Cure

Un officier de police, Takabe, enquête sur une série de meurtres dont les victimes sont retrouvées avec une croix gravée dans le cou. Un jour, un jeune vagabond est arrêté près de l’endroit ou a été retrouvé le dernier corps. Il est vite identifié comme un ancien étudiant en psychologie, devenu fou et ayant d’inquiétants pouvoirs hypnotiques, lui permettant de pousser des gens à commettre des actes criminels…

Avec une science inouïe du cadrage et de la durée, le génie de son acteur Kōji Yakusho, Kurosawa redéfinit le thème du serial killer et décrit l’humanité comme hantée par une pulsion de mort, un sourd désir d’annihilation avec lequel chacun construit sa propre identité. Un film déconcertant et terrifiant, la découverte d’un des plus importants et des plus expérimentaux cinéastes contemporains.
– Jean François Roger pour La Cinémathèque Française

Deadstream

Un streamer en disgrâce décide d’investir une maison hantée pour retrouver le succès. Mais il éveille un esprit malveillant, et la tentative désespérée pour capter son audience va se transformer en lutte pour sa survie...

Interdit aux moins de 16 ans.

BINGO FANTOMES

Un nouveau bingo pour accompagner le nouveau cycle dédié aux fantômes !

Munissez-vous d’une ou plusieurs grilles : une ligne, une colonne et une grille, c’est BINGO ! Participez à tous les jeux créés spécialement pour l’occasion, tournant évidemment autour du cinéma… En plus de passer un waouh moment, vous soutenez Le Cosmos et gagnez tout un tas de lots ! Elle est pas belle la vie ?

Règles : une seule manche de bingo, entrecoupée de jeux, sont gagnables : 2 lignes, 2 colonnes et une seule grille.

Entrée : 1 grille minimum = 3 € (mais vous pouvez en prendre autant que vous voulez !)

Les grilles sont réservables et sont désormais achetables sur notre site Internet. (Quantité séléctionnable sur la plateforme de réservation, dans « mon panier » après avoir pris une place pour le Bingo) Pour des raisons d’organisation, merci de ne pas réserver de places sans prendre de grille.

Jessica Forever

Jessica est une reine mais elle pourrait aussi bien être un chevalier, une mère, une magicienne, une déesse ou une star. Jessica, c’est surtout celle qui a sauvé tous ces enfants perdus, ces garçons solitaires, orphelins et persécutés qui n’ont jamais connu l’amour et qui sont devenus des monstres. Ensemble, ils forment une famille et cherchent à créer un monde dans lequel ils auront le droit de rester vivants.

C‘est un curieux film de chevaliers, transposé dans une société ultra capitaliste et fascisante. Jessica, mi-fée, mi-amazone paramilitaire, recueille de jeunes parias qui ont sombré dans une violence extrême. Elle les prend sous son aile, dans le cadre réglé d’une sorte de légion d’orphelins vivant à la marge. Jessica Forever détonne d’emblée par son esthétique originale, la voix blanche des acteurs, le refus net du naturalisme, au profit de la fable, empreinte d’heroic fantasy, de jeu vidéo et de clip.
-Télérama

Enter the Void

Oscar et sa sœur Linda habitent depuis peu à Tokyo. Oscar survit de petits deals de drogue alors que Linda est stripteaseuse dans une boite de nuit. Un soir, lors d’une descente de police, Oscar est touché par une balle. Tandis qu’il agonise, son esprit, fidèle à la promesse faite à sa sœur de ne jamais l’abandonner, refuse de quitter le monde des vivants. Son esprit erre alors dans la ville et ses visions deviennent de plus en plus chaotiques et cauchemardesques. Passé, présent et futur se mélangent dans un maelstrom hallucinatoire.

Voyage, voyage, façon chimique et psychédélique. Éclairages stroboscopiques, caméras tremblées, aériennes et tournantes, drogue, sexe et sang. Des hallucinations et les nuits interlopes du Tokyo underground où errent les âmes flottantes.
– La Cinémathèque de Toulouse

Interdit aux moins de 16 ans.

Atlantique

Dans une banlieue populaire de Dakar, les ouvriers d’un chantier, sans salaire depuis des mois, décident de quitter le pays par l’océan pour un avenir meilleur. Parmi eux se trouve Souleiman, qui laisse derrière lui celle qu’il aime, Ada, promise à un autre homme. Quelques jours après le départ en mer des garçons, un incendie dévaste la fête de mariage d’Ada et de mystérieuses fièvres s’emparent des filles du quartier. Issa, jeune policier, débute une enquête, loin de se douter que les esprits des noyés sont revenus. Si certains viennent réclamer vengeance, Souleiman, lui, est revenu faire ses adieux à Ada.

