Karim, l’un des derniers à avoir côtoyé les icônes de la Beat Generation, retourne à Tanger pour retrouver leurs traces. Grâce à des images tournées 25 ans plus tôt, il explore l’intimité de Paul Bowles et de son entourage.
Il avait 19 ans, une caméra, et Paul Bowles en face de lui à Tanger. Karim Debbagh fait de ces archives une histoire de l’écrivain américain telle que ses proches marocains l’ont vécue.
• MER. 10.06 | 20h GRANDE SALLE : Séance en présence du réalisateur Karim Debbagh, et suivie d’une discussion.
• SAM. 20.06 | 17h GRANDE SALLE : Séance accompagnée d’une intervention artistique. En partenariat avec Strasbourg-Méditerranée.
La carte blanche à la Cinémathèque de Tanger a été pensée avec MIRA, Mémoire des Images Réanimées d’Alsace – Cinémathèque régionale numérique
Tarifs : 5 € (super-réduit, solidaire), 6,50 € (réduit), 9 € (plein tarif)
La séance d’ouverture du festival Dessin(s)visibles, organisé par des étudiant·es de L3 cinéma et audiovisuel, entièrement dédié à la découverte de trésors du cinéma d’animation, avec la volonté de mettre en lumière cet art dans toute sa diversité, en présentant de multiples formes d’animations, de récits et d’auteur·ices.
Aline, une détective privée torturée opérant dans la ville martienne de Noctis, est chargée d’enquêter sur des disparitions étranges. Accompagnée de son associé Carlos, un humain sauvegardé dans un corps robotique, elle se retrouve impliquée dans une situation qui la dépasse.
En tant que film de science-fiction, Mars express ne semble rien réinventer en parlant, comme beaucoup d’œuvres du genre, de la question de l’intelligence accordée aux machines et de la place qu’elles prennent dans nos sociétés. Pourtant, le film n’a de cesse de nous surprendre et de nous émerveiller en proposant un monde complexe et cohérent. Tout, dans le film, fait sens : chaque technologie semble palpable, plausible, tout en restant dans le pur jus de la science-fiction. L’intrigue, elle, déroule une enquête complexe et intriquée qui donne à voir toutes les strates de ce monde futuriste. Le film propose une direction artistique soignée servie par une animation et des couleurs du plus bel effet. Mars express est un bijou de science-fiction et d’animation qui déborde de la passion et du soin accordé.e.s par ses auteur.ices.
Le film sera suivi d’une intervention de Mathieu Rollin, directeur du studio d’animation Amopix (qui a participé à la production du film).
Il viendra expliquer et illustrer les étapes de la conception d’un film d’animation.
À la sortie de la séance, il y aura un quizz pour gagner un pass du festival !
Un cocktail a été créé spécialement avec le Bardu pour la séance !
Tarifs :
Solidaire : 3€
Normal : 5 €
Soutien : 7 €
Un festival organisé par des étudiant·es de L3 cinéma et audiovisuel, entièrement dédié à la découverte de trésors du cinéma d’animation, avec la volonté de mettre en lumière cet art dans toute sa diversité, en présentant de multiples formes d’animations, de récits et d’auteur·ices.
Mary est une fillette australienne solitaire, qui développe une relation épistolaire avec Max, un quadragénaire New-Yorkais atteint d’un trouble du spectre autistique. À travers leurs lettres, les années tissent une amitié profonde, refuge précieux pour deux êtres en marge du monde.
L’animation en stop-motion en pâte à modeler est ici mêlée à une esthétique jouant sur l’opposition entre le noir et blanc, associé à Max, et les couleurs, liées à Mary. Adam Elliot met ainsi en scène avec délicatesse la singularité du lien qui unit ces deux êtres. Un film bouleversant et drôle, qui explore la solitude, la différence et le besoin fondamental d’être compris.
Tarifs :
Solidaire : 3€
Normal : 5 €
Soutien : 7 €
Shenxiu, 10 ans, bascule par-dessus bord lors d’une croisière en famille. Aspirée dans les profondeurs, elle découvre un monde fantastique peuplé de créatures étranges, ainsi que le mystérieux Restaurant des Abysses, dirigé par le Capitaine Nanhe.
