Une vieille dame Hollandaise indépendante, qui s’est toujours entourée d’excentriques, se rappelle les événements de sa vie.
« Qui connaissait Marleen Gorris ? Pas moi. Et c’est au FEMA de La Rochelle – où j’ai choisi de regarder presque uniquement des films réalisés par des femmes – que je suis tombée sur ce bijou. L’année dernière, la Cinémathèque française lui dédiait une rétrospective, l’occasion pour beaucoup de la découvrir. La réalisatrice néerlandaise, carrément engagée, dénonce dans ses films les violences patriarcales avec une bonne dose d’intersectionnalité (rare pour l’époque) et un goût immense pour les marges. Antonia et ses Filles raconte 3 générations de femmes d’une même famille (et leurs ami·es) qui viennent à vivre dans un petit village pas franchement accueillant. Antonia, la cheffe de famille, insuffle à sa fille l’engagement, la défense des plus faibles sans négliger l’origine de la violence (en faisant parfois elle-même usage) érigeant autour d’elle une mini-société matriarcale qui permet à la troupe de survivre aux drames. Avec beaucoup de poésie et un petit côté doudou (qui nous a parfois fait penser à la série Gilmore Girls), ce film montre que l’amour et la joie peuvent, sans trop de nian-nian, incarner des armes redoutables. Coup de cœur pour le personnage de Danielle, sa fille, ultra-indépendante et, et et… vous verrez… »
_ Cécile Becker, directrice et membre du Conseil de programmation
Dans un Japon en pleine mutation économique, un rédacteur en chef mis au placard et une calligraphe entretiennent une relation adultère parsemée d’obstacles. Ils vivront jusqu’au bout leur passion torride.
Yoshimitsu Morita (1950-2011), cinéaste extrêmement populaire et acclamé au pays du soleil levant, mais incroyablement insoupçonné en Occident. Un cinéaste majeur du cinéma japonais des années 1980-2000, mais dont aucun film n’a été distribué en France. Et pourtant… Ses films saisissent quelque chose de la société nippone de leur époque, dessinée par la bulle économique, de l’euphorie à la désillusion, à la fois source d’émancipation et d’asservissement de toute une société vivant sous la pression d’une industrie triomphante : l’ère des salarymen qui donnent leur vie à l’entreprise à laquelle ils sont salariés. Mais ses films seront également, comme par contamination, saisis par leur époque. Touchés dans leur forme, dans leur narration : un système narratif classique, tissé d’élégants travellings, qui petit à petit se dérègle, se fissure en un montage fragmentaire de plus en plus chaotique ou subissant l’intrusion d’une texture différente de l’image venue parasiter l’esthétique de départ.
– Franck Lubet, responsable de la programmation de la Cinémathèque de Toulouse
Un agent d’assurance de la compagnie Showa reçoit un appel d’une cliente qui projette de se suicider et qui aimerait savoir si son contrat couvre ce cas de figure. Ne pouvant se résigner à la laisser commettre pareil acte, il décide de lui rendre visite…
Yoshimitsu Morita (1950-2011), cinéaste extrêmement populaire et acclamé au pays du soleil levant, mais incroyablement insoupçonné en Occident. Un cinéaste majeur du cinéma japonais des années 1980-2000, mais dont aucun film n’a été distribué en France. Et pourtant… Ses films saisissent quelque chose de la société nippone de leur époque, dessinée par la bulle économique, de l’euphorie à la désillusion, à la fois source d’émancipation et d’asservissement de toute une société vivant sous la pression d’une industrie triomphante : l’ère des salarymen qui donnent leur vie à l’entreprise à laquelle ils sont salariés. Mais ses films seront également, comme par contamination, saisis par leur époque. Touchés dans leur forme, dans leur narration : un système narratif classique, tissé d’élégants travellings, qui petit à petit se dérègle, se fissure en un montage fragmentaire de plus en plus chaotique ou subissant l’intrusion d’une texture différente de l’image venue parasiter l’esthétique de départ.
– Franck Lubet, responsable de la programmation de la Cinémathèque de Toulouse
Pär et Annika se croisent dans le parc d’un hôpital où leurs familles respectives viennent visiter l’un des leurs. Avec l’ingénuité et la fraîcheur de leurs 15 ans, c’est le coup de foudre immédiat. Mais entre les adultes prisonniers de leurs conventions et de leurs frustrations, et leur bande de potes où l’amour est une émotion peu commune, il n’est pas facile de construire une relation.
