Millénium

Mikael Blomkvist, brillant journaliste d’investigation, est engagé par un des plus puissants industriels de Suède, Henrik Vanger, pour enquêter sur la disparition de sa nièce, Harriet, survenue des années auparavant. Vanger est convaincu qu’elle a été assassinée par un membre de sa propre famille. Lisbeth Salander, jeune femme rebelle mais enquêtrice exceptionnelle, est chargée de se renseigner sur Blomkvist, ce qui va finalement la conduire à travailler avec lui. Entre la jeune femme perturbée qui se méfie de tout le monde et le journaliste tenace, un lien de confiance fragile va se nouer tandis qu’ils suivent la piste de plusieurs meurtres. Ils se retrouvent bientôt plongés au cœur des secrets et des haines familiales, des scandales financiers et des crimes les plus barbares…

Seconde adaptation du best-seller de Stieg Larsson, Millénium teint les habituelles obsessions de Fincher – traque d’un tueur en série, enquête labyrinthique, héroïne forte – d’une patine métallique qui tranche avec l’esthétique viscérale de Seven. Impeccable Rooney Mara, incarnation idéale du cyberpunk.

Film interdit aux moins de 12 ans à sa sortie en salle, nous avons choisi de réhausser cette interdiction aux spectateur·ices de moins de 16 ans. Le film contient plusieurs scènes de très grande violence, notamment sexiste et sexuelle, susceptibles de heurter les spectateur·ices. Dans la lignée du roman original, le film de David Fincher représente de manière réaliste et crûe la domination patriarcale, sociale et sexuelle, sur les femmes et les personnes vulnérables. Pessimiste, le film donne pour solution à cette violence une inversion tout aussi brutale du rapport de force entre victimes et agresseurs.

Un roman national

À 22 ans, Damien est un soldat de l’extrême droite : militant pour « Barrière Nationale » un groupuscule luttant contre le “grand remplacement”, il ne vit que pour sa patrie. Un vingt-quatre juin, alors que Paris étouffe sous un inquiétant record de chaleur, Damien fusille onze personnes dans une mosquée. Arrêté le soir-même, la presse s’emballe, les spéculations se propagent ; pour les uns, Damien est un monstre, pour les autres, un névrosé rongé par la solitude. De son enfance en campagne jusqu’à ses études de philosophie à la capitale, rien ne le promettait à un acte aussi violent. Qui est responsable ? L’histoire de Damien ou celles et ceux qui l’ont façonné ?

Autoproduit avec un budget de 7 000 euros, le film retrace la radicalisation d’un jeune militant d’extrême droite jusqu’à commettre un attentat. Un premier film maîtrisé et glaçant.
– Libération.

LE BINGO DU COSMOS – BREAKING NEWS

LOTS À GAGNER – JEUX AUTOUR DU CINÉMA

Pour des raisons indépendantes de notre volonté, le bingo prévu le mercredi 3 septembre à 19h30 est déplacé au mercredi 17 septembre à 19h30.

En conséquence, le mercredi 3 septembre, le film Good Morning England de Richard Curtis passera à 19h et sera suivi The Truman Show de Peter Weir à 21h30.

Le mercredi 17 septembre, les séances de Le Gouffre aux Chimères de Billy Wilder et [REC] de Paco Plaza & Jaume Balaguero sont annulées.

On a un scoop, le Bingo du Cosmos est de retour ! Après des vacances bien méritées, la grande fête de lancement de cycle revient à la une. Grilles de bingo, mini jeux et gros jeux de mots seront cette fois-ci orientés autour du thème des médias au cinéma, en cohérence avec notre cycle de rentrée.


Munissez-vous d’une ou plusieurs grilles : une ligne, une colonne et une grille, c’est BINGO ! Participez à tous les jeux créés spécialement pour l’occasion, tournant évidemment autour du cinéma… En plus de passer un waouh moment, vous soutenez Le Cosmos et gagnez tout un tas de lots ! Elle est pas belle la vie ?

