Dans le futur, un nouveau traitement psychothérapeutique nommé PT a été inventé. Grâce à une machine, le DC Mini, il est possible de rentrer dans les rêves des patients, et de les enregistrer afin de sonder les tréfonds de la pensée et de l’inconscient. Alors que le processus est toujours dans sa phase de test, l’un des prototypes du DC Mini est volé, créant un vent de panique au sein des scientifiques ayant développé cette petite révolution. Dans de mauvaises mains, une telle invention pourrait effectivement avoir des résultats dévastateurs. Le Dr. Atsuko Chiba, collègue de l’inventeur du DC Mini, le Dr. Tokita, décide, sous l’apparence de sa délurée alter-ego Paprika, de s’aventurer dans le monde des rêves pour découvrir qui s’est emparé du DC Mini et pour quelle raison. Elle découvre que l’assistant du Dr. Tokita, Himuro, a disparu…
Avec Megumi Hayashibara, Tōru Emori, Katsunosuke Hori…
A Metropolis, une cité futuriste, les humains cohabitent avec les robots. Le gigantesque gratte-ciel Ziggurat abrite les élites de la société, tandis que les pauvres et les robots sont condamnés à une vie souterraine. Le détective Shunsaku Ban et son neveu Kenichi enquêtent sur un trafic d’organes humains et font la rencontre du docteur Laughton, un scientifique rebelle. Ce dernier a conçu Tima, une merveilleuse fillette qui est aussi un androïde d’un nouveau genre. Celle-ci est destinée à trôner au sommet de Ziggurat.
Avec Kei Kobayashi, Yuka Imoto, Junpei Takiguchi (VOST)
L’aventure d’un groupe de héros, tous doués de pouvoirs extraordinaires. Emmenées par Jack Frost, un adolescent rebelle et ingénieux, ces cinq légendes vont devoir, pour la première fois, unir leurs forces pour protéger les espoirs, les rêves et l’imaginaire de tous les enfants.
La famille Moomins vit quelque part dans une vallée reculée de Finlande. Petits bonhommes tout en rondeur, inspirés des traditionnels trolls, ils ressemblent à des hippopotames. Tolérants, aventureux et épris de liberté, ils accueillent dans leur maison beaucoup d’invités qui restent le temps qu’ils le souhaitent…
1882, Saint-Pétersbourg. Sacha, jeune fille de l’aristocratie russe, a toujours été fascinée par la vie d’aventure de son grand-père, Oloukine. Explorateur renommé, concepteur d’un magnifique navire, le Davaï, il n’est jamais revenu de sa dernière expédition à la conquête du Pôle Nord. Sacha décide de partir vers le Grand Nord, sur la piste de son grand-père pour retrouver le fameux navire.
Jeanne, abusée par le seigneur de son village, pactise avec le Diable dans l’espoir d’obtenir vengeance. Métamorphosée par cette alliance, elle se réfugie dans une étrange vallée, la Belladonna…
Un véritable opéra-rock, une aventure graphique à la folle imagination, adapté de La Sorcière de Michelet et inscrit dans la culture underground. Avec sa cohorte de femmes brûlées, torturées ou crucifiées de peur que leur puissance ne renverse la domination masculine, Belladonna respecte à la lettre le caractère visionnaire et féministe du livre de Michelet.
-La Cinémathèque
Interdit aux – de 12 ans
Séances précédées par le court métrage I would like to rage de Leho Galibert-Lainé
(FR | 2023 | 12 min)
Des jeux de rôle aux GIF animés, des performances reconstituées à l’écriture poétique, cet essai vidéo pose la question suivante : qu’est-ce qu’une expression authentique de la colère ?
C’est l’histoire d’une petite fille différente. Son monde, c’est Coyoacan au Mexique. Pétillante, vibrante, tout l’intéresse. Et lorsque les épreuves se présentent, elle leur fait face grâce à un imaginaire débordant. Cette petite fille s’appelle Frida Kahlo !
Les cinéastes d’animation André Kadi et Karine Vézina s’emparent d’une période moins connue de l’histoire de Frida Kahlo : son enfance. Grâce à son carnet intime composé à la fois d’écrits et de dessins, d’une documentation et de rencontres, ils retracent quelques années clés de la vie de l’artiste. Hola Frida nous invite ainsi dans la vie d’une artiste en herbe. On y découvre une enfant sensible, originale, débordante de curiosité et d’intelligence. A ses côtés, son affectueuse petite soeur et ses parents aimants la soutiennent dans les épreuves à traverser. Alors qu’elle n’a que six ans, Frida contracte la poliomyélite, une maladie grave qui la contraint à rester alitée et déforme sa jambe. Elle rêve, imagine, se dédouble. Malgré les moqueries qu’elle doit supporter lorsqu’elle est à nouveau sur pied, la petite Frida semble prête à gravir toutes les montagnes. Défiée ou portée par les figures qu’elle croise ou invente en son for intérieur – les ancestrales zapotèques, Cocijo, Dieu de la pluie et du vent, un double qui lui ressemble, La Muerte qui rôde -, Frida navigue entre réel et imaginaire et parvient à créer des chemins de traverse face à l’adversité. Les mondes chatoyants qui sont les siens envahissent l’esthétique du film.
