Nuestra Tierra

En partenariat avec la scène européenne Le Maillon, dans le cadre du temps fort « Démocraties en Jeu ».  
Séance suivie d’un débat avec Thomas Pouteau, auteur et critique de cinéma indépendant

Peut-on penser la démocratie sans passer par la justice ? Nuestra Tierra revient sur l’assassinat de Javier Chocobar et l’expulsion de sa communauté à Tucumán. À partir de cette histoire – qui, avant le procès a donné lieu à de nombreuses manifestations en Argentine – Lucrecia Martel fait affleurer, avec une grande finesse, les questions qui traversent nos démocraties : la place des minorités, l’autodétermination, l’élasticité des lois qui profite principalement aux classes aisées, et surtout les histoires humaines qui précèdent toujours les idéologies

Dire du cinéma de Lucrecia Martel qu’il est décolonial relève de l’évidence : son brillant long métrage de fiction Zama (2017) en était l’expression la plus manifeste, quand ses films précédents interrogeaient déjà — et avec vigueur — les systèmes de classe et de domination. Non, décidément, le cinéma n’est pas apolitique.
Avec Nuestra Tierra, premier long métrage documentaire de la réalisatrice argentine, Lucrecia Martel pousse jusqu’au bout cette vision politique et sociale — autrement dit incarnée — du cinéma. En empruntant les ressorts du film d’enquête et en prenant pour point de départ le meurtre de Javier Chocobar, figure de la communauté Chuschagasta à Tucumán, Martel ancre son récit dans une réalité terrible : la silenciation et la déconsidération systématique des récits indigènes.
Car cette terre, magnifique — que Martel filme au drone, interrogeant par ce dispositif sa propre place de réalisatrice autant que le point de vue nécessairement surplombant du cinéma (avec une scène aviaire dont on se souviendra longtemps) — est nimbée des histoires, des récits, des archives et photographies de cette communauté.
Ainsi, si le film est traversé par ce meurtre et par son jugement, par l’inhumanité d’un propriétaire terrien blanc, de ses hommes de main et, finalement, de tout un système judiciaire (il suffit de regarder les regards et les corps de tout ce cirque), Martel s’emploie toujours à réaffirmer le lien à cette terre : ce qui s’y vit, ce qui s’y transmet, et le soin indestructible que se portent les membres de la communauté.
Alors, le « nous » de Nuestra est forcément ambivalent. Tout au long du film, on voudrait qu’il signifie « leur ». Jusqu’à ce que l’injustice finisse, encore une fois, par s’abattre comme un rouleau compresseur face auquel il semble impossible de résister. L’impérialisme, partout, tout le temps.
– Cécile Becker, directrice et membre du Conseil de programmation du Cosmos

Séance présentée et suivie d’un débat avec Thomas Pouteau, auteur et critique de cinéma indépendant

Tarifs habituels 
Tarif réduit sur présentation d’un billet de spectacle du Maillon

Audre Lorde – The Berlin Years 1984 to 1992

Dagmar Schultz

DE1H192012


Ciné-clubCiné-débat

RÉSERVATION (Cliquez sur la date pour réserver)


👀 Les Écrans Transpédégouines est un ciné-club mensuel organisé par les associations et collectifs FémiGouin’Fest (@femigouinfest) , Diaspora (@diaspora.sxb), le FAGs (@fag.strasbourg), l’OST (@ost_strasbourg), la House of Diamonds (@the.house.of.diamonds) et les Footeureuxses (@lesfooteureuxses). Un espace cinématographique pour crier haut et fort les alliances intersectionnelles et repolitiser les luttes LGBTQIA+. Cette 6ᵉ édition est pensée par Diaspora dans le cadre de la semaine contre le racisme.

« Ce film est un cadeau pour l’histoire, à l’égard des élèves, des révolutionnaires, des femmes, en particulier des lesbiennes, des gens de couleur. C’est clairement un film réalisé avec amour. » nous dit Kitty Cone, militante, au moment du 20e anniversaire de la mort d’Audre Lorde, poète, militante, noire et lesbienne renommée. Audre Lorde - The Berlin years 1984 to 1992 explore un chapitre peu connu de la vie prolifique de cette écrivaine, une période où elle a aidé le mouvement africain allemand à émerger et où elle a apporté sa contribution à la scène politique et culturelle avant et après la chute du mur de Berlin et la réunification allemande. Audre Lorde a inspiré les femmes noires allemandes et les a encouragées à écrire et à publier pour affirmer leur identité, leurs droits et leur culture dans une société qui les isolait et les réduisait au silence, tout en incitant les femmes blanches allemandes à reconnaître le privilège blanc.

