LE VIOL ANNE CORINNE ANNIE BRIGITTE JOSYANE MONIQUE ET LES AUTRES

Deux amies, Anne et Corinne, se retrouvent pour parler d’elles-mêmes, de la violence faite aux femmes, des agressions qu’elles ont subies, du viol et de leur propre aliénation. Elles discutent avec trois avocates féministes, Monique Antoine, Colette Auger, Josyane Moutet, de la justice et de la répression.

Séances précédées par le court métrage Monique, LIP I de Carole Roussopoulos
(FR | 1973 | 25min)
Cette vidéo fait partie d’une série (2) tournée par la réalisatrice avec son groupe Video Out pendant tout le conflit et mettant en avant notamment le rôle des femmes dans une usine en lutte. La grève des Lip est restée fameuse dans l’histoire sociale des années 1970 comme une expérience d’autogestion avec pour slogan « On produit, on vend, on se paie. ». La grève des usines Lip a remis en question le principe de la propriété des instruments de production. La lutte sera le révélateur de la bataille que les femmes doivent mener pour obtenir une place dans le milieu syndical et politique.

COURT METRAGES CAROLE ROUSSOPOULOS CINEMA LE COSMOS

Dans la continuité de la rétrospective Carole Roussopoulos, le Cosmos propose une séance spéciale court métrages de la réalisatrice, mêlant féminisme, anti-impérialisme et anti-racisme.

Au programme :

SCUM Manifesto
de Carole Roussopoulos & Delphine Seyrig
FR | 1976 | 27 min

Lecture mise en scène, avec en arrière-plan des informations télévisées, du livre de Valerie Solanas, S.C.U.M. Manifesto (1967) : réquisitoire contre la société dominée par l’image «mâle» de l’action «virile», substituts à l’impuissance réelle des hommes.
S.C.U.M. = Society for Cutting Up Men.

Y’a qu’a pas baiser
de Carole Roussopoulos
FR | 1973 | 17 min

Une femme prend la décision de ne pas garder son enfant. Le film alterne la séquence d’un avortement mené selon la méthode Karman – alors que cette pratique est encore illégale en France – et des images de la première manifestation de femmes en faveur de l’avortement et de la contraception qui a lieu à Paris le 20 novembre 1971.

Munich
de Carole Roussopoulos & Paul Roussopoulos
FR | 1972 | 12 min

En septembre 1972, un commando palestinien du nom de Septembre Noir prend en otage la délégation israélienne aux jeux olympiques de Munich. Ce film, qui dénonce l’hypocrisie de cette illusoire « paix olympique », est un montage d’images de la télévision officielle et d’images tournées dans les camps de réfugiés palestiniens de Jordanie en septembre 1971 (Septembre Noir), en pleine répression des populations palestiniennes par les armées du roi Hussein.

Genet parle d’Angela Davis
de Carole Roussopoulos
FR | 1970 | 0h12


Le 16 octobre 1970, à l’Hôtel Cecil à Paris, le groupe Video Out (Carole et Paul Roussopoulos) filme la déclaration de Jean Genet enregistrée après l’annonce de l’arrestation d’Angela Davis, militante du Black Panther Party et enseignante de philosophie aux Etats-Unis.

Kathleen Cleaver, New York, Décembre 71
de Carole Roussopoulos
FR | 1971 | 20 min

Entrecoupée d’images de la ville de New york et de manifestions de rue sur le morceau « New York, New York » du groupe The Last Poets on suit une intervention de Kathleen Cleaver. Elle rejoint en 1968 le Black Panther Party for Self Defense (fondé en 1965) , elle en est la ministre de la communication et porte parole.

Présentée et suivie d’un Q&A avec Nicole Fernandez Ferrer, programmatrice, archiviste, traductrice et déléguée générale du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir.

Working Girls

La photographe Molly travaille à mi-temps dans une maison close de Manhattan. En une journée, elle jongle entre tous ses clients, ses collègues, et fait face à sa patronne ambitieuse. Là où la frontière entre le personnel et le professionnel s’efface aisément, Molly lutte pour défendre son identité.

