Non-Non dans l’espace

Programme de deux courts métrages :

Non-Non rétrécit (2019, 26′)
Pauvre Non-Non ! Il pensait que cette journée allait être comme toutes les autres, avec un bon pique-nique et une grosse sieste dans sa chaise longue si confortable… Mais tout bascule à cause d’un coup de vent et d’un paquet de chips coincé dans un arbre immense. Grocroc sort la grosse artillerie : une machine à rétrécir. Et c’est alors que Non-Non passe malencontreusement devant le rayon laser rétrécissant… et devient riquiqui comme une fourmi !

Non-Non dans l’espace (2022, 26′)
3… 2… 1… 0! Fin du compte à rebours, c’est l’heure d’aller planter le drapeau de Sous-Bois-Les-Bains sur la lune! Dans un nuage de fumée et d’étincelles, la fusée de Grocroc quitte l’orbite terrestre. En apesanteur dans l’espace, Non-Non, Magaïveur et les copains ont à peine le temps d’admirer le paysage qu’une pluie de météorites les fait dévier de leur trajectoire initiale et les envoie directement… sur une planète inconnue ! La rencontre avec Croâk, un petit homme vert, va transformer cette épopée spatiale en histoire d’amitié interplanétaire !

Le Rat scélérat

Prenez garde au Rat scélérat, le bandit le plus gourmand des alentours ! Sur sa fidèle monture, il vole tout ce qui se mange, même si ce n’est pas à son goût, jusqu’au jour où il croise plus rusé que lui…

Accompagné de deux autres courts métrages à partir de 3 ans :

Musique Musique
Ned Wenlock | Nouvelle-Zélande | 2016 | 6 min
L’aventure poétique, folle et inventive de cerfs, d’oiseaux chanteurs, d’un tourne-disque et d’un chasseur…

Une pêche fabuleuse
Uzi Geffenblad | Suède | 2017 | 10 min
Betty navigue seule sur des eaux troubles et sales. Elle est affamée et la pêche n’est pas vraiment fructueuse… Une chance qu’elle ne manque pas d’imagination !

« Après, entre autres, les célèbres Gruffalo et Monsieur Bout-de-bois, Le Rat Scélérat fait partie de la série d’adaptations à succès des albums de Julia Donaldson et Axel Scheffler (voir Pour aller plus loin). On y suit les aventures d’un rat masqué portant bottes, cape et épée tel un mousquetaire. Mais ce n’est pas le sens de la justice qui le guide, c’est son appétit et son avidité, décrétant aux animaux qu’il croise : « Tout ce qui me convient, me revient ! ». Après s’être régalé d’une succulente pâtisserie dérobée à une oie blanche, notre héros va développer un appétit particulier pour les sucreries, goût qu’il finira par satisfaire d’une façon inattendue lorsqu’il aura renoncé à ses activités et ses attributs de bandit de grand chemin.
Comme les autres titres cités plus haut, le film nous emmène dans un univers fidèle aux illustrations d’origine, mais transposé dans une animation en volume très réussie, réalisée à l’ordinateur à partir de figurines. Quant au récit, il est porté par une voix-off et des dialogues en vers qui donnent au film un ton dynamique et ludique, nous réservant une fin surprenante… Un film à savourer comme le délicieux cupcake rose dont se délecte le rat scélérat au début du film ! »
-Benshi

L’île de Black Mór

En 1803, sur les côtes des Cornouailles, Le Kid, un gamin de quinze ans, s’échappe de l’orphelinat où il vivait comme un bagnard. Il ignore son vrai nom et a pour seule richesse la carte d’une île au trésor tombée du livre de Black Mór, un célèbre pirate auquel il souhaiterait ressembler. Avec deux pillards d’épaves, Mac Gregor et La Ficelle, Le Kid s’empare du bateau des garde-côtes et se lance à la recherche de la fameuse île à l’autre bout de l’Océan Atlantique. Mais rien ne se passe comme dans les livres de pirates…En quête de son identité, Le Kid est plus fragile qu’on ne le croit, et bien des aventures l’attendent avant d’arriver à l’île de Black Mór…

Les Cinq légendes

L’aventure d’un groupe de héros, tous doués de pouvoirs extraordinaires. Emmenées par Jack Frost, un adolescent rebelle et ingénieux, ces cinq légendes vont devoir, pour la première fois, unir leurs forces pour protéger les espoirs, les rêves et l’imaginaire de tous les enfants.

