Wallace et Gromit, le mystère du lapin-garou

Une « fièvre végétarienne » intense règne dans la petite ville de Wallace et Gromit, et l’ingénieux duo a mis à profit cet engouement en inventant un produit anti-nuisibles humain et écolo, qui épargne la vie des lapins. L’astuce consiste simplement à capturer, à la main, un maximum de ces rongeurs et à les mettre en cage.

C’est une véritable maison de poupée qui prend vie sous nos yeux d’enfants, un monde de petites sculptures au charme suranné et où la névrose règne en maîtresse. Par l’excitation que provoque le concours, toutes les excentricités et tous les travers des personnages apparaissent au grand jour dans une histoire qui traite d’écologie, de manipulation génétique et de la peur panique qu’entretient la communauté face à une attaque qu’elle ne contrôle pas, un monde désuet mais aux questionnements actuels. Le film décrit admirablement ce délire sécuritaire qui anime les personnages, ces derniers mettant en place des protections proprement hallucinantes de sévérité, pour empêcher les lapins d’approcher de leurs potagers. Systèmes qui sont tournés en dérision, par ce qu’ils sont censés protéger : de simples légumes, appuyant ainsi sur l’absurdité des comportements des figurines.
-Raphaël Le Toux-Lungo pour Critikat