« Le souffle révolutionnaire qu’a connu l’Amérique latine au XXᵉ siècle doit beaucoup à la participation de millions de chrétiens, engagés dans les luttes politiques au nom de leur foi. Portés par la théologie de la libération, ils ont défié les régimes militaires et les oligarchies au péril de leur vie. À rebours de l’idée de la religion comme opium du peuple, le film part à la rencontre d’hommes et de femmes qui ont cru voir dans la révolution l’avènement du Royaume de Dieu, sur la terre plutôt qu’au ciel. »
« Partout en France et en Europe, les démocraties sont mises en danger par la montée de diverses formes d’autoritarisme. Dans ce contexte, il parait vital de pouvoir ouvrir des espaces collectifs de réflexion, mais aussi de se nourrir des différents mouvements qui ont, à travers le temps, vu le jour et organisé une résistance citoyenne pour la justice sociale. Alors qu’aujourd’hui en France, certains collectifs et personnalités politiques s’appuient sur le christianisme pour revendiquer des politiques publiques violentes et d’exclusion, il parait important de rappeler que leur voix n’est ni majoritaire, ni représentative de ce qu’est le christianisme. Par exemple, dès le début des années 30 en Europe, de nombreux mouvements protestants se sont frontalement opposés au nazisme. L’Évangile de la révolution met en lumière la lutte des chrétiennes et chrétiens de plusieurs pays d’Amérique latine contre les injustices sociales, la pauvreté et les dictatures en place dans les années 60-70, sous l’impulsion émancipatrice d’une théologie de la libération prêchée par de nombreux religieux catholiques comme protestants, qui en ont malheureusement payé le prix. »
La projection de ce documentaire, organisée par un petit groupe de citoyen.nes strasbourgeois.es, est un appel à la réflexion et au rassemblement des forces de résistance démocratique ».
Séance présentée et suivie d’un échange avec Juliette Marchet, pasteure vicaire et Eve Issler Chrétien, assistante sociale.
Tarif unique : 5€
Werner Herzog retourne dans la forêt équatoriale sud-américaine avec Juliane Koepcke, la femme allemande unique survivante de l’accident du vol Lansa 508 survenu le 24 décembre 1971 et qui a causé la mort de 91 personnes. Ils retrouvent les restes de l’épave de l’avion et refont le trajet de dix jours que la jeune femme — dix-sept ans à l’époque — a effectué pour sortir de la jungle péruvienne et atteindre un village où elle fut retrouvée par trois hommes. L’un de ceux-ci, le docteur Ramirez, apparaît également dans le documentaire.
Dans ses Leçons de ténèbres, Couperin reprend le texte des Lamentations du prophète Jérémie qui déplore la destruction de Jérusalem par les Babyloniens. Werner Herzog pleure ici une autre destruction, un crime contre la Terre et l’Humanité : la mise à feu de 732 puits de pétrole par les forces irakiennes qui se retirent du Koweït. Des flammes à perte de vue, des incendies qui prendront des mois à être éteints, 20 millions de tonnes de pétrole déversées dans le sol… une vision d’Apocalypse que Herzog met en scène comme un film de science-fiction, comme un long poème sur la fin de la Terre.
120 heures d’images d’archives : voilà ce qui reste de 35 années de dictature de Stroessner au Paraguay. À partir de ce corpus d’images rares retrouvées partout dans le monde, je reconstruis l’histoire d’une des dictatures les plus longues du XXᵉ siècle, dont les effets perdurent encore aujourd’hui. -Juanjo Perreira
À travers des images d’archives, Juanjo Pereira signe un film puissant et nécessaire qui interroge comment les récits nationaux écrasent les voix individuelles — et comment le cinéma peut les faire renaître. – Festival War on Screen
Le film donne à voir et à entendre les hommes et les femmes qui ont mené la grève ouvrière la plus emblématique de l’après 68, celle des usines LIP à Besançon. Un mouvement de lutte incroyable, qui a duré plusieurs années, mobilisé des foules entières en France et en Europe, multiplié les actions illégales sans céder à la tentation de la violence, porté la démocratie directe et l’imagination à incandescence. Des récits entrecroisés, des portraits, une histoire collective, pour essayer de comprendre pourquoi cette grève porta l’espoir et les rêves de toute une génération. C’est possible, les Lip l’ont fait.