Alors que l’opinion commune était salace et plein de jugements, Lizzie Borden a dédramatisé le travail du sexe dans ce film féministe, intelligent et chaleureux. Au rythme du travail et de ses banalités—mauvais patrons, longues heures—le réalisme est ici saisissant et magnifiquement restauré.
-MUBI

Cléo de 5 à 7

Cléo, chanteuse, attend les résultats d’une analyse médicale. De la superstition à la peur, de la rue de Rivoli au Café de Dôme, de la coquetterie à l’angoisse, de chez elle au parc Montsouris, Cléo vit quatre-vingt-dix minutes particulières. Son amant, son musicien, une amie puis un soldat lui ouvrent les yeux sur le monde.

L’histoire de ce film, celle d’une chanteuse que deux heures séparent du résultat de ses analyses médicales, semble coller à la géographie et au temps réels. Le personnage féminin, d’abord tout en superficialité, ouvre progressivement les yeux sur le monde alentour, notamment la guerre d’Algérie. Avec Cléo de 5 à 7, Agnès Varda anticipe d’une décennie le motif de l’errance qui caractérisera le cinéma des années 70, et les questionnements sur le male gaze.
-La Cinémathèque

Furiosa : une saga Mad Max

Dans un monde en déclin, la jeune Furiosa est arrachée à la Terre Verte et capturée par une horde de motards dirigée par le redoutable Dementus. Alors qu’elle tente de survivre à la Désolation, à Immortan Joe et de retrouver le chemin de chez elle, Furiosa n’a qu’une seule obsession : la vengeance.

La jeunesse impétueuse et vengeresse de Furiosa, incarnée par Anya Taylor-Joy, dix ans après Charlize Theron… Les accents féministes de Fury Road prennent toute leur ampleur dans sa suite – en réalité son préquel –, bombe à hydrogène survitaminée, élégante et barbare dont l’ampleur opératique exige l’écran géant, volume à bloc. Le blockbuster tel qu’on le rêve.
-La Cinemathèque

Interdit aux – de 12 ans

Belladonna

Jeanne, abusée par le seigneur de son village, pactise avec le Diable dans l’espoir d’obtenir vengeance. Métamorphosée par cette alliance, elle se réfugie dans une étrange vallée, la Belladonna…

Un véritable opéra-rock, une aventure graphique à la folle imagination, adapté de La Sorcière de Michelet et inscrit dans la culture underground. Avec sa cohorte de femmes brûlées, torturées ou crucifiées de peur que leur puissance ne renverse la domination masculine, Belladonna respecte à la lettre le caractère visionnaire et féministe du livre de Michelet.
-La Cinémathèque

⚠ TW : Jeanne est victime d’un viol, celui-ci n’étant pas frontalement montré mais figuré.

Interdit aux – de 12 ans

Séances précédées par le court métrage I would like to rage de Leho Galibert-Lainé
(FR | 2023 | 12 min)
Des jeux de rôle aux GIF animés, des performances reconstituées à l’écriture poétique, cet essai vidéo pose la question suivante : qu’est-ce qu’une expression authentique de la colère ?

Smithereens

Une jeune femme agitée et abrasive évite l’affection d’un jeune artiste sensible, préférant courir après des chanteurs de punk dans un désir malavisé de gloire et de fortune à Greenwich Village de New York.

Dès son premier long métrage, sélectionné à Cannes, Seidelman redéfinit l’image du personnage féminin, indocile et déterminée, qu’elle établit dans le New York mal famé des années 80. Comme une grande sœur de Susan dans le film suivant, l’égocentrique Wren, lunettes noires et bas résilles, cherche sa place dans les milieux underground de la ville, entre un musicien cynique et un gentil provincial. Une œuvre âpre, rugueuse, frénétique, à l’image de la BO signée The Feelies
-La Cinemathèque

La Leçon de piano

Ada McGrath, jeune femme muette, veuve et passionnée de musique, débarque avec Flora, sa fille, sur une plage de Nouvelle-Zélande où elle doit épouser Alistair Stewart, un colon qu’elle ne connaît que par courrier. Le voyage pour rejoindre la ferme est difficile et Stewart préfère troquer l’encombrant piano auquel elle tient tant contre des terres appartenant à son voisin, George Baines, un être fruste qui vit comme les Maoris.

