Notre petite soeur

Trois sœurs, Sachi, Yoshino et Chika, vivent ensemble à Kamakura. Par devoir, elles se rendent à l’enterrement de leur père, qui les avait abandonnées une quinzaine d’années auparavant. Elles font alors la connaissance de leur demi-sœur, Suzu, âgée de 14 ans.

Suzu a trois sœurs aînées qui ne le savent pas encore. C’est le jour des funérailles de leur père – qui les avait abandonnés quinze ans plus tôt –, que Sachi, Yoshino et Chika découvrent ce joli cadeau de 14 ans laissé par le défunt. Mais plutôt que de se formaliser, elles l’accueillent. Pas question de laisser les vicissitudes de la vie entamer leur aptitude au bonheur. De même les actrices inexpérimentées (comme jadis les enfants de Nobody Knows) qui forment cette fratrie nous deviennent mémorables en rattrapant, devenues adultes, les années volées de leur enfance. Peut-être le film le plus solaire de Kore-eda.
-Jérôme Baron

Une Affaire de famille

Vivant au seuil de la pauvreté en marge de Tokyo, la famille Shibata se débrouille grâce au vol à l’étalage. Un jour, alors qu’Osamu et son fils Shota viennent de commettre un autre vol ils découvrent une fillette dans une ruelle sombre. Ils décident de la ramener à la maison.

Habitué de la Croisette depuis « Nobody Knows » (2004), Hirokazu Kore-eda y a remporté avec ce treizième film sa première Palme d’or, amplifiée par un succès critique et public phénoménal, au Japon et ailleurs. L’alchimie de ce conte tranquillement subversif tient d’abord à l’intimité du lien que le cinéaste a su créer avec et entre ses interprètes, tous formidables. Entre le dedans foutraque de leur huis clos et le dehors mouvant de la grande ville, chaque séquence déroule avec une grâce fluide, au fil des saisons, le cours d’une vie chapardée à l’ordre des choses. Lequel finira, inéluctablement, par rétablir ses droits. Mais entre-temps, ce film en apesanteur, drôle et déchirant, charnel et poétique, aura capté au vol une substance impalpable que l’on peut appeler l’amour, voire le bonheur.
-ARTE

Tel père, tel fils

Ryota Nonomiya est un architecte brillant dont la vie est guidée par les notions d’excellence et de réussite sociale. Avec sa femme Midori et son fils de six ans, Keita, il habite un appartement luxueux de Tokyo où règnent l’ordre, la rigueur et la discipline. Un jour, une lettre de la maternité de province où est né Keita annonce brusquement au couple que leur fils a été échangé avec un autre à sa naissance. Bouleversés par cette nouvelle, Ryota et Midori rencontrent la famille Saiki et le petit Ryusei, leur fils génétique. Issus d’un milieu plus modeste, les Saiki, dont le père, Yudai, est un homme fantasque aux antipodes de Ryota, vivent selon des valeurs bien différentes de celles qui régulent la vie guindée des Nonomiya. C’est le début pour Ryota d’une douloureuse crise de paternité, celui-ci ne sachant se situer entre ce fils qu’il ne connaît pas encore et le petit garçon fragile qu’il a élevé durant de nombreuses années.

Deux bébés ont été intervertis à la maternité. Les familles, l’une riche et un peu coincée, l’autre modeste et bohème, l’apprennent six ans après… De ce postulat Etienne Chatiliez avait tiré une comédie satirique bon enfant, La vie est un long fleuve tranquille. Le Japonais Hirokazu Kore-eda chronique, lui, les conséquen­ces psychologiques d’une telle révélation. Avec une grande douceur. Y compris dans les scènes de conflit et de séparation, beaucoup plus violentes qu’elles n’en ont l’air… -Télérama

Still Walking

Comme tous les ans depuis quinze ans, la famille Yokoyama se réunit en mémoire du fils aîné, Junpei, décédé en sauvant un enfant de la noyade. C’est l’occasion de ressasser, en toute convivialité, les souvenirs, les non-dits et les éternelles rancœurs…

