Avec Steve Buscemi, Seymour Cassel, Jennifer Beals, Sam Rockwell, Stanley Tucci, Jim Jarmusch…
AVANT-PREMIÈRE AU COSMOS LE 12 JANVIER EN PRÉSENCE DU RÉALISATEUR, Alexandre Rockwell.
In the Soup d’Alexandre Rockwell suit les déboires d’un jeune new-yorkais, Adolfo, qui rêve de créer un film indépendant et exigeant, loin des codes de l’industrie cinématographique. Il vit dans l’illusion de la philosophie, de la littérature et du cinéma européen. Or, il habite dans les États-Unis des années 90, où le « Rêve Américain » s’est transformé depuis la fin des années 70 en impasse, et où la création artistique se heurte à la précarité et au cynisme. Celleux qui travaillent dur, à l’instar de la voisine du protagoniste, Angelica, ont du mal à joindre les deux bouts, et ceux qui, comme Aldolfo, ne croient plus en rien, préfèrent attendre dans leur canapé qu’un miracle leur tombe dessus.
Comédie assez jubilatoire, In the Soup est une véritable (re)découverte du meilleur de ce qu’a pu être le cinéma indépendant américain du début des années 90 version no wave. On pense beaucoup à Cassavetes (le noir et blanc granuleux, Seymour Cassel). Steve Buscemi y est à son meilleur, et cerises sur le gâteau : Jim Jarmusch dans une apparition hilarante et l’une des principales personnages de The L Word...
Par une nuit ténébreuse, un déserteur du nom de Jean arrive au Havre dans l’espoir de quitter la France. En attendant un bateau, il trouve refuge au bout des quais, dans une baraque autour de laquelle gravitent plusieurs marginaux. Il y fait la rencontre de Nelly, dont le regard le bouleverse. Cette dernière vit dans la terreur de son tuteur, le misérable Zabel, lui-même racketté par une bande de voyous. Par amour, Jean se mêle aux affaires de Nelly et met les pieds dans un engrenage périlleux…
Avec Les Enfants du paradis, Le Quai des brumes est le chef-d’œuvre qui a consacré Marcel Carné comme l’un des maîtres du cinéma français classique. Par sa reconstitution onirique du port du Havre tout en nuances de gris et son histoire d’amour impossible au cœur d’un épais brouillard, le film diffuse une atmosphère inimitable. Transcendés par les monstres sacrés que sont Michel Simon ou Pierre Brasseur, les dialogues de Jacques Prévert insufflent au récit un air de mélancolie et une poésie du désespoir. Si sa noirceur de ton a valu au film d’être vivement critiqué à une époque où l’optimisme patriotique était de mise, la noirceur de la photographie a permis l’une des plus belles scènes du cinéma, celle où le regard lumineux de Michèle Morgan perce l’obscurité et fait dire à Jean Gabin : « T’as de beaux yeux, tu sais ? ». Chef-d’œuvre du réalisme poétique français, Le Quai des brumes est disponible pour la première fois dans sa sublime restauration 4K.
-Carlotta
Les derniers jours de l’armée impériale japonaise aux Philippines en 1945. Au centre de l’histoire, le soldat Tamura, qui fuit désespérément dans les plaines comme tant de ses compagnons traqués par les guérilleros qui les signalent au moyen de feux. Dans une atmosphère de fin du monde, les derniers survivants s’entretuent pour survivre.
Pendant la déroute japonaise dans le Pacifique, un jeune soldat est livré à lui-même. Ichikawa filme l’humanité confrontée à la barbarie la plus folle, pousse à l’extrême son souci de réalisme, obligeant ses comédiens à jeûner et traitant ses personnages comme des zombies. Une œuvre puissante, âpre, où se fondent les genres de la guerre et de l’horreur, et où la crudité, traversée par des éclairs de poésie, devient principe esthétique.
-La Cinémathèque
D’âge avancé, un professeur respectable ne parvient plus à satisfaire les désirs de sa jeune épouse, Ikuko. Il découvre que la jalousie agit sur lui comme un stimulant. Il décide alors de rapprocher sa femme d’un jeune médecin, Kimura, également fiancé à leur fille. Profitant du sommeil d’Ikuko, il met son plan à exécution…
Une perle rare du cinéma japonais pour la première fois en version restaurée 4K ! Kenmochi, expert en objets d’art à Kyoto, ne parvient plus à satisfaire les désirs sexuels de sa jeune épouse Ikuko. Découvrant que la jalousie le stimule, il pousse sa femme dans les bras du jeune médecin Kimura, fiancé de leur fille. Son plan machiavélique entraîne toute la famille dans une spirale de désir et de vengeance. Prix du Jury – Festival de Cannes 1960 (ex æquo avec L’Avventura de Michelangelo Antonioni) ,Venice Classics 2025.
– La Filmothèque