Ryota Nonomiya est un architecte brillant dont la vie est guidée par les notions d’excellence et de réussite sociale. Avec sa femme Midori et son fils de six ans, Keita, il habite un appartement luxueux de Tokyo où règnent l’ordre, la rigueur et la discipline. Un jour, une lettre de la maternité de province où est né Keita annonce brusquement au couple que leur fils a été échangé avec un autre à sa naissance. Bouleversés par cette nouvelle, Ryota et Midori rencontrent la famille Saiki et le petit Ryusei, leur fils génétique. Issus d’un milieu plus modeste, les Saiki, dont le père, Yudai, est un homme fantasque aux antipodes de Ryota, vivent selon des valeurs bien différentes de celles qui régulent la vie guindée des Nonomiya. C’est le début pour Ryota d’une douloureuse crise de paternité, celui-ci ne sachant se situer entre ce fils qu’il ne connaît pas encore et le petit garçon fragile qu’il a élevé durant de nombreuses années.
Deux bébés ont été intervertis à la maternité. Les familles, l'une riche et un peu coincée, l'autre modeste et bohème, l'apprennent six ans après… De ce postulat Etienne Chatiliez avait tiré une comédie satirique bon enfant, La vie est un long fleuve tranquille. Le Japonais Hirokazu Kore-eda chronique, lui, les conséquences psychologiques d'une telle révélation. Avec une grande douceur. Y compris dans les scènes de conflit et de séparation, beaucoup plus violentes qu'elles n'en ont l'air… -Télérama