Put Your Soul on Your Hand and Walk

SÉANCE SUIVIE D’UN ÉCHANGE AVEC LA RÉALISATRICE SEPIDEH FARSI

À l’occasion de Strass’Iran et de la venue de la réalisatrice iranienne Sepideh Farsi, Le Cosmos programme et propose une séance spéciale du film nécessaire Put Your Soul on Your Hand and Walk. La réalisatrice sera présente pour échanger après le film.

Synopsis du film :
Put your soul on your hand and walk est ma réponse en tant que cinéaste, aux massacres en cours des Palestiniens. Un miracle a eu lieu lorsque j’ai rencontré Fatem Hassona. Elle m’a prêté ses yeux pour voir Gaza où elle résistait en documentant la guerre, et moi, je suis devenue un lien entre elle et le reste du monde, depuis sa « prison de Gaza » comme elle le disait. Nous avons maintenu cette ligne de vie pendant plus de 200 jours. Les bouts de pixels et sons que l’on a échangés sont devenus le film que vous voyez. L’assassinat de Fatem le 16 avril 2025 suite à une attaque israélienne sur sa maison en change à jamais le sens. – Sepideh Farsi

L’avis du GNCR :
Pendant un an, d’avril 2024 à avril 2025, Fatem et Sepideh s’appellent régulièrement. La première est à Gaza, la deuxième vit en France. Tout les sépare, leurs conditions de vie en premier lieu. Et la réalisatrice n’en cache rien. En donnant à voir sa vie quotidienne, la réalisatrice montre aussi ce qui la sépare de son interlocutrice : son confort, son sentiment de sécurité. De l’autre côté, petit à petit, Fatem fatigue, sa santé mentale se dégrade, sa situation devient de plus en plus difficile. À travers ses récits, on découvre la vie de son entourage, ses proches et ses ami·e·s. Et son travail de photographe.
Par son dispositif — une mise en abyme de caméras —, qui permet à la réalisatrice de se détacher de son écran et de donner à voir le hors-champ de la discussion, le film révèle la partition du monde en deux, entre ceux et celles qui peuvent vivre, voyager, et celles et ceux qui sont désespérément enfermé.es jusqu’à la mort. Et pourtant le documentaire rêve à construire un monde commun, à travers ce lien presque filial. Il se révèle être un des seuls gestes que le cinéma puisse faire avec justesse aujourd’hui : donner à voir la construction de ce lien, mais aussi donner la parole, donner à entendre la voix, les récits de palestinien·ne·s, ré-humaniser celles et ceux qui dans les médias ne sont que des chiffres.
– Juliette Grimont, Cinéma Le Gyptis, Marseille

En partenariat avec le collectif 50/50

Tarifs habituels