Palme d’or du Festival de Cannes de 1993, La Leçon de piano est seulement le troisième film de la cinéaste néo-zélandaise Jane Campion après les remarqués Sweetie (1989) et Un ange à ma table (1990). Grande amatrice de littérature romanesque et gothique, marquée notamment par les oeuvres des soeurs Brontë ou d’Ann Radcliffe, Jane Campion transpose avec succès ce genre typiquement anglais dans les contrées sauvages de la Nouvelle-Zélande, à l’aura tout aussi mystérieuse que celle des landes. La scénariste-réalisatrice joue brillamment avec les codes du classicisme pour raconter l’histoire de ce triangle amoureux à haute tension érotique, magnifiquement incarné par Holly Hunter (Crash), Harvey Keitel (Reservoir Dogs) et Sam Neill (Jurassic Park). Comme toujours chez Campion, l’histoire est envisagée à travers le prisme féminin : le personnage d’Ada est une femme forte et affirmée, prête à affronter toutes les batailles pour récupérer son piano, son unique moyen d’expression avec sa fille Flora – interprétée par l’impressionnante Anna Paquin (True Blood), alors âgée de neuf ans. Jane Campion signe là une oeuvre charnelle – où le plaisir féminin est pour une fois mis en avant – autour de personnages tiraillés entre la culture qui leur a été inculquée, et leurs instincts et pulsions naturels. Avec ses paysages ensorcelants et sa musique enivrante, La Leçon de piano est une peinture aussi délicate qu’embrasée de la passion amoureuse sublimée par un fabuleux quatuor d’acteurs, à contempler pour la première fois dans sa version restaurée 4K !

Médée

Médée est la fille du roi de l’île de Colchide. Jason, à la tête des Argonautes, débarque sur l’île pour s’emparer de la Toison d’or. Médée s’éprend de Jason et, grâce à ses dons de magicienne, parvient à obtenir le trophée. Après avoir tué le frère de Médée qui s’opposait à leur départ, Médée et Jason vivent d’heureuses années à Iolchos, puis à Corinthe. Jusqu’au jour où Jason tombe amoureux de Glauce, la fille du roi de Corinthe, Créon.

Adaptation de la célèbre tragédie d’Euripide, Médée est une œuvre sublime qui déborde de toute la démesure sanglante du mythe grec. Pier Paolo Pasolini clôt ici avec brio sa trilogie entamée avec L’Évangile selon saint Matthieu et Œdipe roi. C’est au cours de la décennie 1960 que le cinéaste redécouvre avec passion l’Antiquité et ses grands mythes, et qu’il effectue en parallèle des voyages à travers l’Afrique, le Moyen- Orient et l’Asie – certaines scènes en extérieur de Médée furent notamment tournées en Syrie et en Turquie. Pasolini voit dans ces nouveaux paysages un moyen de se rapprocher du sacré, loin de l’Italie et de son capitalisme politique qu’il exècre. Incarnée par la cantatrice Maria Callas dans son unique rôle au cinéma, extraordinaire dans son interprétation pleine de grâce et de passion, elle insuffle une humanité qui n’avait jusque-là jamais été admise à cette figure classique de femme coupable. Œuvre totale et fulgurante, Médée est un subtile mélange de mythologie classique et de critique sociale contemporaine.

Tristana

Don Lope est un grand bourgeois tolédan d’âge mûr, oisif, libéral, anticlérical et don juan. Orpheline, Tristana est recueilli par cet aristocrate vieillissant de Tolède, qui devient son tuteur, puis son amant. Bientôt, elle l’abandonne et part vivre avec un peintre, Horacio. Quelques années après, la jeune femme revient malade d’une tumeur à la jambe.

