AVANT-PREMIÈRE & PROJECTION COMPLICE : NUESTRA TIERRA de Lucrecia Martel  

Partenariat avec la scène européenne Le Maillon, dans le cadre de leur temps fort « Démocraties en Jeu ».


Projection compliceSéance présentée

RÉSERVATION (Cliquez sur la date pour réserver)


2026 | AR | 2H00 | Documentaire 

En partenariat avec la scène européenne Le Maillon, dans le cadre de leur temps fort « Démocraties en Jeu ».  

Peut-on penser la démocratie sans passer par la justice ? Nuestra Tierra revient sur l’assassinat de Javier Chocobar et l’expulsion de sa communauté à Tucumán. À partir de cette histoire – qui, avant le procès a donné lieu à de nombreuses manifestations en Argentine – Lucrecia Martel fait affleurer, avec une grande finesse, les questions qui traversent nos démocraties : la place des minorités, l’autodétermination, l’élasticité des lois qui profite principalement aux classes aisées, et surtout les histoires humaines qui précèdent toujours les idéologies

Tarifs habituels 
Tarif réduit sur présentation d’un billet de spectacle du Maillon

2026 | AR | 2H00 | Documentaire 

En partenariat avec la scène européenne Le Maillon, dans le cadre de leur temps fort « Démocraties en Jeu ».  

Peut-on penser la démocratie sans passer par la justice ? Nuestra Tierra revient sur l’assassinat de Javier Chocobar et l’expulsion de sa communauté à Tucumán. À partir de cette histoire – qui, avant le procès a donné lieu à de nombreuses manifestations en Argentine – Lucrecia Martel fait affleurer, avec une grande finesse, les questions qui traversent nos démocraties : la place des minorités, l’autodétermination, l’élasticité des lois qui profite principalement aux classes aisées, et surtout les histoires humaines qui précèdent toujours les idéologies

Tarifs habituels 
Tarif réduit sur présentation d’un billet de spectacle du Maillon

Carbon

EN PARTENARIAT AVEC La Représentation permanente de la République de Moldavie


Événement tiersSéance gratuiteSéance présentée

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La Représentation permanente de la République de Moldavie propose cette séance gratuite de Carbon ! Au programme : humour noir et mémoire de Moldavie.

Découvrez Carbon, long-métrage moldave réalisé par Ion Bors en 2023. Ce drame, teinté d’humour noir et de situations cocasses, explore les absurdités du déclin de l’Union soviétique et de la naissance de la République de Moldavie, dans le contexte du conflit de 1992 à la ligne administrative sur le territoire de la République de Moldavie, entre la rive droite du fleuve Nistru et la rive gauche (région séparatiste transnistrienne de la République de Moldavie). 

Acclamé par le public national et la diaspora, le film a marqué l’histoire du cinéma moldave et battu deux records mondiaux avec plus de 30 000 spectateurs dans 82 pays lors de sa première en ligne simultané en faisant de Carbon un récit unique, à la fois tragique, drôle et profondément authentique.

Projection présentée
Projection gratuite, sur inscription sur le site du Cosmos ou en billetterie

La Représentation permanente de la République de Moldavie propose cette séance gratuite de Carbon ! Au programme : humour noir et mémoire de Moldavie.

Découvrez Carbon, long-métrage moldave réalisé par Ion Bors en 2023. Ce drame, teinté d’humour noir et de situations cocasses, explore les absurdités du déclin de l’Union soviétique et de la naissance de la République de Moldavie, dans le contexte du conflit de 1992 à la ligne administrative sur le territoire de la République de Moldavie, entre la rive droite du fleuve Nistru et la rive gauche (région séparatiste transnistrienne de la République de Moldavie). 

Acclamé par le public national et la diaspora, le film a marqué l’histoire du cinéma moldave et battu deux records mondiaux avec plus de 30 000 spectateurs dans 82 pays lors de sa première en ligne simultané en faisant de Carbon un récit unique, à la fois tragique, drôle et profondément authentique.

Projection présentée
Projection gratuite, sur inscription sur le site du Cosmos ou en billetterie

Séance présentée : 20 000 espèces d’abeilles

PRÉSENTÉE PAR JADE COUSSEAU


Séance présentée

RÉSERVATION (Cliquez sur la date pour réserver)


de Estibaliz Urresola Solaguren | ES | 2H08 | 2024

Cocó, huit ans, a bien du mal à savoir qui elle est. Au cours d’un été passé parmi les ruches du Pays basque, elle éveille sa singularité au sein des femmes de sa famille, elles-mêmes en proie au doute. Dans un monde où il existe 20 000 espèces d’abeilles différentes, il existe forcément une identité qui corresponde à Cocó…

« Il sera question de filmer comment l’enfant appréhende sa propre transition, et surtout son acceptation par celles et ceux qui l’entourent. Estibaliz Urresola Solaguren, dont c’est le premier film, évite toutefois de façon sensible les différents pièges du « film à sujet ». »
– Critikat

Être mineure trans est un sujet complexe à traiter, principalement parce qu’en discuter relève du tabou. 20 000 Espèces d’Abeilles décide de ne pas l’aborder de front mais le fait avec beaucoup de maturité. Beaucoup de mineur·es trans n’arrivent pas à exprimer ce qu’iels ressentent, Lucía (Cocó) est déchirante dans ce rôle et la famille se fracture autour d’une gêne et de l’incapacité à communiquer entre membres de famille. Un silence constant qui laisse à peine entendre le bourdonnement des abeilles. 
– Jade, stagiaire au Cosmos

Précédé d’une capsule de notre partenaire MIRA
Face à l’animal : Abeilles et fleurs
La caméra sublime le face-à-face entre l’apiculteur et l’essaim d’abeilles, dont le bal est capturé dans ses moindres détails. Une rencontre poétique avec l’animal, star du spectacle et agent de la biodiversité, accompagnée par une composition musicale originale d’Erpan Hesher.
Gérard Guth, fonds Guth © MIRA

de Estibaliz Urresola Solaguren | ES | 2H08 | 2024

Cocó, huit ans, a bien du mal à savoir qui elle est. Au cours d’un été passé parmi les ruches du Pays basque, elle éveille sa singularité au sein des femmes de sa famille, elles-mêmes en proie au doute. Dans un monde où il existe 20 000 espèces d’abeilles différentes, il existe forcément une identité qui corresponde à Cocó…

