Le Syndrome asthénique

Кіра Муратова

RU2H361991


Événement tiersRencontreSéance uniqueSéance présentée

RÉSERVATION (Cliquez sur la date pour réserver)


Une mère de famille veuve et un instituteur brisé par la vie, tous deux en pleine dépression, réagissent de façon très différente à la pression qu'exerce sur eux la société.

Voilà déjà quelque temps que Dmytro Novytskyi et Anastasiya Voyevodchenko - actuellement en troisième année de cinéma à l'Université de Strasbourg (et dont l'un de leurs courts-métrages, montrant les tristes résonances entre l'horizon passé d'un Strasbourg bombardé et celui bien présent de l'Ukraine, fut montré au Cosmos) - réfléchissaient au moyen de faire venir l'une des grandes actrices de leur pays natal. Ce sera donc chose faite : Natalya Buzko, figure de l'iconique cinéaste moderne Kira Mouratova, sera à nos côtés pour discuter d'un film fondamental, se situant sur un seuil de l'Histoire. La rencontre sera également accompagnée par Raphaël Szöllösy et Maria Ovtchinnikova, MCF en études cinématographiques.

Ce film est un témoignage, non seulement de l'époque de la perestroïka en Union soviétique, mais également de l'impuissance de l'existence humaine. Kira Mouratova tourne Le Syndrome asthénique en 1989 au studio d'Odessa. À cette époque, l'URSS est déjà au bord de la destruction, la censure est devenue quasiment inexistante. Selon les mots de la réalisatrice, tourner ce film fut « un pur plaisir ». Et lorsqu'il n'y eut plus d'argent, le Goskino donna à Mouratova un budget supplémentaire pour une seconde partie. C'est ainsi que Le Syndrome asthénique prit cette forme inhabituelle : un film dans le film, une partie en noir et blanc, et une autre en couleur.
- La Cinémathèque Française

Tarifs habituels

À la fin de l’ère soviétique, le système tombe en miettes, ceux qui l’ont porté et ceux qui y ont résisté aussi. Une femme en deuil, un écrivain qui ne parvient plus à rester éveillé et bien d’autres personnages nous conduisent à travers un monde en perte de sens…

Koyaanisqatsi

Godfrey Reggio

US1H261983


Cycle #27 : Rêve éveilléCinéma expérimentalDocumentaireVersion restaurée


Sur une musique de Philip Glass se succèdent des images de nature, de vies sociales, d'individus, de paysages somptueux arrachés à la paix de la Création par des bulldozers, des brouillards de pollution...

Fruit de la collaboration entre Godfrey Reggio et Philip Glass Koyaanisqatsi: Life out of Balance (« la vie en déséquilibre », en hopi) aura été, en 1982, un véritable événement dans l'histoire des rapports entre musique et cinéma : le montage des images danse au rythme lancinant des formules mélodiques répétitives, dans l'alternance entre les visions d'une nature imposante et la folie des flux urbains.

Sur une musique de Philip Glass se succèdent des images de nature, de vies sociales, d’individus, de paysages somptueux arrachés à la paix de la Création par des bulldozers, des brouillards de pollution… Ce film nous emmène dans des lieux situés aux quatre coins des États-Unis et nous montre le lourd tribut que la technologie moderne fait payer aux humains et à la planète. Ce poème visuel ne contient ni dialogue ni narration vocale : son ton est donné par la juxtaposition d’images et la musique exceptionnelle de Philip Glass.

