CAROLE ROUSSOPOULOS : SEANCE DE COURT METRAGES

1H252025


RÉSERVATION (Cliquez sur la date pour réserver)


Les Derniers Jours de Mussolini

Carlo Lizzani

IT2H062025


Séance unique

RÉSERVATION (Cliquez sur la date pour réserver)


25 avril 1945. La république de Salò vit ses dernières heures. Benito Mussolini, qui se trouve à Milan sous protection allemande, refuse de suivre les recommandations de l’évêque de la ville, le cardinal Schuster, qui l’enjoint de se livrer aux partisans du Comité de libération nationale. Le Duce s’enfuit sous escorte allemande en direction de la Suisse, dans l’espoir de se rendre aux troupes alliées et d’échapper à la vindicte populaire. Mais son chemin s’arrêtera trois jours plus tard, sur les rives du lac de Côme…

Ancien partisan antifasciste, Carlo Lizzani contribua à l’écriture de nombreux chefs-d’œuvre du néoréalisme (Allemagne année zéro, Riz amer) avant de réaliser ses propres longs-métrages, traitant majoritairement de la Seconde Guerre mondiale et de la Résistance, comme La Chronique des pauvres amants. Reconstitution minutieuse d’une page de l’histoire italienne, Les Derniers Jours de Mussolini scrute la fin de règne d’un tyran pathétique, avec une précision quasi documentaire qui tend parfois vers le thriller. Disponible dans sa nouvelle restauration 4K, ce film épate par ses deux partitions magistrales : celles du maestro Ennio Morricone et de son acteur prodige, Rod Steiger !
-Carlotta

En 1945, la République de Salò vit ses dernières heures. Mussolini, qui se trouve à Milan sous protection allemande, refuse de se rendre aux partisans du CLN Alta Italia comme lui propose le cardinal Schuster ; il décide de fuir vers la Suisse accompagné par sa maîtresse Clara Petacci et des cadres fascistes, dans l’espoir de se rendre aux troupes alliées et d’échapper aux partisans. Le groupe voyage escorté par des soldats de la Wehrmacht et des SS. Pendant le trajet, la colonne est interceptée par un groupe de partisans qui, à la suite des accords signés entre les autorités allemandes et la résistance, laisse passer les allemands à condition que ceux-ci leurs remettent les cadres fascistes.

Maso et Miso vont en bateau

Nadja Ringart, Carole Roussopoulos, Delphine Seyrig, Ioana Wieder

FR55 min1976


Cycle #25 Female RageCarole Roussopoulos

RÉSERVATION (Cliquez sur la date pour réserver)


Détournement humoristique par le collectif Les Insoumuses d’une émission de Bernard Pivot avec Françoise Giroud, alors secrétaire d’État à la condition féminine.

Séances précédées par le court métrage Qui a peur des amazones de Carole Roussopoulos
(CH | 2011 | 27 min)
La communauté lesbienne de Genève porte bien son nom - Lestime -, comme une affirmation de fierté, d’ouverture, et aussi de force. Ce film propose de nombreux témoignages sur le fait d’être lesbienne aujourd’hui, avec comme fil rouge, le très beau spectacle de Catherine Gaillard, «Les Amazones». Les témoignages directs de celles qui sont en première ligne pour défendre les droits des lesbiennes, leur représentativité, leur visibilité sont leur contribution pour faire changer les mentalités au sein de la famille, de l’école, et du monde du travail, afin que les lesbiennes puissent vivre sans crainte.

« Le 30 décembre 1975, après avoir vu sur Antenne 2 l’émission de Bernard Pivot intitulée « L’Année de la femme, ouf … c’est fini », nous avons éprouvé le besoin immense d’exprimer notre point de vue, de répondre … » Les réalisatrices. Film issu des fonds du Centre Audiovisuel Simone de Beauvoir.

Sois belle et tais-toi

Delphine Seyrig

FR1H511981


Cycle #25 Female RageCarole RoussopoulosVersion restaurée

RÉSERVATION (Cliquez sur la date pour réserver)


Delphine Seyrig s’entretient avec vingt-quatre actrices françaises et américaines sur leurs expériences professionnelles en tant que femmes, leurs rôles et leurs rapports avec les metteurs en scène, les réalisateurs et les équipes techniques. Bilan collectif plutôt négatif en 1976 sur une profession qui ne permet que des rôles stéréotypés et aliénants.

Le film consiste en une série d’entretiens entre Delphine Seyrig et vingt-trois actrices françaises, anglaises, américaines et une québécoise qui évoquent leur expérience professionnelle, les rôles qui leur sont proposés et leurs relations avec les réalisateurs et les équipes techniques.

