Noël 1907. Une riche demeure dans une ville de province suédoise. Les membres de la famille Ekdahl préparent les festivités. Eléna Ekdahl, une ancienne actrice, préside aux destinées de ses fils, Gustav Adolf, Carl, Oscar, le directeur du théâtre local, et de ses petits-enfants ; parmi eux, Fanny et Alexandre. Alors qu’il répète Hamlet, Oscar meurt… Bientôt, ses deux enfants se retrouvent sous l’autorité d’un beau-père austère et leur maison, autrefois heureuse, se transforme en prison où règnent la rigueur et la peur…
Ce chef-d’œuvre de Bergman explore les jeux des enfants au prisme de leur pouvoir de transformation du quotidien en terrain d’imagination : théâtres miniatures, déguisements, histoires inventées… Bref, le jeu comme regard qui altère le monde. Le film oscille constamment entre le rêve et le réel, les fantômes et les vivants, le symbolisme et le surréalisme… Bergman y déploie un vrai travail d’équilibriste, entraînement perpétuellement les spectateur·ices dans une sorte d’hallucination merveilleuse, où le pouvoir de l’imaginaire devient une force pour affronter la violence du réel.
Nous voulions initialement projeter la version longue (5h20), mais notre quête du film et de ses droits n’a malheureusement pas abouti… La version courte (toute proportion gardée — elle dure quand même 3h08) montrée ici, version originale du film, sera donc notre lot de consolation (pas trop mal comme lot de consolation cela dit).
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