Rêves

Akira Kurosawa

US1H581990


Cycle #27 : Rêve éveilléVersion restaurée


Réalisé en 1989, ce film est composé de huit courts-métrages, huit « rêves-cauchemars » d'Akira Kurosawa lui-même, Chaque court-métrage, plus ou moins long, met donc en scène un rêve de Kurosawa, soit quand il était enfant, soit à l'âge adulte : on pénètre ainsi dans l'intimité profonde du maître. Il nous expose ses peurs (la guerre, l'arme nucléaire, l'industrie nucléaire, la pollution de la planète) mais aussi ses passions (la peinture de Vincent van Gogh, avec un Martin Scorsese méconnaissable dans le rôle du peintre), la nature, notamment les arbres, les fées et autres personnages fantastiques…

L'un des films les plus personnels de Kurosawa. Du « Soleil sous la pluie » au « Village des moulins à eau », en passant par la fable apocalyptique, « Le Mont Fuji en rouge », ou « Les Corbeaux », vibrant hommage à Van Gogh, Rêves offre une déambulation dans l'inconscient du cinéaste, tourmenté par les excès de l'homme sur la nature. Derrière la symphonie picturale, un véritable manifeste panthéiste.
-La Cinémathèque Française

Akira Kurosawa dit de ce film composé de huit rêves (« Soleil sous la pluie », « le Verger aux pêchers », « la Tempête de neige », « le Tunnel », « les Corbeaux », « le Mont Fuji en rouge », « les Démons gémissants », « le Village des moulins à eau ») : « Quand il rêve, l’homme est un génie. Il est audacieux et intrépide comme un génie. Voilà ce à quoi je me suis attaché au moment de filmer ces huit rêves. Pour faire un film de ce scénario, il était indispensable de s’exprimer avec audace et sans peur… comme dans un rêve. »

La Femme sans tête

Lucrecia Martel

FR1H302009


Cycle #27 : Rêve éveillé


Veronica est au volant de sa voiture quand, dans un moment de distraction, elle heurte quelque chose. Les jours suivants, elle semble disparaître, doucement étrangère aux choses et aux personnes qui l’entourent. Subitement, elle avoue à son mari qu’elle a tué quelqu’un sur la route. Ils retournent ensemble sur les lieux de l’accident mais n’y découvrent que le cadavre d’un chien. Alors que ce mauvais épisode parait clos et que la vie reprend son cours, un cadavre est découvert…

Présenté en compétition à Cannes en 2008, La Femme sans tête y reçut un accueil chahuté. Et pour cause, ce troisième long-métrage de Lucrecia Martel avance à pas feutrés et son propos politique, à l'image de sa protagoniste mutique, reste en arrière-plan, tout en s'immisçant pernicieusement dans le quotidien. La cinéaste filme cette chronique sociale de façon dérobée, dans une démarche anti-spectaculaire assumée, se focalisant uniquement sur son personnage accidenté. Ironiquement, le visage de cette « femme sans tête » est omniprésent, l'absence métaphorique du titre désigne la passivité de Verónica face aux événements qui surgissent. La caméra ne quitte pas l'actrice María Onetto, la dévoile parfois frontalement, isolée par la faible profondeur de champ, ou par le truchement d'une vitre ou de la pénombre d'une pièce, qui rendent palpable cet effacement. Si le drame intime (l'inceste, l'infidélité) est montré, toute la représentation de la société argentine (paupérisation périurbaine, hiérarchie de classes) relève, telle Verónica qui n'a pas vu ce qu'elle aurait dû voir, du domaine de l'inapparent. Dès lors, le récit s'écoule par ce qu'elle entend, c'est tout un paysage sonore (la pluie) et les dialogues, pour la plupart hors champ (l'enfant mendiant), qui dessinent un pays rongé par les inégalités : l'amnésie et l'aveuglement de la bourgeoisie qui détourne le regard face à ses propres privilèges, et les rapports de domination sur lesquels elle prospère.
-Loris Dru-Lumbroso pour la Cinémathèque Française

Veronica est au volant de sa voiture quand, dans un moment de distraction, elle heurte quelque chose. Les jours suivants, elle semble disparaître, doucement étrangère aux choses et aux personnes qui l’entourent. Subitement, elle avoue à son mari qu’elle a tué quelqu’un sur la route. Ils retournent ensemble sur les lieux de l’accident mais n’y découvrent que le cadavre d’un chien. Alors que ce mauvais épisode paraît clos et que la vie reprend son cours, un cadavre est découvert…

Petit à petit

Pierre-Luc Granjon, Uzi Geffenblad, Gun Jacobson, Lotta Geffenblad

40 min2007


Youpi c'est les vacances !À partir de 4 ans

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Quatre films débordant de tendresse et de poésie, d'une grande qualité graphique sur le thème de l'enfance, de ses découvertes et de ses questions.

