Bonnie et Clyde

Arthur Penn

US1H511967


Cycle #24 Brigandes & Bandits !Version restaurée

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États-Unis, les années 1930. C'est la Grande Dépression, suite au krach boursier de 1929. Un couple d'amants criminels, Bonnie Parker et Clyde Barrow, sillonnent le pays en braquant des banques. Bientôt, l'Amérique ne parle plus que de ces hors-la-loi inexpérimentés. Certains les admirent. D'autres sont horrifiés. Quoiqu'il en soit, poursuivis par la police, ils devront bientôt faire face à leur destin…

Librement inspiré de la cavale d'un couple de gangsters pendant la Grande Dépression, Bonnie and Clyde ouvre la voie au Nouvel Hollywood, rompant définitivement les liens avec les interdits de la censure. Libéré de ses carcans, Hollywood voit débarquer une œuvre placée sous le signe de la violence, engendrée par la vision contestataire, insouciante et passionnée de deux criminels. D'une modernité sans égale, tant par son thème que par sa forme influencée par la Nouvelle Vague européenne, le fil du récit se déroule dans une cadence inouïe, jusque dans la séquence finale qui montre les derniers instants d'une implacable romance interrompue par une mort brutale et sanguinaire, jamais vue au cinéma. Tandis qu'ils agonisent, les héros entrent déjà dans la légende.

La dramatique aventure de deux amants révoltés pendant la grande dépression des années trente aux États-Unis, inspirée par un fait réel.

Bob le flambeur

Jean-Pierre Melville

FR1H401956


Cycle #24 Brigandes & Bandits !Focus : Jean-Pierre MelvilleVersion restaurée

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Il y a longtemps que Bob s'est retiré des "affaires". Il se consacre maintenant à son unique passion, le jeu. Il héberge Anne, une jeune fille fauchée. Anne tombe amoureuse de Paulo, un des fans de Bob. Après de grosses pertes au jeu, Bob décide de monter un coup pour se refaire…

Ce premier polar de Jean-Pierre Melville, tourné en solitaire avec un minimum de moyens, rompt déjà avec la tradition de la Série noire à la française. Les personnages y ont le naturel (affecté, mais nouveau) des gangsters des films américains, et l’action s’enrichit d’un regard quasiment documentaire sur Bob et son quartier — le Paris populaire aura rarement été aussi bien filmé.
– Télérama.

Il y a longtemps que Bob s’est retiré des « affaires ». Il se consacre maintenant à son unique passion, le jeu. Il a aussi un grand cœur et héberge Anne, une jeune fille fauchée prête à sombrer dans la prostitution. Anne tombe amoureuse de Paulo, un des fans de Bob. Après de grosses pertes au jeu, Bob décide de monter un coup pour se refaire…

L’Amour est plus froid que la mort

Rainer Werner Fassbinder

DE1H291993


Cycle #24 Brigandes & Bandits !Version restaurée

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Après avoir refusé de rejoindre un groupe de criminels, Franz est poursuivi par Bruno. Très vite les deux hommes se lient d’amitié et trouvent en Joanna la femme idéale. Mais se lassant trop vite de Bruno, elle le dénonce à la police…

L’Amour est plus froid que la mort est le premier film de R.W. Fassbinder. Il explore, à la manière des films noirs américains, les relations conflictuelles d’un triangle amoureux fondé sur une hypothétique confiance. Hanna Schygulla, lumineuse, incarne à la perfection la femme fatale, icône indispensable au genre représenté.

Franz, qui a refusé de rejoindre un groupe criminel, est poursuivi par un gangster répondant au nom de Bruno. Bientôt, les deux hommes deviennent amis et se partagent la même femme, Johanna. Mais celle-ci se lasse rapidement de Bruno et le dénonce à la police alors qu’il s’apprête à braquer une banque.