En 1953, Mamadou Touré réalise le film «Mouramani». Ce film est considéré comme le premier réalisé par un cinéaste africain noir francophone. Mais il reste un mystère. Personne ne sait où trouver une copie, si tant est qu’il en existe une. «Au cimetière de la pellicule» c’est la recherche de ce film. Je suis le réalisateur qui part, caméra au poing, à la recherche de «Mouramani». Au cours de mon voyage, j’essaie de découvrir ce qui est arrivé aux cinéastes, aux films et aux salles de cinéma de mon pays, autrefois pionnier du cinéma africain. «Au cimetière de la pellicule» c’est aussi un road movie. Je traverse la Guinée d’est en ouest, du nord au sud, en tournant ma caméra face à l’Histoire. Ma quête m’amène ensuite en France, aux archives du CNC, à rencontrer des spécialistes du cinéma africain, à défiler dans les rues avec une pancarte réclamant le retour de «Mouramani»… Mais le film est-il vraiment là ?
J’ai découvert le cinéma documentaire grâce au programme AfricaDoc, au début des années 2010. J’y ai trouvé une approche très intime, mais aussi très libre et très humaniste. Je n’arrive plus à m’en débarrasser, même quand je suis face à une œuvre de fiction, je pense tout de suite à l’envers du décor, comme dans un documentaire. C’est le cinéma dont j’ai besoin pour parler à la population guinéenne, mais aussi au reste du monde. Ce format est, je crois, une arme puissante contre l’obscurantisme.
– Extrait d’entretien avec le réalisateur.
Projection suivie d’une rencontre avec le réalisateur.
Séance gratuite et en entrée libre, réservation conseillée.
Au milieu de l’été, une bande d’amis décide de descendre une rivière dans un radeau de fortune. Les obstacles, physiques et vivants, qu’ils rencontrent témoignent des transformations comme des altérations des cours d’eau par les humains. Mêlant road trip et parole scientifique, le film tisse des liens entre les mondes immergés et submergés dont les prismes multiples engagent une rencontre réparatrice entre humains et non-humains.
La rivière elle-même est montrée comme agencement. Elle est une et plusieurs, mais surtout pleine des êtres qui l’habitent tout autant qu’ils la façonnent. Parmi eux, les non-humains, très souvent oubliés. Il est proposé au spectateur d’adopter momentanément leur point de vue d’une manière à la fois intelligible et sensible. La caméra nous propose de regarder sur le même plan des entités hétérogènes. L’objectif est de compenser, au moins momentanément, des inégalités, pour libérer les imaginaires et puissances d’agir. De fait, c’est presque une fiction qui nous est proposée pour engager la réflexion sur la restauration des rivières et les médiations indispensables à son succès.
– Christelle Gramaglia et Marie Lusson pour The Conversation
Précédé d’un avant-programme de 2 min proposé par MIRA, Cinémathèque régionale numérique.
Séance gratuite et en entrée libre, réservation conseillée.
“Prison Show” plonge dans la vie d’une émission de radio bénévole au Texas, unique en son genre, puisque entièrement destinée aux détenus des prisons texanes et à leurs proches. Au-delà de la simple immersion dans une radio locale, Gabriella Kessler, la réalisatrice, propose une fenêtre ouverte sur un système carcéral profondément répressif, et fait découvrir en miroir ceux qui tentent par tous les moyens, et bénévolement, de ramener un peu de lumière dans les ténèbres.
Dans le studio de la radio locale KPFT, à Houston, des bénévoles animent Prison Show, une émission créée pour les détenus de l’État du Texas. L’équipe, en grande partie constituée d’anciens prisonniers, veut amener aux condamnés le soutien et le contact avec le monde extérieur qu’ils n’ont pas. Bénévoles et invités y partagent leur expérience : comment appréhender la sortie, le regard de la société, le retour à l’emploi ? Gabriella Kessler raconte aussi l’action des bénévoles hors antenne : les manifestations contre la peine de mort, les visites de prisonniers qui n’en reçoivent parfois plus depuis trente ans, l’accompagnement de ceux qui attendent leur exécution. Riche en témoignages marquants, le documentaire dénonce avec force et émotion les effets sur les êtres d’« un système qui ne jure que par l’enfermement» et de la torture qu’est l’isolement de longue durée.