Tristana est seulement le troisième film de Luis Buñuel tourné en Espagne après Las Hurdes (Terre sans pain) en 1932 et Viridiana en 1961. Le réalisateur célèbre ici ses retrouvailles avec la ville de Tolède, où il se rendait régulièrement depuis Madrid avec ses amis Salvador Dalí et Federico García Lorca. Les pérégrinations de ses personnages à travers la ville traduisent la nostalgie du cinéaste pour la cité de sa jeunesse. Tristana dénote également la fascination de Buñuel pour les petites choses de la vie qui peuvent changer le cours de l’existence – par exemple, le simple choix de s’engager dans une ruelle plutôt qu’une autre transformera à jamais la vie de la jeune femme car c’est là qu’elle fait la rencontre de son amant. Mais ce film sert avant tout de catalyseur au réalisateur car il fait confronter les décors de sa jeunesse à son angoisse de la vieillesse. Alors âgé de soixante-neuf ans, Buñuel s’identifie au personnage de Don Lope, vieil homme bourré de contradictions qu’il a peur de devenir, ce bourgeois anticlérical qui finit par boire un chocolat chaud avec les curés. À travers ce film, le cinéaste prouve finalement sa passion pour les personnages extrêmes et passionnés plutôt que pour les sages et les pragmatiques comme Horacio, l’amant italien de Tristana. Catherine Deneuve, qui a elle-même sollicité Buñuel pour retravailler avec lui, excelle à montrer la transformation de son personnage, de la jeune fille innocente des débuts à la femme froide et manipulatrice qu’elle finit par devenir. Plus elle s’affranchit de Don Lope – auquel elle reste malgré tout attirée tel un aimant – plus sa beauté se révèle, dévoilant un érotisme troublant malgré son corps mutilé. Considéré comme l’un des films les plus personnels de Buñuel, dernier film de la veine romanesque du réalisateur, Tristana montre de la plus belle des façons le passage du désir à l’amour véritable de la personne à travers sa blessure et son handicap.

Les Sorcières d’Akelarre

Pays basque, 1609. Six jeunes femmes sont arrêtées et accusées d’avoir participé à une cérémonie diabolique, le Sabbat. Quoi qu’elles disent, quoi qu’elles fassent, elles seront considérées comme des sorcières. Il ne leur reste plus qu’à le devenir…

La peur que suscitaient les femmes accusées d’être possédées n’a jamais eu autant de choses à nous apprendre. C’est le pari de ce film : recréer le Pays basque espagnol de 1609 pour raconter un peu plus qu’une chasse aux sorcières dont vont être victimes de jeunes tisserandes.
-Télérama

Séances précédées du court métrage Les Seins de Emma Chevalier
(FR | 2025 | 8 min)
Un couple fait une sextape, mais elle a une question, et il ne connaît pas la réponse…

Tous publics avec avertissement

Carrie au Bal du Diable

Tourmentée par une mère névrosée et tyrannique, la vie n’est pas rose pour Carrie. D’autant plus qu’elle est la bouc émissaire des filles du collège. Elle ne fait que subir et ne peut rendre les coups, jusqu’à ce qu’elle ne se découvre un étrange pouvoir surnaturel.

Sissy Spacek/Carrie White, harcelée au lycée, tyrannisée par une mère névrosée, se découvre des dons de télékinésie. Brian de Palma adapte Stephen King dans un récit initiatique cruel, cheminement vers le mal et réflexion baignée de sang sur la féminité naissante, et multiplie au passage les clins d’œil au maître Hitchcock (la scène de douche, la BO stridente de Pino Donaggio).
-La Cinemathèque

⚠ TW : scènes de harcèlement scolaire, de violences psychologiques et familiales et images de sang, évidemment.

Interdit aux – de 12 ans

Faster, Pussycat! Kill! Kill!

Trois femmes sauvages, dans trois somptueuses voitures, décident de former un gang où elles se livrent à des pillages meurtriers. Elles kidnappent et droguent la petite amie d’une de leurs victimes et se cachent dans un ranch isolé appartenant infirme qui vit avec ses deux fils. Cet homme détient et cache une grosse somme d’argent. Les trois femmes tentent de séduire les deux fils afin de découvrir où est le butin.

Cinéaste indépendant qui a tout au long de sa carrière tourné, monté, produit ses propres films, Russ Meyer est considéré comme un « auteur » majeur du cinéma bis. Ayant influencé Andy Warhol et John Waters, qui le considérait comme « l’Eisenstein du sex film », il emploie souvent les mêmes motifs qui s’apparentent à la bande dessinée : femmes voluptueuses plus grandes que nature face à des hommes idiots, infirmes et/ou pervers. Faster, Pussycat! Kill! Kill! est réalisé sur le même modèle que son précédent film (Motorpsycho) qui mettait en scène trois motards dans une traversée meurtrière du désert californien. Meyer a l’idée de remplacer son casting d’hommes par des femmes. Par le biais du divertissement, le cinéaste dépeint, selon Jean-Pierre Jackson, une Amérique « marginale, rurale et retardée ». Les premières images du film proposent un montage rapide sur le déhanché des trois héroïnes filmées en contre-plongée face aux visages grimaçants et ivres des hommes de l’assistance. Les trois stripteaseuses sont ensuite propulsées dans le désert Mojave au volant de bolides lancés à toute allure. Le film, devenu un classique du genre, a la particularité de montrer des femmes féroces, capables d’anéantir des hommes à mains nues. Il révèle Tura Satana interprétant le rôle de Varla, grande brune plantureuse au regard assassin. Tournant dans un noir et blanc qui magnifie la poussière du désert de Californie, le cinéaste impose son style entremêlant habilement une fascination pour ses sujets, des répliques humoristiques et un propos mettant en avant une égalité des sexes reposant sur un même degré de cruauté.
-Sarah Ohana