Carole Roussopoulos, une femme à la caméra

Emmanuelle de Riedmatten

CH1H162012


Cycle #25 Female RageCarole Roussopoulos

RÉSERVATION (Cliquez sur la date pour réserver)


Le parcours de vie de Carole de Kalbermatten, valaisanne de bonne famille qui, à 21 ans, gagne Paris où elle rencontre Paul Roussopoulos. Le film a pour centre son travail de pionnière de la vidéo et pour périphérie son couple, l’amour comme source d’énergie permanente, une incessante complicité créatrice, la politique, la découverte des premiers outils de la vidéo, Jean Genet, la Palestine, le militantisme, la cause des femmes et des plus démunis. Archives et paroles de ses proches d’hier et d’aujourd’hui alternent avec des extraits de ses films, témoignages des luttes sociales et des émancipations des minorités.

Séances accompagnées du court métrage Pionnières et Dictionnaires du cinéma - 1900-1960 de Carole Roussopoulos, Ioana Wieder et Nicole Fernandez Ferrer.
(FR | 1984 | 7min)
Carole Roussopoulos réalise ce documentaire sur les réalisatrices de cinéma de 1900 à 1960, réalisé à l’aide de photos d’archives et de citations tirées des dictionnaires de cinéma suivants : Dictionnaire du cinéma de Jean Talard, éditions Robert Laffont et Dictionnaire des cinéastes de Georges Sadoul, Éditions du Seuil.

VIOL : ANNE, CORINNE, ANNIE,… ET LES AUTRES

Carole Roussopoulos

FR49 min1978


Cycle #25 Female RageCarole Roussopoulos

RÉSERVATION (Cliquez sur la date pour réserver)


Deux amies, Anne et Corinne, se retrouvent pour parler d’elles-mêmes, de la violence faite aux femmes, des agressions qu’elles ont subies, du viol et de leur propre aliénation. Elles discutent avec trois avocates féministes, Monique Antoine, Colette Auger, Josyane Moutet, de la justice et de la répression.

Séances précédées par le court métrage Monique, LIP I de Carole Roussopoulos
(FR | 1973 | 25min)
Cette vidéo fait partie d’une série (2) tournée par la réalisatrice avec son groupe Video Out pendant tout le conflit et mettant en avant notamment le rôle des femmes dans une usine en lutte. La grève des Lip est restée fameuse dans l'histoire sociale des années 1970 comme une expérience d’autogestion avec pour slogan « On produit, on vend, on se paie. ». La grève des usines Lip a remis en question le principe de la propriété des instruments de production. La lutte sera le révélateur de la bataille que les femmes doivent mener pour obtenir une place dans le milieu syndical et politique.

VIOL : ANNE, CORINNE, ANNIE, BRIGITTE, JOSYANE, MONIQUE ET LES AUTRES
précédé du court-métrage MONIQUE, LIP I

LE MYSTERE SATOSHI, AUX ORIGINES DU BITCOIN

Rémi Forte

1H082021


RÉSERVATION (Cliquez sur la date pour réserver)


Chronique des années de braise

Mohammed Lakhdar-Hamina

DZ2H571975


RÉSERVATION (Cliquez sur la date pour réserver)


Festival de Cannes, 1975, Chronique des années de braise de Mohamed Lakhdar-Hamina reçoit la Palme d’or. C’est une première pour un film africain. Minutieuse chronique de l’évolution du mouvement national algérien de 1939 jusqu’au déclenchement de la révolution le 1er novembre 1954, le film démontre sans appel que la « guerre d’Algérie » n’est pas un accident de l’histoire, mais un lent processus de révoltes et de souffrances, ininterrompu, du début de la colonisation en 1830, jusqu’à cette « Toussaint rouge » du 1er novembre 54. Composé de six chapitres, le film brosse l’impitoyable tableau de l’histoire politique et guerrière de l’Algérie coloniale. En son centre, Ahmed s’éveille peu à peu à la conscience politique contre la colonisation, sous le regard de son fils, symbole de l’Algérie nouvelle, et celui de Miloud, harangueur mi-fou, mi-prophète, incarnation de la mémoire populaire de la révolte, de la libération de l’Algérie et de son peuple.

Female Trouble

John Waters

US1H381984


Cycle #25 Female RageVersion restaurée


Les parents de Dawn Davenport refusent de lui offrir des chaussures à talons de cha-cha-cha pour Noël. Elle s'enfuit alors de la maison. C'est le début d'un itinéraire trash et chaotique…

Issu de la même période underground que Pink Flamingos (passé au Cosmos dans le cadre du cycle précédent) Female Trouble (1974) appartient au cycle le plus radical de John Waters, où le cinéma devient un espace de provocation esthétique et politique. Le film mobilise délibérément le trash, le mauvais goût et l’excès comme langage artistique, en détournant les codes de la morale bourgeoise et des représentations normatives de la famille, du genre et de la sexualité.