Yokohama, l’été. Pendant que Grand-maman s’active en cuisine, Grand-papa, médecin à la retraite, grimace à l’idée d’accueillir enfants et petits-enfants. Une grand-mère multipliant les gestes d’attention envers chacun pour tempérer l’air distant de son mari, des conversations anodines et petites piques, tout le monde semble se réjouir de ce rassemblement, de vouloir faire comme si les raisons de sa tenue étaient oubliées. Les apparences ne sont dans Still Walking jamais trompeuses, elles ne sont que relief, contours, couleurs, contrastes et intensités des émotions humaines. Il faut s’en arranger pour marcher un peu plus loin et se donner une chance de voir un vol de papillon nous toucher au cœur.
-Jérôme Baron

L’Innocence

Dans l’école d’une ville de banlieue, une bagarre éclate entre des enfants. Cet événement apparemment anodin dégénère en une grosse affaire qui implique toute la communauté et les médias. Un jour, ces enfants disparaissent soudainement.

L’Innocence étonne dans la filmographie d’Hirokazu Kore-Eda. Premier de ses films qu’il n’a pas lui-même écrit, Kore-Eda a seulement restructuré un scénario écrit par Yūji Sakamoto : selon Jean Labadie, distributeur du film en France, qui a confié l’information lors d’une avant-première à Paris, le scénario était à l’origine linéaire. Hirokazu Kore-Eda s’est détaché de cette logique afin de privilégier des entrecroisements temporels où se jouent les drames passés et à venir. L’Innocence prend ainsi forme dans un récit en trois parties, où se succèdent respectivement les points de vue de Saori, de Michitoshi et de Minato. À travers ce dispositif, le cinéaste revient sur des évènements cruciaux pour faire avancer l’intrigue mais ne cesse de creuser d’autres trous, de revenir en boucle et d’explorer d’autres chemins – autant d’images et de sons venant troubler les perceptions – où chacun apparait comme le monstre qu’il n’est pas. Il s’agit pour Kore-Eda d’interroger l’imagination des personnages face à des situations dont ils ne sont que partiellement témoins et de réunir les émotions autour de plusieurs hantises et consolations. Après les détours policiers et les films internationaux, L’Innocence semble s’inscrire dans la continuité de ses premiers films dont les spectres imbibaient déjà les récits.

Après la tempête

Un écrivain devenu détective privé peine à joindre les deux bouts en raison de son goût pour les jeux de course. Désillusionné, il tente de renouer les liens avec sa famille lorsqu’il se retrouve coincé dans un appartement avec eux lors d’un typhon.

Après la tempête… on attend l’éclaircie. C’est du moins ce moment que Ryota (Hiroshi Abe, qui porte ici le même prénom que dans Still Walking), écrivain déchu, guette en se cognant partout maladroitement jusque dans l’appartement de sa mère. Derrière la figure de Ryota, père raté et sans secours, il faut voir la douloureuse acceptation d’une succession de deuils : celui de son père absent, celui d’une improbable réconciliation avec son ex-femme et de sa vie de famille d’auparavant. Les espaces sans fard du film, cette banlieue où Kore-eda passa son adolescence, la durée des plans, l’absence de procédés dramatiques appuyés, donnent au passage du temps une valeur intime et tragique.
-Jérôme Baron

L’Innocence

Hirokazu Kore-eda

JP2H062025


Hirokazu Kore-Eda

RÉSERVATION (Cliquez sur la date pour réserver)


Dans l'école d'une ville de banlieue, une bagarre éclate entre des enfants. Cet événement apparemment anodin dégénère en une grosse affaire qui implique toute la communauté et les médias. Un jour, ces enfants disparaissent soudainement.