Le regard de Roy Andersson est celui des jeunes amants effarés par les parties de campagne infantiles, les propos qui oscillent de la banalité à la rancœur, de l’amertume à l’hostilité, et les manifestations de violence, les humiliations, les visages en larmes. Le film pointe le ridicule des ballets de voiture et des fêtes factices, où les convives s’affublent de petits chapeaux en carton et de serviettes à fruits de mer pour se lancer dans une liesse artificielle.
– par Jean-Luc Douin pour Le Monde
Hsiao Kang passe son temps à déambuler dans les rues de Taipei à pied ou à motocyclette. Un jour, alors qu’il circule exceptionnellement dans le taxi de son père, il remarque un jeune homme à scooter. Ce dernier, agacé par les coups de klaxon de son père, casse le rétroviseur de la voiture. Hsiao Kang le retrouve quelque temps plus tard et le suit. S’ensuit une fascination progressive de Kan-sheng pour ce jeune homme et sa petite amie.
Les Rebelles du dieu néon est le premier film de Tsai Ming-liang, qui va le poser en chef de file d’une seconde Nouvelle Vague taïwanaise après celle du début des années 80 qui marqua l’émergence de Hou Hsiao-hsien et Edward Yang.
– par Justin Kwedi pour DVDClassik
À huit ans, Brian se réveille dans la cave de sa maison, le nez en sang, sans souvenir de ce qui lui est arrivé. Dix ans plus tard, convaincu d’avoir été enlevé par des extraterrestres, il tente de retrouver Neil, un garçon de son ancienne équipe de baseball devenu un jeune homme magnétique et insaisissable. Avec lui, Brian cherche à dénouer le mystère de leur enfance, qui les empêche encore de vivre.
Film interdit aux moins de 16 ans.
Avertissement : Le film comporte de nombreuses scènes pouvant heurter les spectateur·ices, notamment des abus sexuels sur mineurs répétés. Le film aborde plus généralement l’usage de drogue / les violences sexuelles / la pédocriminalité et peut ne pas convenir à tous les publics même adultes et avertis.
Séance présentée et suivie d’un échange avec Fabien Demangeot, Docteur en Lettres Modernes et en études cinématographiques. Spécialiste d’Alain Robbe-Grillet et de David Cronenberg, il est notamment l’auteur de La Transgression selon David Cronenberg (2021) et de Gregg Araki, le génie queer (2024), publiés chez Playlist Society.
Tarif unique 5€
Max est taxi de nuit à Los Angeles. Un soir, il se lie d’amitié avec une dénommée Annie Farrell, une belle femme procureur montée à l’arrière de son véhicule.
Quelques minutes plus tard, c’est au tour d’un homme prénommé Vincent de monter dans le taxi. Un businessman, selon toute apparence, avec un emploi du temps chargé : pas moins de cinq rendez-vous à tenir dans la nuit.
Max accepte de lui louer ses services jusqu’au petit matin, en échange de 600 dollars…
Sur un scénario passe-partout (un tueur à gage prend un chauffeur de taxi en otage), c’est l’œuvre d’un immense styliste, un film d’action poétique d’une beauté formelle sidérante. Alors que la plupart de ses collègues tâtonnent avec les nouvelles caméras numériques, Mann filme Los Angeles, et la nuit, comme personne, et fait de Tom Cruise, minéral, une impressionnante figure melvillienne.
– La Cinémathèque Française
Pendant la Révolution mexicaine de 1917, Reyes, à la tête des insurgés, s’éprend de Béatrix, la fille d’un général des troupes fédérales. Mais la jeune femme le rejette.
“Ce western, épris d’une liberté folle de s’émanciper des codes du genre jalonnés par les gringos, remporte même les plus prestigieux Ariel Awards de 1947 (prix récompensant les films mexicains). Alors que la Santa Trinidad – Alfonso Cuarón, Guillermo del Toro et Alejandro Gonzalez Iñárritu – est actuellement célébrée par le monde entier, il est tout aussi passionnant de se plonger dans l’histoire de ce cinéma mexicain qui regorge de chefs d’œuvre comme celui-ci.”
-Revue et corrigée