Female Trouble

John Waters

US1H381984


Cycle #25 Female RageVersion restaurée

RÉSERVATION (Cliquez sur la date pour réserver)


Les parents de Dawn Davenport refusent de lui offrir des chaussures à talons de cha-cha-cha pour Noël. Elle s'enfuit alors de la maison. C'est le début d'un itinéraire trash et chaotique…

Issu de la même période underground que Pink Flamingos (passé au Cosmos dans le cadre du cycle précédent) Female Trouble (1974) appartient au cycle le plus radical de John Waters, où le cinéma devient un espace de provocation esthétique et politique. Le film mobilise délibérément le trash, le mauvais goût et l’excès comme langage artistique, en détournant les codes de la morale bourgeoise et des représentations normatives de la famille, du genre et de la sexualité.

Interprété par la drag queen Divine — muse et complice de Waters —, incarnation du "filthy", le film repose sur une performance qui mêle corps queer, outrance comique et violence stylisée, dans une logique de caricature extrême plutôt que de réalisme. Certaines scènes peuvent heurter : elles participent d’une démarche qui fait du choc un outil critique, hérité des cultures marginales et du midnight movie.

Il est important de rappeler que ces œuvres n’ont rien à voir avec le ton plus doux et fédérateur de Hairspray (réalisé bien plus tard). Female Trouble relève d’un moment où Waters explore la transgression comme contre-culture — non pour célébrer la violence, mais pour exposer, par l’outrance et la satire, les tabous et hypocrisies de la société américaine des années 1970.

⚠ TW : John Waters est volontairement provocateur. Divine est trash et "filthy". Les violences sont nombreuses mais jamais cautionnées, Waters les détourne par la satire.

Interdit aux - de 16 ans

Les parents de Dawn Davenport refusent de lui offrir des chaussures à talons de cha-cha-cha pour Noël. Elle s’enfuit alors de la maison. C’est le début d’un itinéraire trash et chaotique…