Pickpocket

Robert Bresson

FR1H201959


Cycle #24 Brigandes & Bandits !Version restaurée

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L'itinéraire de Michel, jeune homme solitaire, fasciné par le vol, qu'il élève au niveau d'un art, persuadé que certains êtres d'élite auraient le droit d'échapper aux lois.

« Rarement, par exemple, on aura vu un cinéaste raconter une histoire plus vite que Bresson, par un usage implacable de l’ellipse, qui transforme le travail de montage en une opération de chirurgie consistant à couper tout ce qui ne sert à rie, sans vergogne, ni pitié. ”Tout art est abstrait… et suggestif”, disait-il, lui qui s’acharnait à aller à l’essentiel, à la moelle des choses et surtout des êtres humains. Un simple mouvement des yeux, chez Bresson, sert à créer un hors-champ, hors-champ qu’il n’est quasiment plus besoin de montrer. (…) Cet art de l’essentiel est porté à son paroxysme dans le film qui est considéré, sans doute à juste titre, comme son chef-d’œuvre : Pickpocket, bouleversant, hallucinant, d’une virtuosité et d’une folle radicalité, que toute personne désirant devenir cinéaste devrait regarder en boucle pendant une semaine d’affilée avant de se mettre au boulot. » Jean-Baptiste Morain, Les Inrockuptibles

Michel se rend au champ de courses et vole un peu d’argent à une spectatrice. En quittant le champ de courses, il est arrêté. Il est rapidement libéré pour manque de preuves. Malgré cela, Michel continue à voler et s’associe avec des complices afin d’être plus efficace. Il refuse l’aide de son ami Jacques qui veut le pousser à trouver un emploi. Se sentant en danger, il fuit la France pour revenir deux ans plus tard retrouver Jeanne, l’ex-aide ménagère de sa mère.

Deburau

Sacha Guitry

FR1H331951


RééditionVersion restaurée

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Deburau est un mime reconnu et rencontrant un immense succès. Une de ses admiratrices, du nom de Marie, le fait succomber à son charme mais celle-ci n'est pas femme d'un seul homme… Le cœur brisé, il va consacrer sa vie à enseigner tout son art à son fils qui souhaite devenir son successeur au théâtre.

La vie en quatre actes du célèbre mime Deburau, qui succomba aux charmes de Marie Duplessis. Guitry adapte à l'écran sa pièce fétiche (créée en 1918) qui prend ici des allures de testament artistique. Son Pierrot au masque blanc fané résonne tristement avec la maladie de l'auteur-interprète, et son constat d'une vieillesse inéluctable.
-La Cinémathèque Française

Avertissement : le film comporte une scène avec un personnage en blackface - une pratique raciste malheureusement courante dans les films des années 1950 que nous condamnons naturellement. Ici utilisée pour interpréter une personne racisée et non pour la moquer, cette courte scène reflète un état de fait de l’époque mais n’est pas représentative du propos du film.

Deburau triomphe au théâtre quand Marie Duplessis lui fait quitter son foyer. Après quelques jours passés près de sa maîtresse, il revient chez lui : sa femme l’a quitté. Il reste seul avec son fils, apprend que Marie Duplessis lui en préfère un autre, mais il est décidé à l’attendre ; cela durera des années. A son fils qui voudrait le remplacer, il refuse de le faire profiter de son nom. Marie Duplessis revient, mais accompagnée d’un médecin et Deburau ne cherche pas à reprendre leurs relations anciennes. Il tente, sur les conseils du médecin, de reprendre son rôle du théâtre : c’est un échec complet. Deburau laisse son nom à son fils, qui le remplacera désormais.

Tout en haut du monde

Rémi Chayé

FR1H202016


Youpi c'est les vacances !Jeunes publicsÀ partir de 7 ansAnimation

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1882, Saint-Pétersbourg. Sacha, jeune fille de l’aristocratie russe, a toujours été fascinée par la vie d’aventure de son grand-père, Oloukine. Explorateur renommé, concepteur d'un magnifique navire, le Davaï, il n’est jamais revenu de sa dernière expédition à la conquête du Pôle Nord. Sacha décide de partir vers le Grand Nord, sur la piste de son grand-père pour retrouver le fameux navire.