Les Moomins attendent Noël

La famille Moomins vit quelque part dans une vallée reculée de Finlande. Petits bonhommes tout en rondeur, inspirés des traditionnels trolls, ils ressemblent à des hippopotames. Tolérants, aventureux et épris de liberté, ils accueillent dans leur maison beaucoup d’invités qui restent le temps qu’ils le souhaitent…

Tout en haut du monde

1882, Saint-Pétersbourg. Sacha, jeune fille de l’aristocratie russe, a toujours été fascinée par la vie d’aventure de son grand-père, Oloukine. Explorateur renommé, concepteur d’un magnifique navire, le Davaï, il n’est jamais revenu de sa dernière expédition à la conquête du Pôle Nord. Sacha décide de partir vers le Grand Nord, sur la piste de son grand-père pour retrouver le fameux navire.

Belladonna

Jeanne, abusée par le seigneur de son village, pactise avec le Diable dans l’espoir d’obtenir vengeance. Métamorphosée par cette alliance, elle se réfugie dans une étrange vallée, la Belladonna…

Un véritable opéra-rock, une aventure graphique à la folle imagination, adapté de La Sorcière de Michelet et inscrit dans la culture underground. Avec sa cohorte de femmes brûlées, torturées ou crucifiées de peur que leur puissance ne renverse la domination masculine, Belladonna respecte à la lettre le caractère visionnaire et féministe du livre de Michelet.
-La Cinémathèque

⚠ TW : Jeanne est victime d’un viol, celui-ci n’étant pas frontalement montré mais figuré.

Interdit aux – de 12 ans

Séances précédées par le court métrage I would like to rage de Leho Galibert-Lainé
(FR | 2023 | 12 min)
Des jeux de rôle aux GIF animés, des performances reconstituées à l’écriture poétique, cet essai vidéo pose la question suivante : qu’est-ce qu’une expression authentique de la colère ?

Hola Frida!

C’est l’histoire d’une petite fille différente. Son monde, c’est Coyoacan au Mexique. Pétillante, vibrante, tout l’intéresse. Et lorsque les épreuves se présentent, elle leur fait face grâce à un imaginaire débordant. Cette petite fille s’appelle Frida Kahlo !

Les cinéastes d’animation André Kadi et Karine Vézina s’emparent d’une période moins connue de l’histoire de Frida Kahlo : son enfance. Grâce à son carnet intime composé à la fois d’écrits et de dessins, d’une documentation et de rencontres, ils retracent quelques années clés de la vie de l’artiste. Hola Frida nous invite ainsi dans la vie d’une artiste en herbe. On y découvre une enfant sensible, originale, débordante de curiosité et d’intelligence. A ses côtés, son affectueuse petite soeur et ses parents aimants la soutiennent dans les épreuves à traverser. Alors qu’elle n’a que six ans, Frida contracte la poliomyélite, une maladie grave qui la contraint à rester alitée et déforme sa jambe. Elle rêve, imagine, se dédouble. Malgré les moqueries qu’elle doit supporter lorsqu’elle est à nouveau sur pied, la petite Frida semble prête à gravir toutes les montagnes. Défiée ou portée par les figures qu’elle croise ou invente en son for intérieur – les ancestrales zapotèques, Cocijo, Dieu de la pluie et du vent, un double qui lui ressemble, La Muerte qui rôde -, Frida navigue entre réel et imaginaire et parvient à créer des chemins de traverse face à l’adversité. Les mondes chatoyants qui sont les siens envahissent l’esthétique du film.
– Benshi

Le Voyage de Chihiro

Chihiro est en route vers sa nouvelle demeure en compagnie de ses parents. Au cours du voyage, la famille fait une halte dans un parc à thème qui leur paraît délabré. Lors de la visite, les parents s’arrêtent dans un des bâtiments pour déguster quelques mets très appétissants, apparus comme par enchantement. Hélas cette nourriture les transforme en porcs. Prise de panique, Chihiro s’enfuit et se retrouve seule dans cet univers fantasmagorique ; elle rencontre alors l’énigmatique Haku, son seul allié dans cette terrible épreuve…

Le Voyage de Chihiro est peut-être le plus beau des films de Hayao Miyazaki. Chihiro, cette fillette de 10 ans assise à l’arrière de la voiture de ses parents nous touche dès les premières images du film, par sa tristesse provoquée par un déménagement qu’elle n’a pas choisi. Mais sa fragilité apparente et son manque d’assurance cachent un grand courage dont elle ignore encore l’existence. Un merveilleux voyage initiatique l’attend. C’est grâce à sa sensibilité qu’elle trouvera la force de surmonter les épreuves. Hayao Miyazaki part d’un schéma classique, le passage d’un monde à l’autre, pour parler de la difficulté de grandir et nous faire découvrir dans un univers foisonnant la galerie de créatures étranges qui peuplent l’univers fantastique japonais. Sans jamais nous sortir de notre émerveillement, la traversée du monde des esprits par Chihiro donne une vision critique de la société occidentale, à travers le prisme de la mythologie japonaise mais aussi celui de l’imaginaire médiéval européen. Le grand maître du cinéma d’animation nippon parvient une fois de plus à nous émouvoir, au moyen d’un soin extrême apporté dans le dessin aux expressions des personnages. La musique de Joe Hisaishi, très délicate, vient parfaire ce chef-d’œuvre contenant des rencontres improbables, parmi les plus belles jamais vues dans un dessin animé.
-Benshi