« Il sera question de filmer comment l’enfant appréhende sa propre transition, et surtout son acceptation par celles et ceux qui l’entourent. Estibaliz Urresola Solaguren, dont c’est le premier film, évite toutefois de façon sensible les différents pièges du « film à sujet ». »
– Critikat

Être mineure trans est un sujet complexe à traiter, principalement parce qu’en discuter relève du tabou. 20 000 Espèces d’Abeilles décide de ne pas l’aborder de front mais le fait avec beaucoup de maturité. Beaucoup de mineur·es trans n’arrivent pas à exprimer ce qu’iels ressentent, Lucía (Cocó) est déchirante dans ce rôle et la famille se fracture autour d’une gêne et de l’incapacité à communiquer entre membres de famille. Un silence constant qui laisse à peine entendre le bourdonnement des abeilles. 
– Jade, stagiaire au Cosmos

Précédé d’une capsule de notre partenaire MIRA
Face à l’animal : Abeilles et fleurs
La caméra sublime le face-à-face entre l’apiculteur et l’essaim d’abeilles, dont le bal est capturé dans ses moindres détails. Une rencontre poétique avec l’animal, star du spectacle et agent de la biodiversité, accompagnée par une composition musicale originale d’Erpan Hesher.
Gérard Guth, fonds Guth © MIRA

Séance présentée : Leaving Las Vegas

SÉANCE PRÉSENTÉE PAR PIERRE MERKLING


Séance présentée

RÉSERVATION (Cliquez sur la date pour réserver)


de Mike Figgs | US | 1H51 | 1996

Ben, scénariste alcoolique, décide de partir à Las Vegas après s’être fait licencier par la maison de production pour laquelle il travaillait. Il se donne quatre semaines pour boire jusqu’à en mourir et s’installe pour cela dans un petit hôtel miteux à proximité des bars qui ne ferment jamais. Il rencontre Sera, une jeune prostituée dont il tombe amoureux.

Avec Leaving Las Vegas, le cinéaste britannique Mike Figgis adapte un roman autobiographique de John O’Brien pour proposer un drame déchirant, porté par une bande originale principalement composée par le réalisateur lui-même. Le film a par ailleurs fait date en raison de la performance tout en nuances de Nicolas Cage, qui se voit récompensé par l’Oscar du meilleur acteur en 1996 pour ce rôle.

Chronique d’une errance amoureuse au cœur de Las Vegas, Leaving Las Vegas raconte la rencontre entre deux êtres à la dérive. Nicolas Cage y livre une performance bouleversante, récompensée par l’Oscar du meilleur acteur, aux côtés d’Elisabeth Shue. À travers cette histoire d’amour sans illusion, Mike Figgis explore sans fard la solitude, l’addiction et l’amour comme ultime refuge. Un drame intense, fragile et déchirant.
– Pierre Merkling, membre du conseil de programmation

Séance présentée par Pierre Merkling, membre du conseil de programmation

de Mike Figgs | US | 1H51 | 1996

Ben, scénariste alcoolique, décide de partir à Las Vegas après s’être fait licencier par la maison de production pour laquelle il travaillait. Il se donne quatre semaines pour boire jusqu’à en mourir et s’installe pour cela dans un petit hôtel miteux à proximité des bars qui ne ferment jamais. Il rencontre Sera, une jeune prostituée dont il tombe amoureux.

Avec Leaving Las Vegas, le cinéaste britannique Mike Figgis adapte un roman autobiographique de John O’Brien pour proposer un drame déchirant, porté par une bande originale principalement composée par le réalisateur lui-même. Le film a par ailleurs fait date en raison de la performance tout en nuances de Nicolas Cage, qui se voit récompensé par l’Oscar du meilleur acteur en 1996 pour ce rôle.

Chronique d’une errance amoureuse au cœur de Las Vegas, Leaving Las Vegas raconte la rencontre entre deux êtres à la dérive. Nicolas Cage y livre une performance bouleversante, récompensée par l’Oscar du meilleur acteur, aux côtés d’Elisabeth Shue. À travers cette histoire d’amour sans illusion, Mike Figgis explore sans fard la solitude, l’addiction et l’amour comme ultime refuge. Un drame intense, fragile et déchirant.
– Pierre Merkling, membre du conseil de programmation

Séance présentée par Pierre Merkling, membre du conseil de programmation

ARSMONDO ÎLES : Godland

Séance présentée par l'équipe de l'Opéra national du Rhin


FestivalSéance uniqueSéance présentée

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de Hlynur Pálmason | DA | 2H23 | 2022

À la fin du XIXème siècle, un jeune prêtre danois arrive en Islande avec pour mission de construire une église et photographier la population. Mais plus il s’enfonce dans le paysage impitoyable, plus il est livré aux affres de la tentation et du péché.

« Un pied en Islande, l’autre au Danemark. Hlynur Pálmason unit les deux pays de sa vie dans son deuxième long métrage, Godland. Il remonte à la fin du 19e siècle, sur les pas d’un jeune prêtre danois débarqué en Islande pour y construire une église et photographier la population. Un voyage tourmenté par l’amour et la violence. »
-Festival de Cannes

Séance présentée par l’équipe de l’Opéra national du Rhin.

de Hlynur Pálmason | DA | 2H23 | 2022

À la fin du XIXème siècle, un jeune prêtre danois arrive en Islande avec pour mission de construire une église et photographier la population. Mais plus il s’enfonce dans le paysage impitoyable, plus il est livré aux affres de la tentation et du péché.

« Un pied en Islande, l’autre au Danemark. Hlynur Pálmason unit les deux pays de sa vie dans son deuxième long métrage, Godland. Il remonte à la fin du 19e siècle, sur les pas d’un jeune prêtre danois débarqué en Islande pour y construire une église et photographier la population. Un voyage tourmenté par l’amour et la violence. »
-Festival de Cannes

Séance présentée par l’équipe de l’Opéra national du Rhin.

