Coraline

Coraline Jones s’ennuie dans sa nouvelle maison jusqu’à ce qu’elle trouve une porte secrète qui la mène dans un monde qui lui ressemble… mais en mieux ! Mais lorsque cette aventure fantastique devient dangereuse et que son « autre » mère tente de la garder pour toujours, Coraline doit compter sur toute sa débrouillardise, sa détermination et son courage pour rentrer chez elle – et sauver sa famille.

Il aura fallu près de trois ans et demi (dont deux de pré-production) à l’équipe de Selick pour terminer Coraline, film d’animation en stop motion. Le travail de fourmi qu’il a fallu pour donner vie – et le mot est on ne peut moins métaphorique, ici – est tout simplement vertigineux, mais le résultat en vaut la peine. Remarquablement écrit, le film est de plus réellement interprété par ses marionnettes : on ne peut que croire dès les premières minutes au personnage de Coraline.
Coraline est donc un conte de fées au sens le plus ancestral du terme, de ces fées qui suscitent autant l’émerveillement que la terreur, et surtout la possibilité de voir au cinéma la peinture d’un imaginaire riche, et qui, loin de figer l’imagination de ses spectateur·ices la fait fleurir. Du grand art de conteur, du grand art de cinéaste.
-Vincent Avenel pour Critikat