Battle Royale

Dans un avenir proche, les élèves de la classe B de 3ème du collège Shiroiwa ont été amenés sur une île déserte par une armée mystérieuse. Un adulte surgit tout à coup devant eux : leur ancien professeur Kitano. Il leur annonce qu’ils vont participer à un jeu de massacre dont la règle consiste à s’entretuer. Seul le dernier des survivants pourra regagner son foyer.

Un jeu où des ados s’entretuent sur une île déserte : le gagnant est le dernier survivant. Réalisé par le vétéran Kinji Fukasaku, Battle Royale est une satire de la real television parfaitement en phase avec les préoccupations adolescentes contemporaines.
-Les Inrockuptibles

Film interdit aux moins de 16 ans.

Wargames

David Lightman, jeune lycéen, est aussi un hacker de génie capable de déjouer des systèmes de sécurité informatique hyper sophistiqués, de déchiffrer les codes secrets les plus complexes et de réussir les jeux vidéo les plus difficiles. Mais lorsqu’il fait intrusion par erreur dans le système informatique du département de la défense, le NORAD, les conséquences de ses actes prennent des proportions beaucoup plus dramatiques… comme le déclenchement de la troisième guerre mondiale !

Porté par l’énergie de Matthew Broderick, WarGames croise suspense high-tech et satire de la paranoïa militaire derrière le vernis pop eighties. Une réflexion prémonitoire sur la fragilité des évolutions numériques.
-La Cinémathèque Française

Casino

Las Vegas, années 70. Ace Rothstein dirige d’une main de fer le Tangiers, hôtel casino parmi les plus prospères de la ville, financé en sous main par le puissant syndicat des camionneurs. Ace est devenu le grand manitou de Las Vegas, secondé par son ami d’enfance, Nicky Santoro. Impitoyable avec les tricheurs, Rothstein se laisse un jour séduire par une virtuose de l’arnaque d’une insolente beauté, Ginger McKenna.

Las Vegas, c’est le rêve américain poussé à son extrême limite. Scorsese le filme comme un rêve clinquant qui finit par décliner, s’autodétruire. -Télérama

Interdit aux moins de 12 ans.

Voyage au bout de l’enfer

Mike, Steven, Nick, Stan et Axel travaillent dans l’aciérie du bourg de Clairton, Pennsylvanie, et forment une bande très liée. À Clairton, les histoires de coeur vont bon train : Steven épouse Angela, bien qu’elle soit enceinte d’un autre, et Nick flirte avec Linda qui semble troubler Mike. Mais cette tranquillité est rattrapée par la guerre du Vietnam lorsque Mike, Steven et Nick sont mobilisés pour partir au combat…

Meilleur film et meilleur réalisateur, Oscar pour Christopher Walken et pluie de récompenses internationales : l’un des chocs de l’année. Trois ouvriers russes de Pennsylvanie partent combattre au Vietnam et sont confrontés aux horreurs de la guerre. Ils en reviendront ravagés. Avec le tube disco de Frankie Valli et le mariage orthodoxe, la scène hallucinée de roulette russe et la chasse au cerf : une fresque-exorcisme sur un traumatisme national.
-La Cinémathèque Française

La Vie est belle

En 1938, Guido, jeune homme plein de gaieté, rêve d’ouvrir une librairie malgré les tracasseries de l’administration fasciste. Il tombe amoureux de Dora, institutrice étouffée par le conformisme familial et l’enlève le jour de ses fiançailles. Quelques années plus tard, Guido et Dora ont un fils, Giosué, mais les lois raciales sont entrées en vigueur et Guido est juif. Il est déporté avec son fils.

The King of Kong

Sacré « Joueur de jeu vidéo du siècle » en 1999, Billy Mitchell établit sur Donkey Kong un score record que beaucoup croyaient imbattable. En 2003, Steve Wiebe, qui vient de perdre son emploi, entend parler de ce record, entreprend de le battre et y parvient. Une rivalité s’engage alors entre les deux hommes à travers le pays pour décrocher le titre de roi incontesté du jeu vidéo.

L’équivalent vidéoludique de Pumping Iron, où les lignes entre documentaire et fiction se brouillent pour le meilleur. De cette histoire vraie se dégage une délicieuse sensation épique et manichéenne : un gentil, un méchant, une même quête de Sisyphe à la poursuite du meilleur score.
-Félix Sengel, Chargé de communication au Cosmos.

L’Arnaque

Une bande de trois petits arnaqueurs dépouille par hasard un convoyeur de fonds d’un grand bandit de la pègre de New York. Celui-ci cherche à se venger et tue Luther, un des arnaqueurs qui a participé au vol. Avant de se faire assassiner, Luther remet à Johnny Hooker la carte de visite d’un ancien grand faisandier : Henry Gondorff. Johnny se rend donc à Chicago pour rencontrer Henry.

