Seven

Pour conclure sa carrière, l’inspecteur Somerset, vieux flic blasé, tombe à sept jours de la retraite sur un criminel peu ordinaire. John Doe, c’est ainsi que se fait appeler l’assassin, a decidé de nettoyer la societé des maux qui la rongent en commettant sept meurtres basés sur les sept pechés capitaux: la gourmandise, l’avarice, la paresse, l’orgueil, la luxure, l’envie et la colère.

L’un des meilleurs néo-noirs contemporains, relecture stylisée des archétypes du genre, passés ici au shaker d’une esthétique hybride. C’est son deuxième film, et Fincher impose déjà sa patte, une direction artistique sophistiquée, du générique d’ouverture à la photographie signée Darius Khondji.
– La Cinémathèque Française

Le Terroriste

Venise, hiver 1943. La Résistance italienne prépare un attentat contre le siège de la Kommandantur allemande. Un homme surnommé l’Ingénieur y joue un rôle déterminant. Bien que l’explosion soit meurtrière, elle n’atteint pas les cibles désirées (le commandant allemand en réchappe). Le lendemain, les autorités réagissent en menaçant de fusiller des otages si l’ingénieur n’est pas livré…

Un film extraordinaire, astre noir du cinéma politique italien
– Le Monde

Gosses de Tokyo

Un modeste employé de bureau vit dans la banlieue de Tokyo avec sa famille. Voyant leur père faire des courbettes à son patron, Ryoichi et Keiji lui demandent des explications. Face à sa réponse insatisfaisante, les deux garçons commencent alors une grève de la faim en signe de protestation…

Gosses de Tokyo est le vingt-quatrième film d’Ozu et son dernier film muet dont il tourna un remake en 1959, intitulé Bonjour (Oyaho). C’est une comédie à l’humour amer qui met en scène les relations conflictuelles entre un père et ses deux fils. A travers la malice de la mise en scène, qui capte avec un naturel déconcertant les mimiques, les rancœurs et les petits plaisirs des deux enfants, se dessine une peinture de la société japonaise et de sa rigidité. Les parents sont remis en question en tant que modèles. Le film s’achève par leur prise de conscience. Un cinéma d’insoumis beau comme du Truffaut ! « Ozu, encore fortement marqué par le burlesque et le slapstick américains, a joyeusement utilisé le couple des deux gamins, flanqués d’une bande « d’affreux jojos » particulièrement réjouissants. Du strict point de vue de l’efficacité comique, les grimaces et attitudes des deux frères sont irrésistibles, et loin de n’être qu’un cabotinage supérieur, sont l’expression même d’une authenticité saisie « sans en avoir l’air », d’une réalité retournée, comme justement chez Jean Vigo.
– Revue du cinéma.

Colargol et le Cirque Pimoulu

Programme de 4 courts métrages :

Le Concert :
Déterminé à chanter malgré les critiques de ses parents, Colargol exprime son désespoir en musique au bord de la rivière. Séduit par sa voix unique, un directeur de cirque lui propose de rejoindre sa troupe. Colargol accepte, attiré par la promesse d’un avenir où il pourrait enfin chanter librement.

Au cirque Pimoulu :
Plongé dans l’effervescence du cirque, Colargol découvre un univers fascinant mais exigeant. Il doit faire face à ses peurs et apprendre à se dépasser. Grâce au soutien de ses nouveaux amis, il surmonte ses doutes et trouve sa place sous le chapiteau, où il devient une véritable vedette.

Colargol, chanteur de cirque :
Le succès fulgurant de Colargol au cirque suscite des jalousies, notamment celle de Madame Pimoulu. Irritée par l’attention que l’ourson attire, elle se met à le traiter avec cruauté. Lorsqu’il tente de fuir, elle le fait enfermer.

La Délivrance :
À Bois-Joli, les amis de Colargol apprennent avec consternation son triste sort. Unissant leurs forces, les animaux de la forêt montent une mission audacieuse pour libérer leur camarade. À travers une série d’aventures périlleuses, ils parviennent à délivrer Colargol et à le ramener chez lui. Entouré de ses proches, l’ourson retrouve sa joie et sa passion pour la musique !

Olivia

Mademoiselle Julie, professeur dans un pensionnat de jeunes filles, est une personnalité fascinante. A tel point qu’elle en vient à jeter le trouble chez l’une de ses élèves, Olivia, dont le cœur ne tarde pas à être en émoi. L’attitude pour le moins ambiguë du professeur pousse une jeune femme, Cara, très attachée à mademoiselle Julie, à commettre l’irréparable.

« Le cinéma est aussi une affaire de femmes : Jacqueline Audry n’a cessé de l’affirmer tout au long de sa carrière. Son cinquième film, Olivia, est à redécouvrir en salles en version restaurée. Un film méconnu d’une réalisatrice oubliée qui a pourtant beaucoup œuvré pour l’affirmation du désir féminin. » (Esther Brejon)

Coup de foudre

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Lena, jeune juive, se marie à un français pour échapper à la déportation. Madeleine, elle, est mariée à un homme qu’elle n’aime plus. Quand les deux femmes se rencontrent quelques années après la fin du conflit, une amitié ardente naît entre elles, une relation si dévorante qu’elle met en péril leurs vies respectives.

Une amitié fulgurante libère deux femmes de leur prison domestique, dans les années1950. Isabelle Huppert et Miou-Miou sont extraordinaires dans cette échappée belle féministe, qui n’a pas pris une ride depuis sa sortie, en 1983.