Séance suivie d'un échange avec la salle.

Tarifs spécifiques au ciné-club TPG :
Solidaire (si tu n’as pas beaucoup de moyens) : 4 €
Normal (pour rémunérer le cinéma et le film convenablement) : 6 €
Soutien (pour soutenir les associations et collectifs qui portent le ciné-club) : 8 €

Audre Lorde, les années berlinoises 1984-1992 explore un chapitre peu connu de la vie prolifique de cette écrivaine, une période où elle a aidé le mouvement africain allemand à émerger et où elle a apporté sa contribution à la scène politique et culturelle avant et après la chute du mur de Berlin et la réunification allemande. Lorde a inspiré les femmes noires allemandes et les a encouragées à écrire et à publier pour affirmer leur identité, leurs droits et leur culture dans une société qui les isolait et les réduisait au silence, tout en incitant les femmes blanches allemandes à reconnaitre le privilège blanc. Comme Lorde l’écrit dans son livre Our Dead Behond Us: Poems: « ce ne sont pas nos différences qui nous divisent. C’est notre incapacité à reconnaître, accepter et célébrer ces différences. »

Nuestra Tierra

Lucrecia Martel

FR1H592026


Projection compliceAvant-premièreCiné-débat


En partenariat avec la scène européenne Le Maillon, dans le cadre du temps fort « Démocraties en Jeu ».  
Séance suivie d'un débat avec Thomas Pouteau, auteur et critique de cinéma indépendant

Peut-on penser la démocratie sans passer par la justice ? Nuestra Tierra revient sur l’assassinat de Javier Chocobar et l’expulsion de sa communauté à Tucumán. À partir de cette histoire – qui, avant le procès a donné lieu à de nombreuses manifestations en Argentine – Lucrecia Martel fait affleurer, avec une grande finesse, les questions qui traversent nos démocraties : la place des minorités, l’autodétermination, l’élasticité des lois qui profite principalement aux classes aisées, et surtout les histoires humaines qui précèdent toujours les idéologies

Dire du cinéma de Lucrecia Martel qu’il est décolonial relève de l’évidence : son brillant long métrage de fiction Zama (2017) en était l’expression la plus manifeste, quand ses films précédents interrogeaient déjà — et avec vigueur — les systèmes de classe et de domination. Non, décidément, le cinéma n’est pas apolitique.
Avec Nuestra Tierra, premier long métrage documentaire de la réalisatrice argentine, Lucrecia Martel pousse jusqu’au bout cette vision politique et sociale — autrement dit incarnée — du cinéma. En empruntant les ressorts du film d’enquête et en prenant pour point de départ le meurtre de Javier Chocobar, figure de la communauté Chuschagasta à Tucumán, Martel ancre son récit dans une réalité terrible : la silenciation et la déconsidération systématique des récits indigènes.
Car cette terre, magnifique — que Martel filme au drone, interrogeant par ce dispositif sa propre place de réalisatrice autant que le point de vue nécessairement surplombant du cinéma (avec une scène aviaire dont on se souviendra longtemps) — est nimbée des histoires, des récits, des archives et photographies de cette communauté.
Ainsi, si le film est traversé par ce meurtre et par son jugement, par l’inhumanité d’un propriétaire terrien blanc, de ses hommes de main et, finalement, de tout un système judiciaire (il suffit de regarder les regards et les corps de tout ce cirque), Martel s’emploie toujours à réaffirmer le lien à cette terre : ce qui s’y vit, ce qui s’y transmet, et le soin indestructible que se portent les membres de la communauté.
Alors, le « nous » de Nuestra est forcément ambivalent. Tout au long du film, on voudrait qu’il signifie « leur ». Jusqu’à ce que l’injustice finisse, encore une fois, par s’abattre comme un rouleau compresseur face auquel il semble impossible de résister. L’impérialisme, partout, tout le temps.
– Cécile Becker, directrice et membre du Conseil de programmation du Cosmos

Séance présentée et suivie d’un débat avec Thomas Pouteau, auteur et critique de cinéma indépendant

Tarifs habituels 
Tarif réduit sur présentation d’un billet de spectacle du Maillon

Argentine, 2009. Trois hommes blancs tentent d’expulser les membres de la communauté autochtone de Chuschagasta, revendiquant la propriété des terres. Armés, ils tuent le chef de la communauté, Javier Chocobar. Le meurtre est filmé, et en 2018, après neuf ans d’impunité et des siècles d’histoire coloniale, le procès s’ouvre.