Entrée : 1 grille minimum = 3 € (mais vous pouvez en prendre autant que vous voulez !)

La séance n’est pas réservable sur Internet car votre entrée est votre grille (eh oui…)

No Other Land

Depuis plus de 5 ans, Basel Adra, un activiste palestinien en Cisjordanie, filme l’expulsion de sa communauté par l’occupation israélienne qui détruit progressivement les villages et chasse ses habitants. Il rencontre Yuval, un journaliste israélien, qui le soutient dans ses démarches. Une amitié inattendue voit le jour. Ce film réalisé par un collectif palestino-israélien de quatre jeunes militants a été réalisé comme un acte de résistance créative sur la voie d’une plus grande justice.

Depuis sa présentation à la Berlinale, où il a reçu le prix du public du meilleur documentaire, No Other Land laisse une empreinte indélébile sur celles et ceux qui l’ont vu. Par la violence d’une vie sous occupation militaire, que Basel et Yuval n’expérimentent pas de la même façon, l’un étant palestinien l’autre israélien, et par la documentation d’une destruction systématique et répétée. Chaque maison démolie, inlassablement reconstruite, est une strate mémorielle saisie par le film, qui façonne une archive vivante. Dans une frontalité quotidienne, Basel et Yuval, duo hors-du-commun, opposent la permanence de leurs corps et de leurs images à la volonté des soldats et colons de « faire disparaître ».
-L’avis du festival international du cinéma indépendant de Bordeaux.

Séance spéciale le samedi 20 septembre à 19h : Ciné-débat en partenariat avec Culture de Palestine et le Festival du Film Palestinien : séance présentée et suivie d’un débat animé par les équipes de Culture de Palestine et du Festival du Film Palestinien avec Yoav Shemer Kunz, docteur en sciences politiques à l’Université de Strasbourg (laboratoire SAGE), membre du collectif décolonial Tsedek et originaire de Jérusalem.

Tarif : 5 € dans le cadre de Ciné-Cool

La Maison de la radio

Une plongée au cœur de Radio France, à la découverte de ce qui échappe habituellement aux regards : les mystères et les coulisses d’un média dont la matière même, le son, demeure invisible.

Comment se saisir d’un monstre sacré ? Un lieu que chaque auditeur a déjà imaginé derrière son poste, rêvé et façonné à son idée ? Fidèle à sa méthode, Nicolas Philibert s’immerge dans les entrailles de la bête. Il en résulte un film-kaléidoscope. Outre le plaisir de donner un visage aux voix que l’on aime, on y découvre les multiples facettes du travail radiophonique. Du direct sans filet de la matinale jusqu’aux expérimentations reléguées au cœur de la nuit, le film nous donne à vivre une journée immense et remplie des mille et une voix de la radio.
– Éva Tourrent, Réalisatrice et responsable artistique de Tënk

Seven

Pour conclure sa carrière, l’inspecteur Somerset, vieux flic blasé, tombe à sept jours de la retraite sur un criminel peu ordinaire. John Doe, c’est ainsi que se fait appeler l’assassin, a decidé de nettoyer la societé des maux qui la rongent en commettant sept meurtres basés sur les sept pechés capitaux: la gourmandise, l’avarice, la paresse, l’orgueil, la luxure, l’envie et la colère.

L’un des meilleurs néo-noirs contemporains, relecture stylisée des archétypes du genre, passés ici au shaker d’une esthétique hybride. C’est son deuxième film, et Fincher impose déjà sa patte, une direction artistique sophistiquée, du générique d’ouverture à la photographie signée Darius Khondji.
– La Cinémathèque Française

I Saw the TV Glow

Owen, un adolescent ordinaire vivant en banlieue, voit son quotidien bouleversé lorsque sa camarade de classe Maddy lui fait découvrir une émission de télévision mystérieuse — une vision d’un monde surnaturel caché sous le leur. À la lueur pâle de l’écran, la perception qu’Owen a de la réalité commence à se fissurer.