ARSMONDO ÎLES : La Tortue rouge

Séance présentée par l'équipe de l'Opéra national du Rhin


FestivalSéance uniqueSéance présentée

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Micheal Dudok de Wit | FR | 1H21 | 2016

Naufragé sur une luxuriante île déserte, un homme tente par tous les moyens de prendre la mer, mais une grande tortue rouge ne cesse de l’en empêcher. Il s’attaque alors à elle, avant d’être pris de remords. Cette rencontre se révèle le point de départ d’une merveilleuse aventure, qui va bouleverser son existence.

À travers un récit épuré, dénué de paroles et porté par de somptueux dessins aquarellés, La tortue rouge prend la forme d’une émouvante parabole sur l’existence. Célébrant la puissance de la nature et la magie de la vie, le film a d’ailleurs bénéficié de l’implication du studio japonais Ghibli de Hayao Miyazaki et Isao Takahata.
– La Cinémathèque québécoise.

Séance présentée par l’équipe de l’Opéra national du Rhin.

Micheal Dudok de Wit | FR | 1H21 | 2016

Naufragé sur une luxuriante île déserte, un homme tente par tous les moyens de prendre la mer, mais une grande tortue rouge ne cesse de l’en empêcher. Il s’attaque alors à elle, avant d’être pris de remords. Cette rencontre se révèle le point de départ d’une merveilleuse aventure, qui va bouleverser son existence.

À travers un récit épuré, dénué de paroles et porté par de somptueux dessins aquarellés, La tortue rouge prend la forme d’une émouvante parabole sur l’existence. Célébrant la puissance de la nature et la magie de la vie, le film a d’ailleurs bénéficié de l’implication du studio japonais Ghibli de Hayao Miyazaki et Isao Takahata.
– La Cinémathèque québécoise.

Séance présentée par l’équipe de l’Opéra national du Rhin.

ARSMONDO ÎLES : Onoda,10 000 nuits dans la jungle

Séance présentée par l'équipe de l'Opéra national du Rhin


FestivalSéance uniqueSéance présentée

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de Arthur Harari | FR | 2H47 | 2021

Fin 1944. Le Japon est en train de perdre la guerre. Sur ordre du mystérieux Major Taniguchi, le jeune Hiroo Onoda est envoyé sur une île des Philippines juste avant le débarquement américain. La poignée de soldats qu’il entraîne dans la jungle découvre bientôt la doctrine inconnue qui va les lier à cet homme : la Guerre Secrète. Pour l’Empire, la guerre est sur le point de finir. Pour Onoda, elle s’achèvera 10 000 nuits plus tard.

Selon Arthur Harari, Onoda « vieillit mais ne grandit pas », intoxiqué par le fantasme fasciste d’un empire indestructible, qui ne saurait admettre sa faillibilité sans s’effondrer aussitôt. Il y adhère avec la ferveur de l’enfant à qui l’on raconte une histoire. Mais Onoda sait-il qu’il se ment ? Cette ambiguïté, source d’un vertige métaphysique passionnant, est l’une des grandes qualités du second film d’Arthur Harari, également coscénariste de la Palme d’or 2023 Anatomie d’une chute et nouveau grand talent. La sobriété de la mise en scène de ce récit d’aventure en forme de huis clos en plein air, inspiré de faits réels, rappelle les chefs-d’œuvre classiques des maîtres qui l’ont inspiré (Ford, Kurosawa pour Dersu Ouzala…) et abandonne le champ de l’épique aux émotions insondables de son personnage principal (interprété à deux périodes de sa vie par les brillants Yûya Endô et Kanji Tsuda). En écho, la jungle omniprésente ne livre que son absolue impénétrabilité et l’indifférence avec laquelle elle absorbe les fragiles vies humaines, ainsi que les fables qui leur permettent de tenir debout.
– Arte

César 2022 – Meilleur scénario
Festival de Cannes – Sélection officielle

Séance présentée par l’équipe de l’Opéra national du Rhin

de Arthur Harari | FR | 2H47 | 2021

Fin 1944. Le Japon est en train de perdre la guerre. Sur ordre du mystérieux Major Taniguchi, le jeune Hiroo Onoda est envoyé sur une île des Philippines juste avant le débarquement américain. La poignée de soldats qu’il entraîne dans la jungle découvre bientôt la doctrine inconnue qui va les lier à cet homme : la Guerre Secrète. Pour l’Empire, la guerre est sur le point de finir. Pour Onoda, elle s’achèvera 10 000 nuits plus tard.

Selon Arthur Harari, Onoda « vieillit mais ne grandit pas », intoxiqué par le fantasme fasciste d’un empire indestructible, qui ne saurait admettre sa faillibilité sans s’effondrer aussitôt. Il y adhère avec la ferveur de l’enfant à qui l’on raconte une histoire. Mais Onoda sait-il qu’il se ment ? Cette ambiguïté, source d’un vertige métaphysique passionnant, est l’une des grandes qualités du second film d’Arthur Harari, également coscénariste de la Palme d’or 2023 Anatomie d’une chute et nouveau grand talent. La sobriété de la mise en scène de ce récit d’aventure en forme de huis clos en plein air, inspiré de faits réels, rappelle les chefs-d’œuvre classiques des maîtres qui l’ont inspiré (Ford, Kurosawa pour Dersu Ouzala…) et abandonne le champ de l’épique aux émotions insondables de son personnage principal (interprété à deux périodes de sa vie par les brillants Yûya Endô et Kanji Tsuda). En écho, la jungle omniprésente ne livre que son absolue impénétrabilité et l’indifférence avec laquelle elle absorbe les fragiles vies humaines, ainsi que les fables qui leur permettent de tenir debout.
– Arte

César 2022 – Meilleur scénario
Festival de Cannes – Sélection officielle

Séance présentée par l’équipe de l’Opéra national du Rhin

ARSMONDO ÎLES : Sa Majesté des mouches

Deux séances spéciales de l'adaptation du roman de William Golding


FestivalSéance uniqueSéance présentée

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Peter Brook | GB | 1H32 | 1965

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les enfants d’un pensionnat chic du Royaume-Uni fuient à bord d’un avion. Quand celui-ci s’écrase sur une île déserte, la quinzaine de jeunes garçons tentent d’organiser leur survie sans les adultes. Ralph, sensé et humain, est d’abord élu chef, secondé par le rondouillard, myope et asthmatique Porcinet, souffre-douleur de ses condisciples, notamment de Jack.