— Marie-Hélène Soenen pour Télérama
Projection suivie d’une rencontre avec la réalisatrice.
Séance gratuite et en entrée libre, réservation conseillée.
C’est un chiffre noir : celui de la prostitution des mineurs. Principales victimes : les jeunes filles placées dans les foyers de l’Aide sociale à l’enfance. Comme si j’étais morte raconte l’esclavage sexuel subi par trois jeunes femmes, et le combat d’éducateur·ices pour tenter de les sauver.
Le réalisateur Benjamin Montel parvient avec une délicatesse infinie à recueillir les témoignages de ces jeunes femmes, de leurs proches et du personnel des foyers, en évitant soigneusement tout jugement. En nous faisant entendre ce qui semble inentendable… Pourtant, dans cet univers si noir, si sidérant de violence, il y a des lueurs d’espoir. Lucie retrouve Chloé qui a vécu la même histoire. Ensemble, elles affirment qu’elles sont fières de leur parcours de reconstruction. […] Quand le générique du documentaire défile sur l’écran, une folle envie d’étreindre ces jeunes femmes se fait ressentir. Comme si nous avions besoin de leur dire « vous n’êtes pas mortes » et « nous sommes là pour vous protéger ».
– Chronique d’Eva Roque pour France Inter
Projection suivie d’une rencontre avec le réalisateur Benjamin Montel
Séance gratuite et en entrée libre, réservation conseillée.
En Colombie, les «Blancs» pensent que l’Indien d’Amazonie ne ressent rien car dans sa langue, il n’y a pas de mots pour désigner les sentiments. Est-il possible que tout un peuple ne ressente rien et n’ait aucun mot pour parler d’amour ? Le réalisateur Sergio Guataquira Sarmiento, lui-même descendant d’une communauté autochtone colombienne presque disparue, part à la rencontre des Cacuas pour parler de leurs sentiments, de leurs amours, de leur solitude. Ce faisant, il renoue avec sa propre indianité. Tout en humour et en tendresse, les Cacuas tentent de lui apprendre ce que c’est que d’être un autochtone. Cette quête initiatique est une radiographie émotionnelle de tout un peuple.
Je suis descendant des Premières Nations, mes origines viennent des Chibchas. Ils ont subi une extinction lors de la colonisation espagnole. Un jour j’ai lu un article dans El Espectador, qui traitait d’une épidémie de suicide chez ce peuple, ça m’a marqué. Ces suicides n’appartiennent pas à la culture traditionnelle, et pourtant il y a des vagues de pendus. Il y a un peuple dans la jungle qui se meurt […] À Mitù, ville occidentalisée, on stigmatise les peuples de premières nations, ils sont vus comme des sauvages qui ne ressentent rien, qui n’ont pas de sentiment. Ce film devient la radiographie d’un peuple qui semble ne rien ressentir et qui pourtant ressent trop. D’ailleurs, une radiographie, ce n’est pas en couleur, c’est en noir et blanc.
Entretien réalisé par David Hubaud 15 mars 2023
Projection suivie d’une rencontre avec le réalisateur
Séance gratuite et en entrée libre, réservation conseillée.
Un enfant est tué par sa mère tous les 10 jours en France. Comment une maman, qui a porté, mis au monde, nourri, soigné, aimé son enfant pendant plusieurs années, peut-elle basculer jusqu’à commettre un tel acte, moralement insoutenable ? Des femmes nous livrent leur histoire, celle d’un long naufrage qui conduit au tabou ultime : l’infanticide. Leur témoignage est éclairé par leur entourage, des avocats, des psychiatres. Ce film affronte avec pudeur l’inconcevable pour exposer les rouages d’un engrenage tragique. Il nous interroge tous : comment éviter que l’irréparable ne se produise ?