À la recherche de l’écriture oubliée

Négar Zoka, Thibaud Marchand

FR53 min2025


Strass'IranCiné-débat

RÉSERVATION (Cliquez sur la date pour réserver)


UNE SÉANCE DANS LE CADRE DE STRASS'IRAN – En présence de François Desset

Après quinze ans d'enquêtes, l'archéologue François Desset est parvenu à décoder l'élamite linéaire, écriture millénaire réputée indéchiffrable, un récit d'une fascinante aventure linguistique. C'est l'une des plus anciennes écritures de l'histoire de l'humanité.

Né il y a plus de quatre mille ans dans le sud de l'Iran actuel – dans la civilisation d'Elam, voisine et rivale de la Mésopotamie et servant à transcrire une langue aujourd'hui éteinte, l'élamite linéaire aura résisté aux chercheurs : la soixantaine de signes qui le composent, préservés sous forme d'inscriptions sur des tablettes, vases et poteries, ont longtemps été considérés comme indéchiffrables du fait du nombre limité de textes connus. Ce documentaire réalisé par Négar Zoka se base sur les recherches de François Desset.

La projection sera suivie d'une rencontre avec François Desset, archéologue

Entrée gratuite, sur réservation sur le site Internet du Cosmos ou en billetterie.

Après quinze ans d’enquêtes, l’archéologue François Desset est parvenu à décoder l’élamite linéaire, écriture millénaire réputée indéchiffrable. Récit d’une fascinante aventure linguistique.

Innocence

PROJECTION PARTENAIRE / Culture de Palestine.
Ciné-débat en présence du réalisateur.

Innocence raconte l’histoire d’enfants qui ont résisté à leur enrôlement dans l’armée israélienne, mais qui ont aussi capitulé. Le film montre comment les enfants et les jeunes sont suivis et soumis à des pressions, étape par étape, depuis la petite enfance jusqu’à l’enrôlement dans l’armée et l’éloignement de leurs parents.

Leurs histoires n’ont jamais été racontées, car iels sont mort·es pendant leur service. À travers une narration basée sur leurs journaux intimes, le film dépeint leur tourment intérieur. Il entremêle des images militaires, des moments clés de l’enfance jusqu’à l’enrôlement et des vidéos personnelles des soldats dont les histoires sont passées sous silence et considérées comme une menace nationale.

En parallèle, le film met en garde contre le coût social et individuel de la militarisation croissante du monde.

Le film a été sélectionné à la Mostra de Venise 2022.

En présence du réalisateur, Guy Davidi
Tarif unique : 5 €

Avec le soutien de : Abyssinie, AFPS Alsace, Alsace Syrie, Amis de Sabeel France, CALIMA – Coordination Alsacienne de l’Immigration Maghrébine, CIMADE Strasbourg, Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Palestine – CJACP, Collectif Strasbourg Palestine, Femmes d’Ici et d’Ailleurs, Femmes Egalités – Comité Louise Michel, MRAP Strasbourg Scribest Éditions, TSEDEK!, UJFP Strasbourg – Union Juive Française pour la Paix

Jokari

SÉANCE SPÉCIALE : LONG-MÉTRAGE AUTOPRODUIT / 1h20
En présence du réalisateur Marc Lahore

En partenariat avec la plateforme Outbuster, l’autre cinéma

« Si vous connaissez le jeu du jokari, alors vous comprendrez tout l'(en)jeu du film, et à quel point un titre et une actrice en disent long sur la complexité du cerveau humain. Entre mémoire défaillante et solitude angoissante, ce thriller psychologique dépeint une enquête en puzzle, que la protagoniste principale tente désespérément de résoudre. Nous avons droit à un film magistral au montage surprenant, à l’intrigue glaçante, qui nous propulse quelques années plus tôt durant la pandémie mondiale qui nous a tous confinés. Le lieu le plus sûr (la maison) devient un terrain de cache-cache avec notre propre conscience. Julieta Salz nous livre une performance à couper le souffle, et Marc Lahore (réalisateur) nous prouve encore une fois que : pour raconter une bonne histoire, “nous avons juste besoin d’une caméra… et d’une actrice. »

Mondovino

SÉANCE UNIQUE !
Depuis les tout-puissants milliardaires de Napa en Californie, en passant par les rivalités entre deux dynasties aristocratiques florentines, jusqu’aux batailles de trois génération d’une famille bourguignonne, qui résiste pour conserver ses quelques hectares de vignes, Mondovino met en scène sur trois continents la saga des successions dans le monde du vin.

