Mandchourie, années 30. Deux hors la loi et un chasseur de primes sont à la recherche d’une carte au trésor. À travers les dangers d’une région en proie à de multiple conflits — l’armée japonaise, les bandits chinois et les gangsters coréens — ils réalisent que la vraie bataille se livrera entre eux. Un seul homme en sortira vainqueur.
Décidé à ne jamais occuper deux fois le même terrain, et biberonné à John Ford, Fred Zinnemann ou John Sturges, Kim Jee-woon décide de s’approprier un genre associé pourtant aux grands espaces américains : le western. D’ailleurs, il fi nit par moins aimer le western classique que sa subversion italienne par Sergio Leone. Avec LE BON, LA BRUTE ET LE CINGLÉ, il remet ainsi au goût du jour un genre inconnu à l’étranger, vaguement oublié jusque dans son pays, qui fi t pourtant les beaux jours du cinéma coréen entre le milieu des années 60 et le milieu des années 70 : le “western kimchi”, autrement appelé “western mandchou”, pendant oriental du western spaghetti. Metteur en scène d’un cinéma d’auteur résolument tourné vers le public, il devient celui sur qui l’industrie n’a pas peur de miser et son cinquième long-métrage, le premier western produit en Corée depuis 35 ans, devient alors le fi lm le plus cher jamais tourné dans le pays.-The Jokers Films