Le jeune Teddy, un marginal de 19 ans très tôt déscolarisé, a grandi dans un village paumé des Pyrénées. Une nuit de pleine lune, le jeune homme se fait mordre par une bête mystérieuse et commence à subir des changements effrayants.
« Avec ses gueules tout droit sorties des films de , son goût pour le laid et le beau, son ton (faussement) farceur, Teddy, deuxième opus des frères jumeaux Boukherma, âgés seulement de 29 ans, pourrait faire redouter une étrangeté et une fantaisie surfaites. S’il cultive comme son aîné, Willy 1er, premier long métrage coréalisé avec Marielle Gautier et Hugo P. Thomas en 2016, une appétence pour le kitsch, le film évite tout opportunisme qui lui ferait renier son sujet et ses personnages atypiques. »
– Trois Couleurs
Cocó, huit ans, a bien du mal à savoir qui elle est. Au cours d’un été passé parmi les ruches du Pays basque, elle éveille sa singularité au sein des femmes de sa famille, elles-mêmes en proie au doute. Dans un monde où il existe 20 000 espèces d’abeilles différentes, il existe forcément une identité qui corresponde à Cocó…
« Il sera question de filmer comment l’enfant appréhende sa propre transition, et surtout son acceptation par celles et ceux qui l’entourent. Estibaliz Urresola Solaguren, dont c’est le premier film, évite toutefois de façon sensible les différents pièges du « film à sujet ». »
– Critikat
Précédé d’une capsule de notre partenaire MIRA
Face à l’animal : Abeilles et fleurs
La caméra sublime le face-à-face entre l’apiculteur et l’essaim d’abeilles, dont le bal est capturé dans ses moindres détails. Une rencontre poétique avec l’animal, star du spectacle et agent de la biodiversité, accompagnée par une composition musicale originale d’Erpan Hesher.
Gérard Guth, fonds Guth © MIRA
Les tribulations d’un âne dans les Pyrénées des années 1960, prétexte à la peinture des travers humains.
Encore un film sur la « culture jeunes » : Gérard, le blouson noir, se voit offrir par la boulangère un transistor et une mobylette, qui ne seront pas pour rien dans la séduction qu’il exerce sur Marie. François Mauriac laisse jouer sa petite-fille, Anne Wiazemsky, bien que, lui avait-il dit après avoir lu le scénario : « C’est toujours le mal qui l’emporte ! C’est presque un monde sans Dieu ! »
— Antoine Compagnon
En version restaurée !
David et Jack, deux jeunes routards américains, effectuent un périple européen de plusieurs mois. En pleine campagne anglaise, et malgré les mises en garde des habitants, ils s’aventurent dans la lande. Traqués par une créature mythique et sanguinaire, les deux voyageurs vont voir leur vie bouleversée…
Alors qu’il connaît enfin le succès à Hollywood (American College, The Blues Brothers), Landis s’attèle à un projet de longue date avec cette comédie d’horreur biberonnée au gore et aux sarcasmes délirants. Une date dans l’histoire des effets spéciaux, et la naissance d’un monstre de cinéma mémorable, qui sera l’inspiration de Michael Jackson pour le clip de Thriller, réalisé par le cinéaste.
En version restaurée !
À la suite d’un dérèglement de l’écosystème, un scientifique observe dans le désert d’Arizona le rassemblement d’espèces différentes de fourmis autrefois en conflit. Il remarque aussi la disparition de leurs prédateurs naturels : mantes religieuses, scarabées, araignées…
Écrit par les scénaristes Mayo Simon et Michael Murphy, Phase IV, sorti en 1984, est le premier film de Saul Bass, le graphiste génial et signataire de génériques mémorables. Ce sera aussi son dernier. Produit par Paramount Pictures, le film s’avère un échec commercial, interrompant aussitôt la carrière de réalisateur de Bass. Phase IV connaîtra pourtant une forme de succès, après plusieurs diffusions à la télévision. Il remporte aussi le Grand Prix Award au Festival international de films de science-fiction à Trieste, en 1985.
Précédé du court-métrage Équarrisseurs d’Hippolyte Burkhart-Uhlen
2025 | 10 minutes | Expérimental | Production strasbourgeoise : un film Sancho & Co
Un soleil intense rayonne sur les falaises des montagnes. Dans le ciel, des centaines d’oiseaux se mettent à tournoyer au-dessus d’une place, où gisent plusieurs cadavres de brebis. Le silence est intense. Tout à coup, d’un seul mouvement tumultueux, des dizaines de vautours fondent sur les carcasses, comme une vague de plumes, de becs et d’os.
À San Francisco, Melanie fait la connaissance du séduisant Mitch chez un marchand d’oiseaux. Apprenant qu’il se rend à Bodega Bay pour l’anniversaire de sa jeune sœur, elle achète un couple d’« inséparables », et décide de le rejoindre.
L’un des morceaux de roi d’Alfred Hitchcock, catégorie film d’invasion, qui met en scène des attaques inexpliquées d’oiseaux dans la petite ville californienne de Bodega Bay. Un budget colossal dévolu aux effets spéciaux, pas de musique mais un jeu sur les sons savamment orchestré par Bernard Herrmann, et la blonde Tippi Hedren (Golden Globe de la meilleure révélation) qui paya beaucoup de sa personne sur le tournage : délicieusement effroyable
-La Cinémathèque Française
Précédé du court-métrage An owl is an owl is an owl de Chris Marker
(1990 | 3 minutes | Expérimental)
Extrait de la collection de courts métrages Petit Bestiaire, An owl is an owl is an owl est une courte méditation sur le regard et les mouvements de la chouette, parfois immobile, parfois en vol, observée discrètement par la caméra de Chris Marker dans le style et le rythme caractéristiques de ses travaux tardifs.
