Au cœur du conflit vietnamien, Apocalypse Now suit l’épopée du Capitaine Willard chargé par ses supérieurs de retrouver le Colonel Kurtz, un ancien béret vert régnant sur une armée de fanatiques quelque part au-delà de la frontière cambodgienne…
Palme d’or à Cannes en 1979, Apocalypse Now s’est d’emblée imposé comme le film définitif sur la guerre du Vietnam. Mais, paradoxalement, ce chef-d’œuvre n’a pas eu de forme définitive avant son quarantième anniversaire, avec ce montage qui ajoute trente minutes à la première version et ôte vingt minutes à la version longue. Finalement, Coppola a réussi à atteindre l’équilibre dans l’excès, qui est ici partout.
– par Frédéric Strauss pour Télérama
Tous publics avec avertissement.
Nourris de viande rance, les marins du Potemkine se révoltent contre leurs dures conditions. Menés par Vakulinchuk, les marins tuent les officiers du navire pour gagner leur liberté. Vakulinchuk est également tué et les habitants d’Odessa l’honorent comme un symbole de la révolution.
Mona Bergeron est morte, son corps gelé ayant été retrouvé dans un fossé d’une région campagnarde de la France. On revisite les dernières semaines qui ont mené à son décès.
La ressortie de Sans toit ni loi en version restaurée est l’occasion de constater que, depuis 1985, le film n’a rien perdu de sa jeunesse et apparaît même comme plein de verdeur au milieu d’un cinéma français depuis longtemps asséché.
– Sara Ri pour Critikat
Pour conclure sa carrière, l’inspecteur Somerset, vieux flic blasé, tombe à sept jours de la retraite sur un criminel peu ordinaire. John Doe, c’est ainsi que se fait appeler l’assassin, a decidé de nettoyer la societé des maux qui la rongent en commettant sept meurtres basés sur les sept pechés capitaux: la gourmandise, l’avarice, la paresse, l’orgueil, la luxure, l’envie et la colère.
L’un des meilleurs néo-noirs contemporains, relecture stylisée des archétypes du genre, passés ici au shaker d’une esthétique hybride. C’est son deuxième film, et Fincher impose déjà sa patte, une direction artistique sophistiquée, du générique d’ouverture à la photographie signée Darius Khondji.
– La Cinémathèque Française
La vie heureuse de James s’arrête brusquement lorsque ses parents sont tués par un rhinocéros et qu’il part vivre avec ses deux horribles tantes, Éponge et Piquette. Un soir, James rencontre un petit vieillard qui lui offre des langues de crocodile magiques qui le rendront heureux. Mais en rentrant chez lui, James fait accidentellement tomber les langues dans le jardin, et une pêche gigantesque se met à pousser…
Un orphelin brimé s’échappe vers New York à bord d’une… pêche, qui a grossi, grossi. D’après le volubile Roald Dahl, un film rocambolesque et poétique de Henry Selick où des vrais acteurs se transforment en personnages de dessin animé.
– par Bernard Génin pour Télérama
Propriétaire d’une petite usine de tracteurs, Fernand Naudin mène une vie tranquille et sans histoire quand un télégramme l’appelle à Paris. Il arrive à temps pour recueillir le dernier soupir d’un ami de jeunesse, Louis dit « le Mexicain », qui lui confie ses affaires louches en même temps que la garde de sa fille Patricia. Et les ennuis commencent…
Les Tontons flingueurs a depuis largement gagné le statut de film culte au fil de ses rediffusions téloches. S’il fut pour Michel Audiard et Georges Lautner l’occasion d’étendre toute leur verve comique au sein de la parodie, il dessine aussi, inconsciemment mais sûrement, toutes les limites de la Qualité française dont il retranscrit l’imminente fin de parcours.
– Matthieu Santelli pour Critikat
Smith mène une vie tranquille sur le campus – il traîne avec sa meilleure amie, l’insolente Stella, couche avec la belle London, tout en désirant Thor, son sublime colocataire, un surfeur un peu simplet – jusqu’à une nuit terrifiante où tout va basculer. Sous l’effet de space cookies ingérés à une fête, Smith est persuadé d’avoir assisté à l’horrible meurtre de la Fille Rousse énigmatique qui hante ses rêves. En cherchant la vérité, il s’enfonce dans un mystère de plus en plus profond qui changera non seulement sa vie à jamais, mais aussi le sort de l’humanité.