Les Pierres d'Aston
Uzi et Lotta Geffenblad - Suède - 2007 - 9 min
Aston trouve une pierre sur son chemin et la ramène à la maison. Il s'en occupe bien, la lave, la coiffe d'un bonnet et la couche dans son lit. Les jours passent, les saisons se succèdent, Aston aime toujours autant les pierres… Ses parents commencent à trouver la collection un peu envahissante…

Les Abricots
Uzi et Lotta Geffenblad - Suède - 1996 - 12 min
Quelle chance ! Aujourd'hui tonton a décidé de m'emmener à la plage ! Le petit garçon qui raconte l'histoire, n'a pas fini d'en découvrir, des tours, avec son tonton un peu prestidigitateur…

Lola s'est perdue
Gun Jacobson et Lotta Geffenblad - Suède - 1991 - 15 min
La famille-pigeon de Lola aménage dans un nouveau quartier, où toutes les maisons se ressemblent. Maman l'envoie acheter de la confiture. Lola fonce sur son vélo. Mais, au retour, impossible de retrouver sa maison !

Un programme de courts métrages d’animation franco-suédois pour les enfants : L’Enfant sans bouche de Pierre-Luc Granjon, Les Pierres d’Aston et Les Abricots d’Uzi et Lotta Geffenblad, Lola s’est perdue ! de Gun Jacobson et Lotta Geffenblad.

Le Château dans le Ciel

Hayao Miyazaki

JP2H042003


Youpi c'est les vacances !À partir de 6 ans

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Qui est vraiment Sheeta, la petite fille porteuse d’une pierre en pendentif aux pouvoirs magiques qui suscite bien des convoitises ? Retenue prisonnière à bord d’un dirigeable, l’enfant affronte une bande de pirates de l’air menée par la très pittoresque Dora, puis une armée de militaires à la solde de Muska, un gentleman machiavélique trop poli pour être honnête. Sauvée par le jeune Pazu, Sheeta se réfugie dans un village de mineurs. Là, elle tentera avec le garçon de percer le secret de ses origines pour prouver que l’histoire de Laputa, l’île merveilleuse flottant dans les airs, n’est pas une légende…

À partir de 6 ans

Sheeta, seule héritière des secrets de Laputa, la cité volante, attire l’avidité des pirates et de l’armée. Poursuivie, elle est sauvée par Pazu, un jeune pilote d’avion travaillant dans une cité minière.

Mae Hasan Fi Ghzz

Kamal Aljafari

FR1H51


Rencontre réalisateur·iceSéance unique

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Titre international : With Hasan in Ghaza

Séance unique en avant-première en présence du réalisateur Kamal Aljafri !

Trois cassettes MiniDV de 2001 sur la vie à Gaza viennent d’être redécouvertes. Ce qui avait commencé comme la recherche d’un ex-compagnon de cellule rencontré en 1989 aboutit à un périple inopiné sur les routes de Gaza avec Hasan, un guide local dont on ignore le sort. Une réflexion cinématographique sur la mémoire, le deuil et le temps qui passe, fixant un Gaza du passé ainsi que des vies qui pourraient avoir à jamais disparu.

séance introduite par le cinéaste, et suivies d’une discussion.

