Le village de Bacurau dans le sertão brésilien fait le deuil de sa matriarche Carmelita qui s’est éteinte à 94 ans. Quelques jours plus tard, les habitants remarquent que Bacurau a disparu de la carte.
Bacurau mélange la chronique néoréaliste, le western, le film de survie… et la fable dystopique. Les cinéastes représentent habilement la corruption, le manque d’eau, la ghettoïsation de régions entières, les nouvelles formes de colonisation des pays dominants. Leur clairvoyance politique est associée à un imaginaire fort. Des figures inattendues peuplent cette guerre ouverte, terriblement proche du safari, où la violence va crescendo. À Bacurau, comme chez Astérix, on trouve aussi une potion magique : des psychotropes puissants, gobés par tous les habitants. Pour à la fois s’échapper et résister à l’horreur environnante. - Télérama