L’île de Black Mór

En 1803, sur les côtes des Cornouailles, Le Kid, un gamin de quinze ans, s’échappe de l’orphelinat où il vivait comme un bagnard. Il ignore son vrai nom et a pour seule richesse la carte d’une île au trésor tombée du livre de Black Mór, un célèbre pirate auquel il souhaiterait ressembler. Avec deux pillards d’épaves, Mac Gregor et La Ficelle, Le Kid s’empare du bateau des garde-côtes et se lance à la recherche de la fameuse île à l’autre bout de l’Océan Atlantique. Mais rien ne se passe comme dans les livres de pirates…En quête de son identité, Le Kid est plus fragile qu’on ne le croit, et bien des aventures l’attendent avant d’arriver à l’île de Black Mór…

Pink Flamingos

Baps Johnson vit dans une roulotte avec sa mère, un ami et son propre fils. Elle a acquis une réputation qu’elle défend par tous les moyens, celle de l’être le plus répugnant des Etats-Unis ! Aussi lorsque les gens veulent lui disputer cette « palme », se rebiffe-t-elle et ce sera à qui fera le pire pour justifier cette place…

Bob le flambeur

Il y a longtemps que Bob s’est retiré des « affaires ». Il se consacre maintenant à son unique passion, le jeu. Il héberge Anne, une jeune fille fauchée. Anne tombe amoureuse de Paulo, un des fans de Bob. Après de grosses pertes au jeu, Bob décide de monter un coup pour se refaire…

Ce premier polar de Jean-Pierre Melville, tourné en solitaire avec un minimum de moyens, rompt déjà avec la tradition de la Série noire à la française. Les personnages y ont le naturel (affecté, mais nouveau) des gangsters des films américains, et l’action s’enrichit d’un regard quasiment documentaire sur Bob et son quartier — le Paris populaire aura rarement été aussi bien filmé.
– Télérama.

Good Time

Un braquage qui tourne mal… Connie réussit à s’enfuir mais son frère Nick est arrêté. Alors que Connie tente de réunir la caution pour libérer son frère, une autre option s’offre à lui : le faire évader. Commence alors, dans les bas-fonds de New York, une longue nuit sous adrénaline.

Aux nostalgiques du cinéma indé américain des années 1990, celui des polars granuleux qui suivent avec affection et empathie les destins cabossés qui errent dans les bas-fonds des métropoles, les frères Safdie réactivent avec Good Time (présenté à Cannes en compétition officielle cette année) les heures glorieuses de Sundance et de Miramax.
-Fabien Reyre pour Critikat

Pat Garrett et Billy le Kid

En 1881, au Nouveau-Mexique, dans le repaire de Fort Sumner, Pat Garrett retrouve Billy, son ancien compagnon de route, et lui annonce qu’il est devenu shérif. Pat lui recommande alors de quitter les environs, sinon il sera dans l’obligation de l’éliminer. Billy ignore son conseil. Commence alors une poursuite impitoyable entre le policier et le jeune hors-la-loi.

Après le lézard qui explose dans le prologue de The Ballad of Cable Hogue, ce sont des têtes de poules que Sam Peckinpah choisit de faire éclater en ouverture de Pat Garrett & Billy the Kid, sorti pour la première fois sur les écrans en 1973. Mais malgré cette entrée en matière on ne peut plus « peckinpesque » et la reprise d’un de ses sujets fétiches (la fin de l’Ouest mythique avec l’arrivée de la civilisation moderne – déjà traité dans The Wild Bunch[1]), Le Grand Sam livre avec Pat Garrett & Billy the Kid un film à la fois plus ambitieux et plus délicat que ses prédécesseurs.
-Frédéric Caillard pour Critikat

Le bateau phare

Dans les années 1950, le capitaine d’un bateau-phare au passé douteux et en conflit avec son fils, un adolescent rebelle, recueille à son bord des gangsters en fuite.

