Le Goût des autres

Agnès Jaoui

FR1H522000


Ressortie nationaleVersion restaurée


Castella est un chef d'entreprise peu porté sur la culture. Pourtant, un soir, en allant par obligation assister à une représentation de "Bérénice", il tombe en adoration du texte et de l'actrice principale, Clara. Par une coïncidence, celle-ci va lui donner des cours d'anglais, nécessaires à son travail. Castella tente de s'intégrer à ce milieu artistique mais sans grand succès. On ne bouscule pas ainsi les cadres de référence et les barrières culturelles sans faire d'histoires.

25 ans après sa sortie, Le Goût des autres reste radical dans sa façon de révéler les hypocrisies de l’ordre social, mais aussi pour la sincérité et la chaleur qui résident au cœur de cette critique : il découle d’une attitude authentique et affectueuse, née de la passion que deux artistes, Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri avaient pour le cinéma — et aussi l’un pour l’autre. Le Goût des autres est clairement redevable à Woody Allen et ses histoires douces-amères de confusion existentielle d’adultes, telles que Annie Hall ou Manhattan. Cependant, son sens de l’humour est plus sombre, ses personnages plus abrasifs –– ils se rapprochent davantage de l’hystérie que de la névrose ; en un mot, ils sont français
- Les Acacias

Castella est un chef d’entreprise peu porté sur la culture. Pourtant, un soir, en allant par obligation assister à une représentation de « Bérénice », il tombe en adoration du texte et de l’actrice principale, Clara. Par une coïncidence, celle-ci va lui donner des cours d’anglais, nécessaires à son travail. Castella tente de s’intégrer à ce milieu artistique mais sans grand succès. On ne bouscule pas ainsi les cadres de références et les barrières culturelles sans faire d’histoires.

Huit et demi

Federico Fellini

FR2H181963


Cycle #27 : Rêve éveilléVersion restaurée


Anselmi, réalisateur, ne parvient pas à terminer son film. Dans la station thermale où il s'est isolé, son épouse Louisa, sa maîtresse Carla, ses amis, ses acteurs, ses collaborateurs et son producteur viennent lui rendre visite, pour qu'enfin soit réalisé le film sur lequel il doit travailler. Il se réfugie dans de longs rêves dans lesquels il rencontre notamment son père et sa mère morts.

« Au moment du tournage de , il m'arriva une chose que je redoutais depuis longtemps. Je fus victime d'un blocage, comme les écrivains en ont parfois devant leur page blanche. » Le blocage de Fellini devint le sujet même du film. Les angoisses d'un cinéaste en mal d'inspiration et en mal de vivre tout court. Guido/Mastroianni, double notoire arborant tous les attributs felliniens (manteau noir, écharpe et Borsalino), se laisse porter par le souffle du vent à travers les fantasmes et les rêves du passé, jusqu'à la farandole finale, d'une beauté infinie, indissociable du thème légendaire de la fanfare de Nino Rota. Et Fellini devint définitivement Fellini… Trois ans après le triomphe de La dolce vita (succès commercial et critique, Grand Prix à Cannes), le maestro se libère d'une certaine pesanteur psychologique et largue les amarres, au propre comme au figuré, pour filmer ses fantasmes, complètement désinhibé et fouet en main. Autour de Marcello Mastroianni en double idéalisé, il réunit le plus brillant casting féminin de l'histoire du cinéma italien : Anouk Aimée, Claudia Cardinale, Sandra Milo, Barbara Steele.
— Frédéric Bonnaud pour la Cinémathèque Française

Un cinéaste dépressif fuit le monde du cinéma et se réfugie dans un univers peuplé de fantasmes.

La Marque du tueur

Seijun Suzuki

JP1H312026


Seijun SuzukiVersion restaurée

RÉSERVATION (Cliquez sur la date pour réserver)


Goro Hanada, troisième tueur le plus redouté de la pègre japonaise, est un professionnel impitoyable, perturbé seulement par un étrange fétichisme pour l’odeur du riz bouilli. Lorsqu’il rate sa cible et tue une innocente, il devient la proie de son organisation et de son insaisissable « tueur numéro 1 ».

Encensé par des personnalités aussi diverses que Jim Jarmusch, Park Chan-wook, Quentin Tarantino, Wong Kar-wai ou John Zorn, La Marque du tueur détourne toutes les conventions du film noir à travers son approche avant-gardiste, où la splendeur des compositions visuelles se mêle à une narration éclatée. Reprenant tous les codes du cinéma de genre (de l’organisation secrète à la femme fatale), Seijun Suzuki les réinvestit avec une distance satirique et un montage surréaliste qui évoquent à la fois Alphaville de Jean-Luc Godard, La Dame de Shanghai d’Orson Welles et L’Année dernière à Marienbad d’Alain Resnais, mais aussi le slapstick à l’américaine ou le kabuki japonais, tout en anticipant le cinéma punk d’un Sion Sono. Un immense polar anarchiste, d’une modernité insolente, à découvrir pour la première fois dans sa superbe restauration 4K !

Goro Hanada (interprété par l’acteur fétiche de Suzuki, Jo Shishido) est le tueur numéro 3 dans la hiérarchie des malfaiteurs japonais. Misako Nakajo (interprétée par Annu Mari) lui propose un « contrat », qu’il rate à cause d’un papillon qui se pose sur son arme. Dès lors, il deviendra la cible du mystérieux et secret numéro 1. Il décide de quitter l’organisation des malfaiteurs professionnels et de trouver le numéro 1.