Mondovino de Jonathan Nossiter est projeté en guise d’amuse-bouche du salon Phare Ô Vins qui aura lieu les 26 et 27 octobre au Phare Citadelle. Le Bardu Cosmos (bar-restaurant du cinéma) proposera dès 18h un mini-salon où vous pourrez retrouver la fine fleur des vigneron·nes alsacien·nes : Emma & Louise Meyer, Fanny et Jules Kleinknecht, Yannick Meckert, Leonard Dietrich, Jacques Bentz et Jean-Pierre Frick.

La projection sera présentée par Jean-Pierre Frick et suivie d’un débat.

MIRA : SOIREE LIBERATION

Le règlement de la guerre et de la paix (1945-1950)
Un montage de 45 minutes réalisé par Sophie Desgeorge à partir des collections de MIRA

Les collections de MIRA permettent de dessiner le paysage politique de l’après-guerre, entre deuil et nécessité de rendre justice. À la Libération, et malgré l’allégresse générale, les douleurs et les rancœurs accumulées au cours des quatre années d’Occupation s’expriment parfois publiquement. Les collaborateurs ou présumés tels sont recherchés. MIRA dispose notamment d’images inédites sur le procès du Gauleiter Robert Wagner, responsable administratif de l’Alsace et du Bade, qui se tient devant le tribunal militaire de Strasbourg au printemps 1946 et où il sera condamné à mort. En parallèle, les Alsaciens doivent reconstruire le territoire à la suite de la destruction des villes par les combats. Après les cortèges funèbres en l’honneur des victimes de la guerre, les projets de commémoration à plus vaste échelle visent enfin à nourrir une culture de la mémoire qui reste à ce jour fondamentale.

En présence de
Christian Bonah, historien des sciences
Frédérique Neau-Dufour, docteure en histoire, spécialiste de la mémoire de la Seconde Guerre mondiale 

Précédé de 
Souviens-toi
Avant-programme – 20 minutes
Un court-métrage de Léo Lefrançois, auteure-réalisatrice, lauréate de l’appel à projets Nouveaux regards #2 proposé par MIRA à partir de ses collections
Souvenirs communs, événements fortuits, aventures ou cauchemars, comment se vit le quotidien en temps de guerre, lorsqu’on est un enfant, et que l’on croit encore que la petite souris remplace notre dent sous l’oreiller par un sou ?

Entrée libre dans la limite des places disponibles, réservation conseillée.
La projection sera suivie par un verre de l’amitié au Bardu (Cosmos) !

Une projection organisée dans le cadre du cycle « Vivre et filmer l’Annexion et la Libération de l’Alsace. Quand les amateurs filment la grande Histoire » qui a obtenu le Label Mission Libération de l’État. 

MENOPAUSES : QUAND LES FEMMES EN PARLENT

Ciné-débat en présence de la réalisatrice.
Entrée libre, dans la limite des places disponibles

Dans le cadre des OFF des Assises européennes de lutte contre les violences faites aux femmes,
Le(s) temps de la Femme – Projection-discussion autour du documentaire Ménopause, les femmes en parlent (2023, 52 minutes) de Julie Talon

Vieillir révèle le regard de notre société sur le rôle attendu des femmes. Depuis le XIXème siècle, l’approche médicale et sociétale a qualifié le temps de la ménopause comme une pathologie là où la culture chinoise y voit « un changement d’énergie ».

Comment le vieillissement du corps des femmes est devenu un enjeu politique ? Accueillir le vieillissement des corps dans la joie est – il encore possible ? A quelles conditions ?
La table ronde propose d’échanger sur la construction culturelle et sociale de la ménopause et les politiques publiques qui prennent en compte la santé des femmes.

Avec Elise Thiébaut, autrice et journaliste, Mariane Moller, Directrice des ressources humaines (Ville de Strasbourg), Lara Ferry, Cheffe de projet en charge de l’égalité professionnelle et de la qualité de vie au travail (Ville de Strasbourg) et Julie Talon, réalisatrice du documentaire

En partenariat avec Focus Films Grand Est

Coconut Head Generation

Tous les jeudis un groupe d’étudiant·es de l’université d’Ibadan au Nigeria organise un ciné-club. Regarder ensemble des films libère la parole et va transformer ce simple rendez-vous cinéphile en véritable agora où s’élabore une pensée critique, politique et militante. Cette jeunesse, à qui on dit qu’elle a la tête dure et vide comme une noix de coco, va s’emparer de ce qualificatif méprisant et l’ériger comme un étendard dans sa lutte pour un meilleur Nigeria.