Avec ses deux derniers films, Mysterious Skin et Smiley Face, Gregg Araki s’était un peu enfermé dans des récits à tonalité plus classique et avait un peu perdu de cette verve anticonformiste qui faisait la force de ses premiers films, The Doom Generation et Nowhere en tête.
Avec Kaboom, lauréat de la Queer Palm au dernier festival de Cannes, il renoue avec un univers pop totalement déjanté où tous les excès sont permis et rend un hommage aussi modeste qu’amusé à l’un de ses maîtres, David Lynch.
– Clément Graminiès pour Critikat
Film interdit aux moins de 12 ans.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Lena, jeune juive, se marie à un français pour échapper à la déportation. Madeleine, elle, est mariée à un homme qu’elle n’aime plus. Quand les deux femmes se rencontrent quelques années après la fin du conflit, une amitié ardente naît entre elles, une relation si dévorante qu’elle met en péril leurs vies respectives.
Une amitié fulgurante libère deux femmes de leur prison domestique, dans les années1950. Isabelle Huppert et Miou-Miou sont extraordinaires dans cette échappée belle féministe, qui n’a pas pris une ride depuis sa sortie, en 1983.
Programme de 4 courts métrages :
Le Concert :
Déterminé à chanter malgré les critiques de ses parents, Colargol exprime son désespoir en musique au bord de la rivière. Séduit par sa voix unique, un directeur de cirque lui propose de rejoindre sa troupe. Colargol accepte, attiré par la promesse d’un avenir où il pourrait enfin chanter librement.
Au cirque Pimoulu :
Plongé dans l’effervescence du cirque, Colargol découvre un univers fascinant mais exigeant. Il doit faire face à ses peurs et apprendre à se dépasser. Grâce au soutien de ses nouveaux amis, il surmonte ses doutes et trouve sa place sous le chapiteau, où il devient une véritable vedette.
Colargol, chanteur de cirque :
Le succès fulgurant de Colargol au cirque suscite des jalousies, notamment celle de Madame Pimoulu. Irritée par l’attention que l’ourson attire, elle se met à le traiter avec cruauté. Lorsqu’il tente de fuir, elle le fait enfermer.
La Délivrance :
À Bois-Joli, les amis de Colargol apprennent avec consternation son triste sort. Unissant leurs forces, les animaux de la forêt montent une mission audacieuse pour libérer leur camarade. À travers une série d’aventures périlleuses, ils parviennent à délivrer Colargol et à le ramener chez lui. Entouré de ses proches, l’ourson retrouve sa joie et sa passion pour la musique !
Un modeste employé de bureau vit dans la banlieue de Tokyo avec sa famille. Voyant leur père faire des courbettes à son patron, Ryoichi et Keiji lui demandent des explications. Face à sa réponse insatisfaisante, les deux garçons commencent alors une grève de la faim en signe de protestation…
Gosses de Tokyo est le vingt-quatrième film d’Ozu et son dernier film muet dont il tourna un remake en 1959, intitulé Bonjour (Oyaho). C’est une comédie à l’humour amer qui met en scène les relations conflictuelles entre un père et ses deux fils. A travers la malice de la mise en scène, qui capte avec un naturel déconcertant les mimiques, les rancœurs et les petits plaisirs des deux enfants, se dessine une peinture de la société japonaise et de sa rigidité. Les parents sont remis en question en tant que modèles. Le film s’achève par leur prise de conscience. Un cinéma d’insoumis beau comme du Truffaut ! « Ozu, encore fortement marqué par le burlesque et le slapstick américains, a joyeusement utilisé le couple des deux gamins, flanqués d’une bande « d’affreux jojos » particulièrement réjouissants. Du strict point de vue de l’efficacité comique, les grimaces et attitudes des deux frères sont irrésistibles, et loin de n’être qu’un cabotinage supérieur, sont l’expression même d’une authenticité saisie « sans en avoir l’air », d’une réalité retournée, comme justement chez Jean Vigo.
– Revue du cinéma.