Les Oiseaux

À San Francisco, Melanie fait la connaissance du séduisant Mitch chez un marchand d’oiseaux. Apprenant qu’il se rend à Bodega Bay pour l’anniversaire de sa jeune sœur, elle achète un couple d’« inséparables », et décide de le rejoindre.

L’un des morceaux de roi d’Alfred Hitchcock, catégorie film d’invasion, qui met en scène des attaques inexpliquées d’oiseaux dans la petite ville californienne de Bodega Bay. Un budget colossal dévolu aux effets spéciaux, pas de musique mais un jeu sur les sons savamment orchestré par Bernard Herrmann, et la blonde Tippi Hedren (Golden Globe de la meilleure révélation) qui paya beaucoup de sa personne sur le tournage : délicieusement effroyable
-La Cinémathèque Française

Précédé du court-métrage An owl is an owl is an owl de Chris Marker
(1990 | 3 minutes | Expérimental)
Extrait de la collection de courts métrages Petit Bestiaire, An owl is an owl is an owl est une courte méditation sur le regard et les mouvements de la chouette, parfois immobile, parfois en vol, observée discrètement par la caméra de Chris Marker dans le style et le rythme caractéristiques de ses travaux tardifs.

Phase IV

À la suite d’un dérèglement de l’écosystème, un scientifique observe dans le désert d’Arizona le rassemblement d’espèces différentes de fourmis autrefois en conflit. Il remarque aussi la disparition de leurs prédateurs naturels : mantes religieuses, scarabées, araignées…

Écrit par les scénaristes Mayo Simon et Michael Murphy, Phase IV, sorti en 1984, est le premier film de Saul Bass, le graphiste génial et signataire de génériques mémorables. Ce sera aussi son dernier. Produit par Paramount Pictures, le film s’avère un échec commercial, interrompant aussitôt la carrière de réalisateur de Bass. Phase IV connaîtra pourtant une forme de succès, après plusieurs diffusions à la télévision. Il remporte aussi le Grand Prix Award au Festival international de films de science-fiction à Trieste, en 1985.

Précédé du court-métrage Équarrisseurs d’Hippolyte Burkhart-Uhlen
2025 | 10 minutes | Expérimental | Production strasbourgeoise : un film Sancho & Co
Un soleil intense rayonne sur les falaises des montagnes. Dans le ciel, des centaines d’oiseaux se mettent à tournoyer au-dessus d’une place, où gisent plusieurs cadavres de brebis. Le silence est intense. Tout à coup, d’un seul mouvement tumultueux, des dizaines de vautours fondent sur les carcasses, comme une vague de plumes, de becs et d’os.

Le Loup-garou de Londres

David et Jack, deux jeunes routards américains, effectuent un périple européen de plusieurs mois. En pleine campagne anglaise, et malgré les mises en garde des habitants, ils s’aventurent dans la lande. Traqués par une créature mythique et sanguinaire, les deux voyageurs vont voir leur vie bouleversée…

Alors qu’il connaît enfin le succès à Hollywood (American College, The Blues Brothers), Landis s’attèle à un projet de longue date avec cette comédie d’horreur biberonnée au gore et aux sarcasmes délirants. Une date dans l’histoire des effets spéciaux, et la naissance d’un monstre de cinéma mémorable, qui sera l’inspiration de Michael Jackson pour le clip de Thriller, réalisé par le cinéaste.

En version restaurée !

Au hasard Balthazar

Les tribulations d’un âne dans les Pyrénées des années 1960, prétexte à la peinture des travers humains.

Encore un film sur la « culture jeunes » : Gérard, le blouson noir, se voit offrir par la boulangère un transistor et une mobylette, qui ne seront pas pour rien dans la séduction qu’il exerce sur Marie. François Mauriac laisse jouer sa petite-fille, Anne Wiazemsky, bien que, lui avait-il dit après avoir lu le scénario : « C’est toujours le mal qui l’emporte ! C’est presque un monde sans Dieu ! »
— Antoine Compagnon

En version restaurée !