« On nous appelle la génération smartphone, des jeunes paresseux, irresponsables, sans emploi, la tête dure et creuse comme une noix de coco. Et si on reprenait ces insultes, qu’on se les réappropriait, qu’on les renvoyait à la figure de la vieille génération pour leur faire savoir que nous pouvons être tout cela et fabuleux malgré tout ? » Oluwatosin Faith Kolawole

! ÉVÉNEMENT !
Séance présentée et suivie d’une rencontre avec le réalisateur
Le lundi 2 décembre, la première séance de Coconut Head Generation au Cosmos (19H30 en Grande salle) sera accompagnée par les étudiant·es de la Haute école des Arts du Rhin qui présentera et modérera la rencontre avec le réalisateur Alain Kassanda.
En partenariat avec la HEAR et le FémiGouin’Fest

LIEBSDORF REQUIEM POUR UN VILLAGE

Requiem pour mon village, un film réalisé par Vincent Froehly – FR – 2024 – 52 min.

Que reste-t-il d’un village lorsque le collectif disparaît et que l’individualisme s’installe ? À travers l’exemple de Liebsdorf, petit village alsacien, le réalisateur explore l’érosion du lien social face à la fermeture des écoles, des commerces et des associations, tout en questionnant l’avenir du «vivre ensemble» dans un contexte de repli identitaire et de montée des extrêmes.

La projection sera suivie d’un échange en présence du réalisateur Vincent Froehly et de Maurice Wintz, sociologue intervenant dans le film.

Projection gratuite, sur réservation sur le site du Cosmos ou en billetterie

SOIREE CINE-DEBAT AIDES 67 : REGARDS SUR LE TRAVAIL DU SEXE

Une soirée construite en partenariat avec Aides 67 avec le soutien du collectif Apériputes, du COPIL TDS Strasbourg et du COREVIH Grand Est.

En réponse au contexte et à la législation actuels, en faveur de la répression et de la stigmatisation des travailleurs et travailleuses du sexe (TDS), le documentaire Entre mythes et réalités : un autre regard sur le travail du sexe a pour objectif de bousculer les a priori, faire évoluer les regards sur le travail du sexe et apporter plus d’objectivité et de nuance dans les débats incessants autour de ce thème qui divise la société.

Le film cherche à illustrer au mieux les réalités de terrain en présentant le parcours de 9 travailleuses du sexe à travers quatre thématiques : Les débuts, le quotidien, les violences et la santé.

Il s’est construit dans une démarche communautaire : l’idée est née après plusieurs temps de rencontres avec un groupe de travailleuses du sexe et d’échanges sur leurs parcours respectifs, sur leurs envies communes de faire bouger les choses et de combattre les préjugés dont les TDS sont victimes. Pour que leurs envies deviennent réalité, ces personnes ont travaillé main dans la main avec AIDES pour rassembler toute une équipe de partenaires à la cause : des financeurs, des professionnels de l’audiovisuel et des personnes qui acceptent de témoigner.

La diffusion de ce film s’inscrit dans l’actualité, le 1er décembre étant la journée mondiale de lutte contre le VIH et le 17 décembre étant la journée mondiale de lutte contre les violences faites aux TDS (des rassemblements solidaires auront lieu à Strasbourg le dimanche 15 décembre).

Le contexte de la production de ce film :
Afin de lutter contre les inégalités et les discriminations à l’égard des travailleur.euse.s du sexe (TDS), mais aussi pour répondre au mieux à leurs besoins, l’association AIDES, avec le soutien de l’ARS, a créé un comité de pilotage (COPIL) dédié à la thématique.

Le COPIL santé TDS Strasbourg, composé de partenaires de terrain et de TDS, a pour but de faciliter l’accès aux droits et aux soins des TDS tout en étant acteur de la transformation sociale.

ATTENTION : Certaines images et propos peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes ainsi que les personnes non averties.

La projection sera suivie d’un débat avec l’association AIDES, des témoins et autres partcipant.e.s au projet (réalisateur, producteur,…)

Tarif unique : 5 €

Animal

Animal, de la réalisatrice grecque Sofia Exarchou, en lice pour le Prix Lux du Public 2025 !

