Raging Bull retrace les moments forts de la carrière flamboyante de Jake La Motta, champion de boxe poids moyen. Issu d’un milieu modeste, il fut le héros de combats mythiques, notamment contre Robinson et Cerdan. Autodestructeur, paranoïaque, déchiré entre le désir du salut personnel et la damnation, il termine son existence, bouffi, en tant que gérant de boîte de nuit et entertainer. Quand l’ascension et le déclin d’une vie deviennent épopée…
Sur une musique de Pietro Mascagni, Cavalliera rusticana, sorte de valse triste, un homme, seul sur un ring, se « chauffe » en sautillant, vêtu d’un peignoir à capuchon. Ses mouvements, décomposés par le ralenti, atteignent une grâce et une gravité aériennes. Ce si joli ballet, irréaliste et funèbre, sert de prélude paradoxal à une histoire terriblement violente, celle du boxeur Jake La Motta, champion du monde des poids moyens de 1949 à 1951, surnommé « le taureau du Bronx ». Issu d’un milieu d’immigrés pauvre, il connaîtra la gloire sur le ring, puis après un mariage raté et un match truqué par la Mafia, la jalousie sexuelle, la décadence et la prison. C’est Robert De Niro qui apporte à Martin Scorsese, à bout de souffle après le tournage de New York, New York, et hospitalisé suite à une overdose de médicaments, le récit autobiographique du boxeur, publié en 1970, que l’acteur a déjà proposé en vain au cinéaste. Cette fois-ci, il le convainc de l’adapter au cinéma. Raging Bull va réunir à nouveau l’équipe de Taxi Driver : Martin Scorsese, Robert De Niro, dans le rôle principal, et Paul Schrader pour le scénario. Le film est tourné en pellicule couleur mais en noir et blanc. Il sort en France le 25 février 1981. L’ensemble de la presse reçoit le film très positivement.
-Véronique Doduik pour La Cinémathèque Française
Toutes les séance du film sont précédées de l’avant-programme
Les joutes nautiques
de Pierre Schmidt, fonds Schimdt, issu des collections de MIRA (FR | 1956 | 2min).