Milo, un acteur au chômage se rend chez Andrew Wyke, un écrivain à succès richissime, pour lui demander d’accorder le divorce à sa femme dont il est désormais l’amant. Andrew accepte à condition que Milo lui rende un menu service : se faire passer pour un voleur et dérober des bijoux hors de prix qui appartiennent à sa femme. Milo ignore qu’Andrew lui a préparé un petit jeu cruel.
Faux-semblants, duperies et travestissements rythment cette partie d’échecs entre le Roi Laurence Olivier et le Fou Michael Caine, dans les décors labyrinthiques d’un manoir anglais. Les deux acteurs déploient toute leur énergie et tout leur génie pour servir le verbe précis et raffiné de Mankiewicz, écrin idéal pour une analyse sociale grinçante. En creux, Mankiewicz évoque aussi le racisme et l’homosexualité. Il est brillant, il s’amuse, c’est son dernier film, et l’apogée d’une carrière impeccable.
-La Cinémathèque Française
A Buenos Aires, Lorena, Juliana, Luci, jouent au foot. Leurs destins se croisent aussi lors des grandes mobilisations féministes. Avec créativité, elles vont conquérir un espace concret et symbolique. Lorena continuera-t-elle avec la sélection pour la coupe du monde ? Juliana sera-t-elle la première coach rémunérée pour entraîner une équipe féminine ? Et Luci, que fera-t-elle avec les groupes d’entraide dans le bidonville de la Villa 31 ?
Emmet est un petit personnage banal et conventionnel que l’on prend par erreur pour un être extraordinaire, capable de sauver le monde. Il se retrouve entraîné, parmi d’autres, dans un périple des plus mouvementés, dans le but de mettre hors d’état de nuire un redoutable despote. Mais le pauvre Emmet n’est absolument pas prêt à relever un tel défi !
Une véritable lettre d’amour aux petites briques de notre enfance, et de celle de nos enfants, et puis de nos vies d’adultes aussi (on va pas se mentir) avec un univers visuel et un humour foufou très réussi. On salue aussi la chanson principale qui résume plutôt bien l’esprit du film : « Tout est super génial » !
-Félix, chargé de communication au Cosmos
Comme tous les ans, à chaque rentrée des classes, les enfants de Longeverne se querellent avec ceux de Velrans. Cette année sera différente puisque Lebrac et ses camarades envisagent d’arracher les boutons et les bretelles de leurs ennemis afin de les faire rosser par leurs parents. Eux-mêmes vont combattre entièrement nus et garder les boutons arrachés à leurs ennemis comme trésor de guerre, dans une cabane.
S’inspirant librement du roman éponyme de Louis Pergaud, Yves Robert signe une chronique sur l’enfance truculente et poignante. « Si j’aurais su, j’aurais pas venu ». – ARTE
Wreck-It Ralph est le méchant d’un jeu vidéo qui rêve d’être aimé comme le héros du jeu en question, Fix-It Felix. Lorsqu’un nouveau jeu de guerre fait son apparition dans son arcade, Ralph y voit l’occasion idéale d’atteindre la gloire qu’il convoite tant.
Les Mondes de Ralph est à la fois un long-métrage foncièrement disneyen mais également empli de fraicheurs et d’idées nouvelles. Ses personnages attachants, son histoire émouvante et décoiffante, la richesse de ses univers font, en effet, de son visionnage une expérience vraiment grisante. -Chroniquesdisney.fr
Tatsuo Kusakabe emménage dans une maison à la campagne pour se rapprocher de son épouse Yasuko, hospitalisée sur une longue durée. Leurs deux filles, Satsuki et Mei, rivalisent d’entrain et d’énergie dans leur prise de possession des lieux, inspectant tout de fond en comble. Elles iront de découverte en découverte, notamment Mei, la plus jeune, qui la première entrera en contact avec les créatures fantastiques qui peuplent certains recoins de la demeure ou les bois environnants.
Mon voisin Totoro fait partie de ces films qui devraient être remboursés par la Sécurité Sociale, sans prendre cette affirmation dans le sens péjoratif usuel réservé aux films soporifiques : il s’agit juste ici de l’anti-dépresseur ultime. Le sourire de Totoro n’est pas communicatif, il est contagieux.
-Benshi
Dans un avenir proche, une créatrice de génie, Allegra Geller, a inventé une nouvelle génération de jeu qui se connecte directement au système nerveux : eXistenZ. Lors de la séance de présentation du jeu, un fanatique cherche à la tuer. Un jeune stagiaire en marketing, Ted Pikul, sauve la vie d’Allegra. Une poursuite éffrenée s’engage autant dans la réalité que dans l’univers trouble et mystérieux du jeu.
Tourné en 1999, entre Crash et Spider, EXistenZ a surpris au moment de sa sortie. Retour pour David Cronenberg au film de genre après les deux adaptations littéraires que furent Le Festin nu et Crash ? Abdication de toute ambition au profit du bouclage paresseux d’une simple série B ? EXistenZ ne saurait être réduit à tout cela (…).
-Jean-François Rauger, Le Monde
Film interdit aux moins de 12 ans.
Franky vient de voler un énorme diamant qu’il doit livrer à Avi, un mafieux new-yorkais. En chemin, il fait escale à Londres où il se laisse convaincre par Boris de parier sur un combat de boxe clandestin. Il ignore, bien sûr, qu’il s’agit d’un coup monté avec Vinny et Sol, afin de le délester de son magnifique caillou. Turkish et Tommy, eux, ont un problème avec leur boxeur, un gitan complètement fêlé qui refuse de se coucher au quatrième round comme prévu.
Avec sa mise en scène clippesque, signature de Guy Ritchie, Snatch est un violent shoot d’adrénaline aussi burné que délirant, boosté par un scénario de petit malin multipliant les personnages hauts en couleur.
-Avoir-Alire.com