1892, Saint-Pétersbourg.
Sacha, une jeune fille de l’aristocratie russe, a toujours été fascinée par la vie d’aventure de son grand-père, Oloukine. Explorateur renommé, concepteur du Davaï, son magnifique navire de l’Arctique, il n’est jamais revenu de sa dernière expédition à la conquête du Pôle Nord. Et maintenant son nom est sali et sa famille déshonorée.
Pour laver l’honneur de la famille, Sacha s’enfuit. En route vers le Grand Nord, elle suit la piste de son grand-père pour retrouver le fameux navire.

Le Rat scélérat

Jeroen Jaspaert

42 min2018


Cycle #24 Brigandes & Bandits !À partir de 3 ansJeunes publicsAnimation

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Prenez garde au Rat scélérat, le bandit le plus gourmand des alentours ! Sur sa fidèle monture, il vole tout ce qui se mange, même si ce n’est pas à son goût, jusqu’au jour où il croise plus rusé que lui…

Accompagné de deux autres courts métrages à partir de 3 ans :

Musique Musique
Ned Wenlock | Nouvelle-Zélande | 2016 | 6 min
L’aventure poétique, folle et inventive de cerfs, d’oiseaux chanteurs, d’un tourne-disque et d’un chasseur…

Une pêche fabuleuse
Uzi Geffenblad | Suède | 2017 | 10 min
Betty navigue seule sur des eaux troubles et sales. Elle est affamée et la pêche n’est pas vraiment fructueuse… Une chance qu’elle ne manque pas d’imagination !

"Après, entre autres, les célèbres Gruffalo et Monsieur Bout-de-bois, Le Rat Scélérat fait partie de la série d’adaptations à succès des albums de Julia Donaldson et Axel Scheffler (voir Pour aller plus loin). On y suit les aventures d’un rat masqué portant bottes, cape et épée tel un mousquetaire. Mais ce n’est pas le sens de la justice qui le guide, c’est son appétit et son avidité, décrétant aux animaux qu’il croise : « Tout ce qui me convient, me revient ! ». Après s'être régalé d'une succulente pâtisserie dérobée à une oie blanche, notre héros va développer un appétit particulier pour les sucreries, goût qu’il finira par satisfaire d’une façon inattendue lorsqu’il aura renoncé à ses activités et ses attributs de bandit de grand chemin.
Comme les autres titres cités plus haut, le film nous emmène dans un univers fidèle aux illustrations d’origine, mais transposé dans une animation en volume très réussie, réalisée à l’ordinateur à partir de figurines. Quant au récit, il est porté par une voix-off et des dialogues en vers qui donnent au film un ton dynamique et ludique, nous réservant une fin surprenante… Un film à savourer comme le délicieux cupcake rose dont se délecte le rat scélérat au début du film !"
-Benshi

“ Je suis le Rat scélérat et tout ce qui me convient me revient… Le Rat scélérat était un vilain. Le Rat scélérat était un gredin. Il ravissait ce qui lui chantait et mangeait ce qu’il ravissait. Sa vie se résumait à un long festin. Ses dents étaient jaunes, mais bien aiguisées… Ses manières étaient brusques et pas très distinguées. Ainsi voyageait le Rat scélérat… Galopant, chevauchant, filant comme le vent, Dérobant leurs victuailles aux voyageurs qu’il croisait sur sa route.”

