Peggy Sue s’est mariée

1985 : les anciens du lycée Buchanan, classe 1960, se retrouvent pour leur vingt-cinquième réunion. Ce soir, ils sont venus en habit d’époque, jupes gonflantes, robes des sixties, brosse et noeuds pap’ pour les garçons. Peggy, très populaire en 1960, se retrouve reine de la soirée avec pour partenaire son mari, Charlie, le rocker. Mais ce tandem si brillant jadis est sur le point de se séparer. Revoyant son mari dans sa prime jeunesse, Peggy, encore amoureuse, s’évanouit. Elle s’enfonce dans le rêve et revit ces fameuses années 1960…

Vous voyez les films doudous des années 80/90 ? Ceux qu’on regarde comme on se glisse sous un plaid ? Bingo. L’histoire, légère et agréable, met en scène une galerie de personnages complètement stéréotypés — dont on se moque allègrement — qui gravitent autour de Peggy. La protagoniste, elle, sort des figures féminines habituellement représentées à l’époque. Fraîchement séparée, Peggy entreprend, dans ce flashback grandeur nature, de se construire une vie pour elle-même, en accordant au passage sa confiance au geek de service, Richard, risée du lycée. Un pas vers les marges, typique du cinéma de Coppola. Mais nos plaisirs vont indéniablement vers l’interprétation d’un jeune Nicolas Cage, Charlie benêt et crooner (hilarant), d’un jeune Jim Carrey faisant déjà du Jim Carrey, et l’apparition évidente de Sofia Coppola qui joue la sœur de Peggy Sue. Sans oublier les robes d’époque, les mises en pli, l’ambiance bal de promo. Un plaisir fou à (re)voir sur grand écran.
– Cécile Becker, membre du Conseil de programmation