Nous irons tous au paradis

CARTE BLANCHE AUX CINÉMAS STAR 

Depuis l’ouverture du Cosmos, nous construisons naturellement et régulièrement des rétrospectives ou événements en partenariat avec les cinémas Star, l’autre salle Art et Essai de la ville (le Star Saint-Exupéry étant actuellement en travaux). En dehors de ce point commun qui compte beaucoup, nous partageons avec l’équipe des Star le même amour des films et la même envie de les défendre.

Étienne, Daniel, Simon et Bouly, quatre amis inséparables, se lancent dans l’acquisition d’une maison de campagne. Leurs vies sentimentales deviennent de plus en plus compliquées, mais leur amitié indéfectible leur donne la force de braver tous les obstacles. Étienne soupçonne sa femme d’adultère, Daniel rencontre une femme plus âgée que lui, Bouly s’improvise patron et père de famille, quant à Simon, il doit se débattre avec les caprices d’une mère ultra-possessive.

La séance sera présentée par Stéphane Libs, gérant des cinémas Star

Tarifs habituels

Fin d’automne

Trois vieux amis, Taguchi, Mamiya et Hirayama, se réunissent lors d’une cérémonie en mémoire à leur ami Miwa, décédé il y a quelques années. Ils y retrouvent Akiko, la veuve du défunt dont ils étaient tous amoureux dans leur jeunesse, et sa fille, la jolie Ayako, en âge de se marier. Mamiya tente d’organiser une rencontre entre celle-ci et l’un de ses employés. Mais Ayako n’est pas pressée de trouver un mari, craignant de laisser sa mère toute seule. Les trois amis aidés de Yukiko, amie et collègue de la jeune fille, vont tenter de la convaincre…

Yasujiro Ozu poursuit son travail sur la couleur et livre une nouvelle étude des mœurs nippones, à la fois délicate et sensible. Le réalisateur de Bonjour opte pour un ton plus léger, comique par endroits, notamment à travers les personnages des trois compères et celui de la jeune Yukiko, incarnation de la nouvelle génération de Japonaises, modernes et occidentalisées. Avec ce splendide Fin d’automne, Ozu n’en finit pas de prouver ses talents d’humaniste, alliant toujours aussi subtilement tendresse et moquerie bienveillante à l’égard de ses personnages, dans un pays en pleine mutation.
– Carlotta

Gen d’Hiroshima

Gen, un jeune garçon, vit paisiblement avec sa famille dans la petite ville d’Hiroshima jusqu’au 6 août 1945, lorsque la ville subit un bombardement atomique. Dans cette ville en ruine, il tente de survivre et de retrouver sa famille tandis que les radiations meurtrières continuent de décimer la population.

Tiré du témoignage d’un survivant d’Hiroshima, ce film est cru et montre toute l’horreur de la guerre à laquelle les habitant.e.s ont dû faire face. Les images sont fortes : nous sommes confronté.e.s à l’impuissance des personnages face à l’explosion, puis aux radiations qui ont suivi. Le choix de suivre le point de vue d’un enfant renforce l’impact émotionnel du récit.

Première diffusion dans un cinéma français !

Tarifs :
Solidaire : 3€
Normal : 5 €
Soutien : 7 €

Bloodsport, tous les coups sont permis

La séance désormais classique du Nanar du Dimanche version anniversaire !

On vous avait annoncé un nanar légendaire pour cet anniversaire du rendez-vous des amateur·ices de films tellement ratés qu’ils en deviennent des chefs-d’œuvre du comique involontaire, mais la production américaine de The Room étant vraisemblablement en vacances pour une durée indéterminée, nous n’avons eu aucune réponse de leur part… Et comme son réalisateur est connu pour coller des procès à peu près à n’importe qui pour à peu près n’importe quoi, on a préféré pas prendre de risques…

Mais ne restons pas sur cette (immense !) déception et profitons de cette occasion pour revenir sur un très bel autre astéroïde de l’univers nanar situé du côté belge de la galaxie avec Bloodsport. Film quintessentiel du tournoi de kung-fu bête et méchant, JCVD y interprète le même rôle que d’habitude (le gentil) et doit gravir les échelons du kung-fu pour vaincre son ultime et terrifiant adversaire (le méchant). Un synopsis somme toute assez convenu mais superbement assaisonné d’une énorme dose de cabotinage et de passion aussi maladroite que savoureuse. Un chédeuvre comme on en fait plus, et accessoirement le film de chevet de votre présentateur dévoué. Comme lot de consolation, on a déjà vu bien pire (ou bien mieux, c’est selon).