Les images recueillies par Mati Diop sont d’une beauté brute et, loin de l’impersonnalisation faites aux « migrants », signalent l’individu. « Atlantiques » s’articule, dans un montage intelligent, autour de la présence/absence de Serigne. D’abord englouti par des bobines où est enregistrée sa voix, le jeune homme émerge à la lueur du feu. Il raconte le naufrage et la force des vagues, les noyés ; puis, le regret déjà avant d’atteindre la Mauritanie et pourtant, l’avenir meilleur qu’il ne cesse d’entrevoir en Europe. Face à cet imaginaire, les amis sont impuissants dans leur tentative de dissuasion. Il est prêt à reprendre la route, serait-ce vers sa propre mort… La lentille du phare, repère inlassable, tourne face à ces mers mangeuses d’hommes.
Jimmy Deniziot et Roxanne Riou, Pré-sélectionneurs pour les États généraux du film documentaire.

Séances précédées du court métrage Les nuits de Jasmin de Naël Zaïti–Ruelle (FR | 2025 | 19 minutes)
ZUP de Chambery, une journée d’été. Neïla, 28 ans, est inquiète : elle n’a pas eu de nouvelles de sa petite amie Yasmin depuis une semaine. Alors qu’elle essaie d’entrer dans son appartement, Neïla rencontre Yanis, 20 ans, le voisin de palier. Ensemble, ils découvrent que Yasmin a mystérieusement disparu.

Rouge

Hong Kong, 1934. Fleur est courtisane dans une maison close fréquentée par la haute société. Lorsqu’elle rencontre un séduisant client du nom de Chan Chen-Pang, le coup de foudre est immédiat. Alors qu’ils souhaitent officialiser leur union, les parents du jeune homme s’y opposent formellement. Les amants décident alors de se suicider ensemble, se promettant de se retrouver dans l’autre monde. Cinquante ans plus tard, en 1987, le fantôme de Fleur revient hanter Hong Kong à la recherche de son amour perdu, aidé dans sa quête par un couple de journalistes…

Troisième réalisation de Stanley Kwan, Rouge, qui suivait donc Amours déchus, fut le premier grand succès public de son metteur-en-scène. Ce long-métrage, produit par Jackie Chan, mêle habilement ambiance surannée d’un époque révolue, vision romantique de l’amour fou qui transcende les époques et la mort et intrigue fantastique. Les changements de tons de Rouge, le passage d’un genre à l’autre, tout cela se fait naturellement.
-Le bleu du Miroir

Ghost

Sam Wheat, cadre dans une banque d’affaires new-yorkaise, et Molly Jensen, sculpteur, s’aiment. Mais tout bascule lorsque Sam Wheat est agressé dans la rue et abattu. A sa grande surprise, il devient un fantôme et réussit à communiquer avec une voyante hystérique. Il tente alors d’entrer en contact avec sa femme et découvre qui a voulu le tuer.

Trois décennies plus tard, ce classique émouvant conserve une innocence et une sincérité qui le rendent toujours aussi délicieusement réconfortant.
-The Guardian

L’Aventure de Mme Muir

En Angleterre, au début du XXe siècle, Lucy Muir, une ravissante et jeune veuve, décide de s’installer au bord de la mer avec sa fille et sa servante dans un cottage réputé hanté par le fantôme du capitaine Gregg. Loin d’être terrorisée, elle est au contraire fascinée à l’idée d’habiter avec ce fantôme. Un soir, il lui apparaît…

Son réalisateur le considérait comme un “travail d’apprentissage”. Pourtant, cette romance à la poésie déchirante, sortie en 1947, s’est imposée comme un chef-d’œuvre de grâce et d’émotion
-Télérama

House

Une lycéenne rend visite à sa tante malade en compagnie de six amies. Isolées dans une grande demeure perdue au milieu de nulle part, les jeunes filles assistent à d’inquiétants événements surnaturels une fois la nuit tombée.