« Brook prend le temps d’installer ses personnages, crée par petites touches un climat malsain qui ne cesse de croître et finit par submerger le film. Son ambition n’est pas de réaliser un film d’aventure, malgré un sujet qui aurait pu être l’occasion de multiplier les difficultés rencontrées par les rescapés pour survivre. Son sujet, ce sont les rapports de force qui s’instaurent entre les enfants, le basculement de la civilisation à la sauvagerie. »
-DvdClassik

La projection du 18.03 sera suivie d’un débat destiné aux enfants et jeunes à partir de 11 ans.

Peter Brook | GB | 1H32 | 1965

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les enfants d’un pensionnat chic du Royaume-Uni fuient à bord d’un avion. Quand celui-ci s’écrase sur une île déserte, la quinzaine de jeunes garçons tentent d’organiser leur survie sans les adultes. Ralph, sensé et humain, est d’abord élu chef, secondé par le rondouillard, myope et asthmatique Porcinet, souffre-douleur de ses condisciples, notamment de Jack.

« Brook prend le temps d’installer ses personnages, crée par petites touches un climat malsain qui ne cesse de croître et finit par submerger le film. Son ambition n’est pas de réaliser un film d’aventure, malgré un sujet qui aurait pu être l’occasion de multiplier les difficultés rencontrées par les rescapés pour survivre. Son sujet, ce sont les rapports de force qui s’instaurent entre les enfants, le basculement de la civilisation à la sauvagerie. »
-DvdClassik

La projection du 18.03 sera suivie d’un débat destiné aux enfants et jeunes à partir de 11 ans.

Séance présentée : Peggy Sue s’est mariée

SÉANCE PRÉSENTÉE PAR CAROLINE AYAT-DOREAU


Séance présentée

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de Francis Ford Coppola | US | 1H43 | 2025

1985 : les anciens du lycée Buchanan, classe 1960, se retrouvent pour leur vingt-cinquième réunion. Ce soir, ils sont venus en habit d’époque, jupes gonflantes, robes des sixties, brosse et noeuds pap’ pour les garçons. Peggy, très populaire en 1960, se retrouve reine de la soirée avec pour partenaire son mari, Charlie, le rocker. Mais ce tandem si brillant jadis est sur le point de se séparer. Revoyant son mari dans sa prime jeunesse, Peggy, encore amoureuse, s’évanouit. Elle s’enfonce dans le rêve et revit ces fameuses années 1960…

Vous voyez les films doudous des années 80/90 ? Ceux qu’on regarde comme on se glisse sous un plaid ? Bingo. L’histoire, légère et agréable, met en scène une galerie de personnages complètement stéréotypés — dont on se moque allègrement — qui gravitent autour de Peggy. La protagoniste, elle, sort des figures féminines habituellement représentées à l’époque. Fraîchement séparée, Peggy entreprend, dans ce flashback grandeur nature, de se construire une vie pour elle-même, en accordant au passage sa confiance au geek de service, Richard, risée du lycée. Un pas vers les marges, typique du cinéma de Coppola. Mais nos plaisirs vont indéniablement vers l’interprétation d’un jeune Nicolas Cage, Charlie benêt et crooner (hilarant), d’un jeune Jim Carrey faisant déjà du Jim Carrey, et l’apparition évidente de Sofia Coppola qui joue la sœur de Peggy Sue. Sans oublier les robes d’époque, les mises en pli, l’ambiance bal de promo. Un plaisir fou à (re)voir sur grand écran.
– Cécile Becker, membre du Conseil de programmation

 Un an après Retour vers le futur de Zemeckis, alors qu’il traverse une période difficile, Francis Ford Coppola propose sa version du voyage dans le temps avec cette illustration mélancolique des sixties. Après quelques apparitions discrètes dans ses précédents films, Nicolas Cage est sollicité par son oncle pour interpréter le rôle principal masculin. Il refuse dans un premier temps avant de finalement accepter, à condition qu’on le laisse « y aller à fond ». Coppola accepte, et Nicolas Cage se lance alors dans ce film qu’il prendra comme terrain d’expérimentation, le premier d’une longue liste. 
– Caroline Ayat-Doreau, projectionniste du Cosmos

Séance présentée par Caroline Ayat-Doreau, membre du Conseil coopératif et projectionniste du Cosmos

de Francis Ford Coppola | US | 1H43 | 2025

1985 : les anciens du lycée Buchanan, classe 1960, se retrouvent pour leur vingt-cinquième réunion. Ce soir, ils sont venus en habit d’époque, jupes gonflantes, robes des sixties, brosse et noeuds pap’ pour les garçons. Peggy, très populaire en 1960, se retrouve reine de la soirée avec pour partenaire son mari, Charlie, le rocker. Mais ce tandem si brillant jadis est sur le point de se séparer. Revoyant son mari dans sa prime jeunesse, Peggy, encore amoureuse, s’évanouit. Elle s’enfonce dans le rêve et revit ces fameuses années 1960…

Vous voyez les films doudous des années 80/90 ? Ceux qu’on regarde comme on se glisse sous un plaid ? Bingo. L’histoire, légère et agréable, met en scène une galerie de personnages complètement stéréotypés — dont on se moque allègrement — qui gravitent autour de Peggy. La protagoniste, elle, sort des figures féminines habituellement représentées à l’époque. Fraîchement séparée, Peggy entreprend, dans ce flashback grandeur nature, de se construire une vie pour elle-même, en accordant au passage sa confiance au geek de service, Richard, risée du lycée. Un pas vers les marges, typique du cinéma de Coppola. Mais nos plaisirs vont indéniablement vers l’interprétation d’un jeune Nicolas Cage, Charlie benêt et crooner (hilarant), d’un jeune Jim Carrey faisant déjà du Jim Carrey, et l’apparition évidente de Sofia Coppola qui joue la sœur de Peggy Sue. Sans oublier les robes d’époque, les mises en pli, l’ambiance bal de promo. Un plaisir fou à (re)voir sur grand écran.
– Cécile Becker, membre du Conseil de programmation