Au son du ragtime, une évocation nostalgique de l’Amérique des années 1930, avec Newman et Redford. Le mélange d’humour et de vengeance fait mouche.
-Télérama

Roulette chinoise

Un riche industriel part en weekend dans sa maison de campagne avec sa maitresse prétextant qu’il doit se rendre à Oslo pour affaire. Sa femme en profite alors pour partir elle aussi avec son amant dans leur maison de campagne. Les deux couples illégitimes se retrouvent alors et décident de passer le weekend tous les quatre.

Autour d’une enfant handicapée et de sa famille, Fassbinder dresse le portrait d’une société allemande en pleine perdition. L’absence d’amour et de dévotion des parents, face à l’infirmité du personnage principal, n’est ici que prétexte pour excuser leur existence morose et sans avenir. Roulette chinoise est une oeuvre âpre et cynique d’une effrayante justesse.
-Carlotta Films

Funny Games

Un couple et leur fils unique passe ses vacances dans une maison au bord d’un lac. Un jour, deux jeunes hommes se présentent chez eux sous un prétexte anodin. Mais les deux garçons vont séquestrer la famille et leur faire subir les pires tortures avec une promesse: celle que le lendemain matin, leur calvaire prendra fin puisqu’ils seront tous les trois morts.

Une famille paisible, des vacances au bord d’un lac… et l’irruption de deux gamins psychopathes et tortionnaires. Haneke ne montre presque rien et l’horreur, glaçante, s’insinue. Attention : film insoutenable.
-Télérama

Film interdit aux moins de 16 ans.

Atlantic City

Sally, serveuse dans un casino, hébèrge son mari, Dave qui vit maintenant avec sa soeur, dans un vieil immeuble d’Atlantic City. Dave a trouvé de la drogue dans une cabine téléphonique et aidé de Lou, voisin de Sally qui a toujours rêvé d’être un truand, tente de la revendre. Mais reconnu par les propriétaires des sachets de drogue, Dave est abattu. Lou, en possession de cette nouvelle richesse, va pouvoir enfin réaliser ses rêves.

Considéré comme le sommet de la période américaine de Louis Malle, Atlantic City met un terme au cycle « scandaleux » du cinéaste : il est majoritairement très bien reçu par la critique et reçoit le Lion d’or à la Mostra de Venise en 1980. La ville d’Atlantic City est traitée comme le personnage principal du film. Surnommée « la perle de Philadelphie », elle connaît son heure de gloire dans les années 20 et 30, puis régresse, au fil du temps, vers une extrême pauvreté, jusqu’aux années 70. L’idée vient de redonner à la ville son ancien éclat, en la transformant en une sorte de Las Vegas du New Jersey. Louis Malle observe cette métamorphose (…) Au fil du récit, des personnages sincères et paumés se rencontrent, interprétés magnifiquement par le duo Burt Lancaster – Susan Sarandon ; on y croise aussi Michel Piccoli, apparition improbable dans le rôle d’un croupier.
-Festival Lumière

Level Five

Laura termine l’écriture d’un jeu vidéo consacré à la bataille d’Okinawa (île du Japon où les civils à l’annonce de la défaite se sont jetés par milliers du haut des falaises). En rencontrant par l’intermédiaire d’un mystérieux réseau parallèle à Internet des informateurs et même des témoins de la bataille, dont Nagisa Oshima, Laura accumule les pièces de la tragédie, jusqu’au moment où elles commencent à interférer avec sa propre vie.

Un film qui ressemble à un puzzle, mais qui va droit à l’essentiel, sans dévier d’un pouce. C’est une réflexion sur la mort que l’on se donne, mais aussi sur celle que l’image peut donner, parfois. On pense en particulier à une séquence terrible dans laquelle, avant de sauter dans le vide, une femme aperçoit, au loin, une caméra américaine qui la filme. A lui seul, ce moment donne la mesure de la profondeur et de l’originalité des questions qu’un jeune cinéaste de 76 ans continue à se poser sur l’image. « Est-ce qu’on est sûr, dit Laura, qu’elle aurait sauté si elle n’avait pas compris qu’elle était vue ? La femme de Saipan [îles Mariannes] a compris que ces démons étrangers non seulement la traquaient, mais qu’ils étaient capables de montrer à tout le monde qu’elle n’avait pas eu le courage de sauter. Elle a sauté, et celui qui tenait la caméra et qui la visait, comme un chasseur à travers une lunette de visée, l’a abattue comme un chasseur. » C’est un film essentiel. Sur la morale du regard et sur la morale tout court, encore un mot bien dévalué et bien incompris, comme la compassion. Film terrible et, par moments, drôle, parce que l’horreur et l’humour se côtoient toujours. Film sur la mémoire et le refus de l’oubli. Film inoubliable
-Pierre Murat