ATTENTION : La séance de lundi 23, initialement prévue à 20h50, a été annulée. Une séance a été ajoutée, en remplacement, le mardi 31 mars à midi.
Billy, enfant solitaire, a une mère dépassée, un frère violent et des camarades de classe dont il est le souffre-douleur. Un jour d’école buissonnière, il trouve dans la lande un faucon crécerelle qu’il entreprend de dresser.
Loach adapte le roman de Barry Hines, avec sa complicité, et filme avec austérité – sa marque de fabrique –, le nord de l’Angleterre, le Yorkshire, une petite ville minière grisâtre. À travers l’oiseau, la nature s’oppose à la tristesse urbaine, la liberté au déterminisme social. Loach pose un regard désenchanté sur le système scolaire britannique, qu’il tacle avec une rage froide (un match de foot, les examens de passage trop décisifs). Cousin de Léaud/Doinel, l’espièglerie en moins, son jeune interprète est époustouflant. Et Kes, avec son empathie, sa force quasi documentaire, est absolument bouleversant.
En version restaurée !
A New York, une jeune femme originaire d’Europe centrale, Irena, épouse un homme et lui dit qu’elle est victime d’une ancienne malédiction qui la transforme en panthère assoiffée de sang.
« Une jeune femme est convaincue d’être victime d’une malédiction ancestrale, qui la transforme en panthère sanguinaire. De la brume, des métamorphoses, l’eau trouble d’une piscine, des cages et des barreaux : Tourneur peint l’ombre avec la lumière, file les métaphores et livre en creux un point de vue bouleversant sur la sexualité et le désir féminins. L’épouvante par le versant surnaturel et poétique. »
– La Cinémathèque Française
Les épouses de Oswald et Oliver Deuce, deux frère jumeaux zoologues, meurent d’un accident de voiture dont Alba Bewick, la conductrice, est la seule survivante. Fous de douleurs et inquiets de la dégradation physique des corps de leurs belles, les deux frères se lancent dans une expérimentation sur le pourrissement qui les va les aider à faire leur deuil.
« Il s’agit de la première collaboration entre Peter Greenaway et le directeur photo Sacha Verny (que Greenaway admirait pour ses travaux chez Alain Resnais et d’autres ténors de la Nouvelle Vague), et chaque espace du film a une couleur, une teinte plus ou moins subtile qui traduit les thèmes et émotions du film. La pulsion de mort passe par tout l’environnement rattaché au zoo, véritable caverne charbonneuse dont le surgissement d’une teinte étrange dans les ténèbres confère au lieu des airs de laboratoire d’alchimiste. »
– DvdClassik
Jennifer Corvino se rend en Suisse afin de poursuivre ses études au sein d’un établissement scolaire privé. Un soir, lors d’une crise de somnanbulisme, la jeune fille assiste au meurtre d’une étudiante.
Considéré à tort comme le premier film marquant le déclin artistique de Dario Argento, Phenomena serait plutôt son dernier chef-d’œuvre, délaissant le maniérisme et le baroque de ses précédents films pour épouser une forme et une narration plus proche du conte de fée et de Lewis Carroll. Si on se souvient de Phenomena pour ses milliers d’insectes employés lors du tournage – l’héroïne jouée par Jennifer Connelly a le pouvoir de communiquer avec eux et utilise ce don pour traquer un tueur en série – un autre animal est à l’honneur du film : un drôle de chimpanzé dénommé Inga. C’est même lui qui vole la vedette à Jennifer et ses insectes dans l’ultime scène du film, en tuant à coup de rasoir Mme Bruckner, jouée par Daria Nicolodi. Une scène glaciale et étonnamment réaliste, qui a été tournée sans doublure. C’est bien le singe Tanga, déja à l’écran trois ans plus tôt, mais dans un registre plus comique, pour Bingo Bongo de Pasquale Festa Campanile, qui assène les coups de rasoir. Argento qui voulait absolument éviter que la prestation de Tanga ne paraisse risible, a d’ailleurs connu des déboires sur le tournage, ainsi que ses actrices. Le chimpanzé a disparu pendant 3 jours dans une forêt, et, pire encore, il a attaqué Jennifer Connelly, alors âgée de seulement 15 ans, et lui a arraché une partie d’un doigt, ce qui a poussé à l’utilisation d’une doublure pour les scènes entre Jennifer et Inga.
– Chaos Reign (Article ci-joint !)
Interdit aux moins de 12 ans
ATTENTION : La séance du 13.03 à 16h05 a été supprimée. Pour la remplacer, une séance a été ajoutée le dimanche 13.03 à 12h.
Robert, instituteur d’un petit village, apprend à ses élèves à respecter la nature et à résister au conformisme ambiant. Un magicien et sa troupe débarquent un jour avec la belle Diana et un chat pourvu de lunettes qui a un étrange pouvoir révélateur sur les vertus et les vices des humains. Certains habitants du village ne le supportent pas, et le font savoir…. Mais cela provoque à son tour d’étranges phénomènes, comme la disparition des enfants du village… Robert mène l’enquête, tout en tombant amoureux de Diana…
Métaphore du régime communiste et de la manière dont il étouffait les libertés individuelles, Un jour un chat est l’œuvre pleine de fantaisie d’un cinéaste considéré par Miloš Forman comme le père spirituel de la Nouvelle Vague tchèque. «Voilà en. effet un film qui (…) ne cesse de virevolter et parvient ainsi à susciter l’adhésion en en appelant essentiellement à la capacité d’ébahissement ou de jubilation de son spectateur. En cela, il se conforme exactement à son programme politique: de la modernité (incarnée notamment par le score très jazz), du mouvement, de la sincérité, de la vie»
– Antoine Royer, www.dvdclassik.com, 2021
En version restaurée !