 Un an après Retour vers le futur de Zemeckis, alors qu’il traverse une période difficile, Francis Ford Coppola propose sa version du voyage dans le temps avec cette illustration mélancolique des sixties. Après quelques apparitions discrètes dans ses précédents films, Nicolas Cage est sollicité par son oncle pour interpréter le rôle principal masculin. Il refuse dans un premier temps avant de finalement accepter, à condition qu’on le laisse « y aller à fond ». Coppola accepte, et Nicolas Cage se lance alors dans ce film qu’il prendra comme terrain d’expérimentation, le premier d’une longue liste. 
– Caroline Ayat-Doreau, projectionniste du Cosmos

Séance présentée par Caroline Ayat-Doreau, membre du Conseil coopératif et projectionniste du Cosmos

Séance présentée : Adaptation

SÉANCE PRÉSENTÉE PAR FÉLIX SENGEL


Séance présentée

RÉSERVATION (Cliquez sur la date pour réserver)


de Spike Jonze | US | 1H56 | 2003

Le scénariste Charlie Kaufman est rongé par le doute. Engagé pour adapter à l’écran un livre tiré de la vie de John Laroche, chasseur et trafiquant d’orchidées dans les Everglades, il est totalement bloqué. Comme Susan Orlean, la brillante journaliste new-yorkaise qui a rédigé le roman, Charlie est incapable de vivre une véritable histoire d’amour.

C’est une fiction sur une fiction en train de s’écrire, qui slalome entre le réel qui se dérobe et l’imaginaire qui transfigure, et disjoncte sans cesse. « Un film qui impose au spectateur ce qu’il faut penser est un film mort », soutient le réalisateur. Une œuvre bien vivante, virtuose et aléatoire.
Jean-Claude Loiseau pour Télérama

Deux Nicolas Cage pour le prix d’un, c’est un argument qui se suffit à lui-même. Mais en plus de ce dédoublement qui, pour une fois, se justifie au-delà du marketing, Adaptation file à toute allure comme un train qui déraille, sans jamais donner envie de sauter du wagon. Un film étrange et charmant, qui n’arrête jamais de surprendre.
– Félix, chargé de communication du Cosmos.

Séance présentée par Félix Sengel, chargé de communication et des partenariats du Cosmos

de Spike Jonze | US | 1H56 | 2003

Le scénariste Charlie Kaufman est rongé par le doute. Engagé pour adapter à l’écran un livre tiré de la vie de John Laroche, chasseur et trafiquant d’orchidées dans les Everglades, il est totalement bloqué. Comme Susan Orlean, la brillante journaliste new-yorkaise qui a rédigé le roman, Charlie est incapable de vivre une véritable histoire d’amour.

C’est une fiction sur une fiction en train de s’écrire, qui slalome entre le réel qui se dérobe et l’imaginaire qui transfigure, et disjoncte sans cesse. « Un film qui impose au spectateur ce qu’il faut penser est un film mort », soutient le réalisateur. Une œuvre bien vivante, virtuose et aléatoire.
Jean-Claude Loiseau pour Télérama

Deux Nicolas Cage pour le prix d’un, c’est un argument qui se suffit à lui-même. Mais en plus de ce dédoublement qui, pour une fois, se justifie au-delà du marketing, Adaptation file à toute allure comme un train qui déraille, sans jamais donner envie de sauter du wagon. Un film étrange et charmant, qui n’arrête jamais de surprendre.
– Félix, chargé de communication du Cosmos.

Séance présentée par Félix Sengel, chargé de communication et des partenariats du Cosmos

Séance présentée : Le Loup Garou de Londres

SÉANCE PRÉSENTÉE PAR JADE COUSSEAU


Séance présentée

RÉSERVATION (Cliquez sur la date pour réserver)


de John Landis | GB | 1H37 | 1981

David et Jack, deux jeunes routards américains, effectuent un périple européen de plusieurs mois. En pleine campagne anglaise, et malgré les mises en garde des habitants, ils s’aventurent dans la lande. Traqués par une créature mythique et sanguinaire, les deux voyageurs vont voir leur vie bouleversée…

Alors qu’il connaît enfin le succès à Hollywood (American College, The Blues Brothers), Landis s’attèle à un projet de longue date avec cette comédie d’horreur biberonnée au gore et aux sarcasmes délirants. Une date dans l’histoire des effets spéciaux, et la naissance d’un monstre de cinéma mémorable, qui sera l’inspiration de Michael Jackson pour le clip de Thriller, réalisé par le cinéaste.

Comédie très sombre qui instaure un dépaysement terrible, Le Loup Garou de Londres avec ses effets spéciaux au poil – sans jeux de mots – et son humour parfois un peu acerbe et abrupt, est devenu rapidement un grand classique pour les aficionados de l’horreur.  Mention spéciale à ce capitaliste dévoré dans les métros londoniens !
– Jade, stagiaire au Cosmos

Séance présentée par Jade Cousseau, membre du conseil de programmation du Cosmos

En version restaurée !

de John Landis | GB | 1H37 | 1981

David et Jack, deux jeunes routards américains, effectuent un périple européen de plusieurs mois. En pleine campagne anglaise, et malgré les mises en garde des habitants, ils s’aventurent dans la lande. Traqués par une créature mythique et sanguinaire, les deux voyageurs vont voir leur vie bouleversée…

Alors qu’il connaît enfin le succès à Hollywood (American College, The Blues Brothers), Landis s’attèle à un projet de longue date avec cette comédie d’horreur biberonnée au gore et aux sarcasmes délirants. Une date dans l’histoire des effets spéciaux, et la naissance d’un monstre de cinéma mémorable, qui sera l’inspiration de Michael Jackson pour le clip de Thriller, réalisé par le cinéaste.

Comédie très sombre qui instaure un dépaysement terrible, Le Loup Garou de Londres avec ses effets spéciaux au poil – sans jeux de mots – et son humour parfois un peu acerbe et abrupt, est devenu rapidement un grand classique pour les aficionados de l’horreur.  Mention spéciale à ce capitaliste dévoré dans les métros londoniens !
– Jade, stagiaire au Cosmos

Séance présentée par Jade Cousseau, membre du conseil de programmation du Cosmos

En version restaurée !