Franck Dux, un champion américain de karaté, n’a qu’une obsession : remporter le Kumite, un tournoi clandestin d’arts martiaux organisé à Hong Kong, une rencontre où tous les coups sont permis, y compris les coups mortels !

Une séance interactive et présentée par Félix Sengel, chargé de communication au Cosmos.

Tarifs habituels.

Le Sommet des dieux

À Katmandou, le reporter japonais Fukamachi croit reconnaître Habu Jôji, cet alpiniste que l’on pensait disparu depuis des années. Il semble tenir entre ses mains un appareil photo qui pourrait changer l’histoire de l’alpinisme. Pour tenter de résoudre ce mystère, Fukamachi se lance sur les traces de Habu. Il découvre un monde de passionnés assoiffés de conquêtes impossibles et décide de l’accompagner jusqu’au voyage ultime vers le sommet des dieux.

Le film nous fait suivre ces deux personnages, alternant les points de vue, le passé et le présent. Son but n’est pas la résolution du mystère mais plutôt de présenter une réflexion contemplative sur la passion que vont vouer les alpinistes à leur discipline et les sacrifices qu’elle va impliquer.

Le film sera suivi de l’intervention d’un.e alpiniste. (sous réserve)

Tarifs :
Solidaire : 3€
Normal : 5 €
Soutien : 7 €

La Traversée

Fuyant leur village natal, Kyona et Adriel cherchent refuge dans un autre pays. Leur périple semé d’épreuves les fait grandir et rencontrer d’autres migrants. Kyona dessine chaque étape de cet exil.

La Traversée se distingue par sa technique de peinture animée, qui transforme chaque plan en un véritable tableau en mouvement. Derrière une esthétique aux couleurs vives se dissimule pourtant une réalité brutale : l’exil de deux jeunes frère et sœur contraint.e.s de quitter leur village natal. Cette beauté visuelle devient dès lors profondément paradoxale, mettant en lumière la violence de réalités que trop d’enfants subissent encore au quotidien, entre fuite du foyer familial et déracinement de leur lieu de vie.

Zombillénium

Dans le parc d’attractions d’épouvante Zombillénium, les monstres sont bien réels et fatigués de leur job. Quand arrive Hector, un humain qui va muter en drôle de monstre, devenant la nouvelle attraction phare du parc !

Zombillénium est une adaptation de la bande dessinée du même nom, dont l’univers est transposé au cinéma. Derrière son humour, l’œuvre aborde plusieurs thématiques, notamment une critique du monde du travail et du capitalisme, ainsi qu’une dimension plus intime autour de la solitude, de la famille et de la recherche de sa place. C’est un récit accessible à différents publics, porté par des personnages attachant·e·s et une animation soignée.

Venez déguisé.e.s !! Si vous avez envie de ressortir votre costume de vampire, zombie, monstre, sorcière… c’est le moment !

Tarifs :
Solidaire : 3€
Normal : 5 €
Soutien : 7 €

La Planète sauvage

Terr est encore un bébé Om lorsqu’il est recueilli par Tiwa, membre de l’espèce des Draags : d’immenses aliens bleus
(né.e.s bien avant Avatar). Terr grandit comme un animal domestique, un jouet au service de sa maîtresse, jusqu’au
jour où il s’échappe, et rencontre des Oms sauvages…

Quel meilleur film pour clôturer ce festival dédié aux films et récits invisibilisés que La Planète sauvage,
grand classique de l’animation française pourtant oublié aujourd’hui. Ici, la population victime d’un génocide
n’est autre que celle des humain.e.s blanc.he.s. C’est donc la population dominante qui se voit traitée de la
façon dont elle traite les populations qu’elle considère comme inférieures et les animaux. Ainsi, plutôt que
de nous identifier à une autre espèce victime de nos crimes, le film nous place directement en tant que
victimes d’une espèce humanoïde plus grande et plus « intelligente » que la nôtre. Nous nous voyons ainsi
traité.e.s de la manière dont nous traitons les rats, entre autres : « désomisé.e.s »
, génocidé.e.s.

Le film sera précédé des résultats du concours de dessin.

Tarifs :
Solidaire : 3€
Normal : 5 €
Soutien : 7 €

Casanegra

Casanegra plonge dans les rues de Casablanca en suivant deux amis d’enfance, Karim et Adil, qui tentent de survivre dans la ville : ils font des petits trafics, des combines, cherchent des opportunités pour s’en sortir. Karim entretient une relation amoureuse avec une femme, Nabila, tandis qu’Adil rêve d’émigrer en Suède, mais reste pris dans les réalités de sa vie.