L’Innocence étonne dans la filmographie d’Hirokazu Kore-Eda. Premier de ses films qu’il n’a pas lui-même écrit, Kore-Eda a seulement restructuré un scénario écrit par Yūji Sakamoto : selon Jean Labadie, distributeur du film en France, qui a confié l’information lors d’une avant-première à Paris, le scénario était à l’origine linéaire. Hirokazu Kore-Eda s’est détaché de cette logique afin de privilégier des entrecroisements temporels où se jouent les drames passés et à venir. L’Innocence prend ainsi forme dans un récit en trois parties, où se succèdent respectivement les points de vue de Saori, de Michitoshi et de Minato. À travers ce dispositif, le cinéaste revient sur des évènements cruciaux pour faire avancer l’intrigue mais ne cesse de creuser d’autres trous, de revenir en boucle et d’explorer d’autres chemins – autant d’images et de sons venant troubler les perceptions – où chacun apparait comme le monstre qu’il n’est pas. Il s’agit pour Kore-Eda d’interroger l’imagination des personnages face à des situations dont ils ne sont que partiellement témoins et de réunir les émotions autour de plusieurs hantises et consolations. Après les détours policiers et les films internationaux, L’Innocence semble s’inscrire dans la continuité de ses premiers films dont les spectres imbibaient déjà les récits.

Le comportement du jeune Minato est de plus en plus préoccupant. Sa mère, qui l’élève seule depuis la mort de son époux, décide de confronter l’équipe éducative de l’école de son fils. Tout semble désigner le professeur de Minato comme responsable des problèmes rencontrés par le jeune garçon. Mais au fur et à mesure que l’histoire se déroule à travers les yeux de la mère, du professeur et de l’enfant, la vérité se révèle bien plus complexe et nuancée que ce que chacun avait anticipé au départ…

Tel père, tel fils

Hirokazu Kore-eda

JP1H572013


Hirokazu Kore-Eda

RÉSERVATION (Cliquez sur la date pour réserver)


Ryota Nonomiya est un architecte brillant dont la vie est guidée par les notions d’excellence et de réussite sociale. Avec sa femme Midori et son fils de six ans, Keita, il habite un appartement luxueux de Tokyo où règnent l’ordre, la rigueur et la discipline. Un jour, une lettre de la maternité de province où est né Keita annonce brusquement au couple que leur fils a été échangé avec un autre à sa naissance. Bouleversés par cette nouvelle, Ryota et Midori rencontrent la famille Saiki et le petit Ryusei, leur fils génétique. Issus d’un milieu plus modeste, les Saiki, dont le père, Yudai, est un homme fantasque aux antipodes de Ryota, vivent selon des valeurs bien différentes de celles qui régulent la vie guindée des Nonomiya. C’est le début pour Ryota d’une douloureuse crise de paternité, celui-ci ne sachant se situer entre ce fils qu’il ne connaît pas encore et le petit garçon fragile qu’il a élevé durant de nombreuses années.

Deux bébés ont été intervertis à la maternité. Les familles, l'une riche et un peu coincée, l'autre modeste et bohème, l'apprennent six ans après… De ce postulat Etienne Chatiliez avait tiré une comédie satirique bon enfant, La vie est un long fleuve tranquille. Le Japonais Hirokazu Kore-eda chronique, lui, les conséquen­ces psychologiques d'une telle révélation. Avec une grande douceur. Y compris dans les scènes de conflit et de séparation, beaucoup plus violentes qu'elles n'en ont l'air… -Télérama

Ryoata, un architecte obsédé par la réussite professionnelle, forme avec sa jeune épouse et leur fils de 6 ans une famille idéale. Tous ses repères volent en éclats quand la maternité de l’hôpital où est né leur enfant leur apprend que deux nourrissons ont été échangés à la naissance : le garçon qu’il a élevé n’est pas le sien et leur fils biologique a grandi dans un milieu plus modeste…

Après la tempête

Hirokazu Kore-eda

JP1H582017


Hirokazu Kore-Eda

RÉSERVATION (Cliquez sur la date pour réserver)


Un écrivain devenu détective privé peine à joindre les deux bouts en raison de son goût pour les jeux de course. Désillusionné, il tente de renouer les liens avec sa famille lorsqu'il se retrouve coincé dans un appartement avec eux lors d'un typhon.