Ce film est une odyssée onirique et touchante, portée par une direction visuelle remarquable qui plonge le spectateur au cœur des abysses. L’océan y prend une dimension presque fantastique, avec des images composées comme des tableaux vivants, où les couleurs éclatent à chaque plan. L’animation, précise et soignée, transforme chaque image en œuvre d’art.
Tarifs :
Solidaire : 3€
Normal : 5 €
Soutien : 7 €
Professeur dans une université au Danemark, Amin mène une vie stable avec son compagnon. Pourtant, il cache depuis toujours les circonstances traumatiques de sa fuite d’Afghanistan vers l’Europe lorsqu’il était enfant. À ce passé s’ajoute un autre secret ; son homosexualité, qu’il n’a jamais révélée à sa famille. Quand les souvenirs ressurgissent, son équilibre vacille.
Flee mêle avec habileté images d’archives, prises de vue réelles et animation. Son esthétique épurée permet de naviguer entre passé et présent, tout en traduisant la pudeur d’Amin lorsqu’il évoque son histoire, marquée par l’exil, l’immigration et son homosexualité.
Tarifs :
Solidaire : 3€
Normal : 5 €
Soutien : 7 €
Gen, un jeune garçon, vit paisiblement avec sa famille dans la petite ville d’Hiroshima jusqu’au 6 août 1945, lorsque la ville subit un bombardement atomique. Dans cette ville en ruine, il tente de survivre et de retrouver sa famille tandis que les radiations meurtrières continuent de décimer la population.
Tiré du témoignage d’un survivant d’Hiroshima, ce film est cru et montre toute l’horreur de la guerre à laquelle les habitant.e.s ont dû faire face. Les images sont fortes : nous sommes confronté.e.s à l’impuissance des personnages face à l’explosion, puis aux radiations qui ont suivi. Le choix de suivre le point de vue d’un enfant renforce l’impact émotionnel du récit.
Première diffusion dans un cinéma français !
Tarifs :
Solidaire : 3€
Normal : 5 €
Soutien : 7 €
Un festival organisé par des étudiant·es de L3 cinéma et audiovisuel, entièrement dédié à la découverte de trésors du cinéma d’animation, avec la volonté de mettre en lumière cet art dans toute sa diversité, en présentant de multiples formes d’animations, de récits et d’auteur·ices.
Un soir de Noël, trois marginaux tokyoïtes trouvent un bébé dans les ordures. Commence alors une épopée saugrenue. Cette quête, rythmée par d’heureux hasards quasi miraculeux, forcera le trio à affronter ses propres fantômes pour espérer retrouver la mère.
Dans ce conte urbain, Satoshi Kon s’éloigne des jeux de perception et des frontières troubles entre réel et imaginaire qui traversaient Perfect Blue et Millennium Actress pour porter un regard profondément humain sur les laissés-pour-compte. Cette comédie rocambolesque révèle, sans le moindre misérabilisme, la dignité lumineuse des cabossé·es de la vie.
Le film sera suivi d’un débat avec Jade, membre du conseil de programmation, sur la représentation des personnes transgenres dans le cinéma d’animation.
TW : Propos transphobes, tentative de suicide et violences physiques
Tarifs :
Solidaire : 3€
Normal : 5 €
Soutien : 7 €
La séance désormais classique du Nanar du Dimanche version anniversaire !
On vous avait annoncé un nanar légendaire pour cet anniversaire du rendez-vous des amateur·ices de films tellement ratés qu’ils en deviennent des chefs-d’œuvre du comique involontaire, mais la production américaine de The Room étant vraisemblablement en vacances pour une durée indéterminée, nous n’avons eu aucune réponse de leur part… Et comme son réalisateur est connu pour coller des procès à peu près à n’importe qui pour à peu près n’importe quoi, on a préféré pas prendre de risques…
Mais ne restons pas sur cette (immense !) déception et profitons de cette occasion pour revenir sur un très bel autre astéroïde de l’univers nanar situé du côté belge de la galaxie avec Bloodsport. Film quintessentiel du tournoi de kung-fu bête et méchant, JCVD y interprète le même rôle que d’habitude (le gentil) et doit gravir les échelons du kung-fu pour vaincre son ultime et terrifiant adversaire (le méchant). Un synopsis somme toute assez convenu mais superbement assaisonné d’une énorme dose de cabotinage et de passion aussi maladroite que savoureuse. Un chédeuvre comme on en fait plus, et accessoirement le film de chevet de votre présentateur dévoué. Comme lot de consolation, on a déjà vu bien pire (ou bien mieux, c’est selon).