Les Séance d’I Saw the TV Glow sont précédées du court métrage Hideous de Yann Gonzalez
(2022 | GB | 22mn)
La popstar Oliver Sim est invité à un talk show qui se transforme rapidement en un périple surréaliste d’amour, de honte et de sang. Un court métrage musical en trois actes.

Les Aventures de Tintin : le secret de la Licorne

Parce qu’il achète la maquette d’un bateau appelé la Licorne, Tintin, un jeune reporter, se retrouve entraîné dans une fantastique aventure à la recherche d’un fabuleux secret. En enquêtant sur une énigme vieille de plusieurs siècles, il contrarie les plans d’Ivan Ivanovitch Sakharine, un homme diabolique convaincu que Tintin a volé un trésor en rapport avec un pirate nommé Rackham le Rouge. Avec l’aide de Milou, son fidèle petit chien blanc, du capitaine Haddock, un vieux loup de mer au mauvais caractère, et de deux policiers maladroits, Dupond et Dupont, Tintin va parcourir la moitié de la planète, et essayer de se montrer plus malin et plus rapide que ses ennemis, tous lancés dans cette course au trésor à la recherche d’une épave engloutie qui semble receler la clé d’une immense fortune… et une redoutable malédiction. De la haute mer aux sables des déserts d’Afrique, Tintin et ses amis vont affronter mille obstacles, risquer leur vie, et prouver que quand on est prêt à prendre tous les risques, rien ne peut vous arrêter…

Une vie de chat

Un chat mène une double vie secrète : il passe ses journées avec Zoé, la fille d’un commissaire, mais la nuit il accompagne un voleur sur les toits de Paris. Alors que la mère de Zoé enquête sur les cambriolages nocturnes, un autre truand kidnappe la fillette.

The Truman Show

Truman Burbank mène une vie calme et heureuse. Il habite dans un petit pavillon propret de la radieuse station balnéaire de Seahaven. Il part tous les matins à son bureau d’agent d’assurances dont il ressort huit heures plus tard pour regagner son foyer, savourer le confort de son habitat modèle, la bonne humeur inaltérable et le sourire mécanique de sa femme, Meryl. Mais parfois, Truman étouffe sous tant de bonheur et la nuit l’angoisse le submerge. Il se sent de plus en plus étranger, comme si son entourage jouait un rôle. Il se sent observé…

Dans une petite ville « de rêve », un homme ordinaire vit une existence parfaitement réglée, jusqu’à ce qu’il découvre peu à peu l’envers du décor. Une critique de l’American way of life de l’après-guerre, de la télésurveillance, de la télé-(ir)réalité, en même temps qu’une forme de documentaire sur le tournage d’un film de studio à Hollywood, par exemple avec Jim Carrey.
-La Cinémathèque Française

Ginger et Fred

Amelia et Pippo, un ancien couple de music-hall, se retrouvent après une séparation de 30 ans à l’occasion d’un show télévisé. Ils doivent reprendre leur imitation de Ginger Rogers et Fred Astaire dans un numéro de claquettes. Mais ils ont vieilli et appartiennent à un autre monde…

« Dans le rôle de Fred, Marcello Mastroianni apporte une humanité formidable. Il est chauve, elle est ridée, ils attendront longtemps les quelques secondes de gloire éphémère de leur passage télé. Ils se quitteront émus, sous le regard attendri du cinéma de Fellini. » Louis Skorecki – Libération

Indiscrétions

Jeune femme de la haute société de Philadelphie au caractère bien trempé, Tracy Lord s’est séparée de son premier mari, Dexter, play-boy spirituel mais un peu trop porté sur la boisson, en le jetant hors de sa propriété. Deux ans après, elle s’apprête à se remarier avec un homme d’affaires aussi aimable que fade. La veille de la noce, le retour de Dexter ajouté à la présence d’un journaliste et d’une photographe vient tout perturber.