Kirikou et la sorcière

Kirikou naît dans un village d’Afrique sur lequel la sorcière Karaba, entourée de ses redoutables fétiches, a jeté un terrible sort : la source est asséchée, les villageois rançonnés, les hommes sont kidnappés et disparaissent mystérieusement. Kirikou, sitôt sorti du ventre de sa mère, veut délivrer le village de l’emprise maléfique de Karaba et découvrir le secret de sa méchanceté.

Kirikou et la sorcière est un conte humaniste, mais jamais moralisateur. On échappe à la vision souvent très manichéenne des contes, et ici la frontière entre le bien et le mal n’est pas si simple. C’est en ceci que réside le message fondamental du film : la source de la méchanceté est bien souvent la souffrance, et un retour en arrière est possible. Mais il faut pour cela aller à la rencontre de l’autre et tenter de le comprendre. C’est en surmontant ses préjugés que Kirikou deviendra un homme. Dans ce récit initiatique, une place importante est faite à la superstition et à ses dangers. Kirikou a un esprit indépendant et n’accepte pas ce qu’il ne voit pas. Audacieux, il va même jusqu’à utiliser la crédulité de la sorcière pour lui jouer des tours !
-Benshi

Princesse Dragon

Poil est une petite fille élevée par un puissant dragon. Mais lorsque son père doit payer la Sorcenouille de son deuxième bien le plus précieux, c’est Poil qu’il offre, plongeant sa fille dans une infinie tristesse et l’obligeant à fuir la grotte familiale. Poil se lance alors dans un voyage à la découverte du monde des hommes. À leur contact, elle apprendra l’amitié, la solidarité, mais aussi la cupidité qui semble ronger le cœur des hommes.

Les contes traditionnels n’en finissent pas d’offrir de nouvelles lectures et après Shrek, l’ogre au grand cœur, c’est au tour du dragon de révéler l’une de ses facettes méconnues : son instinct paternel. La fille de notre dragon, Poil, ne ressemble pas à ses frères et si elle n’avait prouvé à son père qu’elle pouvait voler grâce à ses cheveux et cracher du feu comme lui, il l’aurait bien abandonnée, tant il se méfie des humains. Poil ressemble beaucoup à la petite Ponyo de Ponyo sur la falaise (2008) d’Hayao Miyazaki. Comme elle, Poil est une créature qui a des attributs humains mais appartient à un univers fantastique ; elle est sensible à l’équilibre naturel du monde et protège les animaux face à la cruauté et à la cupidité des hommes. Elle trouve des alliées auprès des femmes qu’elle rencontre, à commencer par une petite princesse qui va devenir son amie, la nourrice de celle-ci ou encore sa mère.

Traits fins, tons pastels, les images de ce dessin animé en deux dimensions enchantent au moins autant que son propos subtilement engagé : ainsi, dans cette histoire, la cupidité et l’esprit belliqueux des hommes sont vaincus par des valeurs positives, comme l’entraide et l’empathie, portées par les femmes, qui permettront l’avènement d’une société harmonieuse.
-Benshi

L’Odyssée de Choum

Un programme de trois courts métrages d’animation super chouette !

Le Nid
Sonja Rohleder | Allemagne | 2019 | 4 min | sans dialogue
Pour charmer ses compères, un bel oiseau se montre très créatif.

L’Oiseau et la baleine
Carol Freeman | Irlande | 2018 | 7 min | sans dialogue
Une jeune baleine, séparée de sa famille, fait un bout de chemin avec un oiseau en cage.