Heat

Michael Mann

US2H501996


Cycle #24 Brigandes & Bandits !Version restaurée

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Neil McCauley est un braqueur qui a de l'expérience. Il veille, au cours de ses vols, à ne pas commettre d'impairs. Ses complices n'ont pas autant de scrupules ni de «conscience professionnelle». Lors d'une opération pourtant bien planifiée, l'un d'entre eux tire sur deux vigiles. Ce double meurtre intéresse au plus au point le lieutenant Hanna, qui ne met guère de temps à identifier McCauley comme étant le cerveau de la bande. Les deux hommes apprennent à se connaître par dossier et surveillance interposée. A tel point qu'il finissent par se rencontrer. Chacun jure alors de mettre l'autre en échec. Un duel s'engage, à la limite de la légalité. Robert De Niro et Al Pacino, deux monstres du cinéma, se livrent à un numéro d'anthologie.

Un hold-up raté provoque un jeu du chat et de la souris entre un policier un peu louche (Pacino) et un braqueur (De Niro). Superbe affrontement entre deux monstres sacrés. Une tension mélancolique parcourt ce film qui a fait la réputation de Michael Mann.
- Télérama

Neil McCauley est un braqueur qui a de l’expérience. Il veille, au cours de ses vols, à ne pas commettre d’impairs. Ses complices n’ont pas autant de scrupules ni de «conscience professionnelle». Lors d’une opération pourtant bien planifiée, l’un d’entre eux tire sur deux vigiles. Ce double meurtre intéresse au plus au point le lieutenant Hanna, qui ne met guère de temps à identifier McCauley comme étant le cerveau de la bande. Les deux hommes apprennent à se connaître par dossier et surveillance interposée. A tel point qu’il finissent par se rencontrer. Chacun jure alors de mettre l’autre en échec. Un duel s’engage, à la limite de la légalité.

Pink Flamingos

John Waters

US1H331976


Cycle #24 Brigandes & Bandits !Version restaurée

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Baps Johnson vit dans une roulotte avec sa mère, un ami et son propre fils. Elle a acquis une réputation qu'elle défend par tous les moyens, celle de l'être le plus répugnant des Etats-Unis ! Aussi lorsque les gens veulent lui disputer cette "palme", se rebiffe-t-elle et ce sera à qui fera le pire pour justifier cette place…

Divine se cache de la police et se fait appeler Babs Johnson. Elle vient d’emménager dans une caravane avec sa mère Edie, simple d’esprit qui ne vit que par amour des œufs, son fils Crackers, aux mœurs sexuelles particulières, et leur amie Cotton qui a tendance au voyeurisme. Ensemble ils mènent une vie tranquille, jusqu’au jour où Divine est nommée par un magazine « l’être vivant le plus dégoûtant de la planète ». C’est alors que Connie et Raymond Marble, un couple de fétichistes tout aussi abjects, empreints de jalousie, va chercher par tous les moyens à détrôner Divine…

Queerpanorama

Jun Li

US1H272025


Sortie nationale

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Un homme se glisse dans la peau de chacun de ses amants, s’appropriant leur personnalité au gré de ses rencontres. Ce n’est qu’en devenant un autre qu’il parvient à être pleinement lui-même.

Jun Li brosse moins la fresque panoramique de la jeune génération queer – promesse déceptive énoncée par le titre de son film – que le portrait pointilliste d’un personnage à l’identité mouvante. L’ambition esthétique de Queerpanorama trouve son expression dans une mise en scène à l’os: découpage réduit à sa plus simple expression, noir et blanc contrasté, dialogues sotto voce. Une forme minimaliste à l’aune des aspirations du héros: « Manger beaucoup, baiser, aller au cinéma. » Un insatiable appétit de « bouffe », de sexe, de mots et d’images contre un monde fou car déraisonnable à la (mauvaise) santé duquel trinquent ces affamés qu’on peut croiser chez Hong Sang-soo ou Éric Rohmer. Une nécessaire célébration de l’amour charnel comme réinvention de soi.
-Boris Szames pour Trois couleurs

Interdit aux moins de 12 ans

Dans une ville en éclats, un homme gay passe d’un amant à l’autre. Qu’il s’agisse d’un scientifique, d’un architecte, d’un acteur, d’un enseignant ou d’un livreur, chaque rencontre est brève – un mélange de sexe, de conversation et de jeu de rôle car ce n’est qu’en se faisant passer pour un autre, qu’en se glissant dans sa peau qu’il peut être pleinement lui-même. Au fil des maisons qu’il traverse, il observe leurs espaces de vie et réinvente, pour lui-même, les histoires qui lui ont été confiées, déclenchant des réponses inattendues, parfois troublantes.