20 000 espèces d’abeilles

Cocó, huit ans, a bien du mal à savoir qui elle est. Au cours d’un été passé parmi les ruches du Pays basque, elle éveille sa singularité au sein des femmes de sa famille, elles-mêmes en proie au doute. Dans un monde où il existe 20 000 espèces d’abeilles différentes, il existe forcément une identité qui corresponde à Cocó…

« Il sera question de filmer comment l’enfant appréhende sa propre transition, et surtout son acceptation par celles et ceux qui l’entourent. Estibaliz Urresola Solaguren, dont c’est le premier film, évite toutefois de façon sensible les différents pièges du « film à sujet ». »
– Critikat

Précédé d’une capsule de notre partenaire MIRA
Face à l’animal : Abeilles et fleurs 
La caméra sublime le face-à-face entre l’apiculteur et l’essaim d’abeilles, dont le bal est capturé dans ses moindres détails. Une rencontre poétique avec l’animal, star du spectacle et agent de la biodiversité, accompagnée par une composition musicale originale d’Erpan Hesher. 
Gérard Guth, fonds Guth © MIRA 

Teddy

Le jeune Teddy, un marginal de 19 ans très tôt déscolarisé, a grandi dans un village paumé des Pyrénées. Une nuit de pleine lune, le jeune homme se fait mordre par une bête mystérieuse et commence à subir des changements effrayants.

« Avec ses gueules tout droit sorties des films de , son goût pour le laid et le beau, son ton (faussement) farceur, Teddy, deuxième opus des frères jumeaux Boukherma, âgés seulement de 29 ans, pourrait faire redouter une étrangeté et une fantaisie surfaites. S’il cultive comme son aîné, Willy 1er, premier long métrage coréalisé avec Marielle Gautier et Hugo P. Thomas en 2016, une appétence pour le kitsch, le film évite tout opportunisme qui lui ferait renier son sujet et ses personnages atypiques. »
– Trois Couleurs

Cow

Kent, sud-est de l’Angleterre. C’est ici qu’Andrea Arnold, réalisatrice, pose ses caméras pour filmer le quotidien de Luma, une vache laitière. Au milieu de son troupeau, Luma profite d’une existence paisible, entre les traites et les journées passées à brouter de l’herbe dans les pâturages.

« COW nous invite à porter un autre regard sur les vaches, à nous en rapprocher, à contempler leur beauté mais aussi la réalité de leur vie. Sans fard. Ceci est l’histoire d’une réalité, celle d’une vache laitière, et un hommage à l’immense service qu’elle nous rend. Quand je regarde Luma, notre vache, c’est notre monde que je vois à travers elle. »
– Andrea Arnold

Flow, le chat qui n’avait plus peur de l’eau

Un chat se réveille dans un univers envahi par l’eau où toute vie humaine semble avoir disparu. Il trouve refuge sur un bateau avec un groupe d’autres animaux. Mais s’entendre avec eux s’avère un défi encore plus grand que de surmonter sa peur de l’eau ! Tous devront désormais apprendre à surmonter leurs différences et à s’adapter au nouveau monde qui s’impose à eux.

Pour nous conter l’histoire de ces personnages qui doivent chacun trouver leur place, le réalisateur letton fait le choix de les animer de manière très réaliste grâce à une animation 3D stylisée, et non de leur prêter des caractères humains. Nous les observons ainsi se mouvoir les uns par rapport aux autres dans des décors magnifiques, selon une méthode déjà expérimentée par Gints Zilbalodis pour son premier long métrage, Ailleurs (2019). Pour chaque séquence, il crée un décor en 3D dans lequel il fait circuler une caméra virtuelle jusqu’à trouver le bon cadre. Si les personnages vivent nombre de péripéties dignes d’un film d’aventures, ce spectacle fascinant et immersif nous invite ainsi à la contemplation du vivant sous toutes ses formes et à l’émerveillement.
-Benshi

Dressé pour tuer

Après s’être fait renverser par une voiture, un chien blanc, dressé pour attaquer les hommes de couleur, est recueilli par Julie, une jeune femme qui cherche à lui faire oublier la haine.

Dernier film tourné à Hollywood par Samuel Fuller avant son exil en France, Dressé pour tuer succède à Au-delà de la gloire (1980), film de guerre autour de la première division d’infanterie américaine, la « Big Red One ». Cinéaste qui n’aura eu de cesse de scruter les horreurs dont l’homme est capable, Fuller réalise avec Dressé pour tuer (White Dog en version originale) une réflexion autour du racisme ordinaire aux Etats-Unis, et la manière dont la haine est peut-être insoluble et incurable.