Après la tempête… on attend l’éclaircie. C’est du moins ce moment que Ryota (Hiroshi Abe, qui porte ici le même prénom que dans Still Walking), écrivain déchu, guette en se cognant partout maladroitement jusque dans l’appartement de sa mère. Derrière la figure de Ryota, père raté et sans secours, il faut voir la douloureuse acceptation d’une succession de deuils : celui de son père absent, celui d’une improbable réconciliation avec son ex-femme et de sa vie de famille d’auparavant. Les espaces sans fard du film, cette banlieue où Kore-eda passa son adolescence, la durée des plans, l’absence de procédés dramatiques appuyés, donnent au passage du temps une valeur intime et tragique.
-Jérôme Baron

Malgré un début de carrière d’écrivain prometteur, Ryota accumule les désillusions. Divorcé de Kyoko, il gaspille le peu d’argent que lui rapporte son travail de détective privé en jouant aux courses, jusqu’à ne plus pouvoir payer la pension alimentaire de son fils de 11 ans, Shingo. A présent, Ryota tente de regagner la confiance des siens et de se faire une place dans la vie de son fils. Cela semble bien mal parti jusqu’au jour où un typhon contraint toute la famille à passer une nuit ensemble…

Une Affaire de famille

Hirokazu Kore-eda

JP2H012018


Hirokazu Kore-Eda

RÉSERVATION (Cliquez sur la date pour réserver)


Vivant au seuil de la pauvreté en marge de Tokyo, la famille Shibata se débrouille grâce au vol à l'étalage. Un jour, alors qu'Osamu et son fils Shota viennent de commettre un autre vol ils découvrent une fillette dans une ruelle sombre. Ils décident de la ramener à la maison.

Habitué de la Croisette depuis "Nobody Knows" (2004), Hirokazu Kore-eda y a remporté avec ce treizième film sa première Palme d'or, amplifiée par un succès critique et public phénoménal, au Japon et ailleurs. L'alchimie de ce conte tranquillement subversif tient d'abord à l'intimité du lien que le cinéaste a su créer avec et entre ses interprètes, tous formidables. Entre le dedans foutraque de leur huis clos et le dehors mouvant de la grande ville, chaque séquence déroule avec une grâce fluide, au fil des saisons, le cours d'une vie chapardée à l'ordre des choses. Lequel finira, inéluctablement, par rétablir ses droits. Mais entre-temps, ce film en apesanteur, drôle et déchirant, charnel et poétique, aura capté au vol une substance impalpable que l'on peut appeler l’amour, voire le bonheur.
-ARTE

Au retour d’une nouvelle expédition de vol à l’étalage, Osamu et son fils recueillent dans la rue une petite fille qui semble livrée à elle-même. D’abord réticente à l’idée d’abriter l’enfant pour la nuit, la femme d’Osamu accepte de s’occuper d’elle lorsqu‘elle comprend que ses parents la maltraitent. En dépit de leur pauvreté, survivant de petites rapines qui complètent leurs maigres salaires, les membres de cette famille semblent vivre heureux, jusqu’à ce qu’un incident révèle brutalement leurs plus terribles secrets…

Still Walking

Hirokazu Kore-eda

JP1H542009


Hirokazu Kore-Eda

RÉSERVATION (Cliquez sur la date pour réserver)


Comme tous les ans depuis quinze ans, la famille Yokoyama se réunit en mémoire du fils aîné, Junpei, décédé en sauvant un enfant de la noyade. C'est l'occasion de ressasser, en toute convivialité, les souvenirs, les non-dits et les éternelles rancœurs…

Yokohama, l’été. Pendant que Grand-maman s’active en cuisine, Grand-papa, médecin à la retraite, grimace à l’idée d’accueillir enfants et petits-enfants. Une grand-mère multipliant les gestes d’attention envers chacun pour tempérer l’air distant de son mari, des conversations anodines et petites piques, tout le monde semble se réjouir de ce rassemblement, de vouloir faire comme si les raisons de sa tenue étaient oubliées. Les apparences ne sont dans Still Walking jamais trompeuses, elles ne sont que relief, contours, couleurs, contrastes et intensités des émotions humaines. Il faut s’en arranger pour marcher un peu plus loin et se donner une chance de voir un vol de papillon nous toucher au cœur.
-Jérôme Baron

Une journée d’été à Yokohama. Une famille se retrouve pour commémorer la mort tragique du frère aîné, décédé quinze ans plus tôt en tentant de sauver un enfant de la noyade. Rien n’a bougé dans la spacieuse et réconfortante maison des parents. Mais pourtant, au fil des ans, chacun a imperceptiblement changé…