À travers le portrait de ces trois mères, la réalisatrice va s’attaquer à l’image du monstre. Cette étiquette creuse, derrière laquelle sont présentées ces femmes, elle va la détruire afin de faire émerger des explications sociologiques, psychologiques et politiques […] Au fil de ce documentaire, d’une grande pudeur, tous les récits concordent et se ressemblent : Hélène, Cécile et Christelle ont été victimes d’inceste et de violences conjugales. La violence n’apparaît jamais ex nihilo, de nulle part. Une étude américaine conclut à ce titre que les hommes tuent leurs enfants dans la continuité des violences qu’ils exercent, les femmes, elles, dans la continuité des violences qu’elles subissent.
– Scarlette Brain pour l’Humanité
Projection suivie d’une rencontre avec la réalisatrice
Séance gratuite et en entrée libre, réservation conseillée.
Dans les années 1970, Françoise d’Eaubonne détonne dans le paysage intellectuel français. A 50 ans, elle a déjà remporté plusieurs prix littéraires et publié une quarantaine de romans et essais, mais reprend de plus belle son combat militant. Elle est la première à définir l’écoféminisme, dénonçant l’oppression commune des femmes et de la planète comme conséquence du patriarcat. Elle participe aux actions du MLF, à la création du FHAR (front homosexuel d’action révolutionnaire) et théorise la contre-violence, allant jusqu’à saboter le chantier de la centrale nucléaire de Fessenheim. Ce film présente pour la première fois des documents inédits. Puisant librement dans les manuscrits et archives photographiques qu’elle a légués à l’Institut Mémoire de l’Edition contemporaine, ses proches et des chercheuses, historiennes, éditrices commentent la résonance de son héritage féministe et écologiste.
Ce film présente pour la première fois des documents inédits. Puisant librement dans les manuscrits et archives photographiques qu’elle a légués à l’Institut Mémoire de l’Edition contemporaine, ses proches et des chercheuses, historiennes, éditrices commentent la résonance de son héritage féministe et écologiste.
-Sancho & Compagnie
Séances précédées par le court métrage De la terreur, mes sœurs ! d’Alexis Langlois
(FR | 2019 | 28 min)
Aujourd’hui, c’est une journée comme les autres pour Kalthoum et ses copines. Elles sirotent des cocktails, cherchent l’amour sur internet et essuient, une fois de plus, les insultes transphobes d’inconnus. Oui mais voilà, aujourd’hui ça ne va pas se passer comme ça… Entre un cosmo et un chardo, les quatre amies transgenres vont imaginer leur vengeance…
Après avoir quitté la rébellion naxalite, encore active à l’est de l’Inde, Somi et son mari vivent avec leurs deux enfants en bas âge dans un camp installé par le gouvernement, en vue de leur réintégration. Mais l’organisation sociale qu’ils ont combattue les armes à la main fait semblant de leur offrir un avenir et une rédemption.
Implantés dans l’est de la péninsule, les Naxalites luttent depuis la fin des années 1960 pour les droits des « tribaux » et des « dalits » (hors-castes) qui représentent le quart de la population indienne et vivent dans une extrême pauvreté. Pour New Dehli, ils constituent la plus grande menace sur la sécurité intérieure du pays, conjurée par une politique de « pardon », en échange de leur reddition. Somi attend un nouvel enfant. Avec son mari, elle a déposé son fusil pour vivre dans un camp aux côtés d’autres repentis, et offrir à leur aîné, Dadu, l’éducation qu’ils n’ont pas reçue. En immersion, Arya Rothe, Isabella Rinaldi et Cristina Hanes ont filmé sur une longue période leur parcours d’ex-combattants. Car les époux se trouvent dans une situation presque inextricable. Le « pardon » gouvernemental se limite à l’incessante mise en cause d’un passé avec lequel ils essayent de rompre, compliqué de surcroît par une bureaucratie tatillonne. « A Rifle and a Bag » montre avec finesse les ressorts d’une introuvable réinsertion au sein d’une organisation sociale rigide, dont Somi et sa famille se retrouvent otages. Emmanuel Chicon Programmateur à Visions du Réel, membre du collectif Sans Canal Fixe (Tours)
