Au cœur de la montagne rocailleuse et désolée de Sardaigne, Michele veille sur son troupeau de moutons avec son jeune frère Giuseppe. Un jour, trois étrangers débarquent dans sa bergerie, recherchés par les carabiniers pour avoir volé des cochons. Michele va se retrouver accusé à tort du vol puis du meurtre d’un des gendarmes perpétré par l’un des malfrats. Pour échapper à la prison, le berger décide de fuir dans la montagne en compagnie de son frère et de ses bêtes…
Fasciné par la Sardaigne et ses habitants qu’il immortalisa en 1958 dans deux courts-métrages documentaires, Bergers d’Orgosolo et Une journée en Barbagie, le cinéaste Vittorio De Seta décide d’y tourner deux ans plus tard son premier long-métrage, Bandits à Orgosolo, une mise en fiction de la réalité sarde envisagée du point de vue d’un berger, Michele. À une époque où les cinéastes italiens se détournent de plus en plus du néoréalisme, De Seta revendique haut et fort l’héritage de ce courant. Les pressions politiques et économiques subies par la communauté locale, la photographie en noir et blanc et sa distribution non-professionnelle font de Bandits à Orgosolo un cousin rural du Voleur de bicyclette de Vittorio De Sica. En signant lui-même la photographie de son film, De Seta reste au plus près de son sujet. Sa mise en scène directe, sans complaisance, épouse la rudesse et l’âpreté des paysages mais rend aussi compte de leur beauté. Sublime morceau de cinéma, la fuite de Michele à travers la montagne prend des airs de parabole biblique conduite à l’unisson par l’homme, l’animal et la nature, interdépendants les uns des autres pour leur survie, qu’elle soit physique ou morale.
- Carlotta Films
Bandits à Orgosolo
Vittorio De Seta
IT1H381963
Cycle #24 Brigandes & Bandits !Version restaurée
RÉSERVATION (Cliquez sur la date pour réserver)
- Grande salle
En Sardaigne, un berger injustement accusé de vol se réfugie dans la montagne où il tente de survivre avec son troupeau. Mais traqué par la police, il est contraint à commettre un vol pour ne pas tomber entre les mains d’une justice qui ne peut le comprendre.