Sans délaisser l’action et le suspense, Skolimowski signe une œuvre sombre et envoûtante, un drame profond et dérangeant qui lui ressemble énormément. Par l’impulsion qu’il donne au film au moment du tournage, par la précision avec laquelle il construit son récit, par la rigueur de sa mise en scène, il transforme un canevas très classique qui dans d’autres mains aurait donné un film d’action lambda en un récit mythique impressionnant, en une fable morale passionnante et complexe.
-DVDclassik

Le Samouraï

Jef Costello, dit le Samouraï est un tueur à gages. Alors qu’il sort du bureau où git le cadavre de Martey, sa dernière cible, il croise la pianiste du club, Valérie. En dépit d’un bon alibi, il est suspecté du meurtre par le commissaire chargé de l’enquête. Lorsqu’elle est interrogée par celui-ci, la pianiste feint de ne pas le reconnaître. Relâché, Jeff cherche à comprendre la raison pour laquelle la jeune femme a agi de la sorte.

S’il y a quelque chose de japonais dans ce film en dehors de son titre et d’une citation en exergue tirée du Bushido, ce n’est pas dans l’intrigue qu’il faut le chercher, mais dans la mise en scène de Jean-Pierre Melville, sèche et nette comme un dessin à la plume, et dans l’interprétation hiératique d’Alain Delon. Ce sont d’ailleurs ces deux éléments qui font la qualité et l’originalité du Samouraï. L’histoire, elle, n’est qu’un prétexte et l’on n’attacherait qu’un mince intérêt aux aventures de ce tueur à gages pourchassé simultanément par la police et par ses  » employeurs  » si, telles que les relate Jean-Pierre Melville, ces aventures ne prenaient un accent singulièrement tragique. -Le Monde

Bandits à Orgosolo

Au cœur de la montagne rocailleuse et désolée de Sardaigne, Michele veille sur son troupeau de moutons avec son jeune frère Giuseppe. Un jour, trois étrangers débarquent dans sa bergerie, recherchés par les carabiniers pour avoir volé des cochons. Michele va se retrouver accusé à tort du vol puis du meurtre d’un des gendarmes perpétré par l’un des malfrats. Pour échapper à la prison, le berger décide de fuir dans la montagne en compagnie de son frère et de ses bêtes…

Fasciné par la Sardaigne et ses habitants qu’il immortalisa en 1958 dans deux courts-métrages documentaires, Bergers d’Orgosolo et Une journée en Barbagie, le cinéaste Vittorio De Seta décide d’y tourner deux ans plus tard son premier long-métrage, Bandits à Orgosolo, une mise en fiction de la réalité sarde envisagée du point de vue d’un berger, Michele. À une époque où les cinéastes italiens se détournent de plus en plus du néoréalisme, De Seta revendique haut et fort l’héritage de ce courant. Les pressions politiques et économiques subies par la communauté locale, la photographie en noir et blanc et sa distribution non-professionnelle font de Bandits à Orgosolo un cousin rural du Voleur de bicyclette de Vittorio De Sica. En signant lui-même la photographie de son film, De Seta reste au plus près de son sujet. Sa mise en scène directe, sans complaisance, épouse la rudesse et l’âpreté des paysages mais rend aussi compte de leur beauté. Sublime morceau de cinéma, la fuite de Michele à travers la montagne prend des airs de parabole biblique conduite à l’unisson par l’homme, l’animal et la nature, interdépendants les uns des autres pour leur survie, qu’elle soit physique ou morale.
– Carlotta Films

Mean Streets

Dans les rues de Little Italy, à New York, quatre aspirants malfrats vivent de combines et d’expédients clandestins. Parmi eux, Charlie traverse une crise spirituelle, se réfugiant dans la religion pour trouver la voie du pardon. Son oncle, une figure bien intégrée dans le milieu, doit lui permettre de gravir les échelons. Lorsque Charlie prend sous son aile Johnny Boy, un jeune playboy, ce dernier met en danger la stabilité du clan par son attitude sanguine et instinctive. Flirtant avec le crime, la bande est entraînée dans une spirale grandissante de violence et de rivalité…

Premier chef-d’œuvre de Martin Scorsese, Mean Streets contient toute la virtuosité qui fera la renommée du réalisateur de Taxi Driver, des Affranchis et de Shutter Island. En filmant le quotidien de petites frappes dans Little Italy, le quartier de son enfance, le cinéaste réalise son œuvre la plus personnelle et la plus viscérale. Manifeste d’une marginalité socioculturelle, le film contribue à révéler deux acteurs d’exception : Robert De Niro (Raging Bull, Casino) et Harvey Keitel (Reservoir Dogs). À la fois réaliste et tragique, rock n’roll et religieux, sauvage et sentimental, Mean Streets résume à lui seul tout le génie du cinéma de Martin Scorsese ! -Carlotta Films