Le Cercle Rouge

Jean-Pierre Melville

FR2H202015


Cycle #24 Brigandes & Bandits !Focus : Jean-Pierre MelvilleVersion restaurée

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Le commissaire Mattei, de la brigade criminelle, est chargé de convoyer le détenu Vogel dans le train de nuit reliant Marseille à Paris. Malgré toutes les précautions prises, ce dernier parvient à s’évader en pleine campagne. Au même moment, un homme nommé Corey sort de prison après cinq années de détention. Il décide de se rendre à Paris car l’un des gardiens lui a parlé d’un coup à faire dans une bijouterie place Vendôme. Alors que Corey fait une halte dans un restaurant, Vogel trouve refuge dans le coffre de sa voiture. Le conducteur le repère et les deux hommes font connaissance. Ensemble, ils vont œuvrer sur le casse, bientôt rejoints par Jansen, un ancien flic devenu criminel…

A partir du Samouraï (1967), Jean-Pierre Melville place en exergue de ses films des citations qui chargent le récit d’une profondeur philosophique. Pour Le Cercle rouge, le cinéaste convoque le père du bouddhisme, Siddhartha Gautama, chef spirituel ayant vécu au VI avant J.C. « Quand des hommes, même s'ils l'ignorent, doivent se retrouver un jour, tout peut arriver à chacun d'entre eux et ils peuvent suivre des chemins divergents. Au jour dit, inéluctablement, ils seront réunis dans le cercle rouge. » C’est donc la fatalité qui recouvre d’un voile quasi religieux ce polar.

À peine libéré de prison, Corey, un truand monte un fabuleux hold-up avec l’aide de Vogel, un gangster évadé et de Jansen, un ancien policier alcoolique. Le coup réussit. Le receleur, effrayé par l’importance du butin, leur recommande de s’adresser à un spécialiste. Ce dernier n’est autre que le commissaire François Mattei chargé de l’enquête.
Çakyamuni le Solitaire, dit Sidarta Gautama le Sage, dit le Bouddah se saisit d’un morceau de craie rouge, traça un cercle et dit : « Quand des hommes, même s’ils l’ignorent, doivent se retrouver un jour, tout peut arriver à chacun d’entre eux et ils peuvent suivre des chemins divergents. Au jour dit, inéluctablement, ils seront réunis dans le cercle rouge. »

Bandits à Orgosolo

Vittorio De Seta

IT1H381963


Cycle #24 Brigandes & Bandits !Version restaurée

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Au cœur de la montagne rocailleuse et désolée de Sardaigne, Michele veille sur son troupeau de moutons avec son jeune frère Giuseppe. Un jour, trois étrangers débarquent dans sa bergerie, recherchés par les carabiniers pour avoir volé des cochons. Michele va se retrouver accusé à tort du vol puis du meurtre d’un des gendarmes perpétré par l’un des malfrats. Pour échapper à la prison, le berger décide de fuir dans la montagne en compagnie de son frère et de ses bêtes…

