu dans son pays, décide de s’engager volontairement sur le front lors de la Première Guerre mondiale. Basé dans les tranchées de Flandres, ce qu’il voit l’horrifie et le pousse à écrire un long poème décrivant son expérience avec une amertume acerbe et des mots poignants. Il mourra le 4 novembre 1918, une semaine seulement avant l’armistice mettant fin au conflit.

Duel au soleil

King Vidor

US2H041949


Cycle #29 : Duels au soleilVersion restaurée


La tragédie semble suivre Pearl Chavez partout où elle va. Après l'éxécution par pendaison de son père coupable du meurtre de sa mère, Pearl s’installe chez sa tante Laura Belle, dans une ferme du Texas. Lorsque Pearl remarque le fils de Laura , le fougueux Lewt, la vie au ranch devient chaotique…

Construite par Selznick autour de sa star Jennifer Jones, une fresque flamboyante où le western n'est qu'une toile de fond, qui abrite une passion maudite et ardente. Un drame d'amour et d'honneur dans la poussière, rehaussé par le Technicolor, les décors et une mise en scène puissante. Un film au final intense, bigger than life. -La Cinémathèque Française

Scott Chavez est condamné à la pendaison pour avoir assassiné sa femme, Indienne, qui multipliait les aventures extra-conjugales. Avant de mourir, il confie sa fille, Pearl, à une ancienne amie, Laura Belle McCanles, installée dans un ranch texan avec son mari, Jackson, sénateur infirme, et ses deux fils, Jesse et Lewt. Pearl est fort mal accueillie par le père, mais plaît immédiatement aux deux frères. Jesse, un gentleman, garde ses sentiments pour lui alors que son cadet Lewt, un voyou sans scrupules, cherche aussitôt à séduire la jeune fille. Pearl, qui a promis à son père de devenir une jeune fille honorable, résistera autant qu’elle peut avant de céder à Lewt…

Sebastiane

Derek Jarman, Paul Humfress

GB1H261977


Derek JarmanVersion restaurée

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Au IVe siècle après J.-C., le magnifique Sebastiane est membre de la garde de l’Empereur Dioclétien. Quand il tente d’intervenir pour arrêter une exécution, il est dégradé, puis exilé dans une garnison éloignée…

Premier long métrage / coup d'éclat de Derek Jarman, seule fiction au monde entièrement dialoguée en latin, Sebastiane est un péplum érotique stupéfiant, qui retrace le martyre de Saint-Sébastien en un portrait poétique, intime et libre, dont la beauté plastique et la force visuelle sont saisissantes. Transcendant la question du genre et liant révolte et homosexualité, Derek Jarman aborde ici, déjà , la sexualité dans sa dimension la plus politique, à l'orée d'une oeuvre inoubliable.

Film interdit aux moins de 18 ans

Au IVe siècle après J.-C., le magnifique Sebastiane est membre de la garde personnelle de l’empereur Dioclétien. Quand il essaye d’intervenir pour arrêter une exécution, il est dégradé puis exilé dans une garnison éloignée dans un lieu désertique où les soldats, en manque de femmes, s’adonnent parfois à l’homosexualité…

My Dinner with Andre

Louis Malle

US1H511983


Cycle #29 : Duels au soleilVersion restaurée


Wallace, un dramaturge new-yorkais, a rendez-vous avec André Gregory, ancienne connaissance et metteur en scène. D'abord réticent, Wally va peu à peu se prendre au jeu et se confier à cœur ouvert pendant le repas.

« Louis Malle est un fin connaisseur du scandale. […] D’un autre côté, Louis Malle est un cinéaste de bon ton. […] Cette gestion des atouts fait de Mon dîner avec Andre une réussite provocante et presque vicieuse. Parce qu’on peut, autant qu’on veut, émettre des réserves sur ce film ; en réalité, il est irréprochable. Une fois admis le principe, on est forcé de tout accepter. »
(Emmanuel Carrère, Télérama, mars 1983)

Wally est un auteur de théâtre peu fortuné. Ce soir, il a rendez-vous avec André, vieil ami qu’il n’a pas revu depuis des années. Durant leur conversation, Wally avoue que sa vie à New York lui paraît dénuée d’intérêt. André tente alors de le convaincre du contraire…

Résurrection

Bi Gan

FR2H392025


Aux rattrapages!


Un jeune homme rêveur se réincarne dans cinq époques. Tandis que le XXe siècle défile, une femme suit sa trace…

En six tableaux chamarrés, où chaque histoire célèbre un sens, le cinéaste chinois élabore un périple à travers le XXᵉ siècle autour de la magie du cinéma.
- Télérama

Dans un monde où les humains ne savent plus rêver, un être pas comme les autres perd pied et n’arrive plus à distinguer l’illusion de la réalité. Seule une femme voit clair en lui. Elle parvient à pénétrer ses rêves, en quête de la vérité…