Interprété par la drag queen Divine — muse et complice de Waters —, incarnation du "filthy", le film repose sur une performance qui mêle corps queer, outrance comique et violence stylisée, dans une logique de caricature extrême plutôt que de réalisme. Certaines scènes peuvent heurter : elles participent d’une démarche qui fait du choc un outil critique, hérité des cultures marginales et du midnight movie.

Il est important de rappeler que ces œuvres n’ont rien à voir avec le ton plus doux et fédérateur de Hairspray (réalisé bien plus tard). Female Trouble relève d’un moment où Waters explore la transgression comme contre-culture — non pour célébrer la violence, mais pour exposer, par l’outrance et la satire, les tabous et hypocrisies de la société américaine des années 1970.

Interdit aux - de 16 ans

Les parents de Dawn Davenport refusent de lui offrir des chaussures à talons de cha-cha-cha pour Noël. Elle s’enfuit alors de la maison. C’est le début d’un itinéraire trash et chaotique…

Furiosa: une saga Mad Max

George Miller

AU2H292025


Cycle #25 Female Rage


Dans un monde en déclin, la jeune Furiosa est arrachée à la Terre Verte et capturée par une horde de motards dirigée par le redoutable Dementus. Alors qu’elle tente de survivre à la Désolation, à Immortan Joe et de retrouver le chemin de chez elle, Furiosa n’a qu’une seule obsession : la vengeance.

La jeunesse impétueuse et vengeresse de Furiosa, incarnée par Anya Taylor-Joy, dix ans après Charlize Theron… Les accents féministes de Fury Road prennent toute leur ampleur dans sa suite – en réalité son préquel –, bombe à hydrogène survitaminée, élégante et barbare dont l'ampleur opératique exige l'écran géant, volume à bloc. Le blockbuster tel qu'on le rêve.
-La Cinemathèque

Interdit aux - de 12 ans

Alors que le monde s’écroule, la jeune Furiosa tombe entre les mains d’une horde de motards dirigée par le seigneur de la guerre Dementus. En traversant le Wasteland, ils tombent sur la Citadelle présidée par l’Immortan Joe. Alors que les deux tyrans se battent pour la domination, Furiosa doit survivre à de nombreuses épreuves pour trouver le moyen de rentrer chez elle.

L’Inondation

Игорь Минаев

FR1H391995


Cycle #25 Female RageIsabelle Huppert

RÉSERVATION (Cliquez sur la date pour réserver)


Pour sauver son couple qui se meurt, Sophia propose a son mari Trofim d’adopter Ganka, orpheline de treize ans. L’intrusion de l’adolescente va être encore plus destructrice pour le couple.

Isabelle Huppert campe avec grâce et mystère une femme du peuple saisie par la jalousie dans ce drame de la vie conjugale dans la Russie de 1920. Une petite réussite oubliée du cinéma franco-russe, rééditée en numérique.
-L'Humanité

Interdit aux - de 12 ans

Pour sauver son couple qui se meurt, Sophia propose a son mari Trofim d’adopter Ganka, orpheline de treize ans. L’intrusion de l’adolescente va être encore plus destructrice pour le couple.

LIBRAIRIE KLEBER : RENCONTRE AVEC AUGUSTIN TRAPENARD

1H002025


Événement tiersRencontre

RÉSERVATION (Cliquez sur la date pour réserver)


Pour débuter l’année 2026 en beauté, la Librairie Kléber organise une rencontre exceptionnelle avec Augustin Trapenard, autour du livre Droit dans les yeux publié aux éditions Seghers. Pour cette occasion, la rencontre aura lieu dans la grande salle du cinéma Le Cosmos suivie d’une séance de dédicaces au 1er étage du cinéma.

Augustin Trapenard, c’est ce visage familier que vous retrouvez tous les mercredis depuis septembre 2022 sur France 5 pour l’émission La Grande Librairie. Un moment devenu incontournable pour tous les amoureux·ses des mots et où chaque semaine plusieurs auteurs et autrices viennent parler de leurs livres. Quand Augustin Trapenard prend les rênes de cette émission littéraire, il y ajoute une nouveauté, une séquence finale face caméra où un auteur lit un texte inédit droit dans les yeux du public. Ce moment de création littéraire est une véritable tribune pour les écrivain·es de notre époque et voilà enfin le livre qui réunit tous les textes des trois dernières saisons de "La Grande Librairie". Un recueil de textes bouleversants, brillants, pour célébrer la littérature.

Une part des bénéfices générés par la vente du livre sera reversée à l'ONG Bibliothèques sans frontières, dont Augustin Trapenard est le parrain.

Venez découvrir le livre Droit dans les yeux publié aux éditions Seghers avec Augustin Trapenard au Cinéma Le Cosmos.