Fasciné par la Sardaigne et ses habitants qu’il immortalisa en 1958 dans deux courts-métrages documentaires, Bergers d’Orgosolo et Une journée en Barbagie, le cinéaste Vittorio De Seta décide d’y tourner deux ans plus tard son premier long-métrage, Bandits à Orgosolo, une mise en fiction de la réalité sarde envisagée du point de vue d’un berger, Michele. À une époque où les cinéastes italiens se détournent de plus en plus du néoréalisme, De Seta revendique haut et fort l’héritage de ce courant. Les pressions politiques et économiques subies par la communauté locale, la photographie en noir et blanc et sa distribution non-professionnelle font de Bandits à Orgosolo un cousin rural du Voleur de bicyclette de Vittorio De Sica. En signant lui-même la photographie de son film, De Seta reste au plus près de son sujet. Sa mise en scène directe, sans complaisance, épouse la rudesse et l’âpreté des paysages mais rend aussi compte de leur beauté. Sublime morceau de cinéma, la fuite de Michele à travers la montagne prend des airs de parabole biblique conduite à l’unisson par l’homme, l’animal et la nature, interdépendants les uns des autres pour leur survie, qu’elle soit physique ou morale.
- Carlotta Films

En Sardaigne, un berger injustement accusé de vol se réfugie dans la montagne où il tente de survivre avec son troupeau. Mais traqué par la police, il est contraint à commettre un vol pour ne pas tomber entre les mains d’une justice qui ne peut le comprendre.

Le bateau phare

Jerzy Skolimowski

US1H291986


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Dans les années 1950, le capitaine d'un bateau-phare au passé douteux et en conflit avec son fils, un adolescent rebelle, recueille à son bord des gangsters en fuite.

Sans délaisser l'action et le suspense, Skolimowski signe une œuvre sombre et envoûtante, un drame profond et dérangeant qui lui ressemble énormément. Par l'impulsion qu'il donne au film au moment du tournage, par la précision avec laquelle il construit son récit, par la rigueur de sa mise en scène, il transforme un canevas très classique qui dans d'autres mains aurait donné un film d'action lambda en un récit mythique impressionnant, en une fable morale passionnante et complexe.
-DVDclassik

1955, une nuit au large des côtes de Virginie. Le jeune Alex, poursuivi par la police, se réfugie sur le Lightship (bateau-phare flottant installé en eaux dangereuses) commandé par son père, le capitaine Miller. Quelques heures plus tard, l’équipage repêche un canot endommagé, occupé par trois criminels.

Pat Garrett et Billy le Kid

Sam Peckinpah

US2H022015


Cycle #24 Brigandes & Bandits !Version restaurée

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En 1881, au Nouveau-Mexique, dans le repaire de Fort Sumner, Pat Garrett retrouve Billy, son ancien compagnon de route, et lui annonce qu'il est devenu shérif. Pat lui recommande alors de quitter les environs, sinon il sera dans l'obligation de l'éliminer. Billy ignore son conseil. Commence alors une poursuite impitoyable entre le policier et le jeune hors-la-loi.

Après le lézard qui explose dans le prologue de The Ballad of Cable Hogue, ce sont des têtes de poules que Sam Peckinpah choisit de faire éclater en ouverture de Pat Garrett & Billy the Kid, sorti pour la première fois sur les écrans en 1973. Mais malgré cette entrée en matière on ne peut plus « peckinpesque » et la reprise d’un de ses sujets fétiches (la fin de l’Ouest mythique avec l’arrivée de la civilisation moderne – déjà traité dans The Wild Bunch[1]), Le Grand Sam livre avec Pat Garrett & Billy the Kid un film à la fois plus ambitieux et plus délicat que ses prédécesseurs.
-Frédéric Caillard pour Critikat

1881, Nouveau-Mexique. Dans le repaire de Fort Sumner, Pat Garrett, devenu shérif, retrouve Billy, son ancien compagnon de route, et lui recommande de quitter les environs, sinon il sera dans l’obligation de l’éliminer. Billy ignore son conseil. Commence alors une poursuite impitoyable entre le policier et le jeune hors-la-loi.