Franck Dux, un champion américain de karaté, n’a qu’une obsession : remporter le Kumite, un tournoi clandestin d’arts martiaux organisé à Hong Kong, une rencontre où tous les coups sont permis, y compris les coups mortels !
Une séance interactive et présentée par Félix Sengel, chargé de communication au Cosmos.
Tarifs habituels.
À Katmandou, le reporter japonais Fukamachi croit reconnaître Habu Jôji, cet alpiniste que l’on pensait disparu depuis des années. Il semble tenir entre ses mains un appareil photo qui pourrait changer l’histoire de l’alpinisme. Pour tenter de résoudre ce mystère, Fukamachi se lance sur les traces de Habu. Il découvre un monde de passionnés assoiffés de conquêtes impossibles et décide de l’accompagner jusqu’au voyage ultime vers le sommet des dieux.
Le film nous fait suivre ces deux personnages, alternant les points de vue, le passé et le présent. Son but n’est pas la résolution du mystère mais plutôt de présenter une réflexion contemplative sur la passion que vont vouer les alpinistes à leur discipline et les sacrifices qu’elle va impliquer.
Le film sera suivi de l’intervention d’un.e alpiniste. (sous réserve)
Tarifs :
Solidaire : 3€
Normal : 5 €
Soutien : 7 €
Fuyant leur village natal, Kyona et Adriel cherchent refuge dans un autre pays. Leur périple semé d’épreuves les fait grandir et rencontrer d’autres migrants. Kyona dessine chaque étape de cet exil.
La Traversée se distingue par sa technique de peinture animée, qui transforme chaque plan en un véritable tableau en mouvement. Derrière une esthétique aux couleurs vives se dissimule pourtant une réalité brutale : l’exil de deux jeunes frère et sœur contraint.e.s de quitter leur village natal. Cette beauté visuelle devient dès lors profondément paradoxale, mettant en lumière la violence de réalités que trop d’enfants subissent encore au quotidien, entre fuite du foyer familial et déracinement de leur lieu de vie.
Dans le parc d’attractions d’épouvante Zombillénium, les monstres sont bien réels et fatigués de leur job. Quand arrive Hector, un humain qui va muter en drôle de monstre, devenant la nouvelle attraction phare du parc !
Zombillénium est une adaptation de la bande dessinée du même nom, dont l’univers est transposé au cinéma. Derrière son humour, l’œuvre aborde plusieurs thématiques, notamment une critique du monde du travail et du capitalisme, ainsi qu’une dimension plus intime autour de la solitude, de la famille et de la recherche de sa place. C’est un récit accessible à différents publics, porté par des personnages attachant·e·s et une animation soignée.
Venez déguisé.e.s !! Si vous avez envie de ressortir votre costume de vampire, zombie, monstre, sorcière… c’est le moment !
Tarifs :
Solidaire : 3€
Normal : 5 €
Soutien : 7 €
Terr est encore un bébé Om lorsqu’il est recueilli par Tiwa, membre de l’espèce des Draags : d’immenses aliens bleus
(né.e.s bien avant Avatar). Terr grandit comme un animal domestique, un jouet au service de sa maîtresse, jusqu’au
jour où il s’échappe, et rencontre des Oms sauvages…
Quel meilleur film pour clôturer ce festival dédié aux films et récits invisibilisés que La Planète sauvage,
grand classique de l’animation française pourtant oublié aujourd’hui. Ici, la population victime d’un génocide
n’est autre que celle des humain.e.s blanc.he.s. C’est donc la population dominante qui se voit traitée de la
façon dont elle traite les populations qu’elle considère comme inférieures et les animaux. Ainsi, plutôt que
de nous identifier à une autre espèce victime de nos crimes, le film nous place directement en tant que
victimes d’une espèce humanoïde plus grande et plus « intelligente » que la nôtre. Nous nous voyons ainsi
traité.e.s de la manière dont nous traitons les rats, entre autres : « désomisé.e.s »
, génocidé.e.s.
Le film sera précédé des résultats du concours de dessin.