Avec le soutien du GNCR et de Kamal Aljafari Production, en partenariat avec le Festival du Film Palestinien

Tarifs habituels

Un grand voyage vers la nuit

毕赣

FR2H182019


Cycle #27 : Rêve éveillé


Luo Hongwu revient à Kaili, sa ville natale, après s’être enfui pendant plusieurs années. Il se met à la recherche de la femme qu’il a aimée et jamais effacée de sa mémoire. Elle disait s’appeler Wan Qiwen…

Rien n’est sûr dans ce polar sinueux, troué d’ellipses, ponctué de rimes obsédantes. Où le présent, le passé et le songe semblent ne faire qu’un, prodiguant mystère, trouble et tension.
-Télérama

Luo Hongwu retourne à Kaili, la ville d’origine de laquelle il s’est enfui 12 ans plus tôt. Alors que les souvenirs d’une femme belle et énigmatique refont surface – une femme qu’il a aimé et qu’il n’a jamais pu oublier – Luo Hongwu commence sa recherche. Passé et présent, réalité et rêve se mêlent dans le film noir de Bi Gan, incroyablement beau et très innovant.

A Fidai Film

Kamal Aljafari

DE1H182026


Sortie nationale


Alors qu’à l’été 1982, elle envahit Beyrouth, l’armée israélienne s’empare des archives du Centre de recherche palestinien, constituées de nombreux documents historiques sur la Palestine, dont une riche collection de photographies et de films. Ces images sont alors renommées et indexées par le ministère de la Défense israélien, au profit d’une nouvelle vision de l’histoire. A Fidai Film propose de réparer cette spoliation et de restituer le récit d’origine dont elles sont porteuses.

La bobine B75-92 montre une cueillette d’oranges à Qalandia en 1957, que la description en hébreu désigne comme des images de « terroristes »… Elles proviennent d’une collection de photos et de films conservée au Centre de recherches palestinien de Beyrouth, jusqu’à ce que les forces israéliennes ne s’en emparent pendant l’invasion du Sud-Liban en 1982 et ne les transfèrent dans les archives de l'armée et du ministère de la Défense de l'État hébreu. C'est seulement dans les années 2010 que les milieux académiques – à Tel Aviv, notamment – ont commencé à questionner les buts de ce pillage systématique de toute la mémoire visuelle palestinienne, devenue un butin de guerre en partie renommé pour des raisons idéologiques : l’occupant s'assurant de fait le contrôle du matériau capturé. Dans A Fidai Film, Kamal Aljafari (An Unusual Summer, VdR 2020) s'en saisit à son tour, pour retourner le pillage primordial contre ceux qui l'ont perpétré. En revitalisant ces images perdues par un vibrant travail de montage, il en libère la portée subversive et offre un contre-récit effacé pendant des décennies, qui montre la vie des Palestinien·ne·s avant et après 1948 – en particulier pendant le mandat britannique des années 1920-1930, où apparaissent déjà les signes tangibles des spoliations, humiliations et violences futures. Le cinéaste palestinien médite ainsi avec une profondeur de champ spatio-temporelle unique sur le destin des images produites par un peuple doublement dépossédé : de sa terre, et de son histoire.
- Emmanuel Chicon pour Visions du Réel

Alors qu’à l’été 1982, elle envahit Beyrouth, l’armée israélienne s’empare des archives du Centre de recherche palestinien, constituées de nombreux documents historiques sur la Palestine, dont une riche collection de photographies et de films. Ces images sont alors renommées et indexées par le ministère de la défense israélien, au profit d’une nouvelle vision de l’histoire. A Fidai Film propose de réparer cette spoliation et de restituer le récit d’origine dont elles sont porteuses.

L’Orphelinat

Shahrbanoo Sadat

FR1H302019


Cycle #27 : Rêve éveillé


À la fin des années 1980, Qodrat, 15 ans, vit dans les rues de Kaboul et vend des tickets de cinéma au marché noir. En grand fan de Bollywood qu’il est, il se rêve dans les scènes de ses films préférés. Un jour, la police l'amène à l'orphelinat soviétique. Mais à Kaboul, la situation politique est en train de changer. Qodrat et tous les enfants veulent défendre leur foyer.

