The Skin Game

Alfred Hitchcock

GB1H222025


Alfred HitchcockRééditionVersion restaurée


Les membres d’une prestigieuse famille britannique font chanter un industriel pour l’obliger à leur revendre un terrain sur lequel il prévoit d’implanter une nouvelle usine…

Avec Edmund Gwenn, Jill Esmond, John Longden...

Au centre de ce film il y a d’abord le génial Edmund Gwen, qu’Hitchcock retrouvera dans Mais qui a tué Harry ? Il y a aussi, chose rare chez le cinéaste, surtout à cette époque, une gravité presque constante. C’est qu’il s’agit d’opposer deux mondes, deux époques, deux visions de l’Angleterre au début du XXème siècle. Et c’est qu’entre deux maux, les menées agressives de l’affairiste joué par Gwen d’une part et la morgue old school de ses nobles ennemis d’autre part, Hitchcock hésite à choisir. Rarement film de lui aura été aussi sombre. Nombreuses, les scènes d’affrontement verbal sont remarquables dans la caractérisation sociale et psychologique comme dans la science des déplacements dans l’espace. Quant au final, il constitue la scène la plus déchirante de cette séléction.

Emmanuel Burdeau 

Les Hillcrist, riches propriétaires terriens voient leur environnement transformé par l’installation d’un industriel, M. Hornblower. Celui-ci bouleverse le calme bucolique de la région avec ses usines. Lorsqu’un terrain mitoyen de la propriété des Hillcrist, la Gentry, est mis en vente, ils s’affrontent dans une vente aux enchères, remportée par Hornblower. Mais Mrs Hillcrist fait engager un détective privé qui révèle le passé trouble de Chloé, la belle-fille de l’industriel, et se sert de ces révélations pour le faire chanter et lui extorquer la Gentry. Mais le secret est mal gardé, le scandale éclate et Chloé se suicide. Les Hornblower, meurtris et humiliés, décident de quitter la région ; la victoire des Hillcrist est amère car ils y perdent leur dignité.