Hsiao-kang travaille dans les pompes funèbres. II vend des niches de colombariums, destinées aux cendres des morts. Mei est agente immobilière. Elle vit seule dans un petit appartement. Ah-jung vend des vêtements pour femmes dans la rue, la nuit, en face d'un grand magasin. Par une nuit d'hiver, ils s'introduisent tous les trois dans un appartement vide, au cœur de Taïpei. Ils sont ensemble. Ils sont seuls.
Une pépite du cinéma asiatique des années 1990, et l’un des meilleurs films de Tsai Ming-liang, maître de l’incommunicabilité, qui poursuivait ici sa collaboration avec son acteur fétiche Lee Kang-sheng. Un jeu du chat et de la souris va alors se jouer entre les trois protagonistes, d’autant plus que Hsiao Kang est secrètement amoureux d'Ah-jung. La trame narrative fait indiscutablement écho à celle du premier long métrage, mais le scénario y est encore plus dépouillé, avec davantage de silences, d’ellipses et de suggestions.
– par Gérard Crespo pour Avoir Àlire