Quelques mots sur la réalisatrice : Issue d’une minorité afghane, sa famille s’est réfugiée en Iran où elle a grandi. De retour en Afghanistan à l’adolescence, elle est inscrite par erreur dans la classe cinéma de l’Université de Kaboul. Enfant prodige du cinéma afghan, elle présente son deuxième long métrage L’Orphelinat à Cannes après Wolf and Sheep, primé à la Quinzaine des Réalisateurs en 2016. Ces films sont les premiers volets d’une pentalogie basée sur la vie de son ami Anwar Hashimi. En plongeant dans l’histoire de l’Afghanistan, elle montre une réalité rarement dépeinte dans les médias.
-Festival International du film de Muret

Kaboul, fin des années 80. Le jeune et débrouillard Qodrat gagne sa vie en revendant des tickets pour aller voir ses films Bollywoodiens préférés. Rattrapé par la police, il se retrouve à l’Orphelinat où il s’imagine héros de ses films préférés, combattant aux côtés de ses nouveaux amis l’invasion rebelle les menaçant.

La Jeunesse de la bête

Seijun Suzuki

JP1H311994


Seijun SuzukiVersion restaurée

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Le détective Tajima joue un jeu dangereux : afin de venger la mort d’un de ses amis, il accumule les délits. Conformément à ses plans, les Yakuza le recrutent rapidement et il intègre le gang qu’il veut détruire en semant la discorde de l’intérieur. Mais alors que le massacre commence, il réalise avec stupeur que la personne à la tête du clan ne répond pas aux critères mafieux habituels.

Sorti quelques mois à peine après Détective Bureau 2-3, et produit la même année (1963), La Jeunesse de la bête en apparaît comme le versant sombre, plus sérieux et violent. Car si les deux films partagent un même acteur principal (Joe Shishido) et une intrigue assez proche (celle d’une infiltration au sein de gangs de yakuzas), La Jeunesse de la bête délaisse l’humour de son faux jumeau, tranchant par le sadisme de ses mafieux raffinés et ses étonnants moments de brutalité irruptive et sarcastique, qui semblent parfois anticiper celle de A History of Violence de David Cronenberg.

Pour s’introduire au sein de l’organisation criminelle responsable de la mort d’un collègue, le detective Tajima adopte une conduite de brute épaisse et monte les gangsters les uns contre les autres.

Le Rêve de Sam

Nölwenn Roberts

41 min2019


Cycle #27 : Rêve éveilléÀ partir de 4 ansJeunes publics

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A-t-on déjà vu une souris voler comme un oiseau ? « Impossible », dirait-on. C’est pourtant ce qu’entreprend Sam, petit rongeur aux grandes aspirations, bien décidé à rejoindre dans le ciel ses compagnons à plumes.

Quatre courts métrages d'animation composent ce joli programme : 

Le Renard et la baleine
de Robin Joseph - Canada - 2017 - 12 min
Un renard s’embarque sur les flots à la recherche d'une baleine légendaire.

Jonas et la mer
de Marlies Van Der Wel - Pays-Bas - 2016 - 11 min
Depuis son enfance, Jonas rêve de vivre dans la mer, comme un poisson dans l'eau. 

Home sweet home 
de Pierre Clenet, Alejandro Diaz, Romain Mazevet et Stéphane Paccolat - France - 2013 - 10 min
Un jour, une maison décide de quitter sa banlieue pour partir à l’aventure.

Le Rêve de Sam 
de Nölwenn Roberts - France - 2018 - 8 min
Sam, une petite souris, se lance dans la réalisation de son plus grand rêve : voler comme un oiseau.

A partir de 3 ans Compilation de quatre courts métrages : Le Renard et la baleine (Robin Joseph / Canada / 2017 / 12′ / animation 2D) : un renard curieux part à la recherche d’une baleine insaisissable. Une histoire de nostalgie et de découverte. Jonas et la mer (Marlies Van Der Wel / Pays-Bas / 2016 / 11′ / animation 2D) : Jonas a toujours rêvé de vivre dans la mer, comme un poisson dans l’eau… Mais ce n’est pas possible… n’est-ce pas ? Home Sweet Home (Pierre Clenet, Alejandro Diaz, Romain Mazevet, Stéphane Paccolat / France / 2013 / 10′ / animation 2D) : C’est l’histoire d’une maison qui s’échappe de ses fondations enracinées en banlieue, pour se lancer dans un voyage épique. Le Rêve de Sam (Nolwenn Roberts / France / 2018 / 8′ / animation 2D) :Sam est une petite souris, qui, par un beau matin de printemps, décide de réaliser son rêve : voler avec les hirondelles.