Deux amis, une ville qu’ils ont rebaptisée à leur façon, et une occasion qui ne se refuse pas. Nour-Eddine Lakhmari ouvre avec cette histoire banale une nouvelle ère dans le cinéma marocain.

Séance unique présentée par Amaal Meftouh Ezzeyany et/ou Malika Chaghal de la Cinémathèque de Tanger

La carte blanche à la Cinémathèque de Tanger a été pensée avec MIRA, Mémoire des Images Réanimées d’Alsace – Cinémathèque régionale numérique

Tarifs : 5 € (super-réduit, solidaire), 6,50 € (réduit), 9 € (plein tarif)

MARC BLOCH, UN HISTORIEN AU PANTHEON

Historien médiéviste, Marc Bloch (1886-1944) a fait la plus grande partie de sa carrière universitaire à Strasbourg de 1919 à 1936. Ses six enfants (Alice, Etienne, Louis, Daniel, Jean-Paul et Suzanne) y sont nés. Il y a rédigé une grande partie de son œuvre d’historien. Avec Lucien Febvre et leurs collègues réunis autour de la revue Les Annales d’histoire économique et sociale publiée à partir de 1929, il a profondément renouvelé le travail historique. Leur postulat est une approche globale dépassant la dialectique présent-passé en mobilisant à côté de l’histoire d’autres disciplines : géographie, sociologie, psychologie, droit, linguistique… apportant ainsi une appréhension plus éclairée des enjeux contemporains. Leur conception de l’histoire est aujourd’hui connue sous le nom d’École des Annales.

Aimant la vie et toujours plein de projets, Marc Bloch était avant tout un citoyen et surtout un grand républicain attaché à la coexistence nécessaire des trois éléments de notre devise «Liberté, égalité, Fraternité». Pour lui, toute mise à l’écart d’un groupe social est une traîtrise à la République et justifie d’entrer en résistance, voire dans la clandestinité. Et il a mis sa vie en adéquation avec ses convictions.

Séance animée par Georges Heck, président du Lieu documentaire, en présence de l’équipe de tournage.

The Voices

Suite à la disparition soudaine de Marjane Satrapi, réalisatrice et autrice de bandes-dessinées franco-iranienne, qui nous avais notamment tous·tes ému·es avec Persepolis en 2007, Le Cosmos voulait rendre hommage à son oeuvre. Puisque le cinéma Vox propose, le 12 et le 14 juin, deux séances de Persepolis, nous avons choisi de mettre en lumière une autre facette de sa filmographie avec The Voices. La séance sera présentée par Caroline Ayat-Doreau, projectionniste au Cosmos.

Jerry vit à Milton, petite ville américaine bien tranquille où il travaille dans une usine de baignoires. Célibataire, il n’est pas solitaire pour autant dans la mesure où il s’entend très bien avec son chat, M. Moustache, et son chien, Bosco. Jerry voit régulièrement sa psy, aussi charmante que compréhensive, à qui il révèle un jour qu’il apprécie de plus en plus Fiona – la délicieuse Anglaise qui travaille à la comptabilité de l’usine. Bref, tout se passe bien dans sa vie plutôt ordinaire – du moins tant qu’il n’oublie pas de prendre ses médicaments…

Scott Pilgrim

Scott Pilgrim, 22 ans, bassiste un peu looseux dans un groupe de garage rock, rencontre Ramona Flowers, et tombe instantanément amoureux d’elle. Mais il réalise très vite que pour la conquérir, il devra vaincre ses sept exs petit·es-ami·es dans des épreuves loufoques.

Scott Pilgrim est un film-concept, extrêmement élaboré, mais qui, sur le chapitre de l’amour entre les filles et les garçons (et parfois entre les filles et les filles, ou les garçons et les garçons), n’est pas si loin de Rohmer, le grand maître, ou de ses épigones – la jeune fille aimée change de couleur de cheveux chaque « semaine et demie », un peu comme la Clementine d’Eternal Sunshine of the spotless mind, auquel on pense parfois. Et il y a dans le riche Scott Pilgrim (en dialogues, situations, personnages, etc.) au moins la matière de deux ou trois teenage movies classiques !
-Aurélien Ferenczi pour Télérama

A L’AIR LIBRE

Le syndicat CGT Insertion probation 57-67 organise une journée de débat et d’interpellation face au projet de loi SURE « Sanction Utile, Rapide et Effective », décrié par une grande partie du monde judiciaire. La projection du film A l’air libre sera suivie d’un débat et précédée d’une conférence de presse au salon du Cosmos.

