Baxter est un chien qui a l’incroyable capacité de penser par lui-même et d’analyser les comportements humains. Tout d’abord compagnon d’une vieille dame seule, il s’ennuie. Adopté ensuite par un jeune couple, il est tranquillement délaissé à la naissance de leur bébé. Finalement recueilli par le jeune Charles, il découvrira en lui un maître agressif et morbide, fasciné par le régime nazi.
ATTENTION : La séance du 13.03 à 16h05 a été supprimée. Pour la remplacer, une séance a été ajoutée le dimanche 13.03 à 12h.
Robert, instituteur d’un petit village, apprend à ses élèves à respecter la nature et à résister au conformisme ambiant. Un magicien et sa troupe débarquent un jour avec la belle Diana et un chat pourvu de lunettes qui a un étrange pouvoir révélateur sur les vertus et les vices des humains. Certains habitants du village ne le supportent pas, et le font savoir…. Mais cela provoque à son tour d’étranges phénomènes, comme la disparition des enfants du village… Robert mène l’enquête, tout en tombant amoureux de Diana…
Métaphore du régime communiste et de la manière dont il étouffait les libertés individuelles, Un jour un chat est l’œuvre pleine de fantaisie d’un cinéaste considéré par Miloš Forman comme le père spirituel de la Nouvelle Vague tchèque. «Voilà en. effet un film qui (…) ne cesse de virevolter et parvient ainsi à susciter l’adhésion en en appelant essentiellement à la capacité d’ébahissement ou de jubilation de son spectateur. En cela, il se conforme exactement à son programme politique: de la modernité (incarnée notamment par le score très jazz), du mouvement, de la sincérité, de la vie»
– Antoine Royer, www.dvdclassik.com, 2021
En version restaurée !
Jennifer Corvino se rend en Suisse afin de poursuivre ses études au sein d’un établissement scolaire privé. Un soir, lors d’une crise de somnanbulisme, la jeune fille assiste au meurtre d’une étudiante.
Considéré à tort comme le premier film marquant le déclin artistique de Dario Argento, Phenomena serait plutôt son dernier chef-d’œuvre, délaissant le maniérisme et le baroque de ses précédents films pour épouser une forme et une narration plus proche du conte de fée et de Lewis Carroll. Si on se souvient de Phenomena pour ses milliers d’insectes employés lors du tournage – l’héroïne jouée par Jennifer Connelly a le pouvoir de communiquer avec eux et utilise ce don pour traquer un tueur en série – un autre animal est à l’honneur du film : un drôle de chimpanzé dénommé Inga. C’est même lui qui vole la vedette à Jennifer et ses insectes dans l’ultime scène du film, en tuant à coup de rasoir Mme Bruckner, jouée par Daria Nicolodi. Une scène glaciale et étonnamment réaliste, qui a été tournée sans doublure. C’est bien le singe Tanga, déja à l’écran trois ans plus tôt, mais dans un registre plus comique, pour Bingo Bongo de Pasquale Festa Campanile, qui assène les coups de rasoir. Argento qui voulait absolument éviter que la prestation de Tanga ne paraisse risible, a d’ailleurs connu des déboires sur le tournage, ainsi que ses actrices. Le chimpanzé a disparu pendant 3 jours dans une forêt, et, pire encore, il a attaqué Jennifer Connelly, alors âgée de seulement 15 ans, et lui a arraché une partie d’un doigt, ce qui a poussé à l’utilisation d’une doublure pour les scènes entre Jennifer et Inga.
– Chaos Reign (Article ci-joint !)
Interdit aux moins de 12 ans
Les épouses de Oswald et Oliver Deuce, deux frère jumeaux zoologues, meurent d’un accident de voiture dont Alba Bewick, la conductrice, est la seule survivante. Fous de douleurs et inquiets de la dégradation physique des corps de leurs belles, les deux frères se lancent dans une expérimentation sur le pourrissement qui les va les aider à faire leur deuil.
« Il s’agit de la première collaboration entre Peter Greenaway et le directeur photo Sacha Verny (que Greenaway admirait pour ses travaux chez Alain Resnais et d’autres ténors de la Nouvelle Vague), et chaque espace du film a une couleur, une teinte plus ou moins subtile qui traduit les thèmes et émotions du film. La pulsion de mort passe par tout l’environnement rattaché au zoo, véritable caverne charbonneuse dont le surgissement d’une teinte étrange dans les ténèbres confère au lieu des airs de laboratoire d’alchimiste. »
– DvdClassik
A New York, une jeune femme originaire d’Europe centrale, Irena, épouse un homme et lui dit qu’elle est victime d’une ancienne malédiction qui la transforme en panthère assoiffée de sang.
« Une jeune femme est convaincue d’être victime d’une malédiction ancestrale, qui la transforme en panthère sanguinaire. De la brume, des métamorphoses, l’eau trouble d’une piscine, des cages et des barreaux : Tourneur peint l’ombre avec la lumière, file les métaphores et livre en creux un point de vue bouleversant sur la sexualité et le désir féminins. L’épouvante par le versant surnaturel et poétique. »
– La Cinémathèque Française
Billy, enfant solitaire, a une mère dépassée, un frère violent et des camarades de classe dont il est le souffre-douleur. Un jour d’école buissonnière, il trouve dans la lande un faucon crécerelle qu’il entreprend de dresser.
Loach adapte le roman de Barry Hines, avec sa complicité, et filme avec austérité – sa marque de fabrique –, le nord de l’Angleterre, le Yorkshire, une petite ville minière grisâtre. À travers l’oiseau, la nature s’oppose à la tristesse urbaine, la liberté au déterminisme social. Loach pose un regard désenchanté sur le système scolaire britannique, qu’il tacle avec une rage froide (un match de foot, les examens de passage trop décisifs). Cousin de Léaud/Doinel, l’espièglerie en moins, son jeune interprète est époustouflant. Et Kes, avec son empathie, sa force quasi documentaire, est absolument bouleversant.
En version restaurée !