Wanda

Barbara Loden

US1H422015


Cycle #21 En MargesVersion restaurée

RÉSERVATION


Wanda Goronski ne supporte plus le milieu misérable où elle vit. Renvoyée de l'usine où elle était employée, elle décide de quitter, son mari mineur et leurs deux enfants, sans se retourner. Commence une errance à travers la ville où Wanda, sans la moindre ressource, finit par s'accrocher à Norman Dennis, un minable commis-voyageur qui arrondit ses fins de mois en volant. Bien que Norman se montre brutal à son égard, Wanda accepte à contrecoeur de le suivre dans sa vie de rapine.

"Barbara Loden, comme on parle d’écriture blanche en littérature, a un filmage blanc, d’où naît soudain l’émotion, crue, à vif. C’est en cela que son style se distinguerait de celui de Cassavetes, qui fait plutôt dans le psychodrame. Dans 50 ans de cinéma américain, Jean-Pierre Coursodon et Bertrand Tavernier écrivent : « Wanda est un film où l’on a froid, où une gifle fait mal longtemps, où l’on a peur d’oublier l’ordre qu’on vous donne. » Wanda est bien cela, un cri de désespoir muet, un autoportrait d’autant plus violent qu’il est retenu, un portrait de femme angoissé et sans concession, une description accablée des exclus du capitalisme."
- Les Inrockuptibles

Ça commence dans un coron, intérieur sordide. Une femme vautrée sur un canapé. Un bébé pleure. Elle n’en a cure. C’est Wanda. Un peu plus loin, elle erre sur un terril, des bigoudis pleins la tête, à moitié nue, sale. Elle ne dit rien, on ne sait pas où on est, elle ne fait rien. Elle boit. Les enfants, peu importe. Son mari divorce, peu importe. Elle se fait virer, peu importe. Elle se fait payer un verre par un inconnu et se rhabille maladroitement dans un motel miteux. Et puis elle rencontre un braqueur barré et le film tourne au road movie filmé par un Cassavetes au féminin….