L’Odyssée de Choum
Julien Bisaro | 26 min | sans dialogue
Choum, la petite chouette, vient juste d’éclore lorsque la tempête renverse l’arbre qui l’abritait. Tombée du nid, la voilà qui s’élance cahin-caha, poussant le second œuf de la nichée à la recherche d’une maman…

Le Royaume des chats

Haru est une jeune lycéenne pleine de doutes qui ne trouve pas sa place parmi les autres. Sa vie bascule le jour où, sur le chemin du retour du lycée, elle sauve la vie d’un chat qui manque d’être écrasé par un camion. Mais il ne s’agit pas de n’importe quel chat, celui-ci parle, se tient debout sur ses pattes arrière et se prénomme Loon : il est le prince du royaume des chats. Désormais les félins ont une dette envers Haru. Dès le lendemain ils la comblent de cadeaux et leur roi en personne l’invite dans son château pour la remercier. Le monarque souhaite qu’elle épouse son héritier…

Le Conte des contes, les films de Youri Norstein

Le meilleur des contes et légendes russes, réinventés avec poésie par le maître de l’animation Youri Norstein. Quatre œuvres oniriques à l’imagerie et à la créativité saisissantes ! Un programme pour les enfants de 8 à 88 ans, d’une beauté renversante, qui vous emporte dans un torrent d’émotions complexes et qui vous marque souvent à vie…

La Bataille de Kerjenets
1971 / 10 mn / Youri Norstein & Ivan Ivanov-Vano
Après un adieu déchirant à leur femme et leur cité, des soldats partent
mener une guerre meurtrière et brutale contre les Tatares. Norstein
anime des icônes sur un opéra de Rimski-Korsakov. Stupéfiant.

Le Héron et la Cigogne
1974 / 10 mn / Youri Norstein
La cigogne et son voisin le héron peinent à exprimer leurs sentiments.
Aveuglés par leur orgueil, ils se tournent autour sans pouvoir s’avouer
leur amour. Marivaux voisine ici avec l’âme russe. Léger et grave,
nostalgique mais drôlissime.

Le Conte des Contes
1979 / 29 mn / Youri Norstein
Dans un collage de souvenirs qui s’entremêlent, Youri Norstein nous
plonge dans des images enfouies de son enfance, guidé par la douce
figure du Petit Loup gris sorti d’une comptine très populaire en Russie.

Le Petit Hérisson dans la brume
1976 / 10 mn / Youri Norstein
Parti rejoindre son ami l’ours pour leur traditionnel thé sous les étoiles, le petit hérisson se retrouve perdu dans un épais brouillard, où les silhouettes, même anodines, deviennent inquiétantes.

L’Extraordinaire Voyage de Marona

Victime d’un accident, une chienne se remémore ses différents maîtres qu’elle a aimés tout au long de sa vie. Par son empathie sans faille, sa vie devient une leçon d’amour.

« L’histoire de Marona est d’autant plus fascinante qu’elle est racontée à partir de ses yeux de chienne. Abandonnée très vite peu après sa naissance, elle est recueillie d’abord par un jeune artiste saltimbanque qui lui fait découvrir le monde merveilleux du spectacle au fil de ses acrobaties. L’imaginaire des moments tendres vécus par Marona prend différentes couleurs avec des dessins qui quittent facilement la représentation réaliste du quotidien pour épouser le rêve. Dans son deuxième foyer, Marona est également accueillie avec affection par un grand homme puissant qui semble pouvoir déplacer des montagnes et dont le cœur est très tendre. Pour sa troisième étape de vie, c’est d’abord une petite fille puis tout une famille qui l’accueillent lentement, chacun avec ses réserves, ses secrets et sa tendresse profonde. Le voyage de Marona est celui de ses sensations décuplées propres à une chienne dont l’affection est infinie. Chaque rencontre permet à Marona de découvrir une nouvelle facette tendre de l’humanité tout en tenant compte des difficultés de la vie. De ce point de vue, Marona ressemble au personnage de Charlot, belle âme errante, toujours prête à partager son affection et son amitié avec ceux qui souffrent de la solitude. Le sens de l’aventure passe ici par une profusion de couleurs, d’animations diverses des personnages en fonction de leur personnalité pour toucher du doigt rien de moins que les mystérieuses beautés de l’histoire de la vie. »
-Benshi

La Tortue rouge

Naufragé sur une luxuriante île déserte, un homme tente par tous les moyens de prendre la mer, mais une grande tortue rouge ne cesse de l’en empêcher. Il s’attaque alors à elle, avant d’être pris de remords. Cette rencontre se révèle le point de départ d’une merveilleuse aventure, qui va bouleverser son existence.

À travers un récit épuré, dénué de paroles et porté par de somptueux dessins aquarellés, La tortue rouge prend la forme d’une émouvante parabole sur l’existence. Célébrant la puissance de la nature et la magie de la vie, le film a d’ailleurs bénéficié de l’implication du studio japonais Ghibli de Hayao Miyazaki et Isao Takahata.
– La Cinémathèque québécoise.

D’après le film La Tortue Rouge de Michael Dudok de Wit, un atelier d’introduction au stop-motion est proposé le dimanche 15 mars à 10H et animé par Jules Gyōmōrey