Central Vapeur : Courts métrages 100% Chiens

SÉANCE SPÉCIALE DANS LE CADRE DU FESTIVAL CENTRAL VAPEUR


Programme de courts métragesSéance uniqueSéance présentée

RÉSERVATION (Cliquez sur la date pour réserver)


Une séance de courts-métrages 100 % canine conçue avec le festival Central Vapeur !

Programme complet de la séance :
La course à la saucisse
attribué à Alice Guy ou Louis Feuillade (FR | 1907 | 4 minutes)
Un caniche plein d’entrain s’empare d’une saucisse à la devanture d’une épicerie. Il est aussitôt poursuivi.

Le chevreuil
de Delphine Priet-Mahéo (FR | 2024 | 9 minutes)
Submergée par sa vie de famille, une femme décide de faire une pause. Elle abandonne homme et enfants pour l’idylle d’un après-midi à la recherche d’un chevreuil. Ce qui l’attend ne correspond pas à ses fantasmes, elle est poursuivie par une meute de chiens de chasse, sauvée in extremis par le chevreuil. L’homme et les enfants lui manquent. Pendant ce temps, l’homme mesure la place de la femme, au niveau de chaos que son absence provoque.

Assis pas bouger !
de Camille Dumortier (FR | 2025 | 22 minutes)
Cet été, Zoé 7 ans passe ses journées dans l’appartement avec sa mère qui est là mais pas vraiment. Le père de Zoé est mort récemment. Il y a Gouache, sa chienne qu’elle aimerait bien dresser. Puis il y a Betty, sa voisine, qu’elle aime bien.

Le colloque des chiens
de Norman Nedellec (FR | 2023 | 22 minutes)
Touchés par la grâce de la parole, deux chiens philosophent sur le parking d’un hôpital, la nuit. Ensemble, ils dressent le sombre tableau d’une humanité encline à une grande calamité, effritant au passage des certitudes un peu trop humaines. Ce film est librement adapté du Colloque des chiens, récit picaresque canin tiré des Nouvelles exemplaires de Miguel de Cervantes (1547-1616).

Fétiche (33-12)
Ladislas et Irène Starewitch (FR | 1933 | 38 minutes)
Une larme sur son cœur, et voilà Fétiche le petit chien en peluche qui prend vie. Ému par la tristesse d’une maman, il va tout faire, jusqu’à croiser le diable, pour rapporter une orange à sa jeune fille malade. Ladislas Starewitch, l’un des pionniers du cinéma d’animation, a créé dans ses films un univers de poésie, d’humour et d’humanisme. Fétiche 33-12 est la version originale de Fétiche conçue par Ladislas et Irène Starewitch avant de subir les coupes des distributeurs.

Tarifs habituels.

Une séance de courts-métrages 100 % canine conçue avec le festival Central Vapeur !

Programme complet de la séance :
La course à la saucisse
attribué à Alice Guy ou Louis Feuillade (FR | 1907 | 4 minutes)
Un caniche plein d’entrain s’empare d’une saucisse à la devanture d’une épicerie. Il est aussitôt poursuivi.

Le chevreuil
de Delphine Priet-Mahéo (FR | 2024 | 9 minutes)
Submergée par sa vie de famille, une femme décide de faire une pause. Elle abandonne homme et enfants pour l’idylle d’un après-midi à la recherche d’un chevreuil. Ce qui l’attend ne correspond pas à ses fantasmes, elle est poursuivie par une meute de chiens de chasse, sauvée in extremis par le chevreuil. L’homme et les enfants lui manquent. Pendant ce temps, l’homme mesure la place de la femme, au niveau de chaos que son absence provoque.

Assis pas bouger !
de Camille Dumortier (FR | 2025 | 22 minutes)
Cet été, Zoé 7 ans passe ses journées dans l’appartement avec sa mère qui est là mais pas vraiment. Le père de Zoé est mort récemment. Il y a Gouache, sa chienne qu’elle aimerait bien dresser. Puis il y a Betty, sa voisine, qu’elle aime bien.

Le colloque des chiens
de Norman Nedellec (FR | 2023 | 22 minutes)
Touchés par la grâce de la parole, deux chiens philosophent sur le parking d’un hôpital, la nuit. Ensemble, ils dressent le sombre tableau d’une humanité encline à une grande calamité, effritant au passage des certitudes un peu trop humaines. Ce film est librement adapté du Colloque des chiens, récit picaresque canin tiré des Nouvelles exemplaires de Miguel de Cervantes (1547-1616).

Fétiche (33-12)
Ladislas et Irène Starewitch (FR | 1933 | 38 minutes)
Une larme sur son cœur, et voilà Fétiche le petit chien en peluche qui prend vie. Ému par la tristesse d’une maman, il va tout faire, jusqu’à croiser le diable, pour rapporter une orange à sa jeune fille malade. Ladislas Starewitch, l’un des pionniers du cinéma d’animation, a créé dans ses films un univers de poésie, d’humour et d’humanisme. Fétiche 33-12 est la version originale de Fétiche conçue par Ladislas et Irène Starewitch avant de subir les coupes des distributeurs.

Tarifs habituels.

Séance présentée : Les Harmonies Werckmeister

DANS LE CADRE DE NOTRE FOCUS EN HOMMAGE A BELA TARR


Séance hommageSéance présentée

RÉSERVATION (Cliquez sur la date pour réserver)


János, jeune homme simple, assiste à l’escalade de la violence et du désordre dans sa petite ville de la plaine hongroise, où vient de débarquer un étrange cirque itinérant qui transporte une baleine.

