En France, les troubles du spectre autistique (TSA) sont relativement méconnus. Ce spectre, très large, recouvre des réalités bien différentes. Le film que Le Cosmos programme présente le parcours d’Hélène et de sa mère, qui, ensemble ont trouvé une manière de communiquer entre elles et au monde.
À bientôt 30 ans, Hélène a toujours l’air d’une adolescente. Sa poésie télépathe nous parle de son monde et du nôtre… Pourtant Hélène ne peut pas parler ni tenir un stylo, elle n’a jamais appris à lire ni à écrire. C’est à ses 20 ans que sa mère découvre qu’elle peut communiquer en agençant des lettres plastifiées sur une feuille de papier…
« Qui imaginerait une personne autiste suivre l’adaptation pour le prestigieux Festival d’Avignon de ses poèmes au plateau par un metteur en scène (Pierre Meunier), ou converser avec un mathématicien et chercheur au CNRS (Laurent Derobert) sur l’algèbre ? C’est pourtant ce que vit la poétesse Babouillec, alias Hélène Nicolas. Ne maîtrisant pas la parole – ou n’ayant pas encore trouvé, selon sa mère, la clef pour y accéder –, écrivant et lisant sans que cela lui ait été enseigné, Hélène bouscule les certitudes sur l’autisme, le handicap et nos capacités psychiques. Sa présence brute, malhabile, contraste avec la puissance radicale de sa langue, où s’exprime avec lyrisme et pointes d’humour sa propre métaphysique. Bouleversant – dans tous les sens du terme – et ponctué de ses écrits, le film dessine au plus près, en cinéma direct, le portrait émouvant d’une jeune femme, de sa présence singulière au monde à sa relation à sa mère. »
– Caroline Châtelet Journaliste, critique dramatique pour la plateforme Tënk
Le débat sera alimenté par Dimitri Mathiot, coordinateur de la Maison de la Santé Mentale de l’Eurométropole de Strasbourg et Léa Chemardin-Liss pair-aidante TSA & TDAH et bénévole de la Maison de la Santé Mentale
En partenariat avec Tôt ou T’Art et la Maison de la Santé Mentale
Tarifs habituels