Le Pont du Nord

A sa sortie de prison, Marie, une ancienne terroriste, rencontre par hasard Baptiste, une étrange jeune fille avec qui elle se lie d’amitié. Toutes deux arpentent Paris et se retrouvent plongées dans une ténébreuse affaire, a laquelle est mêlé Julien, l’ancien petit ami de Marie.

Le Pont du Nord apparaît aujourd’hui, sans doute, comme le dernier film resté invariablement fidèle à un certain esprit ou idéal de la Nouvelle Vague, à ­savoir celui d’un cinéma « descendu » dans la rue, rendu disponible aux hasards et à l’aventure qui, dit-on, guettent à chacun de ses coins. Mieux encore : la rue donne sa forme, à la fois réelle et secrète, à ce film intégralement tourné en extérieurs, avec une équipe et du matériel légers. Reste inscrit au fronton de sa légende d’avoir également rassemblé en un duo merveilleux Bulle et Pascale Ogier, mère et fille à la ville, comédiennes uniques et prodigieuses, la première dans son ­registre lunaire d’absence à elle-même, la seconde (comète du ­cinéma français du début 1980, morte à 25 ans en 1984) pour son invention d’un jeu « hors-sol » et quasi extraterrestre.
-Le Monde

Jeux interdits

Au cours de l’Exode de 1940 en France, Paulette, cinq ans, perd ses parents. À l’abandon, elle erre sans savoir où elle va jusqu’au jour où elle rencontre Michel, un petit garçon de dix ans qui la conduit chez lui. D’abord réticent, le père de Michel accueille la petite, notamment pour ne pas que leurs voisins en tire profit. Puis les deux enfants commencent à créer des sépultures pour divers animaux morts et Michel vole des croix pour les tombes, créant des ennuis.

À force d’entendre les débutants à la guitare égratigner sa musique, on avait fini par oublier la perfection du film. Célèbre pour avoir tourné, dès 1945, le premier film événement sur la Résistance (La Bataille du rail), René Clément reprend un thème proche avec la même rigueur documentaire, assortie d’un humanisme délicat et tragiquement féerique.
-Télérama

Précédé du court-métrage Les dents du bonheur
de Joséphine Darcy Hopkins | FR + BE | 2023 | 25min
Madeleine, huit ans, accompagne sa mère esthéticienne à domicile chez de nouvelles clientes. Arrivée à la maison, elle fait la connaissance d’Eugénie, Constance et Émeraude, qui l’invitent au sous-sol à participer à un cruel jeu de société.

Eat the Night

Pablo et sa sœur Apolline s’évadent de leur quotidien en jouant à Darknoon, un jeu vidéo qui les a vus grandir. Un jour, Pablo rencontre Night, qu’il initie à ses petits trafics, et s’éloigne d’Apolline. Alors que la fin du jeu s’annonce, les deux garçons provoquent la colère d’une bande rivale…

Le romantisme noir gorgé de spleen des enfants maudit d’un premier film injustement mal-aimé (Jessica Forever) est ici canalisé au profit d’un polar aussi rugueux que minimaliste, dont la stylisation, entre classicisme épuré et expérimentation formelle, éblouit. (…) Eat the Night est un thriller d’une maîtrise magistrale qui saisit à la gorge et aux tripes.
-Ludovic Béot, Les Inrockuptibles

Film interdit aux moins de 12 ans.

Précédé du court métrage Je veux danser
de Lomane de Dietrich | FR | 2025 | 18min
Après cinq ans passés à Paris, Stefan revient en Mayenne pour les vacances et retrouve Benjamin, son ami d’enfance. Comment parler à la fille de ses rêves ? Ensemble, les deux garçons explorent l’art subtil de la séduction, jusqu’à la fille du cerisier.

Fanny et Alexandre

L’histoire se déroule dans la Suède du début du XXe siècle. Le film dépeint la vie d’un jeune garçon, Alexandre, et de sa sœur Fanny au sein d’une famille aisée, les Ekdahl. Les parents de Fanny et Alexandre travaillent dans le théâtre et sont très heureux ensemble jusqu’à la mort subite du père.

Noël 1907. Helena reçoit sa famille… Ni testament ni autobiographie, un film-somme où Bergman rassemble ses interrogations majeures. -Télérama