Dans sa cavale, construite selon le principe de la traversée de multiples paysages et d’une succession d’épreuves, Marcelle, surnommée Ultraviolette, va défier l’école, la maladie, les médecins, la mort, embrasant de vie tous ceux qu’elle croise sur sa route, pour finalement se retrouver seule au monde, épuisée mais pas vaincue, l’amour fou toujours en tête…
« À sa mort, Emma, notre mère et grand-mère, nous avait laissé ses cahiers intimes. En 2006, dans une coopération entre deux générations, mère et fils, nous avions réfléchi ensemble au roman familial qui avait surgi sous nos yeux, et nous en avions écrit un film documentaire, Où sont nos amoureuses, dont Emma était le personnage principal. Ce film racontait comment dans les années 30 et 40, des jeunes gens à la fois politisés et romanesques furent pris dans la grande Histoire du XXe siècle. Ici, nous poursuivons le travail d’exploration de la vie d’Emma à partir des documents qu’elle avait laissés derrière elle. Cette fois, nous n’avons pas puisé dans ses cahiers personnels, mais dans les centaines de lettres qu’une très jeune fille, Marcelle, 16 ans, son premier amour, lui avait adressées, bien plus tôt, dans les années 20, et qu’Emma, 17 ans, avait conservées. Marcelle avait rencontré Emma, au milieu des années 20 dans une Ecole normale à Dijon. Elles se sont alors follement aimées tout en haut de leur tour d’ivoire. Puis Marcelle, tombée malade, a dû quitter Emma pour entrer au sanatorium. Ce film est donc d’abord l’histoire d’un premier amour qui a marqué deux adolescentes à jamais. Il démarre au moment de leur séparation, au moment où le grand amour se mue en absolu d’amour, puisque la passion se nourrit d’absence. »
Jazz, politique et décolonisation s’entremêlent dans ce grand huit historique qui révèle un incroyable épisode de la guerre froide. En 1961, la chanteuse Abbey Lincoln et le batteur Max Roach, militants des droits civiques et figures du jazz, interrompent une session du Conseil de sécurité de l’ONU pour protester contre l’assassinat de Patrice Lumumba, Premier ministre du Congo nouvellement indépendant. Dans ce pays en proie à la guerre civile, les sous-sols, riches en uranium, attisent les ingérences occidentales. L’ONU devient alors l’arène d’un bras de fer géopolitique majeur et Louis Armstrong, nommé “Ambassadeur du Jazz », est envoyé en mission au Congo par les États-Unis, pour détourner l’attention du coup d’État soutenu par la CIA…
On ressort les manuels d’histoire ! À la page « Indépendance et construction des nouveaux États », au programme de première. S’il est acquis depuis longtemps que la Belgique a commis les pires atrocités au Congo dans les années soixante, le regard que porte le documentaire « Soundtrack to a Coup d’État » sur la période est assez nouveau. -France Inter
Séance présentée et suivie d’une rencontre avec la réalisatrice !
Techqua Ikachi (1989) est un voyage unique dans l’histoire des Hopi en Arizona, aux Etats-Unis. Depuis les années 1960, James Danaqyumptewa et sa communauté amérindienne tentent de conserver une trace de leurs traditions en filmant leur mode de vie et les cérémonies emblématiques de leur culture. Le film montre leurs difficultés face au pouvoir colonial, leur adaptation aux enjeux écologiques de la région et témoigne de la scission de leur peuple pour survivre. Faisant écho à l’actualité du 21ème siècle, cette œuvre collective de l’activiste Hopi James Danaqyumptewa à l’initiative du projet, de la réalisatrice Anka Schmid et de l’artiste Agnes Barmettler nous transporte au plus près de cette communauté grâce aux prises de vue Super 8 historiques et aux séquences créées par ce trio d’auteurs.
La séance sera présentée par Charlotte Ducos, fondatrice de l’association Loreley Films (Bâle) qui fait redécouvrir des films de réalisatrices oubliées du 20e siècle et transmet cet héritage aux spectateurices d’aujourd’hui.
La séance sera suivie d’une rencontre avec la réalisatrice Anka Schmid !