Une soirée théâtrale dans un somptueux palace d’une ville d’eau allemande. Un homme très élégant rencontre une femme et s’efforce de la persuader que, l’année précédente, à Marienbad, elle avait promis de tout quitter pour vivre avec lui. La femme ne se souvient absolument pas d’avoir eu une telle conversation avec lui. L’homme la poursuit pourtant et la harcèle, parfois doucereux, quelquefois inquiétant. Décontenancée, elle ne sait si elle le désire, s’il la répugne, si elle lui obéira, tandis que des images tragiques d’un viol ne cessent de la hanter. Les jardins et les décors de l’hôtel sont intimement liés à sa longue quête intérieure...
« Voici donc le spectateur rendu à sa liberté, tenu de faire jouer la totalité de ses facultés, acculé, comme dans la vie, à choisir lui-même, à prendre lui-même parti – sous peine de rejoindre ces dormeurs debout qui rêvent les choses au lieu de les vivre, en s’abandonnant au chaos de leurs émotions. En quoi L’Année dernière à Marienbad se révèle comme le degré le plus avancé du réalisme cinématographique.
Je l’appellerais volontiers le réalisme du spectateur. »
-André S. Labarthe, 1961
Précédé du court-métrage Mars Exalté de Jean-Sébastien Chauvin (FR | 2022 | 17 min)
Un homme endormi rêve d’une ville à la tombée du jour.