A l’air libre, un film de de Nicolas Ferran et Samuel Gautier
FR | 2016 | 1h10 | Documentaire | Évènement tiers
Nichée au fond d’une vallée picarde, une ferme unique en France accueille des détenus en fin de peine, sous le régime du placement extérieur. Une structure d’insertion singulière qui leur propose un logement, un travail, un accompagnement social et une vie communautaire riche et exigeante. Entourés de salariés et bénévoles, ces hommes tentent de se reconstruire et de rebâtir un véritable « projet de vie ». À l’air libre est assurément un film sur la sortie de prison. Mais c’est aussi, et peut être surtout un film sur la prison. Une prison que l’on ne voit pas mais qui est omniprésente. Une prison dont on ne cesse de mesurer les traces et dont il paraît si difficile de se libérer.

Projection précédée d’une conférence au salon du Cosmos et suivie d’un débat avec les membres du CGT IP 57-67.

Conférence en accès libre et gratuit dans la limite des places disponibles.

Projection gratuite sur réservation.

Dossier 137

Une séance unique dans le cadre du festival Entendez voir !

Le dossier 137 est en apparence une affaire de plus pour Stéphanie, enquêtrice à l’IGPN, la police des polices. Une manifestation tendue, un jeune homme blessé par un tir de LBD, des circonstances à éclaircir pour établir une responsabilité.
Mais un élément inattendu va troubler Stéphanie, pour qui le dossier 137 devient autre chose qu’un simple numéro.

Projection en version SME (Sous-titrage malentendant·es). Boîtiers d’audiodescription mis à disposition.
La séance est suivie d’un débat avec Katia Lutzkanoff, audiodescriptrice du film.

Tarifs habituels.

OPEN SCREEN #4

Une séance gratuite dédiée à la diffusion de courts-métrages amateurs / autoproduits / associatifs proposés au Cosmos par leurs réalisateur·ices et entrecoupés de temps d’échange avec elles et eux.
Une quatrième édition pour clôturer la saison 2025-26 en beauté !


Durée totale : 2H00

Le line up complet :

·Speed Beefing de Zoé Guilbon
·Qui suis-je? de Mattéo REINHARDT
·My Dad Saw This Movie About Vampires de Zad Kokar
·Galates 6 : 7 de Julien Charlas
·Rose granit de Mathis Toti
·Où s’en vont les horizons ? de Wafa Mahmoud
·Songe d’une nuit d’Elena Radovic
·Dégradant de Vincent MATHIEU, Zineb BAHBAH, Hugo LALLOZ, Margaux PEDEUPE
·La bonne bouffe de Marco SCHRAMM & Gianni SACCOMANNI
·MAUVIETTE de Thomas Andrzeczyk
·Gaspard le petit fantôme de Tiphaine Cabuk
·L’Affaire 6.7 de Sélina Lê

En partenariat avec le Festival du film de l’Est et LabFilms

Avertissement : certaines images peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes. (violence, nudité)

Séance gratuiteréservation conseillée.

Le Petit monde de Leo

En partenariat avec les Cinémas Star, Doudou & Les Cosmonautes Club est un ciné-club régulier pour les 2 à 5 ans. 

Le Doudou club fait sa rentrée avec Le Petit monde de Leo, un programme de cinq courts métrages du réalisateur Giulio Gianini qui vous propose de découvrir le beau monde de Leo Lionni, auteur incontournable de la littérature jeunesse, qui fait se côtoyer le végétal et l’animal, et qui nous apprends toutes les joies du vivre ensemble !

Au programme :

UN POISSON EST UN POISSON
Lorsqu’un têtard devenu grenouille s’en va découvrir le monde, son ami poisson devient jaloux…

CORNELIUS
Un crocodile atypique souhaite découvrir le monde autrement…et tous les moyens sont bons !

C’EST À MOI
Trois grenouilles querelleuses finissent par apprendre à partager…

PILOTIN
Un petit poisson noir bien seul va apprendre à ses congénères que l’union fait la force !

FRÉDÉRIC
Il est important pour des petits mulots de faire des provisions de nourriture pour l’hiver, mais qui fait provision de soleil, de couleurs et de mots ?

Le film sera suivi d’un gouter et d’un atelier collage.

Tarif unique CinéCool : 5€