Hanami

Denise Fernandes

CH1H362026


Sortie nationale


Sur une île volcanique isolée que tout le monde veut quitter, Nana apprend à rester. Sa mère Nia a émigré peu après sa naissance et Nana grandit dans la famille de son père. Lorsqu’elle est prise de fortes fièvres, on l’envoie se faire soigner au pied d’un volcan, où elle découvre un monde suspendu entre rêves et réalité. Des années plus tard, alors que Nana est adolescente, Nia revient et fait face aux conséquences de son long exil.

Un vent qui souffle, des mains qui se frôlent puis se touchent, un vase brisé… L’ouverture du film donne le ton : comme un recueil de poésies, Hanami est construit en plusieurs parties, aux tonalités, lumières et couleurs distinctes, avec toutefois une grande cohérence. Depuis le ventre de sa mère, jusqu’à leur véritable rencontre des années plus tard, nous suivons Nana, qui grandit entourée d’une communauté solide, mais au sein de laquelle les absences sont omniprésentes. Portée par la douceur et le rythme d’une langue magnifique, au milieu de paysages impressionnants, Denise Fernandes parle avec force et sensibilité de l’exil, mais du point de vue des personnes qui restent, et ce sans regard surplombant. Alors qu’on force toujours plus les personnes exilées à « s’intégrer » en reniant les racines qui les constituent, le film est d’autant plus bouleversant. Loïc Rieunier, délégué général de l’ACOR – Association des cinémas de l’ouest pour la recherche

Sur une île volcanique isolée que tout le monde veut quitter, la petite Nana apprend à rester. Sa mère, Nia, s’est exilée juste après sa naissance et Nana grandit dans la famille de son père. Un jour, la famille apprend que Nia est malade. Nana commence à avoir de fortes fièvres et est envoyée au pied d’un volcan pour y être soignée. Elle y découvre un monde imprégné de réalisme magique, entre rêve et réalité. Plus tard, alors que Nana est adolescente, sa mère Nia retourne enfin sur l’île.