– Benshi
Chihiro est en route vers sa nouvelle demeure en compagnie de ses parents. Au cours du voyage, la famille fait une halte dans un parc à thème qui leur paraît délabré. Lors de la visite, les parents s’arrêtent dans un des bâtiments pour déguster quelques mets très appétissants, apparus comme par enchantement. Hélas cette nourriture les transforme en porcs. Prise de panique, Chihiro s’enfuit et se retrouve seule dans cet univers fantasmagorique ; elle rencontre alors l’énigmatique Haku, son seul allié dans cette terrible épreuve…
Le Voyage de Chihiro est peut-être le plus beau des films de Hayao Miyazaki. Chihiro, cette fillette de 10 ans assise à l’arrière de la voiture de ses parents nous touche dès les premières images du film, par sa tristesse provoquée par un déménagement qu’elle n’a pas choisi. Mais sa fragilité apparente et son manque d’assurance cachent un grand courage dont elle ignore encore l’existence. Un merveilleux voyage initiatique l’attend. C’est grâce à sa sensibilité qu’elle trouvera la force de surmonter les épreuves. Hayao Miyazaki part d’un schéma classique, le passage d’un monde à l’autre, pour parler de la difficulté de grandir et nous faire découvrir dans un univers foisonnant la galerie de créatures étranges qui peuplent l’univers fantastique japonais. Sans jamais nous sortir de notre émerveillement, la traversée du monde des esprits par Chihiro donne une vision critique de la société occidentale, à travers le prisme de la mythologie japonaise mais aussi celui de l’imaginaire médiéval européen. Le grand maître du cinéma d’animation nippon parvient une fois de plus à nous émouvoir, au moyen d’un soin extrême apporté dans le dessin aux expressions des personnages. La musique de Joe Hisaishi, très délicate, vient parfaire ce chef-d’œuvre contenant des rencontres improbables, parmi les plus belles jamais vues dans un dessin animé.
-Benshi
Kirikou naît dans un village d’Afrique sur lequel la sorcière Karaba, entourée de ses redoutables fétiches, a jeté un terrible sort : la source est asséchée, les villageois rançonnés, les hommes sont kidnappés et disparaissent mystérieusement. Kirikou, sitôt sorti du ventre de sa mère, veut délivrer le village de l’emprise maléfique de Karaba et découvrir le secret de sa méchanceté.
Kirikou et la sorcière est un conte humaniste, mais jamais moralisateur. On échappe à la vision souvent très manichéenne des contes, et ici la frontière entre le bien et le mal n’est pas si simple. C’est en ceci que réside le message fondamental du film : la source de la méchanceté est bien souvent la souffrance, et un retour en arrière est possible. Mais il faut pour cela aller à la rencontre de l’autre et tenter de le comprendre. C’est en surmontant ses préjugés que Kirikou deviendra un homme. Dans ce récit initiatique, une place importante est faite à la superstition et à ses dangers. Kirikou a un esprit indépendant et n’accepte pas ce qu’il ne voit pas. Audacieux, il va même jusqu’à utiliser la crédulité de la sorcière pour lui jouer des tours !
-Benshi
Poil est une petite fille élevée par un puissant dragon. Mais lorsque son père doit payer la Sorcenouille de son deuxième bien le plus précieux, c’est Poil qu’il offre, plongeant sa fille dans une infinie tristesse et l’obligeant à fuir la grotte familiale. Poil se lance alors dans un voyage à la découverte du monde des hommes. À leur contact, elle apprendra l’amitié, la solidarité, mais aussi la cupidité qui semble ronger le cœur des hommes.
Les contes traditionnels n’en finissent pas d’offrir de nouvelles lectures et après Shrek, l’ogre au grand cœur, c’est au tour du dragon de révéler l’une de ses facettes méconnues : son instinct paternel. La fille de notre dragon, Poil, ne ressemble pas à ses frères et si elle n’avait prouvé à son père qu’elle pouvait voler grâce à ses cheveux et cracher du feu comme lui, il l’aurait bien abandonnée, tant il se méfie des humains. Poil ressemble beaucoup à la petite Ponyo de Ponyo sur la falaise (2008) d’Hayao Miyazaki. Comme elle, Poil est une créature qui a des attributs humains mais appartient à un univers fantastique ; elle est sensible à l’équilibre naturel du monde et protège les animaux face à la cruauté et à la cupidité des hommes. Elle trouve des alliées auprès des femmes qu’elle rencontre, à commencer par une petite princesse qui va devenir son amie, la nourrice de celle-ci ou encore sa mère.
Traits fins, tons pastels, les images de ce dessin animé en deux dimensions enchantent au moins autant que son propos subtilement engagé : ainsi, dans cette histoire, la cupidité et l’esprit belliqueux des hommes sont vaincus par des valeurs positives, comme l’entraide et l’empathie, portées par les femmes, qui permettront l’avènement d’une société harmonieuse.
-Benshi