On doit ce film aussi bien aux Dents de la mer de Steven Spielberg qu’à l’imagination débordante d’une jeune fille qui se peigne les cheveux devant son miroir. Au milieu des années soixante-dix, Nobuhiko Obayashi est un réalisateur de publicité en vogue qui parcourt le monde pour réaliser des pubs avec Charles Bronson, Sophia Loren, Catherine Deneuve, Ringo Starr ou Kirk Douglas. Il travaille à Rome, dans les studios de la Cinecittà, ou à Hollywood, et tourne des clips pour la pop star Momoe Yamaguchi, tout en menant une double vie de cinéaste expérimental. Absolument rien ne le prédestine à réaliser House. Un film culte à tous points vue : un succès commercial improbable, novateur, absurde et psychédélique, donc fou, qui convoque toutes les obsessions d’un cinéaste, Obayashi, premier metteur en scène issu du monde de la publicité à réaliser un film pour l’un des plus grands studios de cinéma japonais, Toho.
-Rockyrama

Les Fantômes

Hamid est membre d’une organisation secrète qui traque les criminels de guerre syriens cachés en Europe. Sa quête le mène à Strasbourg sur la piste de son ancien bourreau.

Film d’espionnage, thriller sous tension, sans effets de style ni exploitation intempestive des codes ordinaires et facilités du genre, le premier long-métrage de Jonathan Millet joue avec les nerfs. -Le Monde

Sans jamais nous connaître

A Londres, Adam vit dans une tour où la plupart des appartements sont inoccupés. Une nuit, la monotonie de son quotidien est interrompue par sa rencontre avec un mystérieux voisin, Harry. Alors que les deux hommes se rapprochent, Adam est assailli par des souvenirs de son passé et retourne dans la ville de banlieue où il a grandi. Arrivé devant sa maison d’enfance, il découvre que ses parents occupent les lieux, et semblent avoir le même âge que le jour de leur mort, il y a plus de 30 ans.

Sans jamais nous connaître, comme Ghost ou A Ghost Story tourne autour de fantômes. Un dialogue avec l’au-delà, comme si l’imaginaire pouvait être guérisseur. Ce drame mélancolique et délicat emprunte la voie de la résilience thérapeutique à travers les voix de ceux qui ont aimé sans jamais se le dire. Tout est rempli d’une tendresse poignante. La profondeur des sentiments est atteinte par une mise en scène assez humble, portée par des interprètes à l’alchimie évidente.
-Ecrannoir.fr

Phantom Boy

Leo, 11 ans, possède un pouvoir extraordinaire. Avec Alex, un policier, il se lance à la poursuite d’un vilain gangster qui veut s’emparer de New York à l’aide d’un virus informatique. À eux deux, ils ont 24 heures pour sauver la ville…

Un beau film d’animation en forme de polar poétique, par les créateurs de “Une vie de chat”. -Télérama

Frankenweenie

Après la mort soudaine de Sparky, son chien adoré, le jeune Victor fait appel au pouvoir de la science afin de ramener à la vie celui qui était aussi son meilleur ami. Il lui apporte au passage quelques modifications de son cru… Victor va tenter de cacher la créature qu’il a fabriquée mais lorsque Sparky s’échappe, ses copains de classe, ses professeurs et la ville tout entière vont apprendre que vouloir mettre la vie en laisse peut avoir quelques monstrueuses conséquences…

Le réalisateur d’Edward aux mains d’argent effectue un retour aux fondamentaux de son univers foisonnant et foutraque, aussi bien dans la signature graphique de cette fable gothique que dans son exploration sensible de la monstruosité, marotte burtonienne.
-Carole Milleliri pour Critikat

Kaïro

Taguchi, un jeune informaticien, est retrouvé pendu dans son appartement. Sous le choc, ses collègues cherchent à en savoir plus sur ce suicide inexplicable. La victime a laissé un mystérieux message contenu dans une simple disquette. De toute évidence, celle-ci recèle un virus qui contamine ses utilisateurs et a de graves répercussions sur leur comportement. A Tokyo, l’inquiétude grandit au fur et à mesure que le virus se propage à travers les réseaux informatiques. Des petits groupes de jeunes gens tentent de résister, tandis que les disparitions se multiplient.

Kairo est sûrement l’œuvre la plus aboutie de Kiyoshi Kurosawa en raison de son incroyable richesse analytique et de sa force métaphorique. Chaque figure, chaque plan, chaque personnage du film fait sens, Kurosawa faisant preuve d’un regard pertinent sur l’évolution de sa société.
– Stéphane Caillet pour Critikat

Casper

Un tout jeune fantôme, Casper, ronge son frein et s’ennuie à mourir en compagnie de ses oncles dans le manoir de Whipstaff. Quand une petite fille et son père viennent s’installer dans la maison hantée, il pense pouvoir enfin s’amuser…

Pour ses débuts au cinéma, Casper, star de BD et de séries animées télé, a eu droit à Steven Spielberg à la production et aux créateurs des ­dinosaures numérisés de ­Jurassic Park aux effets spéciaux. Ils ont notamment réalisé quarante minutes d’animation en images de synthèse, incrustées dans l’image réelle.
-Télérama