Azur et Asmar

Michel Ocelot

FR1H392006


À partir de 5 ansYoupi c'est les vacances !

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Il y a bien longtemps, deux enfants étaient bercés par la même femme. Azur, blond aux yeux bleus, fils du châtelain, et Asmar, brun aux yeux noirs, fils de la nourrice. Elevés comme deux frères, les enfants sont séparés brutalement. Mais Azur, marqué par la légende de la Fée des Djins que lui racontait sa nourrice, n'aura de cesse de la retrouver, au-delà des mers. Les deux frères de lait devenus grands partent chacun à la recherche de la Fée. Rivalisant d'audace, ils iront à la découverte de terres magiques, recelant autant de dangers que de merveilles…

À partir de 5 ans

Il y a bien longtemps, deux enfants étaient bercés par la même femme. Azur, blond aux yeux bleus, fils du châtelain, et Asmar, brun aux yeux noirs, fils de la nourrice. Elevés comme deux frères, les enfants sont séparés brutalement.Mais Azur, marqué par la légende de la Fée des Djins que lui racontait sa nourrice, n’aura de cesse de la retrouver, au-delà des mers. Les deux frères de lait devenus grands partent chacun à la recherche de la Fée. Rivalisant d’audace, ils iront à la découverte de terres magiques, recelant autant de dangers que de merveilles…

Les Funérailles des roses

Toshio Matsumoto

JP1H482019


Cycle #27 : Rêve éveilléVersion restaurée


Tokyo, fin des années 1960. Eddie, jeune drag-queen, est la favorite de Gonda, propriétaire du bar Genet où elle travaille. Cette relation provoque la jalousie de la maîtresse de Gonda, Leda, drag-queen plus âgée et matrone du bar. Eddie et Gonda se demandent alors comment se débarrasser de cette dernière…

Premier long-métrage de Toshio Matsumoto, cinéaste japonais venu du documentaire et de l’expérimental, Les Funérailles des roses dresse le portrait sans fard de la communauté des drag-queens tokyoïtes à la fin des années 1960. Cette réécriture pop et hybride du mythe d’Œdipe est à la croisée de plusieurs genres. Le premier est d’ordre documentaire puisque Matsumoto s’attache à décrire le milieu homosexuel japonais de l’époque : il offre ainsi les rôles principaux de son film à des acteurs non professionnels recrutés dans les clubs, et insère au sein même de la narration des témoignages d’anonymes, bouleversants par leur franchise et leur dignité face à la discrimination qu’ils subissent au quotidien. Le deuxième est d’ordre militant puisque le cinéaste fait converger les luttes et les avant-gardes, aussi bien culturelles, sexuelles, politiques et cinématographiques. Revendiquant ouvertement l’influence de Jean Genet, en particulier son roman Notre-Dame-des-Fleurs (1943) se déroulant lui aussi dans le milieu travesti, Les Funérailles des roses montre la grande créativité et la scène bouillonnante du Tokyo underground où se côtoient drag-queens, jeunes cinéastes expérimentaux et révolutionnaires, et manifestants situationnistes. Tous ces personnages forment une Factory à la japonaise, faisant du quartier de Shinjuku un haut lieu de révolte et de renouveau culturel, où émergent des créatures célestes comme Eddie – clin d’œil à Edie Sedgwick, l’une des muses de Warhol –, interprétée par le jeune travesti Peter. Avec son intrigue lorgnant ouvertement vers la tragédie, Matsumoto livre une interprétation baroque et queer du mythe d’Œdipe et fait le choix d’une mise en scène radicale, reprenant des éléments du cinéma expérimental : film dans le film – quelques extraits de précédents courts-métrages du réalisateur y figurent –, accélérés musicaux – que l’on retrouvera plus tard chez Kubrick dans Orange mécanique (1971) –, intégration de bulles de bandes dessinées directement sur l’image, scènes d’amour surexposées… Plongée dans la vie des marginaux de Tokyo, Les Funérailles des roses est un document inestimable sur cette période et sur le milieu homosexuel nippon, mais aussi – et surtout – un grand film au langage cinématographique singulier, œuvre maîtresse de la Nouvelle Vague japonaise, à découvrir pour la première fois en France dans sa restauration 4K !
-Carlotta Films