Le Samouraï

Jean-Pierre Melville

FR1H451967


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Jef Costello, dit le Samouraï est un tueur à gages. Alors qu'il sort du bureau où git le cadavre de Martey, sa dernière cible, il croise la pianiste du club, Valérie. En dépit d'un bon alibi, il est suspecté du meurtre par le commissaire chargé de l'enquête. Lorsqu'elle est interrogée par celui-ci, la pianiste feint de ne pas le reconnaître. Relâché, Jeff cherche à comprendre la raison pour laquelle la jeune femme a agi de la sorte.

S'il y a quelque chose de japonais dans ce film en dehors de son titre et d'une citation en exergue tirée du Bushido, ce n'est pas dans l'intrigue qu'il faut le chercher, mais dans la mise en scène de Jean-Pierre Melville, sèche et nette comme un dessin à la plume, et dans l'interprétation hiératique d'Alain Delon. Ce sont d'ailleurs ces deux éléments qui font la qualité et l'originalité du Samouraï. L'histoire, elle, n'est qu'un prétexte et l'on n'attacherait qu'un mince intérêt aux aventures de ce tueur à gages pourchassé simultanément par la police et par ses " employeurs " si, telles que les relate Jean-Pierre Melville, ces aventures ne prenaient un accent singulièrement tragique. -Le Monde

Jef Costello, un tueur à gages, est chargé d’éliminer le patron d’une boîte de nuit. Un soir, il exécute froidement son contrat. Valérie, la pianiste de l’établissement, l’a vu commettre son crime. Jef met alors soigneusement au point un alibi, avec l’aide de sa maîtresse, Jane Lagrange. Mais la police a des soupçons à son égard et le surveille de très près. Son employeur, dont il ignore tout, y compris son identité, tente de le faire abattre lors de la remise de la prime, sur une passerelle. Être solitaire et glacé, enfermé dans son code de l’honneur, Jef Costello, blessé au bras, ne peut plus compter sur personne et comprend qu’il va lui falloir sauver sa peau et affronter tous ceux qui en veulent à sa vie…

Taxi Téhéran

Jafar Panahi

IR1H222015


Jafar Panahi

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Trois caméras placées dans le taxi, un toit ouvrant pour seul dispositif d'éclairage. Et des acteurs, amateurs, amis, dont les noms ne sont pas mentionnés au générique, en guise de maigre protection contre la répression. Tour à tour, le siège passager ou la banquette arrière accueillent les conversations d'habitants de Téhéran. Un blessé doit être transféré en urgence à l'hôpital et dicte par vidéo ses dernières volontés ; un vendeur de films sous le manteau propose des Kurosawa ou… la saison 5 de The Walking Dead ; une avocate interdite d'exercice tente quand même d'aider une femme arrêtée parce qu'elle voulait assister à un match de volley-ball ; et la nièce du réalisateur pose des questions candides sur la censure car, comme l'a expliqué sa maîtresse, "quand la réalité est laide ou problématique, il ne faut pas la montrer".

Ce taxi-là roule sans permis. C’est un plateau de cinéma monté sur roues, le véhicule d’un insoumis. Combien d’interdits l’Iranien Jafar Panahi (Le Cercle, Le Ballon blanc) brave-t-il en prenant lui-même le volant ? En installant une petite caméra dans l’habitacle ? Depuis 2010, pour avoir osé contester la réélection frauduleuse de Mahmoud Ahmadinejad, le cinéaste n’a pratiquement plus aucun droit : ni parler en public, ni quitter le pays. Et surtout ni exercer son métier. Et pourtant, il tourne. Taxi Téhéran est une œuvre « illégale ». Dans les rues bruyantes de Téhéran, Jafar Panahi ouvre ses portières à toute la société iranienne.
-Télérama

Installé au volant de son taxi, Jafar Panahi sillonne les rues animées de Téhéran. Au gré des passagers qui se succèdent et se confient à lui, le réalisateur dresse le portrait de la société iranienne entre rires et émotion…