Inspiré de La Mélancolie de la résistance de László Krasznahorkai, Les Harmonies Werckmeister signe la seconde collaboration du romancier et du cinéaste. Ce sont deux versions de l’harmonie – cosmique et musicale – qu’incarnent dans le film les utopies jumelles de János, l’Innocent, et de M. Eszter, le vieux musicien. Le premier tente de faire incarner la trajectoire circulaire des planètes par les derniers consommateurs éméchés d’un café lugubre. Le second désire revenir à la gamme naturelle, fondée sur l’harmonie des sphères, avant que l’ordre « rationnel » de la gamme tempérée ne se soit imposé dans la musique occidentale. Mais les deux rêveurs vont être confrontés à l’Histoire. Une menace plane sur la ville. Des scènes de pillage auraient eu lieu alentour. Un cirque s’installe sur la grand-place. L’attraction, une gigantesque baleine momifiée, attire en masse des hommes surgis de nulle part. Tous attendent, en silence, les prophéties d’un mystérieux prince qui tarde à apparaître. À la nuit tombée, faute de prince, la foule exaspérée se met en marche, en un inexorable mouvement rectiligne. Comme le cercle parfait des utopistes, la trajectoire linéaire de la masse se révèlera un leurre. Le « sens » de l’Histoire, c’est qu’elle n’en a aucun. Son mouvement est celui de l’entropie : tout tend vers la ruine et l’immobilité. Le film subvertit ainsi radicalement la structure prophétique de la fable biblique de Jonas et la baleine : la catastrophe annoncée imminente est devenue immanente.
-Sylvie Rollet et Corinne Maury pour La Cinémathèque Française

Séance présentée par Raphaël Szöllösy, maître de conférences en études cinématographiques, à l’université de Strasbourg.

Dans le cadre de notre focus en hommage à Béla Tarr.

Tarifs habituels.

János, jeune homme simple, assiste à l’escalade de la violence et du désordre dans sa petite ville de la plaine hongroise, où vient de débarquer un étrange cirque itinérant qui transporte une baleine.

Inspiré de La Mélancolie de la résistance de László Krasznahorkai, Les Harmonies Werckmeister signe la seconde collaboration du romancier et du cinéaste. Ce sont deux versions de l’harmonie – cosmique et musicale – qu’incarnent dans le film les utopies jumelles de János, l’Innocent, et de M. Eszter, le vieux musicien. Le premier tente de faire incarner la trajectoire circulaire des planètes par les derniers consommateurs éméchés d’un café lugubre. Le second désire revenir à la gamme naturelle, fondée sur l’harmonie des sphères, avant que l’ordre « rationnel » de la gamme tempérée ne se soit imposé dans la musique occidentale. Mais les deux rêveurs vont être confrontés à l’Histoire. Une menace plane sur la ville. Des scènes de pillage auraient eu lieu alentour. Un cirque s’installe sur la grand-place. L’attraction, une gigantesque baleine momifiée, attire en masse des hommes surgis de nulle part. Tous attendent, en silence, les prophéties d’un mystérieux prince qui tarde à apparaître. À la nuit tombée, faute de prince, la foule exaspérée se met en marche, en un inexorable mouvement rectiligne. Comme le cercle parfait des utopistes, la trajectoire linéaire de la masse se révèlera un leurre. Le « sens » de l’Histoire, c’est qu’elle n’en a aucun. Son mouvement est celui de l’entropie : tout tend vers la ruine et l’immobilité. Le film subvertit ainsi radicalement la structure prophétique de la fable biblique de Jonas et la baleine : la catastrophe annoncée imminente est devenue immanente.
-Sylvie Rollet et Corinne Maury pour La Cinémathèque Française

Séance présentée par Raphaël Szöllösy, maître de conférences en études cinématographiques, à l’université de Strasbourg.

Dans le cadre de notre focus en hommage à Béla Tarr.

Tarifs habituels.

Séance présentée : Un jour un chat

Un ptit chat avec des lunettes de soleil, n'est-ce pas déjà un argument suffisant ?


Séance présentée

RÉSERVATION (Cliquez sur la date pour réserver)


Robert, instituteur d’un petit village, apprend à ses élèves à respecter la nature et à résister au conformisme ambiant. Un magicien et sa troupe débarquent un jour avec la belle Diana et un chat pourvu de lunettes qui a un étrange pouvoir révélateur sur les vertus et les vices des humains. Certains habitants du village ne le supportent pas, et le font savoir…. Mais cela provoque à son tour d’étranges phénomènes, comme la disparition des enfants du village… Robert mène l’enquête, tout en tombant amoureux de Diana…

Métaphore du régime communiste et de la manière dont il étouffait les libertés individuelles, Un jour un chat est l’œuvre pleine de fantaisie d’un cinéaste considéré par Miloš Forman comme le père spirituel de la Nouvelle Vague tchèque. «Voilà en. effet un film qui (…) ne cesse de virevolter et parvient ainsi à susciter l’adhésion en en appelant essentiellement à la capacité d’ébahissement ou de jubilation de son spectateur. En cela, il se conforme exactement à son programme politique: de la modernité (incarnée notamment par le score très jazz), du mouvement, de la sincérité, de la vie»
– Antoine Royer, www.dvdclassik.com, 2021

Séance présentée par Alma-Lïa Masson-Lacroix, membre du conseil de programmation du Cosmos.

Tarifs habituels.

Robert, instituteur d’un petit village, apprend à ses élèves à respecter la nature et à résister au conformisme ambiant. Un magicien et sa troupe débarquent un jour avec la belle Diana et un chat pourvu de lunettes qui a un étrange pouvoir révélateur sur les vertus et les vices des humains. Certains habitants du village ne le supportent pas, et le font savoir…. Mais cela provoque à son tour d’étranges phénomènes, comme la disparition des enfants du village… Robert mène l’enquête, tout en tombant amoureux de Diana…

Métaphore du régime communiste et de la manière dont il étouffait les libertés individuelles, Un jour un chat est l’œuvre pleine de fantaisie d’un cinéaste considéré par Miloš Forman comme le père spirituel de la Nouvelle Vague tchèque. «Voilà en. effet un film qui (…) ne cesse de virevolter et parvient ainsi à susciter l’adhésion en en appelant essentiellement à la capacité d’ébahissement ou de jubilation de son spectateur. En cela, il se conforme exactement à son programme politique: de la modernité (incarnée notamment par le score très jazz), du mouvement, de la sincérité, de la vie»
– Antoine Royer, www.dvdclassik.com, 2021

Séance présentée par Alma-Lïa Masson-Lacroix, membre du conseil de programmation du Cosmos.

Tarifs habituels.