Interdit aux moins de 12 ans

Bonnie et Clyde

États-Unis, les années 1930. C’est la Grande Dépression, suite au krach boursier de 1929. Un couple d’amants criminels, Bonnie Parker et Clyde Barrow, sillonnent le pays en braquant des banques. Bientôt, l’Amérique ne parle plus que de ces hors-la-loi inexpérimentés. Certains les admirent. D’autres sont horrifiés. Quoiqu’il en soit, poursuivis par la police, ils devront bientôt faire face à leur destin…

Librement inspiré de la cavale d’un couple de gangsters pendant la Grande Dépression, Bonnie and Clyde ouvre la voie au Nouvel Hollywood, rompant définitivement les liens avec les interdits de la censure. Libéré de ses carcans, Hollywood voit débarquer une œuvre placée sous le signe de la violence, engendrée par la vision contestataire, insouciante et passionnée de deux criminels. D’une modernité sans égale, tant par son thème que par sa forme influencée par la Nouvelle Vague européenne, le fil du récit se déroule dans une cadence inouïe, jusque dans la séquence finale qui montre les derniers instants d’une implacable romance interrompue par une mort brutale et sanguinaire, jamais vue au cinéma. Tandis qu’ils agonisent, les héros entrent déjà dans la légende.

Gomorra

On ne partage pas un empire d’une poignée de main, on le découpe au couteau. Cet empire, c’est Naples et la Campanie. Gomorrhe aux mains de la Camorra, la mafia qui sévit dans toute la région.

Adaptation du roman éponyme de Roberto Saviano, Gomorra présente cinq histoires qui s’entrecroisent dans lesquelles on comprend l’influence tentaculaire de la Camorra, une organisation mafieuse italienne, dans les provinces de Naples et de Caserte. Réalisé dans un style fébrile, le film plonge son spectateur dans la violence sanguinaire d’une mafia sans foi ni loi.

Tous public avec avertissement.

Le Rat scélérat

Prenez garde au Rat scélérat, le bandit le plus gourmand des alentours ! Sur sa fidèle monture, il vole tout ce qui se mange, même si ce n’est pas à son goût, jusqu’au jour où il croise plus rusé que lui…

Accompagné de deux autres courts métrages à partir de 3 ans :

Musique Musique
Ned Wenlock | Nouvelle-Zélande | 2016 | 6 min
L’aventure poétique, folle et inventive de cerfs, d’oiseaux chanteurs, d’un tourne-disque et d’un chasseur…

Une pêche fabuleuse
Uzi Geffenblad | Suède | 2017 | 10 min
Betty navigue seule sur des eaux troubles et sales. Elle est affamée et la pêche n’est pas vraiment fructueuse… Une chance qu’elle ne manque pas d’imagination !

« Après, entre autres, les célèbres Gruffalo et Monsieur Bout-de-bois, Le Rat Scélérat fait partie de la série d’adaptations à succès des albums de Julia Donaldson et Axel Scheffler (voir Pour aller plus loin). On y suit les aventures d’un rat masqué portant bottes, cape et épée tel un mousquetaire. Mais ce n’est pas le sens de la justice qui le guide, c’est son appétit et son avidité, décrétant aux animaux qu’il croise : « Tout ce qui me convient, me revient ! ». Après s’être régalé d’une succulente pâtisserie dérobée à une oie blanche, notre héros va développer un appétit particulier pour les sucreries, goût qu’il finira par satisfaire d’une façon inattendue lorsqu’il aura renoncé à ses activités et ses attributs de bandit de grand chemin.
Comme les autres titres cités plus haut, le film nous emmène dans un univers fidèle aux illustrations d’origine, mais transposé dans une animation en volume très réussie, réalisée à l’ordinateur à partir de figurines. Quant au récit, il est porté par une voix-off et des dialogues en vers qui donnent au film un ton dynamique et ludique, nous réservant une fin surprenante… Un film à savourer comme le délicieux cupcake rose dont se délecte le rat scélérat au début du film ! »
-Benshi