White God

Pour favoriser les chiens de race, le gouvernement inflige à la population une lourde taxe sur les bâtards. Leurs propriétaires s’en débarrassent, les refuges sont surpeuplés. Lili, 13 ans, adore son chien Hagen, mais son père l’abandonne dans la rue. Tandis que Lili le cherche dans toute la ville, Hagen, livré à lui-même, découvre la cruauté des hommes. Il rejoint une bande de chiens errants prêts à fomenter une révolte contre les hommes. Leur vengeance sera sans pitié. Lili est peut-être la seule à pouvoir arrêter cette guerre.

« De gentiment dingo, White God vire au film catastrophe naturaliste, au film d’horreur sociale. Et bien plus que les chiens, ce sont les humains qui finissent par avoir froid dans le dos. Voilà un film qui n’a certainement pas peur du ridicule. Une réussite. »
– Filmdeculte.com

Interdit aux moins 12 ans

Wendy et Lucy

Wendy, accompagnée de son chien Lucy, a pris la route de l’Alaska dans l’espoir de trouver un petit boulot et commencer une nouvelle vie. Lorsque sa voiture tombe en panne dans une petite ville de l’Oregon…

Didier

Ce n’est vraiment pas le moment pour Jean-Pierre, agent sportif, de garder le labrador d’une amie pendant une semaine alors qu’il est empêtré dans de sombres affaires. Et pourtant, cette corvée va l’entraîner dans la plus hallucinante des aventures, où son pire cauchemar risque bien d’être la chance de sa vie.

En séance unique !

Scooby-doo

Le super-chien Scooby-Doo et ses amis Fred, Daphné, Sammy et Véra se retrouvent sur Spooky Island. Les cinq limiers au flair inimitable ont été appelés sur place après une cascade d’incidents paranormaux dans l’immense parc d’attractions de Spring Break. L’excentrique Emile Mondavarious, le maître de l’île, craint que le site ne soit réellement hanté, et compte sur la joyeuse bande pour résoudre au plus vite ces troublantes énigmes et mettre un terme à la fuite de sa richissime clientèle.

L’Odyssée de Choum

Un programme de trois courts métrages d’animation super chouette !

Le Nid
Sonja Rohleder | Allemagne | 2019 | 4 min | sans dialogue
Pour charmer ses compères, un bel oiseau se montre très créatif.

L’Oiseau et la baleine
Carol Freeman | Irlande | 2018 | 7 min | sans dialogue
Une jeune baleine, séparée de sa famille, fait un bout de chemin avec un oiseau en cage.

L’Odyssée de Choum
Julien Bisaro | 26 min | sans dialogue
Choum, la petite chouette, vient juste d’éclore lorsque la tempête renverse l’arbre qui l’abritait. Tombée du nid, la voilà qui s’élance cahin-caha, poussant le second œuf de la nichée à la recherche d’une maman…

Le Royaume des chats

Haru est une jeune lycéenne pleine de doutes qui ne trouve pas sa place parmi les autres. Sa vie bascule le jour où, sur le chemin du retour du lycée, elle sauve la vie d’un chat qui manque d’être écrasé par un camion. Mais il ne s’agit pas de n’importe quel chat, celui-ci parle, se tient debout sur ses pattes arrière et se prénomme Loon : il est le prince du royaume des chats. Désormais les félins ont une dette envers Haru. Dès le lendemain ils la comblent de cadeaux et leur roi en personne l’invite dans son château pour la remercier. Le monarque souhaite qu’elle épouse son héritier…

L’Arbre de la connaissance

Gaspar, un adolescent de Lisbonne, tombe entre les mains de L’Ogre, un homme ayant fait un pacte avec le Diable. Il utilise le garçon pour attirer des touristes qu’il transforme en animaux pour les manger. Gaspar s’échappe avec un chien et une ânesse dont il va tomber amoureux…

« L’Arbre de la Connaissance est en somme une œuvre nécessaire. Elle déroute par son apparente simplicité, son refus du réalisme conventionnel et sa fabrique d’un monde où le merveilleux côtoie la satire la plus mordante. Mais c’est précisément dans cette étrangeté assumée que réside sa force. Face au déferlement d’images standardisées et violentes, le cinéma d’Eugène Green est un acte de foi, un pari sur la capacité de l’art à réenchanter le monde par la seule puissance de la parole et de la beauté. Un film bouclier contre l’effondrement. »
Olivier Bombarda pour Bande à part