Tarifs :
Solidaire : 3€
Normal : 5 €
Soutien : 7 €
Casanegra plonge dans les rues de Casablanca en suivant deux amis d’enfance, Karim et Adil, qui tentent de survivre dans la ville : ils font des petits trafics, des combines, cherchent des opportunités pour s’en sortir. Karim entretient une relation amoureuse avec une femme, Nabila, tandis qu’Adil rêve d’émigrer en Suède, mais reste pris dans les réalités de sa vie.
Deux amis, une ville qu’ils ont rebaptisée à leur façon, et une occasion qui ne se refuse pas. Nour-Eddine Lakhmari ouvre avec cette histoire banale une nouvelle ère dans le cinéma marocain.
Séance unique présentée par Amaal Meftouh Ezzeyany et/ou Malika Chaghal de la Cinémathèque de Tanger
La carte blanche à la Cinémathèque de Tanger a été pensée avec MIRA, Mémoire des Images Réanimées d’Alsace – Cinémathèque régionale numérique
Tarifs : 5 € (super-réduit, solidaire), 6,50 € (réduit), 9 € (plein tarif)
Casablanca, 11 juin 1986, un jour de Coupe du Monde. Un policier aigri est envoyé par ses supérieurs mécontents passer une journée sur un pont entre deux quartiers en conflit pour protéger le passage incertain du cortège royal. Prisonnier de ce pont, Daoud, le flic, va se transformer au contact des habitants des deux villages de chaque côté du pont : cette journée passée à surveiller un pont sera mémorable, mélange de comédie foutraque, de sentiments ardents, d’espoir démesuré et de vie.
SAM. 13.06 | 20h Séance présentée par Amaal Meftouh Ezzeyany et/ou Malika Chaghal, de la Cinémathèque de Tanger
La carte blanche à la Cinémathèque de Tanger a été pensée avec MIRA, Mémoire des Images Réanimées d’Alsace – Cinémathèque régionale numérique
Tarifs : 5 € (super-réduit, solidaire), 6,50 € (réduit), 9 € (plein tarif)
Historien médiéviste, Marc Bloch (1886-1944) a fait la plus grande partie de sa carrière universitaire à Strasbourg de 1919 à 1936. Ses six enfants (Alice, Etienne, Louis, Daniel, Jean-Paul et Suzanne) y sont nés. Il y a rédigé une grande partie de son œuvre d’historien. Avec Lucien Febvre et leurs collègues réunis autour de la revue Les Annales d’histoire économique et sociale publiée à partir de 1929, il a profondément renouvelé le travail historique. Leur postulat est une approche globale dépassant la dialectique présent-passé en mobilisant à côté de l’histoire d’autres disciplines : géographie, sociologie, psychologie, droit, linguistique… apportant ainsi une appréhension plus éclairée des enjeux contemporains. Leur conception de l’histoire est aujourd’hui connue sous le nom d’École des Annales.
Aimant la vie et toujours plein de projets, Marc Bloch était avant tout un citoyen et surtout un grand républicain attaché à la coexistence nécessaire des trois éléments de notre devise «Liberté, égalité, Fraternité». Pour lui, toute mise à l’écart d’un groupe social est une traîtrise à la République et justifie d’entrer en résistance, voire dans la clandestinité. Et il a mis sa vie en adéquation avec ses convictions.
Séance animée par Georges Heck, président du Lieu documentaire, en présence de l’équipe de tournage.
Suite à la disparition soudaine de Marjane Satrapi, réalisatrice et autrice de bandes-dessinées franco-iranienne, qui nous avais notamment tous·tes ému·es avec Persepolis en 2007, Le Cosmos voulait rendre hommage à son oeuvre. Puisque le cinéma Vox propose, le 12 et le 14 juin, deux séances de Persepolis, nous avons choisi de mettre en lumière une autre facette de sa filmographie avec The Voices. La séance sera présentée par Caroline Ayat-Doreau, projectionniste au Cosmos.
Jerry vit à Milton, petite ville américaine bien tranquille où il travaille dans une usine de baignoires. Célibataire, il n’est pas solitaire pour autant dans la mesure où il s’entend très bien avec son chat, M. Moustache, et son chien, Bosco. Jerry voit régulièrement sa psy, aussi charmante que compréhensive, à qui il révèle un jour qu’il apprécie de plus en plus Fiona – la délicieuse Anglaise qui travaille à la comptabilité de l’usine. Bref, tout se passe bien dans sa vie plutôt ordinaire – du moins tant qu’il n’oublie pas de prendre ses médicaments…