Sous le soleil brûlant d’une île grecque, les animateurs d’un hôtel all-inclusive menés par la charismatique Kalia se préparent pour la saison. Décors en carton-pâte, costumes pailletés et spectacles de danse envahissent la scène. À mesure que l’été avance, la pression augmente, les nuits s’enchaînent, et les démons de Kalia se réveillent. Lorsque les projecteurs s’allument, the show must go on… mais cela a-t-il toujours un sens pour elle ?

Les 5 films qui concourent au Prix Lux 2025 ont été annoncés en septembre 2024 : Animal, de la réalisatrice grecque Sofia Exarchou, Dahomey, de la réalisatrice française Mati Diop, Flow, du réalisateur letton Gints Zilbalodis, Intercepted, de la réalisatrice canado-ukrainienne Oksana Karpovych et Julie se tait (Julie Keeps Quiet) du réalisateur belge Leonardo van Dijl. Ces 5 films passeront au cinéma Le Cosmos dans le cadre d’un partenariat avec le Parlement européen à Strasbourg et Bruxelles.

La séance sera présentée et suivie d’un débat avec la salle animé par l’équipe du cinéma.

Projection gratuite sur réservation, attention : places limitées.

RESISTER POUR LA PAIX

Un film de Hanna Assouline & Sonia Terrab – DANS LE CADRE DES MISES À DISPOSITION INSTITUTIONNELLES DEMANDÉES PAR LA VILLE DE STRASBOURG
Documentaire – FR – 2024 – 1h05

Un an après leur voyage en Israël et dans les territoires Palestiniens à la rencontre des militantes et militants engagé·es pour la paix et la justice, Hanna Assouline et Sonia Terrab reviennent avec ce film d’urgence pour porter haut leurs voix courageuses et inébranlables qui résistent malgré la guerre, au cœur du chaos. Un documentaire sur les routes de Tel Aviv, Jérusalem, Ramallah, Bethléem, Bet Jallah, des kibboutz et des check points, reliant ces femmes et ces hommes avec leurs histoires personnelles et la réalité des drames que tous vivent dans leur chair et qui pourtant continuent de tisser des liens entre Israélien·nes et Palestinien·nes.

Projection suivie d’un débat avec la réalisatrice du film Hanna Assouline, Présidente des Guerrières de la Paix, et des militant·es palestinien·nes et israélien·nes Maoz Inon, Aziz Abu Sarah, Nava Hefetz et Huda Abu Arqob.

Une soirée organisée par l’association Les Guerrières de la Paix en partenariat avec la Ville de Strasbourg

Projection gratuite, sur inscription (cliquez ici)

MEANDRES

Au milieu de l’été, une bande d’amis décide de descendre une rivière dans un radeau de fortune. Les obstacles, physiques et vivants, qu’ils rencontrent témoignent des transformations comme des altérations des cours d’eau par les humains. Mêlant road trip et parole scientifique, le film tisse des liens entre les mondes immergés et submergés, dont les prismes multiples engagent une rencontre réparatrice entre humains et non-humains.

Dark Waters

DANS LE CADRE DU COLLOQUE INTERNATIONAL EXPÉRIENCE ET VIE DES IMAGES À L’HEURE DU CAPITALOCÈNE – porté le programme de recherche Écologies visuelles (laboratoire ACCRA) de l’Université de Strasbourg

Synopsis :
Robert Bilott est un avocat spécialisé dans la défense des industries chimiques. Interpellé par un paysan, voisin de sa grand-mère, il va découvrir que la campagne idyllique de son enfance est empoisonnée par une usine du puissant groupe chimique DuPont, premier employeur de la région. Afin de faire éclater la vérité sur la pollution mortelle due aux rejets toxiques de l’usine, il va risquer sa carrière, sa famille, et même sa propre vie…

Ce colloque est initié par le Centre de recherche et d’expérimentation sur l’acte artistique (ITI CREAA) et par le laboratoire Approches contemporaines de la création et de la réflexion artistiques.
Écologie des images, images de l’écologie, impact écologique des images… L’hypothèse formulée pour ce colloque international consiste à penser ensemble ces grandes directions que fait naître le rapprochement entre d’une part la question des images et de leur circulation, d’autre part notre situation climatique et environnementale.

Cette projection est gratuite (inscription sur le site Internet du Cosmos et en billetterie). Elle sera présentée et suivie d’un échange avec Stéphane Vuilleumier et Benjamin Thomas de l’Université de Strasbourg.