Séance présentée : Sailor et Lula

LANCEMENT DE NOTRE RETROSPECTIVE DEDIEE A NICOLAS CAGE


Séance présentée

RÉSERVATION (Cliquez sur la date pour réserver)


Sailor et Lula, deux jeunes amoureux, fuient Marietta, la mère de la jeune fille qui s’oppose à leurs amours, ainsi que toute une série de personnages dangereux et mystérieux qui les menacent. L’amour triomphera-t-il de la violence qui les entoure ?

Palme d’or 1990 au Festival de Cannes, Sailor et Lula sort en salles presque simultanément à la diffusion télévisée de la série Twin Peaks. Avec ce road movie somnambulique dominé par de nombreuses ruptures de ton, David Lynch adapte le roman de Barry Gifford, qui retravaillera quelques années plus tard avec lui sur le scénario de Lost Highway. Puissant, lyrique et violent, l’amour passionnel qui lie les deux personnages principaux est le fil conducteur d’un récit émaillé d’apparitions déjantées : Perdita Durango, incarnée par une exceptionnelle Isabella Rossellini, et l’inquiétant Bobby Peru, alias Willem Dafoe, toujours aussi brillant. Dans les rôles titres, Nicolas Cage, avec sa veste en peau de serpent, vit alors la meilleure période de sa carrière (après BirdyPeggy Sue s’est mariée ou Arizona Junior, notamment) et Laura Dern trouve, elle, son premier grand rôle après dix ans d’un parcours cinématographique déjà marqué par sa présence dans Blue Velvet. Plongée inquiétante au cœur de l’Amérique de la toute fin des années 80, entre La Nouvelle-Orléans et Big Tuna, Texas, Sailor et Lula est hanté par les réminiscences du Magicien d’Oz. Et sa noirceur entêtante, portée par une bande originale solide, annonce les grands films de Lynch des années 90.
-Bernard Payen pour La Cinémathèque Française.

Séance présentée par Cécile Becker, directrice et membre du Conseil de programmation du Cosmos.

Projection dans le cadre de notre rétrospective dédiée à Nicolas Cage

Sailor et Lula, deux jeunes amoureux, fuient Marietta, la mère de la jeune fille qui s’oppose à leurs amours, ainsi que toute une série de personnages dangereux et mystérieux qui les menacent. L’amour triomphera-t-il de la violence qui les entoure ?

Palme d’or 1990 au Festival de Cannes, Sailor et Lula sort en salles presque simultanément à la diffusion télévisée de la série Twin Peaks. Avec ce road movie somnambulique dominé par de nombreuses ruptures de ton, David Lynch adapte le roman de Barry Gifford, qui retravaillera quelques années plus tard avec lui sur le scénario de Lost Highway. Puissant, lyrique et violent, l’amour passionnel qui lie les deux personnages principaux est le fil conducteur d’un récit émaillé d’apparitions déjantées : Perdita Durango, incarnée par une exceptionnelle Isabella Rossellini, et l’inquiétant Bobby Peru, alias Willem Dafoe, toujours aussi brillant. Dans les rôles titres, Nicolas Cage, avec sa veste en peau de serpent, vit alors la meilleure période de sa carrière (après BirdyPeggy Sue s’est mariée ou Arizona Junior, notamment) et Laura Dern trouve, elle, son premier grand rôle après dix ans d’un parcours cinématographique déjà marqué par sa présence dans Blue Velvet. Plongée inquiétante au cœur de l’Amérique de la toute fin des années 80, entre La Nouvelle-Orléans et Big Tuna, Texas, Sailor et Lula est hanté par les réminiscences du Magicien d’Oz. Et sa noirceur entêtante, portée par une bande originale solide, annonce les grands films de Lynch des années 90.
-Bernard Payen pour La Cinémathèque Française.

Séance présentée par Cécile Becker, directrice et membre du Conseil de programmation du Cosmos.

Projection dans le cadre de notre rétrospective dédiée à Nicolas Cage

Masterclasse de Nathalie Bittinger : The Grandmaster

SEANCE PRESENTEE PAR NATHALIE BITTINGER


Séance présentée

RÉSERVATION (Cliquez sur la date pour réserver)


Chine, 1936. Désigné par le Grand Maître Baosen pour lui succéder à la tête de l’Ordre des Arts Martiaux, Ip Man, maître légendaire de Wing Chun (Kung Fu), doit affronter un à un les plus grands maîtres du kung-fu. Tiraillé entre un amour impossible avec Gong-er, la fille du Grand Maître et l’occupation japonaise qui plonge le pays dans le chaos, Ip Man va forger pendant 20 ans, combat après combat, sa propre légende.

C’est dans de somptueux décors que Wong Kar-wai décline des combats aussi variés que stylisés. Œuvre climatique évoquant les saisons de la vie, The Grandmaster voyage de la moiteur du Sud aux territoires enneigés du Nord, et jusqu’à Hong Kong en marge des conflits politiques. En découlent des batailles de rue nocturnes, sous des trombes d’eau, ou des entraînements transcendés par une nature glacée.
-The Jokers

La séance sera présentée par Nathalie Bittinger, Maître de conférences en études cinématographiques à l’Université de Strasbourg.

Tarifs habituels.

Chine, 1936. Désigné par le Grand Maître Baosen pour lui succéder à la tête de l’Ordre des Arts Martiaux, Ip Man, maître légendaire de Wing Chun (Kung Fu), doit affronter un à un les plus grands maîtres du kung-fu. Tiraillé entre un amour impossible avec Gong-er, la fille du Grand Maître et l’occupation japonaise qui plonge le pays dans le chaos, Ip Man va forger pendant 20 ans, combat après combat, sa propre légende.

C’est dans de somptueux décors que Wong Kar-wai décline des combats aussi variés que stylisés. Œuvre climatique évoquant les saisons de la vie, The Grandmaster voyage de la moiteur du Sud aux territoires enneigés du Nord, et jusqu’à Hong Kong en marge des conflits politiques. En découlent des batailles de rue nocturnes, sous des trombes d’eau, ou des entraînements transcendés par une nature glacée.
-The Jokers

La séance sera présentée par Nathalie Bittinger, Maître de conférences en études cinématographiques à l’Université de Strasbourg.

Tarifs habituels.