Interdit aux – de 12 ans

Les Yeux sans visage

Le professeur Genessier kidnappe des jeunes filles dont il utilise la peau pour tenter d’offrir un nouveau visage à sa fille défigurée.

Avec Boileau et Narcejac, Franju a conçu un scénario diabolique : un chirurgien kidnappe des jeunes filles pour greffer leur peau sur le visage de sa fille, défigurée. Une 2CV, le ciré noir d’Alida Valli. Le regard pur d’Édith Scob derrière son masque inexpressif. Les noirs profonds et les blancs aveuglants signés Eugen Schüfftan, qui marquent chaque scène d’une beauté glaçante. Une référence de l’épouvante à la française, merveille poétique, qui inspirera des générations de cinéastes, de Jess Franco à John Carpenter ou Leos Carax.

⚠ TW : Le film comporte une scène de chirurgie réaliste, ainsi que des situations de violence. Ces éléments peuvent heurter.

Tous publics avec avertissement

Ca tourne à Séoul ! Cobweb

Séoul, 1970 : le réalisateur Kim souhaite refaire la fin de son film « Cobweb ». Mais les autorités de censure, les plaintes des acteurs et des producteurs ne cessent d’interférer, et un grand désordre s’installe sur le tournage. Kim doit donc surmonter ce chaos, pour achever ce qu’il pense être son chef-d’œuvre ultime…

En explorant l’obsession d’un réalisateur de la Corée des années 1970, qui souhaite à tout prix retourner la fin de son dernier film pour tenter d’en faire un chef-d’œuvre, Kim Jee-woon livre une satire hilarante des défis inhérents à la réalisation, dans la lignée de Chantons sous la pluie (Stanley Donen & Gene Kelly, 1952), Ed Wood (Tim Burton, 1994), Avé, César ! (Ethan & Joel Coen, 2016) ou, plus récemment, Babylon (Damien Chazelle, 2022), Vers un avenir radieux (Nanni Moretti, 2023).
-The Jokers

Françoise d’Eaubonne: une épopée écoféministe

Dans les années 1970, Françoise d’Eaubonne détonne dans le paysage intellectuel français. A 50 ans, elle a déjà remporté plusieurs prix littéraires et publié une quarantaine de romans et essais, mais reprend de plus belle son combat militant. Elle est la première à définir l’écoféminisme, dénonçant l’oppression commune des femmes et de la planète comme conséquence du patriarcat. Elle participe aux actions du MLF, à la création du FHAR (front homosexuel d’action révolutionnaire) et théorise la contre-violence, allant jusqu’à saboter le chantier de la centrale nucléaire de Fessenheim. Ce film présente pour la première fois des documents inédits. Puisant librement dans les manuscrits et archives photographiques qu’elle a légués à l’Institut Mémoire de l’Edition contemporaine, ses proches et des chercheuses, historiennes, éditrices commentent la résonance de son héritage féministe et écologiste.

Ce film présente pour la première fois des documents inédits. Puisant librement dans les manuscrits et archives photographiques qu’elle a légués à l’Institut Mémoire de l’Edition contemporaine, ses proches et des chercheuses, historiennes, éditrices commentent la résonance de son héritage féministe et écologiste.
-Sancho & Compagnie

Séances précédées par le court métrage De la terreur, mes sœurs ! d’Alexis Langlois
(FR | 2019 | 28 min)
Aujourd’hui, c’est une journée comme les autres pour Kalthoum et ses copines. Elles sirotent des cocktails, cherchent l’amour sur internet et essuient, une fois de plus, les insultes transphobes d’inconnus. Oui mais voilà, aujourd’hui ça ne va pas se passer comme ça… Entre un cosmo et un chardo, les quatre amies transgenres vont imaginer leur vengeance…