Avertissement : le film dépeint des scènes d'agressions sexuelles pouvant heurter la sensibilité des spectateur·ices

Tokyo, fin des années 1960. Eddie, jeune drag-queen, est la favorite de Gonda, propriétaire du bar où elle travaille. Cette relation provoque la jalousie de la maîtresse de Gonda, Leda, matrone du bar. Eddie et Gonda se demandent alors comment se débarrasser d’elle…

L’Evangile de la révolution

François-Xavier Drouet

FR1H552025


Événement tiersSéance uniqueCiné-débatDocumentaire

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"Le souffle révolutionnaire qu’a connu l’Amérique latine au XXᵉ siècle doit beaucoup à la participation de millions de chrétiens, engagés dans les luttes politiques au nom de leur foi. Portés par la théologie de la libération, ils ont défié les régimes militaires et les oligarchies au péril de leur vie. À rebours de l’idée de la religion comme opium du peuple, le film part à la rencontre d’hommes et de femmes qui ont cru voir dans la révolution l’avènement du Royaume de Dieu, sur la terre plutôt qu’au ciel."

"Partout en France et en Europe, les démocraties sont mises en danger par la montée de diverses formes d'autoritarisme. Dans ce contexte, il parait vital de pouvoir ouvrir des espaces collectifs de réflexion, mais aussi de se nourrir des différents mouvements qui ont, à travers le temps, vu le jour et organisé une résistance citoyenne pour la justice sociale. Alors qu'aujourd'hui en France, certains collectifs et personnalités politiques s'appuient sur le christianisme pour revendiquer des politiques publiques violentes et d'exclusion, il parait important de rappeler que leur voix n'est ni majoritaire, ni représentative de ce qu'est le christianisme. Par exemple, dès le début des années 30 en Europe, de nombreux mouvements protestants se sont frontalement opposés au nazisme. L'Évangile de la révolution met en lumière la lutte des chrétiennes et chrétiens de plusieurs pays d'Amérique latine contre les injustices sociales, la pauvreté et les dictatures en place dans les années 60-70, sous l'impulsion émancipatrice d'une théologie de la libération prêchée par de nombreux religieux catholiques comme protestants, qui en ont malheureusement payé le prix."

La projection de ce documentaire, organisée par un petit groupe de citoyen.nes strasbourgeois.es, est un appel à la réflexion et au rassemblement des forces de résistance démocratique".

Séance présentée et suivie d'un échange avec Juliette Marchet, pasteure vicaire et Eve Issler Chrétien, assistante sociale.

Tarif unique : 5€

Le souffle révolutionnaire qu’a connu l’Amérique latine au XXe siècle doit beaucoup à la participation de millions de chrétiens, engagés dans les luttes politiques au nom de leur foi. Portés par la théologie de la libération, ils ont défié les régimes militaires et les oligarchies au péril de leur vie. À rebours de l’idée de la religion comme opium du peuple, le film part à la rencontre d’hommes et de femmes qui ont cru voir dans la révolution l’avènement du Royaume de Dieu, sur la terre plutôt qu’au ciel.

Lyd

Sarah Ema Friedland, Rami Youniss

PD1H182026


RÉSERVATION (Cliquez sur la date pour réserver)


Un documentaire de science-fiction qui retrace l’ascension et la chute de Lyd, une métropole vieille de 5 000 ans qui fut autrefois une ville palestinienne florissante.