Cukor à son meilleur réalise la comédie de remariage. Cary Grant ne se départ jamais d’un sourire narquois et de sa classe nonchalante, Hepburn déploie toute l’étendue de son jeu entre impertinence, assurance et émotion. À leur duo parfaitement rodé vient s’ajouter une troisième pointure : James Stewart – oscarisé pour sa prestation –, qui joue les catalyseurs dans un mélange d’audace et de candeur. Rarement l’adjectif « ciselé » aura aussi bien qualifié des dialogues, rarement mise en scène aura été si fluide et élégante. Une peinture, à l’humour vachard, des tropismes de classes, une vision affirmée de la femme moderne. Un chef-d’œuvre incontournable.
– La Cinémathèque Française

Punishment Park

Dans une zone désertique du sud de la Californie, un groupe de condamnés est amené, contre la promesse de leur libération, à traverser le désert à pied, sans eau ni nourriture, pour atteindre le drapeau américain sans être capturés par les forces spéciales armées et motorisées lancées à leur poursuite.

Cela fait un moment que les fake news sont légion, que l’on questionne l’information, les nouvelles, les récits. Mais si tout ce qu’on nous raconte était bien réel ? Uchronie et dystopie se mêlent dans ce mockumentary qui met en images une paranoïa qui semble de plus en plus réaliste. Face à la complaisance et la violence qui défilent devant nos yeux, le sentiment de malaise est grandissant. Mais l’un des grands responsables ne serait-il pas le spectateur, coupable de se réfugier derrière l’irresponsabilité que confère la représentation médiatique ?
– Line Peyron, Responsable de la diffusion de Tënk

Les séances de Punishment Park sont précédées par le court métrage Tornades d’Annabelle Amoros.
(2023 | 36mn | FR)
L’Allée des Tornades, au centre des États-Unis, mélange évocatoire de fascination et d’effroi. Ces États sont susceptibles d’être, chaque année, dévastés par des tornades. Les habitants étudient de près ce phénomène météorologique afin de s’en protéger, mais également pour le transformer en spectacle rentable.

Les Magnétiques

Une petite ville de province au début des années 80. Philippe vit dans l’ombre de son frère, Jérôme, le soleil noir de la bande. Entre la radio pirate, le garage du père et la menace du service militaire, les deux frères ignorent qu’ils vivent là les derniers feux d’un monde sur le point de disparaître.

Allez raconte !

Laurent raconte si bien les histoires que ses enfants décident de l’inscrire à un concours télévisé… de papas conteurs ! Les sujets tombent : l’imagination, le futur, la richesse de la langue française… Et voilà les papas conteurs qui s’emballent, c’est une avalanche de lutins, de machines à tuer les héros, de princesses, de dinosaures et d’extraterrestres ! Mais qui sera le meilleur ? Momo, le papa musicien ? Hubert, le papa je-sais-tout ? Jean-Pierre qui dit plein de gros mots ? Eric, le terrible papa manipulateur, menteur, tricheur… sans scrupules ?! Et si celui-ci gagnait…

La Mort en direct

C’est l’histoire d’un homme qui a une caméra greffée dans le cerveau et qui filme donc tout ce qu’il regarde. C’est l’histoire d’une femme, Katherine Mortenhoe, qui s’enfuit pour « mourir libre ». Voulant échapper aux médias, en l’occurrence une émission de télévision, elle ne sait pas qu’elle est aidée dans sa fuite par celui-là même qui la filme.

Sujet relevant du récit d’anticipation à l’époque de la sortie du film, La Mort en direct dénonce le voyeurisme de la télévision à scandale. Visionnaire, Tavernier filme en format Scope la traque de Katherine à travers les rues de Glasgow et les Highlands écossais, d’une réalité crue et sans artifices, jusqu’au face-à-face avec le reporter cynique. Surgit alors un suspense de sentiments, mené par un duo d’acteurs incandescents, Romy Schneider et Harvey Keitel, rejoints par Max von Sydow, immense, pour un final bouleversant.
-La Cinémathèque Française

La séance du 4 septembre sera présentée par Le Club de la presse et suivie d’un échange avec Thomas Mongin, producteur, créateur et médiatiseur de contenus sur internet.