Rencontre à 18h en Grande salle, inscription via le site de la Librairie Kléber (cliquez sur le lien hypertexte) (et non via le site du Cosmos), dédicace à 19h au Salon.

Photographie : © Delphine GHOSAROSSIAN FTV

De la terreur, mes sœurs !

Alexis Langlois

FR27 min


Cycle #25 Female RageCourt métrage

RÉSERVATION (Cliquez sur la date pour réserver)


Aujourd’hui, c’est une journée comme les autres pour Kalthoum et ses copines. Elles sirotent des cocktails, cherchent l’amour sur internet et essuient, une fois de plus, les insultes transphobes d’inconnus. Oui mais voilà, aujourd’hui ça ne va pas se passer comme ça… Entre un cosmo et un chardo, les quatre amies transgenres vont imaginer leur vengeance…

Aujourd’hui, c’est une journée comme les autres pour Kalthoum et ses copines. Elles sirotent des cocktails, cherchent des plans cul sur Internet, attendent impatiemment l’amour et essuient, une fois de plus, les insultes transphobes d’inconnus. Oui mais voilà, aujourd’hui ça ne va pas se passer comme ça. Aujourd’hui, entre un cosmo et un chardo, les quatre amies transgenres vont imaginer leur vengeance.

Aloïse

Liliane de Kermadec

FR1H551975


Cycle #25 Female RageIsabelle Huppert

RÉSERVATION (Cliquez sur la date pour réserver)


L'histoire véridique d'Aloïse, aliénée, enfermée toute sa vie, qui a fini par s'exprimer par la peinture.

En 1975, la cinéaste Liliane de Kermadec a rendu hommage à Aloïse Corbaz, artiste enfermée à l'asile, incarnée par Delphine Seyrig et Isabelle Huppert. Joyau sur la folie et la condition féminine.
-Libération

L’histoire véridique d’Aloïse, aliénée, enfermée toute sa vie, qui a fini par s’exprimer par la peinture.

Cléo de 5 à 7

Agnès Varda

FR1H302014


Cycle #25 Female RageFocus : Agnès VardaVersion restaurée


Cléo, chanteuse, attend les résultats d'une analyse médicale. De la superstition à la peur, de la rue de Rivoli au Café de Dôme, de la coquetterie à l'angoisse, de chez elle au parc Montsouris, Cléo vit quatre-vingt-dix minutes particulières. Son amant, son musicien, une amie puis un soldat lui ouvrent les yeux sur le monde.

L'histoire de ce film, celle d'une chanteuse que deux heures séparent du résultat de ses analyses médicales, semble coller à la géographie et au temps réels. Le personnage féminin, d'abord tout en superficialité, ouvre progressivement les yeux sur le monde alentour, notamment la guerre d'Algérie. Avec Cléo de 5 à 7, Agnès Varda anticipe d'une décennie le motif de l'errance qui caractérisera le cinéma des années 70, et les questionnements sur le male gaze.
-La Cinémathèque

Cléo, belle et chanteuse, attend les résultats d’une analyse médicale. De la superstition à la peur, de la rue de Rivoli au Café de Dôme, de la coquetterie à l’angoisse, de chez elle au Parc Montsouris, Cléo vit quatre-vingt-dix minutes particulières. Son amant, son musicien, une amie puis un soldat lui ouvrent les yeux sur le monde.

Malina

Werner Schroeter

DE2H051991


Cycle #25 Female RageIsabelle Huppert

RÉSERVATION (Cliquez sur la date pour réserver)


Vienne au début des années 70. Une femme, philosophe, poétesse, essayiste, romancière – brillante et contestée – libre, folle, révolutionnaire et féministe. Deux hommes l’entourent. Malina, le mari, le frère, le complice, en tout cas une partie d’elle-même. Yvan, l’amant, l’éclair, le choc du plaisir découvert ou retrouvé, qui l’emporte sur les chemins de la passion. Jusqu’où la mènera son feu intérieur ?

Entre Mathieu Carrière, dont l’autorité et la maturité s’accordent au personnage de Malina, bourreau de la raison, et l’acteur hongrois Can Togay, figure du pouvoir érotique masculin auquel le désir de liberté sexuelle de la femme fait peur, il y a Isabelle Huppert. Elle parle, crie, rit, pleure, souffre, toujours au paroxysme. Elle se dépasse dans l’extravagance et le tragique, le sublime et le grotesque. Mais ce sont les artifices - volontaires - des décors, des costumes, des éclairages, des couleurs, des «tableaux» d’opéra (ainsi le tapis de bougies allumées, l’appartement peu à peu investi par les flammes), qui traduisent la folie, de l’extérieur. Ce film, sidérant par son parti pris esthétique, n’appelle pas la demi-mesure.
-Le Monde

Les amours d’une poétesse belle et libre dans le Vienne des annees soixante-dix qui oscilleront entre son mari et son amant.